Georges Séguy

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Georges Séguy est un homme politique, un résistant et un syndicaliste français, né le 16 mars 1927 à Toulouse (Haute-Garonne).

Sommaire

[modifier] Biographie

En 1942, il adhère au parti communiste et devient responsable des Francs-tireurs et partisans français (FTPF). De 1942 à 1944, il est apprenti typographe. En février 1944, il est arrêté par la Gestapo et déporté en Allemagne. De mars 1944 à mai 1945, il est emprisonné à Mauthausen (Autriche).

De 1946 à 1949, il est membre du Syndicat des cheminots de Toulouse. De 1949 à 1957, il est secrétaire de la Fédération CGT des cheminots. En 1954, il entre au comité central du PCF. De 1956 à 1982 il est membre au bureau politique du PCF. De 1961 à 1965, il est secrétaire général de la Fédération des cheminots de la CGT. De 1965 à 1982, il est membre du bureau confédéral de la CGT.

Du 16 juin 1967 au 18 juin 1982, il est secrétaire général de la CGT. En 1970, il est élu membre du bureau exécutif de la Fédération syndicale mondiale.

Alors que Jacques Chirac est Premier ministre et qu'il prévoit la sortie du tunnel en parlant de la crise, Georges Séguy lui répond qu'il doit confondre la sortie avec l'entrée (du tunnel).

De 1982 à 1992, il est membre de la commission exécutive de la CGT. De 1982 à 2002, il est président de l’Institut CGT d'histoire sociale (IHS-CGT). À partir de 2002, il est président d’honneur de l’Institut d’histoire sociale de la CGT.

Il soutient, en 2010, les listes Front de Gauche menée par le PCF, le Parti de Gauche et la Gauche Unitaire aux élections régionales françaises.

Georges Séguy restera comme un syndicaliste définitivement engagé au côté du Parti communiste français, sans jamais renoncer à l'alignement du PC sur la politique de l'URSS, dénigrant toute volonté d'évolution ou de dissidence au point d'ignorer les efforts des résistants au totalitarisme soviétique, y compris après l'invasion de l'Afghanistan par les russes en 1979. Lorsque les événements de Pologne feront émerger un mouvement de libération du communisme à partir de l'accession du Pape Jean-Paul II au pontificat, Georges Séguy sera parmi ceux qui refuseront de serrer la main de Lech Walesa, héros de la révolution anti-communiste polonaise, lors de sa visite à Paris. Avec Georges Marchais et quelques autres figures du communisme français, il n'aura jamais pris ses distances avec les aspects les plus sombres de l'histoire du communisme.[réf. nécessaire] Cette position aura joué un rôle décisif dans l'éloignement entre la CGT et la CFDT.

[modifier] Œuvres

  • Le Mai de la CGT, Julliard, 1972
  • Lutter, Stock, 1975
  • 1er Mai, les 100 printemps, Messidor, 1989
  • La Grève, L’Archipel, 1993
  • Résister : de Mauthausen à Mai 68, L’Archipel, 2008

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