Georges Séguy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Séguy.
Georges Séguy au 50e congrès de la CGT en mars 2013.

Georges Séguy est un homme politique, résistant et syndicaliste français, né le 16 mars 1927 à Toulouse (Haute-Garonne).

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1942, il adhère au Parti communiste et devient un des responsable des Francs-tireurs et partisans français (FTPF). De 1942 à 1944, il est apprenti typographe dans une imprimerie clandestine travaillant contre l'occupant. En février 1944, il est arrêté par la Gestapo et déporté en Allemagne. De mars 1944 à mai 1945, il est emprisonné à l'âge de 17 ans au camp de Mauthausen (Autriche). À son retour en 1945, il refuse d'être compté parmi les martyrs de la déportation.

De 1946 à 1949, il est membre du Syndicat des cheminots de Toulouse. De 1949 à 1957, il est secrétaire de la Fédération CGT des cheminots. En 1954, il entre au comité central du PCF. De 1956 à 1982 il est membre au bureau politique du PCF. De 1961 à 1965, il est secrétaire général de la Fédération des cheminots de la CGT. De 1965 à 1982, il est membre du bureau confédéral de la CGT.

Du 16 juin 1967 au 18 juin 1982, il est secrétaire général de la CGT. En 1970, il est élu membre du bureau exécutif de la Fédération syndicale mondiale.

Alors que Jacques Chirac est Premier ministre et qu'il prévoit la sortie du tunnel en parlant de la crise, Georges Séguy lui répond qu'il doit confondre la sortie avec l'entrée (du tunnel).

De 1982 à 1992, il est membre de la commission exécutive de la CGT. De 1982 à 2002, il est président de l’Institut CGT d'histoire sociale (IHS-CGT). À partir de 2002, il est président d’honneur de l’Institut d’histoire sociale de la CGT.

Il soutient, en 2010, les listes Front de Gauche menée par le PCF, le Parti de Gauche et la Gauche Unitaire aux élections régionales françaises.

Lors du 50e Congrés de la CGT (18 au 22 mars 2013) qui s'est déroulé dans sa ville natale de Toulouse, Georges Séguy, âgé de 86 ans, est acclamé à la tribune par les militants.

Georges Séguy reste comme un syndicaliste définitivement engagé au côté du Parti communiste français, mais sa position sur les rapports du syndicat avec le PCF reste ambiguë, puisqu'au 40° congrès de la CGT de Grenoble, du 25 novembre au 1er décembre 1978, il engage la Confédération dans une profonde démocratisation interne, qui permet entre autres l'émergence de nouveaux moyens d'expression directe des travailleurs. L'exemple le plus significatif de cette évolution est le soutien apporté par la CGT à la radio libre (donc illégale) "Lorraine Cœur d'acier" pendant et après la lutte des sidérurgistes de Longwy (première émission le 17 mars 1979, dernière émission le 5 juillet 1980). Confronté à l'opposition du groupe refusant cette démocratisation du syndicat, il doit se retirer en juin 1982 et laisser la place à Henri Krasucki, après quinze ans à la direction de la principale confédération syndicale française. (sur les rapports CGT-PCF[1])

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Le Mai de la CGT, Julliard, 1972
  • Lutter, Stock, 1975
  • 1er Mai, les 100 printemps, Messidor, 1989
  • La Grève, L’Archipel, 1993
  • Résister : de Mauthausen à Mai 68, L’Archipel, 2008

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "CGT- PCF : "ETUDE SUR L'ENTREE EN DOUBLE APPARTENANCE DANS LES DIRECTIONS DU PCF ET DE LA CGT DE 1981 A 2001. ENTRETIENS AVEC LES INTERESSES". Par Gérard QUENEL, 30 janvier 2012

Lien externe[modifier | modifier le code]