Université de Montréal

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Icône de paronymie Cet article possède un paronyme ; voir : Université du Québec à Montréal.
Université de Montréal
Blason
Blason
Devise Fide splendet et scientia
(Elle rayonne par la foi et la science)
Informations
Fondation 1878
Type Université publique
(Université à charte privée votée par l'Assemblée nationale du Québec)
Régime linguistique Français
Dotation 189 millions CAD (2012)[1]
Localisation
Coordonnées 45° 30′ 11″ N 73° 36′ 57″ O / 45.502993, -73.6159 ()45° 30′ 11″ Nord 73° 36′ 57″ Ouest / 45.502993, -73.6159 ()  
Ville Montréal, Drapeau : Québec Québec
Pays Drapeau du Canada Canada
Campus Urbain, parc, 0,6 km²
Direction
Recteur Guy Breton
Chancelier Louise Roy
Chiffres clés
Enseignants-chercheurs 7 329 (2010)[2]
Étudiants 63 935 (2011)[3]
incluant les écoles affiliées
Premier cycle 47 879 (2011)
Deuxième cycle 12 502 (2011)
Troisième cycle 3 554 (2011)
Divers
Site web www.umontreal.ca/

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(Voir situation sur carte : Québec)
Université de Montréal

Géolocalisation sur la carte : Région métropolitaine de Montréal

(Voir situation sur carte : Région métropolitaine de Montréal)
Université de Montréal

L’Université de Montréal (UdeM) est l'un des quatre établissements d'enseignement supérieur de Montréal au Québec. Elle est l'une des dix grandes universités du Canada (la deuxième en terme du nombre d'étudiants) et parallèlement la plus importante au Québec pour le nombre d'étudiants ainsi que pour la recherche[4].

Selon une firme de consultants externes, l'Université de Montréal est considérée comme la 3e université canadienne en importance en termes de montant alloué à la recherche en 2013[5]. Elle est classée 84e en 2012-2013 par le classement des meilleures universités dans le monde du Times Higher Education, et se place au 5e rang parmi les meilleures universités francophones[6].

Historique[modifier | modifier le code]

Université Laval à Montréal[modifier | modifier le code]

L'Université Laval à Montréal (vers 1895), sur la rue Saint-Denis

En 1878, l'Université Laval de Québec ouvre une annexe à Montréal avec une charte papale. C'est la première université francophone de Montréal et elle compte trois facultés, toutes situées dans le Vieux-Montréal :

Le prélat de Québec a ainsi prévalu sur celui de Montréal (Mgr Bourget) qui, lui, voulait une université autonome dans sa ville[7].

L'éducation au Québec suivait le modèle français et le niveau secondaire s'effectuait dans des collèges classiques. Ces derniers variaient grandement en qualité, forçant l'Université Laval à Montréal à ouvrir un collège préparatoire pour harmoniser le niveau de ses élèves en 1887. Ce dernier deviendra plus tard la faculté des Arts en 1927 et sera l'ancêtre des cégeps.En 1873, une école de génie nommée École polytechnique et en 1907, l'École des hautes études commerciales (HEC) sont fondées. Elles seront par la suite affiliées à l'Université de Montréal

Le , l'Université ouvre les portes de son nouvel immeuble rue Saint-Denis dans ce qui deviendra le Quartier latin de Montréal. Toutes ses composantes ouvrent ou émigrent vers ce secteur où elles demeureront durant plus de quarante ans. Ces édifices, ainsi que de nouveaux dans le même arrondissement, serviront par la suite à la seconde université francophone de Montréal : l'Université du Québec à Montréal (UQAM).

Années sombres[modifier | modifier le code]

Dès 1889, le Vatican donne une autonomie administrative à cette succursale de l'université Laval qui peut désormais choisir ses professeurs et accorder ses propres diplômes. Mgr Bruchési réussit à obtenir du Saint-Siège l'autonomie totale de l’université le et qui sera désormais connue sous le nom de Université de Montréal. Le , une loi provinciale officialise le tout. La métropole devient enfin indépendante de la capitale. Cet enfantement se fait dans la douleur puisque trois incendies frappent les édifices de l'université entre 1919 et 1921, ce qui force à utiliser une partie des fonds amassés par souscription pour la reconstruction. Malgré tout, sept nouvelles facultés : philosophie, lettres, sciences, médecine vétérinaire, chirurgie dentaire, pharmacie et sciences sociales, économiques et politiques sont fondées et les écoles affiliées sont intégrées entre 1920 et 1925. Selon son nouveau statut, elle est une université civile et Édouard Montpetit est le premier laïc à fonder une faculté : celle des sciences sociales.

Contrairement aux universités anglophones comme l'Université McGill, l'UdeM avait des problèmes à faire des collectes de fonds pour deux raisons: la pauvreté relative de la population francophone de Montréal et la direction de l'université depuis Québec. L'autonomie aida grandement sur ce point en développant un sentiment d'appartenance des Montréalais. Assez de fonds sont accumulés pour permettre en 1930 de démarrer la construction du nouvel édifice de l'UdeM sur le mont Royal selon les plans de l'architecte Ernest Cormier.

L'université, maintenant à l'étroit dans le Quartier latin, doit y déménager ses pénates mais la crise économique des années 1930 met un frein à la construction dès 1931 et la direction songe même à vendre le bâtiment pour payer les salaires de ses employés et enseignants. En 1939, à cause des problèmes financiers, l'université est mise sous tutelle par le gouvernement provincial et ce dernier injecte des fonds qui mèneront au redémarrage de la construction en 1941.

Elle ne s'installe donc sur le flanc du mont Royal qu'en 1943, 300 ans après que Maisonneuve y ait planté sa croix. Ses locaux partiellement inhabités servent à d'autres fins durant la Seconde Guerre mondiale. De 1943 à 1945, dans l'aile ouest du bâtiment principal, des scientifiques travaillent en secret sur un réacteur nucléaire dans le cadre du projet Manhattan.

Modernisation[modifier | modifier le code]

Tour UdeM.JPG

En 1965, Roger Gaudry, dont le pavillon principal porte aujourd'hui le nom, devient le premier recteur laïc et procède à la réorientation d'une université en plein essor. Avec le baby-boom et la Révolution tranquille, la communauté universitaire a plusieurs défis à relever. Le nombre d'étudiants passe de 6 000 en 1942, 9 000 en 1965 et à plus de 55 000 aujourd'hui.

Un événement marquant des dernières années est la tuerie de l'École polytechnique de Montréal. Le , un homme, fusil-mitrailleur au poing, s’introduit dans les bâtiments et abat 14 femmes, en lien avec sa profonde haine du féminisme, avant de s’enlever la vie. Depuis, le 6 décembre de chaque année, Polytechnique se souvient. Une fondation assure la commémoration annuelle de la tragédie, qui fit également une quinzaine de blessées. Une plaque sur la façade de l’immeuble rappelle en permanence le nom des victimes et la place du 6-décembre-1989, angle Decelles et Queen-Mary, souligne la réalité de la violence faite aux femmes.

En 2001, l'université de Montréal s'est associé à la fondation du Centre interuniversitaire de recherche sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG) à l'initiative de l’École polytechnique de Montréal et avec le concours de HEC Montréal.

En 2007, l'université affiche un déficit record de 19 millions de dollars[8]. Au cours de l'année 2012, l'université essuie de nombreuses critiques de la part de la communauté universitaire concernant sa gestion des événements entourant la grève étudiante[9],[10]. Le 3 septembre 2013, le gouvernement du Québec annonce qu'il investira 173,4 millions de dollars des 350 millions nécessaires à la mise en place du nouveau Complexe des Sciences de l'Université de Montréal, qui sera situé sur le site de l'ancienne gare de triage d'Outremont[11].

Gouvernance[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Université

Trois grands corps universitaires sont à la base de la gouvernance de l'Université de Montréal: le Conseil (regroupant le Conseil exécutif, le Secrétariat général ainsi que le Rectorat), l'Assemblée universitaire et la Commission des études[12]. Le recteur est le premier dirigeant de l'Université[13]. Il est d'office le président du Comité exécutif et de l'Assemblée universitaire. Nommé le , le recteur actuel est le radiologue Guy Breton.

Recteurs de l'Université de Montréal
Années Recteur
1920 - 1923 Mgr Georges Gauthier
1923 - 1934 Mgr André-Vincent-Joseph Piette
1934 - 1955 Mgr Olivier Maurault
1955 - 1965 Mgr Irénée Lussier
1965 - 1975 Roger Gaudry
1975 - 1985 Paul Lacoste
1985 - 1993 Gilles Cloutier
1993 - 1998 René Simard
1998 - 2005 Robert Lacroix
2005 - 2010 Luc Vinet
2010 - ... Guy Breton

Institutions[modifier | modifier le code]

Le pavillon Roger-Gaudry de l'Université de Montréal, l'édifice Côte-Sainte-Catherine d'HEC Montréal et le pavillon central de Polytechnique Montréal

Facultés et écoles[modifier | modifier le code]

Les seize facultés et écoles de l'Université :

Centres et instituts[modifier | modifier le code]

Centre de recherches mathématiques[modifier | modifier le code]

Fondé en 1969 par André Aisenstadt, le Centre de recherches mathématiques (CRM) de l’Université de Montréal a pour mission d'être un centre national pour la recherche fondamentale en mathématiques et leurs applications.

Le CRM mène des recherches touchant l’analyse réelle et complexe, la physique mathématique et statistique ou encore les équations différentielles et les systèmes dynamiques. En chiffres, il compte 10 laboratoire, regroupe 200 chercheurs affiliés de 12 universités du Québec et de l'Ontario, en plus d'accueillir annuellement 1500 chercheurs invités[14].

En plus de la recherche, Le CRM offre des cours gradués et organise des activités thématiques d'envergure nationales et internationales. Le Bulletin du CRM est le journal hebdomadaire d'information qu'il publie en français et en anglais.

Le physicien et mathématicien François Lalonde est directeur du CRM en 2012.

Institut de recherche en biologie végétale[modifier | modifier le code]

L’Institut de recherche en biologie végétale (IRBV), créé en 1990, est situé sur le site du Jardin botanique de Montréal. Issu d’une association entre l’Université de Montréal et la Ville de Montréal, l’IRVB a pour but la recherche et l’enseignement en biologie végétale[15].

En plus des chercheurs, professeurs et étudiants en sciences biologiques de l’Université de Montréal, l’IRBV collabore avec des botanistes de la Ville de Montréal[16]. Ceux-ci se penchent principalement sur la recherche en biologie cellulaire et moléculaire (fonctionnement et développement des organismes végétaux et leurs cellules), en biodiversité et évolution ainsi qu’en écologie et aménagement des écosystèmes, plus particulièrement des milieux urbains et agro-forestiers[17].

L’IRBV s’est établi à la suite de la collaboration entre l’Université de Montréal et de la Ville de Montréal qui a débuté avec la fondation du Jardin botanique de Montréal en 1931 par le frère Marie-Victorin. Celui-ci avait déjà mis en place l’Institut botanique de l’Université de Montréal en 1920, qui a d’ailleurs été transféré au Jardin botanique en 1939[18].

Le Centre de la biodiversité a vu le jour en 2011 grâce à l’initiative de certains chercheurs de l’IRBV. Celui-ci se spécialise dans la conservation et l’information de collections biologiques et le public est invité à le visiter. Le Centre a été financé pour la somme de 15 millions de dollars par le gouvernement québécois ainsi que la Fondation canadienne à l’innovation (FCI).

Institut international de recherche en éthique biomédicale[modifier | modifier le code]

L’Institut de recherche en éthique biomédicale de l'Université de Montréal (IIREB), participe à l’étude des répercussions déontologiques des applications biologiques[19], où, comme pour les comités de bioéthique, son but est de maintenir une réflexion systématique sur les incertitudes, dilemmes et conflits éthiques soulevés par les progrès biomédicaux et technologiques[20].

Avec comme points d’ancrage le Laboratoire d'éthique médicale et de droit de la santé et de santé publique de la faculté de médecine de Paris-Necker et le Centre de recherche en droit public (CRDP) de l'Université de Montréal, il vise la collaboration et la coopération internationale dans le domaine de la recherche en éthique biomédicale. L’IIREB exploite par ailleurs sa mission éducative par l’organisation de stages et de missions qui serviront aux jeunes chercheurs. Depuis sa création en 2001, l’institut possède en outre à son actif la mise sur pied d’un système de réseautage international, à la fois interdisciplinaire et interinstitutionnel[21].

Réseau québécois de calcul de haute performance[modifier | modifier le code]

Le Réseau québécois de calcul de haute performance (RQCHP) est un organisme sans but lucratif créé en 1999 par des chercheurs issus de centres de recherche universitaires. L’Université de Montréal est membre du Réseau avec quatre autres écoles et universités québécoises : l’Université de Sherbrooke, l’Université Concordia, l’École polytechnique de Montréal et l’Université Bishop's.

L’objectif du RQCHP est d’offrir à ses membres une infrastructure de calcul scientifique de haute performance (CHP), ainsi qu’un service d’analyse et de formation en CHP. Il collabore avec Calcul Canada, fournissant ainsi un accès aux infrastructures de CHP partout au Canada. En contre-partie, des chercheurs d’autres universités canadiennes peuvent avoir accès aux ressources du RQCHP. L’infrastructure informatique du RQCHP comporte un ensemble de superordinateurs situés à l’Université de Montréal et à l’Université de Sherbrooke. Le RQCHP est administré de manière décentralisée par un comité de direction formé d’un directeur scientifique, David Sénéchal (Université de Sherbrooke), et de quatre directeurs de sites (un pour chaque institution membre).

Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie[modifier | modifier le code]

Créé en 1986, le Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST) est localisé sur le campus de l’université du Québec à Montréal (UQAM). Le CIRST est affilié à l’Université de Montréal, l’Université de Sherbrooke et l’UQAM, qui l’appui financièrement avec la collaboration des Fonds québécois de recherche sur la société et la culture (FQRSC). Les recherches poursuites au CIRST ont pour but l’avancement des connaissances de dimensions scientifiques et technologiques, leurs applications pour résoudre les problèmes de la société contemporaine et la formation de jeunes chercheurs.

Au Canada, le CIRST est le principal centre qui rassemble des experts dont les travaux proviennent de champs variés et de diverses institutions. L’histoire, la sociologie, la politique, les sciences économiques, la philosophie sont quelques-unes des disciplines des chercheurs du CIRST.

Depuis 1997, le CIRST accueille l’Observatoire des sciences et des technologies (OTS), une unité qui permet la cueillette de donné et la publication des résultats dans L’observation S&T[22].

Centre de recherche sur les infrastructures en béton[modifier | modifier le code]

L'Université de Montréal s'inscrit dans le CRIB (Centre de Recherche sur les Infrastructures en Béton) par le biais de chercheurs de la faculté des arts et des sciences. Ceux-ci dirigent des recherches avec leurs propres étudiants et collaborent avec d'autres équipes provenant des Universités Concordia, McGill, Laval (à Québec), Sherbrooke, l'École polytechnique de Montréal et l'UQAT (Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue).

L'organisme fondé en 1982 est financé entièrement par le FQRNT (Fonds québécois de recherche - nature et technologies), qui se donne pour mission de soutenir financièrement et de promouvoir la recherche universitaire/collégiale. Le CRIB vise à offrir une formation spécialisée à la variété d'étudiants membres en les faisant travailler sur trois axes de recherche, soit l'amélioration de la durée de vie des nouvelles structures, l'optimisation de l'entretien et la réparation des structures existantes et le développement durable et les technologies innovantes Leur travail veut estimer les coûts financiers, sociaux et environnementaux associés à la construction et à l'entretien des infrastructures en béton.

Le Centre de recherche sur les infrastructures en béton, CRIB, un centre de recherche qui travaille au développement de matériaux et d’outils innovateurs qui ont pour but d’assister à la prédiction et à l’amélioration de la durée de vie des ouvrages neufs ou devant être réparés. Le CRIB compte 200 membres dont 27 chercheurs dirigeants. Le CRIB jouit d’un rayonnement international.[réf. nécessaire]

Écoles affiliées[modifier | modifier le code]

L'Université de Montréal compte deux écoles affiliées, une spécialisée en ingénierie et l'autre en administration des affaires :

Bibliothèques[modifier | modifier le code]

L'Université de Montréal compte plus de 20 bibliothèques universitaires, soit celles d'Aménagement, de Botanique, de Chimie, de Droit, de Géographie, de Kinésiologie, d'ÉPC-Biologie, de Lettres et sciences humaines, de Mathématiques et informatique, de Médecine vétérinaire, de Musique, d'Optométrie, de Physique et de Santé. On y retrouve également une cartothèque, une didacthèque, un centre de conservation (pavillon Lionel-Groulx) ainsi qu'une bibliothèque des livres rares et collections spéciales.

L'université compte de plus une bibliothèque à son campus de Laval, une antenne documentaire paramédicale sur l'avenue du Parc à Montréal, dédiées aux écoles de réadaptation, d'ortophonie et d'audiologie, une bibliothèque associée, soit le centre de documentation Robert-Garry ( qui fait partie du Centre d'études de l'Asie de l'Est (CÉTASE)) ainsi que deux bibliothèques partenaires, soit les bibliothèques Myriam et J.-Robert Ouimet (HEC Montréal) et de l'École polytechnique de Montréal.

Campus et pavillons[modifier | modifier le code]

Campus de la montagne[modifier | modifier le code]

Monuments et art public[modifier | modifier le code]

Oeuvre sans titre, Robert Roussil, 1985[23]

On retrouve un total de 41 oeuvres d'art publiques sur le campus principal de l'Université de Montréal, dont une vingtaine qui furent l'objet de donations[24][25]

Espaces verts, places et jardins[modifier | modifier le code]

De par sa situation géographique sur le flanc du mont Royal, le campus de la montagne héberge plusieurs forêts exceptionnelles, notamment une érablière à caryer et une érablière à chêne rouge, ainsi qu'un grand nombre d'espèces animales. Des recherches ont pu y dénombrer pas moins de 62 espèces d'insectes et 182 espèces d'oiseaux, certaines très communes (mésange à tête noire, merle d'Amérique), d'autres très rares(petit-duc maculé, pic à tête rouge). Le campus serait également l'un des seuls endroits au Québec où il serait possible d'observer des phasmes en milieu naturel [26].

Depuis 2013, l'Université compte huit jardins et potagers sur son campus [27]. De plus, six ruches se trouvent désormais sur les toits de l'établissement, un projet d'agriculture urbaine piloté par UdeMiel qui a permis d'amasser plus de 100 litres de miel en 2013.

Les pavillons[modifier | modifier le code]

Le campus principal de l'Université de Montréal, situé sur le flanc nord-ouest du mont Royal, est composé de quarante pavillons :

Pavillons hors du campus principal[modifier | modifier le code]

Établissements hospitaliers affiliés[modifier | modifier le code]

Plan du campus de la montagne
Centres hospitaliers universitaires (CHU)
CHUM - Centre hospitalier de l'Université de Montréal
CHU Sainte-Justine - Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine
CHUV - Centre hospitalier universitaire vétérinaire
Centres affiliés et instituts universitaires (CAU et IU)
Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal
Hôpital Maisonneuve-Rosemont
Centres jeunesse de Montréal
CHSLD-CLSC Nord de l'Île
CLSC des Faubourgs
Institut de Cardiologie de Montréal
Institut universitaire de gériatrie de Montréal
Centres hospitaliers et instituts affiliés
Complexe hospitalier de la Sagamie
Centre hospitalier de Verdun
Cité de la Santé de Laval
Hôpital Louis-H. Lafontaine
Hôpital Rivière-des-Prairies
Institut de réadaptation de Montréal
Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM)
Institut Philippe-Pinel de Montréal
CHRTR - Centre hospitalier régional de Trois-Rivières
CHCM - Centre hospitalier du Centre-de-la-Mauricie
Autres établissements de santé affiliés
Centre Dollard-Cormier
CLSC Ahuntsic
CLSC-CHSLD du Marigot
CLSC-CHSLD Pointe-aux-Trembles/Montréal-Est
CLSC Côte-des-Neiges
CLSC René-Cassin
CLSC Saint-Hubert
Centre de réadaptation Lucie-Bruneau
Institut Nazareth et Louis-Braille
Institut Raymond-Dewar
Centre de réadaptation Mackay

Futur campus Outremont[modifier | modifier le code]

Le plan directeur des espaces de l'Université de Montréal prévoit la construction de nouveaux espaces institutionnels dans l'arrondissement montréalais d'Outremont. Ce nouveau campus, accessible par le métro Outremont, sera composé notamment de salles d'enseignement, de recherche ainsi que de résidences étudiantes. Les lieux seront aménagés en accord avec l'écocertification LEED. Pour plus de renseignements, consulter le plan d'aménagement du campus Outremont.

Le futur campus est cependant mis en doute. L'administration universitaire a notamment mis en vente un immeuble (le 1420 Mont-Royal) déjà en sa possession en plus d'être avertie par le gouvernement du Québec quant à sa situation financière précaire. La situation géographique de l'emplacement pose aussi la question quant à l'intégration du campus envers les multiples quartiers touchés. La polémique provient également de la vente de condominiums sur le nouveau campus [30].

Le 1420 Mont-Royal[modifier | modifier le code]

En 2003, l'Université de Montréal acquiert pour 15 M$ l'ancien couvent Mont-Jésus-Marie : le 1420 Mont-Royal. En 2007[31], l'Université de Montréal souhaite revendre le bâtiment, car sa rénovation initialement estimée à 35 M$ serait -en réalité de 135 M$. Un rassemblement pour la sauvergarde du pavillon 1420 Mont-Royal est créé[32]. En date du 21 avril 2012, le 1420 Mont-Royal appartient toujours à l'Université, ceci étant dû à l'invalidation de sa vente à un promoteur privé (pour 28 M$)[33],[34],[35],[36],[37],[38],[39],[40].

Personnalités célèbres[modifier | modifier le code]

L'Université de Montréal a profité de son 125e anniversaire (en 2003) pour souligner l'excellence de la contribution de certains de ses pionniers qui ne sont plus à son service et qui ont particulièrement marqué son histoire depuis 1878. L'Ordre du Mérite est remis annuellement pour souligner la réussite de certains anciens diplômés.

Vie étudiante[modifier | modifier le code]

Associations étudiantes[modifier | modifier le code]

La Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal (FAÉCUM) est la principale association étudiante de l'Université de Montréal. Elle représente plus de 39 000 étudiants par le biais de ses 80 associations membres.

Équipes sportives[modifier | modifier le code]

Les couleurs des différentes équipes des Carabins sont le bleu et le blanc

L'ensemble des équipes sportives de l'Université de Montréal se nomment les Carabins [41].
L'Université de Montréal possède les équipes sportives suivantes[41] : badminton, football, golf, natation, ski alpin, soccer féminin, soccer masculin, tennis, volleyball féminin, volleyball masculin, hockey féminin, cheerleading, rugby féminin ainsi que rugby masculin.

Médias[modifier | modifier le code]

L'Université de Montréal publie un hebdomadaire d'information institutionnelle et de vulgarisation scientifique, le journal Forum, distribué dans tous les pavillons et disponible sur le site Internet.

Le principal journal étudiant de l'Université de Montréal est le Quartier Libre. On y retrouve également une vingtaine de journaux étudiants liés à divers formations [42]

L'université héberge également une radio étudiante, CISM-FM 89,3, la radio universitaire officielle.

Maison internationale[modifier | modifier le code]

Fondée en 2000, la Maison internationale de l’Université de Montréal[43] est un secteur des Services aux étudiants[44] qui se charge d’informer et d’orienter les étudiants quant aux programmes d’échanges, aux séjours de recherche et aux stages à l’étranger.

Située au 3e étage du pavillon J.-A.-DeSève, la Maison internationale contient un centre de documentation où il est possible de consulter de l'information pour préparer un séjour à l'étranger: types d'ententes et établissements participants, aide financière, cours de langues, préparatifs pré-départs, évaluation de séjour d'anciens participants, etc.[45].

Les principales activités de la Maison internationale sont les rencontres d'information, des kiosques d'information sur le campus, des rencontres organisées avec divers départements, écoles et facultés, l'organisation de la Semaine internationale et le concours de photographie organisé pour les anciens participants.

Fraternités et Sororités[modifier | modifier le code]

Sigma Thêta Pi(en), une petite fraternité internationale, a des bureaux sur le campus principal de l'UdeM et compte des membres à Supinfo Montréal ainsi qu'à l’HEC Montréal[46]. Il s'agit de la seule organisation a lettres greques (fraternités et sororités) reconnue officiellement par l'UdeM[47]. La fraternité Mu Omicron Zeta, crée en 1992 et communément appelée MOZ, est une fraternité locale basée à l'Université Concordia et qui possède quelques membres à l'UdeM comme à l'Université McGill[48]

Il existe deux sororités sur ce campus, Zeta Lambda Zeta[49] ainsi que Nu Delta Mu[50].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Budget 2012-2013 », Université de Montréal (consulté en 2013-04-10)
  2. Université de Montréal, « L'UdeM aujourd'hui - Des faits et des chiffres » (consulté le 24 février 2013)
  3. CREPUQ, « Communiqué Crepuq » (consulté le 24 février 2013)
  4. Université de Montréal, « Faits et chiffres » (consulté en 2014-01-13)
  5. (en) « Canada's Top 50 Research Universities 2013 », Research Infosource Inc.,‎ 2013 (consulté en 2013-11-16)
  6. (en) Times Higher Education, « Times Higher Education World University Rankings 2012-2013 », Times Higher Education,‎ 2012 (consulté en 2013-04-10)
  7. Université de Montréal, « 125 ans d'histoire »,‎ 2003 (consulté en 2006-07-11)
  8. Clairandrée Cauchy, « Déficit de 19 millions à l'Université de Montréal », Le Devoir,‎ 1er juin 2007 (consulté en 2007-07-18)
  9. http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2012/04/18/001-udem-lettre-professeur.shtml
  10. http://www.ledevoir.com/societe/education/358092/nous-demandons-la-demission-du-recteur
  11. http://quartierlibre.ca/un-pas-de-plus-vers-le-campus-outremont/
  12. http://secretariatgeneral.umontreal.ca/gouvernance/
  13. http://www.recteur.umontreal.ca/le-recteur/mandat/
  14. http://www.crm.umontreal.ca/apropos/general_fr.shtml
  15. http://www.irbv.umontreal.ca/
  16. http://www2.ville.montreal.qc.ca/jardin/archives/histoire/histoire_parcours.php?no_panneau=56
  17. http://www.irbv.umontreal.ca/a-propos/axes-de-recherche
  18. http://www.irbv.umontreal.ca/a-propos/historique
  19. http://www.hc-sc.gc.ca/sr-sr/biotech/about-apropos/gloss-fra.php
  20. http://www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/bioethique
  21. www.iireb.org
  22. http://www.cirst.uqam.ca/fr-ca/àproposducirst/présentation.aspx
  23. http://www.artpourtous.umontreal.ca/voir/oeuvres/sans-titre5/index.html
  24. http://www.artpourtous.umontreal.ca/decouvrir/art-udem.html
  25. http://www.artpourtous.umontreal.ca/voir/oeuvres/index.html
  26. http://www.nouvelles.umontreal.ca/campus/environnement/20120423-renards-couleuvres-grands-pics-et-phasmes-sur-le-campus.html
  27. http://durable.umontreal.ca/agriculture/jardins/
  28. Nommé en l'honneur de l'ancien professeur de physique, doyen de la FAS et vice-recteur à la recherche de l'Université, René J.A. Lévesque.
  29. Nommé en l'honneur du créateur du centre de recherches mathématiques, André Aisenstadt.
  30. http://www.youtube.com/watch?v=O-Eau0gsciw
  31. http://www.nouvelles.umontreal.ca/campus/affaires-universitaires/20100317-1420-mont-royal-mise-au-point-de-luniversite-de-montreal.html
  32. http://www.1420montroyal.org/
  33. http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/10/20101029-201946.html
  34. http://tvanouvelles.ca/lcn/judiciaire/archives/2012/02/20120220-231113.html
  35. http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/244237/contre-la-vente-du-1420-mont-royal
  36. http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2012/03/26/001-universite-campus-outremont.shtml
  37. http://www.journaldemontreal.com/2012/03/01/un-juge-donne-raison-a-la-ville-de-montreal
  38. http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/immobilier/201202/21/01-4498084-chateau-maplewood-debut-des-audiences-en-cour-superieure.php
  39. http://quartierlibre.ca/le-1420-mont-royal-na-pas-ete-vendu/
  40. http://journalmetro.com/actualites/montreal/6498/des-etudiants-denoncent-la-revente-du-1420-mont-royal/
  41. a et b Université de Montréal, « Site officiel des Carabins »,‎ 2007 (consulté en 2007-07-18)
  42. http://www.sae.umontreal.ca/associations/journaux.htm
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  46. « Universités ou Sigma Thêta Pi est présente » (consulté en 2009-08-11)
  47. University of Montreal Student Group Site canadien
  48. (en) « Mu Omicron Zeta » (consulté en 2007-09-27)[ ]
  49. http://zetalambdazeta.org/
  50. http://www.nudeltamu.org/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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