Roger Holeindre

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Roger Holeindre
Roger Holeindre, en septembre 2001.
Roger Holeindre, en septembre 2001.
Fonctions
Député de la Seine-Saint-Denis
2 avril 198614 mai 1988
Législature VIIIe législature
Biographie
Date de naissance 21 mars 1929 (85 ans)
Lieu de naissance Corrano (Corse)
Parti politique Front national (1972-2011)
Parti de la France (UDN) (depuis 2011)
Profession Écrivain
Journaliste

Roger Holeindre, né le 21 mars 1929 à Corrano (Corse)[1], est un journaliste et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Roger Holeindre passe sa petite enfance dans les Vosges puis en Seine-Saint-Denis. Il est scolarisé à l'École Communale et à la pension Clerbois à Rosny-sous-Bois.

En août 1944, âgé de 15 ans, il aurait enlevé à lui seul dans la banlieue parisienne deux mitrailleuses jumelées aux Allemands[pertinence contestée][2].

Ouvrier métallurgiste, il est volontaire pour la guerre d'Indochine en 1948, puis la guerre d'Algérie. Grièvement blessé, Roger Holeindre est démobilisé et s'installe dans la ville de Tebessa, à l'Est de l'Algérie. Il va y créer une maison des jeunes et participer à l'éducation et aux loisirs de centaines de jeunes musulmans, activité sociale qui lui vaudra d'être cité en tant que civil à l'ordre de l'armée.

Engagé dans l'OAS, il effectue une peine de prison avant d'être amnistié. Roger Holeindre mène ensuite une carrière d'écrivain et de journaliste, devenant grand reporter à Paris Match. Il continue parallèlement son engagement à l'extrême droite, conseillant les jeunes militants du mouvement Occident. Pour l'élection présidentielle de 1965, il fait partie du service d'ordre de Jean-Louis Tixier-Vignancour.

Dans la période précédant Mai 68, il dirige le Front uni de soutien au Sud-Vietnam, qui fédère plusieurs mouvements d'extrême droite (dont Occident, le REL et le MJR) et dispose d'un « quartier général » au Cercle du Panthéon, rue Quincampoix à Paris. Roger Holeindre sera blessé par un commando de maoïstes des Comités Vietnam de Base (CVB) venus détruire une exposition sur les crimes des Vietcongs, le 28 avril 1968. Après Mai 68, il fondera d'autres mouvements nationalistes et antigaullistes, dont les Jeunesses patriotes et sociales (JPS), et le Parti national populaire, tout en dirigeant la revue Contre-poison. Il tente sans succès d'unifier les mouvements d'extrême droite autour de son mouvement.

En 1972, Roger Holeindre participe au côté de Jean-Marie Le Pen à la fondation du Front national, dont il est plus tard élu député de la Seine-Saint-Denis (1986-1988). Il sera par la suite l'un des vice-présidents du parti. Il préside le Cercle National des Combattants regroupant des anciens combattants et des citoyens se réclamant de la sensibilité « nationale ».

Il dirige la liste Front national aux élections territoriales de Corse en 1998 où il manque de peu le seuil de qualification au second tour[3]. À la suite de l'annulation de ces élections, il retente sa chance en 1999 mais cette fois-ci son score est bien inférieur.

En 1998, dans un discours à l'université d'été du Front national de la jeunesse, il dénonce l'homme politique socialiste Jack Lang ainsi que d'autres personnalités pour des faits pédo-criminels dans l'affaire du Coral.

Lors de la scission mégretiste il mobilise autour de Jean-Marie Le Pen notamment en regroupant le plus possible de cadres autour du président du FN. Au sein du FN, il vise à poursuivre l'œuvre de Jean-Pierre Stirbois en incarnant le courant nationaliste et solidariste du FN.

Il se prononce en faveur du non lors de la campagne référendaire de 2005 qui vise à ratifier le traité constitutionnel pour l'Europe.

Il a été membre du Bureau politique du FN en occupant le poste de premier vice-président du Front national. En 2010, lors de la campagne pour la succession de Jean-Marie Le Pen à la tête du Front national, il prend position en faveur de Bruno Gollnisch. À la suite de l'annonce anticipée de la victoire de Marine Le Pen, Roger Holeindre quitte avec fracas le Front national. Il annonce son départ le 15 janvier 2011 en avouant ne pas se reconnaître dans les idées et la stratégie de la fille de Jean-Marie Le Pen : « Marine Le Pen n'incarne en rien les valeurs que je défends depuis toujours »[4].

Roger Holeindre en septembre 2012.

Courant été 2011, Roger Holeindre rejoint le Parti de la France de Carl Lang.

Activités et mandats[modifier | modifier le code]

Professions exercées
  • Journaliste professionnel
  • Grand reporter (Paris Match / Le Figaro magazine / Magazine hebdo) durant 13 ans. Il est spécialiste des questions africaines, de l'Asie et de l'Amérique latine.
  • Écrivain, il est l'auteur d'une trentaine de livres (prix Asie 1980).
Activités politiques
  • Membre fondateur du Front national en 1972
  • Vice-président du FN
Mandats politiques
  • Conseiller régional d'Île-de-France élu en Seine-Saint-Denis (2004-2010), Roger Holeindre était membre de la Commission « Aménagement du Territoire / Ville / Jeunesse » du Conseil régional
  • Député de Seine-Saint-Denis (1986-1988)
  • Conseiller régional d'Île-de-France (1992-1998)
  • Conseiller municipal de Sevran (1989-2001)
Activités associatives
  • Président du Cercle National des Combattants

Décorations[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Le levain de la colère éd. Saint Just, 1963
  • Honneur ou décadence, éd. du Fuseau, 1965 (préface de Jacques Isorni)
  • Requiem pour trois sous-off, 1974
  • Hanoï : combats pour un empire, Grancher, 1979 (avec Marcel Marsal)
  • Le Commando, éd. du Camelot, 1980
  • Le Rire du cosaque, Robert Laffont, 1981
  • L'Asie en marche: Japon, Corée Du Sud, Taiwan, Hong Kong, Singapour à la conquête économique du Monde, Robert Laffont, 1983
  • Le Levain de la colère, éd. Ulysse, 1985
  • À tous ceux qui n'ont rien compris, Robert Laffont, 1989
  • Derrière mes barreaux, éd. Albatros, 1990
  • S.O.S. hystérie, éd. Jean Grassin, 1992 (avec Damien Bariller)
  • Des pavillons noirs à Diên Biên Phu, éd. Flanant 1997 (avec Alain Sanders)
  • Aux larmes, citoyens !, Robert Laffont, 1999
  • Torture ? Ils ont dit torture ! (dir.), éd. Cercle National des Combattants, 1999
  • Halte au révisionnisme ! : Des enfants de Goebbels et du KGB, éd. Godefroy de Bouillon, 2000
  • S.O.S. hystérie II, éd. Godefroy de Bouillon, 2002 (avec Gilles Arnaud et Nicolas Weber)
  • L'Imposture Viet-Minh, Les Éditions d'Héligoland, 2004 * (fr)
  • Algérie : Imposture mensonges et trahisons, éd. Cercle National des Combattants, 2005
  • La Guerre psychologique ou les nouveaux collabos, Les Éditions d'Héligoland, 2005 (fr)
  • Moyen-Orient : 100 ans de mensonge !, Les Éditions d'Héligoland, 2007 (fr)
  • Grand reporter, éditions Nationales (préface de Jean Cau)
  • Trahisons sur commande : Histoire du parti communiste français, Les Éditions d'Héligoland, 2007 (ISBN 978-2-9523128-3-7)
  • Requiem pour trois sous-off, Les Éditons d'Héligoland, 2009 (ISBN 978-29523128-5-1)
  • L'homme qui faisait se battre les Français entre eux : histoire du Gaullisme, Les Éditions d'Héligoland, 2009 (ISBN 978-29523128-6-8)
  • Ce qu'on ne vous a jamais dit sur Katyn, Atelier Fol'fer, 2010
  • Force & Honneur, Ces batailles qui ont fait la grandeur de la France et de l'Europe, (collectif), Éditions Les Amis du livre européen, Boulogne-Billancourt, 2010 (ISBN 978 2 9538 3460 4)
  • C'était des hommes : histoire de la Guerre d'Indochine, Les Éditions d'Héligoland, 2012 (ISBN 978-2-914874-93-9)
  • Que Dieu sauve la France !, Les Éditions d'Héligoland, mai 2013 (ISBN 978-2-366 11-000-5)

Fiction[modifier | modifier le code]

Dans le roman uchronique de Guy Konopnicki, Les Cent jours : 5 mai – 4 août 2002, où Jean-Marie Le Pen gagne l'élection présidentielle de 2002, Roger Holeindre devient ministre de la Défense.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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