Olivier Assayas

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Olivier Assayas

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Olivier Assayas à la projection son film Carlos à Vienne en 2010.

Naissance 25 janvier 1955 (59 ans)
Paris (XVe arr.)
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession réalisateur
scénariste
Films notables Désordre
Irma Vep
Clean
Carlos
Sils Maria

Olivier Assayas est un réalisateur et scénariste français, né le 25 janvier 1955 dans le XVe arrondissement de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Olivier Assayas est le fils du scénariste et écrivain Raymond Assayas, connu sous le nom de Jacques Rémy. Son père est d'origine turque et sa mère d'origine hongroise[1]. Il est le frère de l'écrivain Michka Assayas[1].

Il fait ses études secondaires au lycée Blaise Pascal d'Orsay, puis à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Il est titulaire d'une licence et d'une maîtrise de lettres modernes obtenues à l'université Sorbonne Nouvelle - Paris 3.

Critique de cinéma[modifier | modifier le code]

Avant de passer derrière la caméra, Olivier Assayas est dessinateur et graphiste, puis signe de nombreuses critiques de cinéma. Il publie ses premières critiques dans le magazine Métal Hurlant (1979-1981), puis dans Les Cahiers du cinéma (1980-1985) et dans Rock & Folk (1982-1985). Il apporte aux Cahiers son goût pour les films de kung-fu. Il dirige d'ailleurs le numéro spécial sur les cinémas d'Asie qui fait découvrir le cinéma de King Hu ; ce numéro spécial, publié au milieu des années 1980, est pour lui l'occasion d'effectuer un grand voyage en Chine et de rencontrer à Hong Kong et à Taïwan les jeunes réalisateurs de la relève. Mais Assayas, aux goûts très éclectiques, est également un fervent admirateur de Bergman et des héritiers de la Nouvelle Vague. Il met un terme à son activité de critique en 1985 pour se consacrer à la réalisation.

Réalisateur[modifier | modifier le code]

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Visage d'un homme de 56 ans, mince, cheveux gris très courts, sourcils noirs
Olivier Assayas au festival de Cannes 2011.

Après avoir réalisé quelques courts métrages et avoir collaboré au scénario de Passage Secret de Laurent Perrin et de Rendez-vous d'André Téchiné, il fait ses débuts en 1986 avec Désordre qui se fait remarquer par la critique[réf. nécessaire]. Dans ses premiers films, il aborde l'univers du rock et de la jeunesse. Il lui faut attendre Irma Vep en 1996 pour qu'il obtienne une reconnaissance du public[réf. nécessaire], avec un film hybride, qui mélange hommage à Louis Feuillade (Irma Vep, anagramme de « vampire », est le nom d'une des héroïnes du maître du muet), au cinéma de la Nouvelle Vague, et au cinéma de Hong Kong, dont est issue l'actrice Maggie Cheung.

Après un hommage au réalisateur taiwanais Hou Hsiao-hsien, il réalise Fin août, début septembre avec François Cluzet.

Assayas se lance alors dans un ambitieux projet : adapter Les Destinées sentimentales, l'ample roman de Jacques Chardonne, écrivain cher à Truffaut[réf. nécessaire], décrivant la saga d'une famille protestante dans le monde de la porcelaine. Il en tire un film de trois heures, aux trois parties nettement marquées par leurs styles respectifs, servies par Emmanuelle Béart et Charles Berling dans les rôles principaux.

Dans Demonlover, Assayas traite des rivalités personnelles et d'entreprises autour des marchés naissants de l'Internet. À l'analyse, le film est un des objets les plus intéressants produits par le cinéma français depuis longtemps[réf. nécessaire], mais son traitement tient à l'écart le public[réf. nécessaire].

En 2003, Assayas tourne à nouveau avec Maggie Cheung[2] pour Clean. Elle y interprète une chanteuse toxicomane, qui tente de s'en sortir pour retrouver sa dignité et la garde de son enfant.

En 2008, il réalise la mise en image du ballet Eldorado du chorégraphe français de danse contemporaine Angelin Preljocaj et de la rencontre et du travail de ce dernier avec Karlheinz Stockhausen avant sa mort en décembre 2007.

En 2010, Assayas présente Carlos, fresque consacrée au parcours du terroriste d'origine vénézuélienne Illich Ramirez Sanchez. Le film produit par Canal + connait deux versions, une de 5 h 30 et l'autre de 3 h. En France, seule cette dernière est distribuée en salle, mais la version longue a été projetée au Festival de Cannes 2010. L'interprétation du rôle titre vaut à Edgar Ramirez le César du meilleur jeune espoir masculin.

En 2011, il est membre du jury des longs métrages présidé par Robert De Niro lors du Festival de Cannes.

En 2012, il réalise Après mai, un film sur une bande de lycéens vivant en banlieue parisienne en 1971, confrontés aux problèmes de l'après-mai 68. Le film est présenté à la Mostra de Venise en septembre 2012[3],[4]. Il y reçoit le prix du meilleur scénario[5]. La même année, le festival Paris Cinéma lui consacre une rétrospective[6],[7].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Olivier Assayas est le compagnon de Mia Hansen-Love, actrice et réalisatrice avec laquelle il a eu un enfant né en 2009, après avoir été le mari de l'actrice hongkongaise Maggie Cheung qu'il épouse le 26 décembre 1998 et dont il divorce en 2001.

Filmographie[modifier | modifier le code]

plan américain d'un homme mince parlant dans un micro
Olivier Assayas à l'avant-première de L'Heure d'été diffusée à l'UGC Ciné Cité Les Halles, à Paris.

Réalisateur et scénariste[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

Assistant réalisateur[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Sélections[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Hong-Kong cinéma 1984
  • Conversation avec Bergman en collaboration avec Stig Björkman, 1990, Cahiers du cinéma
  • Éloge de Kenneth Anger, 1998
  • Une Adolescence dans l'après-mai, 2005
  • Présences. Écrits sur le cinéma, 2009


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Fiche de Michka Assayas », sur RFI.fr,‎ 1 juin 2012 (consulté le 27 novembre 2013).
  2. Dont il a divorcé deux ans auparavant.[réf. nécessaire]
  3. Serge Kaganski, « Mostra de Venise 2012, jour 5: Après mai d’Assayas, notre Lion d’or personnel », Les Inrockuptibles,‎ 4 septembre 2012 (lire en ligne).
  4. Clément Ghys, « Génération Assayas », Libération,‎ 25 juin 2012 (lire en ligne).
  5. Serge Kaganski, « Mostra de Venise 2012: belle édition, médiocre palmarès », Les Inrockuptibles,‎ 9 septembre 2012 (lire en ligne).
  6. Marie-Noëlle Tranchant, « Le festival Paris Cinéma fête ses dix ans », Le Figaro,‎ 27 juin 2012 (lire en ligne).
  7. « Olivier Assayas », sur Festival Paris Cinéma (consulté le 27 juin 2012).
  8. « Carlos d'Olivier Assayas primé aux Golden Globes », La Croix,‎ 17 janvier 2011 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Conférence[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olivier Assayas et Charles Tesson, Hong Kong cinéma, Paris, Cahiers du Cinema, 1985) (ISBN 2866420241), (ISBN 978-2866420246)
  • Angelo Fornara et Signorelli, Olivier Assayas, Bergamo, Bergamo Film Meeting,‎ 1995
  • Kristin Jones, « Weight in Measure. French film director Olivier Assayas : interview », Artforum, vol. 37, no 10,‎ Summer 1999
  • Olivier Kohn (trad. Pierre Hodgson), « Olivier Assayas : interview », dans Michel Ciment et Noël Herpe, Projections 9. French Film-makers on Film-making (in association with Positif), London, Faber and Faber,‎ 1999
  • (en) Franck Le Gac, « Olivier Assayas », Senses of cinema,‎ 5 mai 2006 (lire en ligne)

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Liens externes[modifier | modifier le code]