Alain Touraine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Touraine (homonymie).

Alain Touraine

Description de l'image  Alain Touraine.jpg.
Biographie
Naissance 3 août 1925 (89 ans)
Hermanville-sur-Mer, Calvados, France
Nationalité Drapeau : France Français
Thématique
Formation École normale supérieure, agrégation d'histoire, doctorat ès lettres
Titres Directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales
Approche sociologie de l'action
Travaux * Thèse de doctorat, Sociologie de l’action (1964)
  • La conscience ouvrière (1964)
  • L'évolution du travail ouvrier aux usines Renault (1965)
  • Le mouvement de Mai ou le communisme utopique (1968)
  • La société post-industrielle : naissance d'une société (1969)

Alain Touraine, né le 3 août 1925 à Hermanville-sur-Mer (Calvados), est un sociologue français de l'action sociale et des nouveaux mouvements sociaux.

Il est le père de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault puis dans celui de Manuel Valls.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alain Touraine est issu d'une famille relativement aisée. Son père, médecin, l'encourage dans la voie des études et des concours. Après un passage en khâgne au lycée Louis-le-Grand, à Paris, il entre à l'École normale supérieure de la Rue d'Ulm en 1945. Deux ans plus tard, cherchant à fuir le monde clos de l'École normale, il part en voyage d'étude en Hongrie. Après un passage par la Yougoslavie, il s'établit à Valenciennes pour faire l'expérience de la vie de mineur (1947-1948). Cet engagement marquera son œuvre et l'orientera vers une réflexion sur l'industrie, le travail et la conscience ouvrière[1].

La lecture du livre Les problèmes humains du machinisme industriel (1946) de Georges Friedmann et sa rencontre avec l'auteur le convainquent de terminer ses études. Il revient à l'École normale supérieure pour y passer l'agrégation d'histoire, qu'il obtient en 1950. La même année, Georges Friedmann le fait entrer au CNRS, où il intègre le Centre d'études sociologiques, dirigé par Friedmann et Georges Gurvitch. Il obtient une bourse de la fondation Rockefeller pour un séjour à l'université Harvard en 1952 ; il y côtoie Talcott Parsons et étoffe ses connaissances en sociologie. En 1956, il se rend au Chili, où il rencontre Adriana Arenas, qu'il épouse la même année. Son attachement à l'Amérique du Sud lui fournira matière à plusieurs importants projets de recherche. En 1958, il quitte le CNRS pour l'École des hautes études en sciences sociales. L'année suivante, il participe à la fondation de la revue Sociologie du travail[1].

En 1964, il soutient à la faculté des lettres et sciences humaines de Paris sa thèse de doctorat ès lettres, intitulée « Sociologie de l'action[2] ». Sa thèse complémentaire, « La conscience ouvrière[3] », paraît en 1966. En 1973, il publie l'une de ses œuvres maîtresses, Production de la société. Quelques années plus tard, il commence ses travaux sur les mouvements sociaux et met en place les cadres de sa méthode d'intervention sociologique. En 1981, il se rend en Pologne pour étudier de près le mouvement Solidarność[1].

Il est le père de deux enfants, Marisol, ministre des Affaires sociales et de la Santé depuis le 16 mai 2012 dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault puis de Manuel Valls, et Philippe, professeur d'endocrinologie au CHU de la Pitié-Salpêtrière.

Engagement politique[modifier | modifier le code]

En 1989, il s'oppose à l'expulsion des élèves voilées dans le cadre de l'affaire des foulards de Creil et signe avec René Dumont, Gilles Perrault et Harlem Désir un manifeste pour une laïcité publié dans l'hebdomadaire Politis le 9 novembre 1989.

Il est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence. D'après la liste arrêtée au 11 novembre 2003, il est membre du comité d'orientation scientifique de l'association À gauche, en Europe, fondée par Michel Rocard et Dominique Strauss-Kahn.

Perspective théorique : l'actionnalisme[modifier | modifier le code]

Bien qu'il ait été proche de Talcott Parsons, Touraine ne s'inscrit pas dans la perspective fonctionnaliste. Il s'oppose également au structuro-marxisme de Louis Althusser, dominant après l'épisode de Mai 68.

Travaux[modifier | modifier le code]

Une sociologie de l'action (thèse de 1964)[modifier | modifier le code]

Alain Touraine avait demandé à Raymond Aron de présider le jury de soutenance de sa thèse à la Sorbonne. « Il garde de cette soutenance le souvenir cuisant d'une humiliation publique, qu'il qualifiera de « mise à mort cérémonielle », le jury dénigrant son travail en des termes n'ayant que peu à voir avec la critique purement scientifique[4]. » Cet épisode le conforte dans son sentiment de réserve à l'endroit des hiérarchies universitaires.

Raymond Aron en relate le déroulement dans ses mémoires[5].

« Alain Touraine a déjà raconté dans un de ses livres l'épreuve que lui infligèrent Georges Friedmann, Jean Stoetzel et moi. J'éprouvais et j'éprouve toujours pour lui une véritable sympathie. Dans la communauté des sociologues parisiens, il tranche par son élégance, sa noblesse naturelle et son authenticité. Je ne nourrissais à son égard nul grief, nul ressentiment. Il me demanda d'être le directeur de sa thèse alors qu'elle était déjà terminée. Il souhaita être jugé par moi, soit qu'il me mît au-dessus des autres, soit que ma présence ajoutât à l'éclat de la cérémonie. Après la discussion de la thèse secondaire (étude empirique de la conscience de classe) par E. Labrousse et G. Gurvitch […], A. Touraine présenta sa thèse avec un élan de conquistador qu'il conclut par un poème en espagnol. Le président me donna la parole et je commençai : “Revenons sur la terre.”

Pendant la suspension entre les deux thèses, il avait tenu des propos — qui me furent rapportés plus tard — d'un fleurettiste sur le point de croiser le fer : “Je ne crains qu'Aron.” Je fis sentir à l'auditoire (la salle Louis-Liard était pleine à craquer) mes sentiments amicaux pour lui ; mes jugements sur la thèse le blessèrent d'autant plus. Je ne réglai pas de vieux comptes, je reprochai à Touraine de se lancer dans des analyses plus philosophiques que sociologiques sans la maîtrise des concepts, sans la formation du philosophe. Avais-je tort ou raison ? Il n'y a pas, en pareille matière, de preuve. Tout ce que je puis dire, pour ma défense, c'est que j'avais lu et relu l'ouvrage, demandé l'opinion d'un spécialiste indiscuté. Peut-être mon intervention n'aurait-elle pas été aussi dévastatrice, si elle n'avait encouragé Friedmann et Stœtzel à une surenchère de sévérité. Décontenancé, Touraine renonça presque à se défendre. L'atmosphère se fit irrespirable ; Labrousse me murmurait : “C'est trop, ce n'est pas possible.” J. Le Goff s'agitait sur son banc, tenté de prendre la parole pour interpeller les juges : G. Friedmann, le maître et le protecteur tout d'un coup si dur, et J. Stœtzel, venu d'un univers étranger à la VIe section. Alain Touraine revécut pendant des semaines, en rêve ou plutôt en cauchemar, cet après-midi. Le soir, il recevait le Tout-Paris intellectuel ou mondain qu'il avait invité à l'avance. Une dame me confia que cette cérémonie d'initiation avait été horrible. P. Lazarsfeld apprécia la discussion publique de la thèse. “On pourrait presque publier telle quelle votre improvisation”, me dit-il (ce qui n'était pas vrai). »

— Raymond Aron, Mémoires, p. 347-348.

Soutenues en 1964, les deux thèses sont publiées en 1965 et 1966.

Analyse de l'évolution du travail ouvrier[modifier | modifier le code]

Dans ses travaux d'études en sociologie et ses premières recherches, il sera suivi par Georges Friedmann, le père de la sociologie du travail en France. Il commence ses recherches de terrain sur des ateliers de mineurs au Chili, et tissera des liens étroits avec ce pays, de même qu'il aura des relations très privilégiées avec l'aire culturelle latino-américaine en général. Étudiant les conditions de travail et le rôle des syndicats, il a proposé dans les années 1950 et 1960 des réflexions et des constats sur la « conscience ouvrière ».

Son premier livre, L'évolution du travail ouvrier aux usines Renault[6], fait figure d'analyse désormais classique en sociologie. Il y relate l'évolution du travail en trois phases[7] :

  • Phase A

« Elle commence aux débuts de l'ère industrielle. La machine la plus primitive, par exemple le tour du potier, reste encore pour la conception des machines dans l'industrie un modèle. Il permet la rencontre de trois éléments : l'outil, en l'occurrence la main de l'artisan ; la matière à travailler, ici la terre ; la machine elle-même, ici un plateau souvent actionné par le pied de l'homme. (...) Les premières machines sont des machines universelles sur lesquelles les outils sont démontés puis remontés différemment à chaque opération nouvelle. (...) Ces machines (...) comme la célèbre fraiseuse universelle de Brown de 1861, (...) sont des machines flexibles ou souples. Leur production est de type unitaire ou de très petite série. L'ouvrier acquiert savoir et savoir-faire (...) et il y a un réel travail d'équipe, avec une hiérarchie dans l'équipe correspondant à une connaissance fondée sur l'expérience. (...) Le rapport avec la hiérarchie est caractérisé comme celui du retranchement professionnel. (...) L'ingénieur qui le commande ne peut lui dire le “comment faire”. (...) Le profil de l'agent de maîtrise type chargé de commander plusieurs équipes d'ouvriers sera celui d'un bon technicien et d'un bon organisateur, la compétence technique est indispensable ici pour s'imposer. »

  • Phase B

« C'est celle de la production en grande série. On y passe par un mouvement de décomposition du travail. Les différentes opérations que faisait l'unique machine universelle de la phase A sont décomposées et attribuées à différentes machines spécialisées donc dans une seule opération. L'ouvrier ou l'ouvrière travaillant à charger et à décharger la pièce sur ces machines est appelé “spécialisé”, nom dérisoire car il n'a en fait aucune spécialisation. C'est la machine qui est spécialisée dans une seule opération. (...) Cet ouvrier a radicalement changé : (...) un OS se forme en quelques heures et atteint un niveau de production moyen en quelques jours ou quelques semaines. (...) Son rapport à la hiérarchie est un rapport de soumission (...) aux services fonctionnels des méthodes. (...) C'est à un véritable transfert de pouvoir que l'on assiste : la part du pouvoir technique qui était aux mains des ouvriers de l'atelier de la phase A passe entièrement à celles des membres des bureaux des méthodes de la phase B. Ce moment est celui où intervient Taylor (et l'organisation scientifique du travail, l'OST). »

  • Phase C

« Elle s'inscrit dans un mouvement de recomposition du travail sous la pression économique de production en très grande série et l'effet de la découverte de l'automation. (...) Elle est caractérisée par le regroupement des opérations décomposées de la phase B. Les tâches élémentaires (...) sont désormais exécutées successivement par une seule machine qui regroupe les opérations effectuées de façon séparée par des machines spécialisées. La nouvelle machine s'appelle la “machine-transfert”. Elle effectue elle-même le transfert des pièces d'une machine à une autre machine, chacune de celles-ci se mettant automatiquement en marche lorsque la pièce est devant elle. Le nombre des ouvriers spécialisés décroît : ils gardent la tâche manuelle de charger-décharger la machine-transfert — tant que cela n'est pas aussi automatisé —, obtiennent une tâche de surveillance et de contrôle, mais toujours sans initiative. Il se crée par contre une catégorie plus nombreuse qu'en phase B d'ouvriers d'entretien très qualifiés, mais dont la qualification est étroite : (...) réparateurs, (...) travaux d'entretien et surtout de maintenance. Le principe central de la phase C est l'interdépendance, toutes les forces de l'entreprise convergeant vers le maintien en état de marche simultané de tous les ateliers ou de tous les services. Le profil de l'agent de maîtrise se modifie, car son rôle est d'assurer le fonctionnement harmonieux, (...) de veiller à ce que l'équipe ne manque de rien, (...) mais peut-être plus encore à ce que des tensions ou des conflits n'éclatent pas dans les sous-groupes de travail. Plus que dans la phase B, le pouvoir technique semble s'éloigner de l'atelier et de l'entreprise. Il est entre les mains des services d'ingénierie qui conçoivent les procédés ou de sociétés de services créant les ateliers de toutes pièces. »

Selon Alain Touraine, l'évolution générale de la phase A à la phase C peut être résumée ainsi : « On est passé d'un système professionnel qui repose sur l'autonomie professionnelle de l'ouvrier qualifié de fabrication à un système technique de travail défini par la priorité accordée à un système technique d'organisation sur l'exécution individuelle du travail. »

Autres apports[modifier | modifier le code]

La crise de Mai 68 l'amène à diagnostiquer le passage d'une pure domination économique à une domination culturelle : à l'opposition entre prolétaires et bourgeois se substituerait une opposition entre ceux qui ont des « savoir-faire » et ceux dont la position dans le système médiatique assure une large influence.

Il s'intéresse aux phénomènes sociaux du début des années 1970, désignés sous le terme de NMS, c'est-à-dire « nouveaux mouvement sociaux » (mouvements féministes, régionalistes…), et se demande s'ils peuvent être perçus comme de nouveaux acteurs en lutte contre les éléments de domination actuels. Sa conclusion est qu'on ne saurait les considérer comme les acteurs fondamentaux de la société post-industrielle.

Il est partagé entre l'actionnisme, dans le sens où nous avons le pouvoir sur l'histoire, et le déterminisme, car nous sommes, selon lui, déterminés par nos lois et valeurs.

Il estime aujourd'hui que la sociologie doit se débarrasser du concept de social, « de même que les historiens se sont débarrassés de toutes les formes d'évolutionnisme, et ils ne s'en sont pas plus mal tirés »[réf. nécessaire].

Ces vues lui ont valu d’être considéré comme « opposé aux mouvements sociaux » en général[8] et conservateur[9],[10],[11],[12]. À ce genre de critiques et, de façon indéterminée, aux positions proches de celles de Pierre Bourdieu, Touraine applique le terme de « populisme[13] ».

Publications[modifier | modifier le code]

  • 1955 : L'évolution du travail aux usines Renault (thèse, sous la direction de Georges Friedmann)
  • 1961 : Ouvriers d'origine agricole (avec O. Ragazzi)
  • 1965 : Sociologie de l’action[14]
  • 1966 : La conscience ouvrière
  • 1968 : Le mouvement de Mai ou le communisme utopique
  • 1969 : La société post-industrielle : naissance d'une société
  • 1972 : Université et société aux États-Unis
  • 1973 : Production de la société
  • 1973 : Vie et mort du Chili populaire
  • 1974 : Pour la sociologie
  • 1974 : La société invisible
  • 1974 : Lettre à une étudiante
  • 1976 : Les sociétés dépendantes
  • 1977 : Un désir d'histoire
  • 1978 : Lutte étudiante
  • 1979 : Mort d'une gauche
  • 1980 : La prophétie antinucléaire (avec F. Dubet, Z. Hedegus, M. Wieviorka)
  • 1980 : L'après-socialisme
  • 1981 : Le Pays contre l'État (avec F. Dubet, Z. Hegedus, M. Wieviorka)
  • 1982 : Solidarité (avec F. Dubet, J. Strzelecki, M. Wieviorka)
  • 1984 : Le mouvement ouvrier (avec M. Wieviorka et F. Dubet)
  • 1984 : Le Retour de l’acteur[15]
  • 1987 : Actores sociales y sistemas políticos de América Latina
  • 1988 : La Parole et le Sang
  • 1992 : Critique de la modernité[16]
  • 1993 : La Voix et le Regard : sociologie des mouvements sociaux[17]
  • 1994 : Qu’est-ce que la démocratie ?
  • 1995 : Lettre à Lionel, Michel, Jacques, Martine, Bernard, Dominique… et vous
  • 1996 : Le Grand Refus : réflexions sur la grève de décembre 1995 (avec F. Dubet, F. Khosrokhavar, D. Lapeyronnie, M.Wieviorka)
  • 1997 : Pourrons-nous vivre ensemble ? Égaux et différents
  • 1997 : Eguaglianza e diversità : i nuovi compiti della democrazia
  • 1998 : Sociologia
  • 1999 : Comment sortir du libéralisme ?
  • 2000 : La recherche de soi : dialogue sur le sujet (avec F. Khosrokhavar)
  • 2004 : Un débat sur la laïcité (avec A. Renaut)
  • 2005 : Un nouveau paradigme : pour comprendre le monde d’aujourd'hui
  • 2006 : Le monde des femmes
  • 2007 : Penser autrement
  • 2008 : Si la gauche veut des idées (avec Ségolène Royal)
  • 2010 : Après la crise
  • 2012 : Carnets de campagne
  • 2013 : La fin des sociétés

Sous la direction d'Alain Touraine :

  • 1961 : La civilisation industrielle (tome IV), in Histoire générale du travail
  • 1965 : Les travailleurs et les changements techniques
  • 1982 : Mouvements sociaux d'aujourd'hui : acteurs et analystes

Distinctions[modifier | modifier le code]

Docteur honoris causa[modifier | modifier le code]

Alain Touraine est docteur honoris causa des universités françaises et étrangères suivantes :

Prix et décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Jean-Paul Lebel, Alain Touraine : vie, œuvres, concepts, éd. Ellipses, Paris, 2007.
  2. Sociologie de l'action, Éditions du Seuil, 1965, 506 p., bibliographie p. 477-488.
  3. La conscience ouvrière, Éditions du Seuil, 1966, 397 p.
  4. Jean-Paul Lebel, Alain Touraine : vie, œuvres, concepts, éd. Ellipses, Paris, 2007, p. 17.
  5. Raymond Aron, Mémoires : cinquante ans de réflexion politique, 2 volumes, éd. Julliard, Paris, 1983.
  6. Éditions du CNRS, Paris, 1965.
  7. Philippe Bernoux, La sociologie des organisations : initiation théorique suivie de douze cas pratiques, Éditions du Seuil, Paris, 1985, ISBN2-02-008941-6.
  8. Christophe Cuny, « Alain Touraine « analyse » le mouvement social », sur acrimed.org,‎ 2003 (consulté le 6 juillet 2014)
  9. Serge Halimi, « Les médias et les gueux », sur monde-diplomatique.fr,‎ 1996 (consulté le 6 juillet 2014)
  10. Après les municipales de mars 2001, Touraine écrivait : « Raymond Barre avait le tort de percevoir la vérité. [...] Le gouvernement Jospin a un déficit politique sur le centre. Le problème de Jospin, ce n’est pas de convaincre le peuple, mais les classes moyennes urbaines, éduquées et sous-représentées. » in Le Figaro du 18 avril 2001.
  11. « L’affirmation qu’il se crée une société mondiale, d’essence libérale, dirigée par les marchés et imperméable aux interventions politiques nationales est purement idéologique. [...] L’ouverture aux marchés mondiaux permet, exige même, le renouvellement des politiques sociales, la recherche de la participation et de la justice. » in Comment sortir du libéralisme ?, Fayard, 1999, p. 13-14.
  12. « Pour relire pas relu », sur PLPL,‎ 2005 (consulté le 6 juillet 2014)
  13. Hoy vemos desarrolarse, alredor de Le Monde diplomatique, por un lado, y de Pierre Bourdieu, por otro, una campaña de panfletos que consigue un gran exito editorial y que, enarbolando la bandera de la ciencia, produce textos que no tienen validez cientifica alguna, pero que agradan al nuevo populismo que se alza contra las elites, contra la mundializacion de la economia y contra los intelectuales sometidos a los medios de comunicacion. Esta tendencia es fuerte, sobre todo in Francia.

    — Alain Touraine, « El regreso del populismo », El Pais, 28 mai 1998.

    « Aujourd’hui, on voit se développer, autour du Monde diplomatique d’un côté, et de Pierre Bourdieu de l’autre, une campagne de critiques qui obtient un grand succès éditorial et qui, sous la bannière de la science, produit des textes qui n’ont aucune valeur scientifique mais qui plaisent à ce nouveau populisme qui s’élève contre les élites, la mondialisation de l’économie et les intellectuels soumis aux médias. Cette tendance est forte, surtout en France.  »

  14. Alain Touraine, Sociologie de l'action, Paris, Éditions du Seuil (édition numérique : Les classiques des sciences sociales),‎ 1965, 507 p. (présentation en ligne, lire en ligne)
  15. Alain Touraine, Le Retour de l’acteur, Paris, Librairie Arthème Fayard (édition numérique : Les classiques des sciences sociales),‎ 1984, 350 p. (présentation en ligne, lire en ligne)
  16. Alain Touraine, Critique de la modernité, Paris, Librairie Arthème Fayard (édition numérique : Les classiques des sciences sociales),‎ 1992, 510 p. (présentation en ligne, lire en ligne)
  17. Alain Touraine, La Voix et le Regard : sociologie des mouvements sociaux, Paris, Éditions du Seuil (édition numérique : Les classiques des sciences sociales),‎ 1978, 315 p. (présentation en ligne, lire en ligne)
  18. « Décret du 18 avril 2014 portant promotion (Alain Touraine nommé Commandeur de la Légion d'honneur) », sur legifrance.gouv.fr,‎ 2014 (consulté le 6 juillet 2014)
  19. (pl) « Przetrwaliśmy, bo ludzie jak pan potrafili nam pomóc », sur prezydent.pl,‎ 2012 (consulté le 6 juillet 2014)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Paul Lebel, Alain Touraine : vie, œuvres, concepts, éd. Ellipses, Paris, 2007

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]