Ménestrel

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Ménestrels dans les Cantigas de Alphonse X le Sage

Les ménestrels sont des musiciens, ils jouent le plus souvent du psaltérion, trompettes, chalumeau (sorte de hautbois) et organon (petit orgue portatif à soufflet).

[modifier] Histoire

Un ménestrel était une sorte de barde du Moyen Âge européen : il faisait partie des domestiques des cours seigneuriales (littéralement leur nom signifie justement petits domestiques et vient du bas-latin ministralis, le serviteur) et sa tâche était de distraire le seigneur et son entourage avec des chansons de geste (histoires qui parlaient de pays éloignés ou qui racontaient des événements, réels ou imaginaires) ou leur équivalent local. Parfois ils créaient eux-mêmes, souvent ils apprenaient par cœur les récits des autres, quitte à les embellir. Les cours seigneuriales devenant plus raffinées et plus exigeantes, les ménestrels y furent finalement remplacés par des troubadours et beaucoup se firent ménestrels errants, s’adressant au public des villes. Sous cette forme, l’art des ménestrels a continué à être goûté jusqu'au milieu de la Renaissance, bien qu’il n’ait cessé de décliner dès la fin du XVe siècle. À partir du XIVe siècle, il fait partie d'une corporation, la ménestrandise.

En Angleterre avant la Conquête normande, on connaissait les poètes professionnels sous le nom de scôp (« shaper » c’est-à-dire « fabricant »), ils composaient eux-mêmes leurs poésies et les chantaient en s’accompagnant d’une harpe rudimentaire. Bien au-dessous du scôp, on connaissait aussi les gleemen, qui n’étaient fixés nulle part, mais erraient d'un endroit à l'autre, gagnant ce qu’ils pouvaient. À la fin du XIIIe siècle, le terme ménestrel a commencé à s’employer pour désigner un interprète qui distrayait son seigneur avec de la musique et des chansons.

[modifier] Voir aussi

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