Société historique et archéologique du Périgord

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Société historique et archéologique du Périgord
Image dans Infobox.
Sceau de la Société.
Acta maiorum serva lumine caleat veritas
Histoire
Fondation
Cadre
Sigle
SHAPVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Domaine d'activité
Histoire, archéologie du Périgord
Siège
Pays
Langue
Organisation
Président
Affiliation
Publication
Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord
Site web

La Société historique et archéologique du Périgord (abrégée SHAP) est une société savante créée en 1874. Elle a pour but la recherche, l'étude et la conservation des documents et des monuments anciens, de tous les âges qui intéressent l'histoire du Périgord. Elle étudie l'histoire et l'archéologie du Périgord et ne publie que des documents inédits (ou présentés sous un angle de vue original).

À sa création, le 27 mai 1874 à Périgueux, dans l’ancien Musée archéologique, par le Dr Édouard Galy, conservateur du Musée, élu Président, Alfred de Froidefond et Dujarric-Descombes[1], la SHAP compte 155 membres fondateurs[2]. Elle réunit des aristocrates, des prêtres, des professions libérales, des fonctionnaires, etc. La noblesse représente alors le quart de ses membres. La généalogie ne figure pas parmi les travaux prévus par l'association, même si Eugène Massoubre prononce dans une séance d'installation de 1874 : « Nos explorations en contribuant à l'illustration des familles concourront à l'éclat de la patrie périgourdine[3] ». En 1908, la noblesse constitue le tiers des effectifs, mais l'article 4 du règlement intérieur précise : « aucune généalogie de famille ne sera admise, ce genre de travail étant d'un intérêt trop restreint[4],[5]».

Activités[modifier | modifier le code]

La SHAP est reconnue d'utilité publique.

  • Édition du Bulletin de la S.H.A.P (4 livraisons par an, plus de 600 pages). Il traite de tous les aspects du Périgord historique et archéologique. Les auteurs sont tous membres de l'association. De nombreux exemplaires anciens du Bulletin sont encore disponibles au siège.
  • Une réunion-conférence ordinaire mensuelle (le premier mercredi).
  • Deux journées d'études/excursions (juin et septembre).
  • La bibliothèque est ouverte aux membres le vendredi. Le catalogue est disponible en ligne (plus de 12 000 références), ainsi que le catalogue des périodiques de nombreuses autres sociétés savantes.
  • L'index des articles parus depuis 1874 est disponible en ligne (Mémoire du Périgord).

Présidents[modifier | modifier le code]

Le siège de la Société historique et archéologique du Périgord[modifier | modifier le code]

Inscription au-dessus de la porte de l'immeuble, siège de la société à Périgueux.
Le dolmen de l'allée couverte du Blanc.

En 1925, l’anatomiste et anthropologue Léo Testut a légué à la Société historique et archéologique du Périgord des fonds, du matériel archéologique et… un dolmen. Ce legs important a permis à l'association de donner un essor à ses publications et à son Bulletin trimestriel, mais surtout d'acquérir, en , l'hôtel de Fayolle (18 rue du Plantier à Périgueux) pour y abriter bibliothèque, documents, iconothèque, et y tenir ses réunions jusqu'en 2018[17]. L'immeuble principal a été vendu en 2019. De nouveaux locaux plus fonctionnels — inaugurés le 21 septembre 2019 — ont été aménagés à la même adresse et les réunions se tiennent désormais à la médiathèque Pierre-Fanlac de Périgueux.

Le dolmen de Blanc (Nojals-et-Clotte) appartient toujours à la Société qui entretient la tombe du Dr Testut au cimetière de Beaumont-du-Périgord.

Sceau et devise de la société[modifier | modifier le code]

Sur le sceau de la société on lit : Acta majorum serva (« garde le souvenir des actions des ancêtres »). Au-dessous est allumée une lampe à tige de suspension, c'est le « chaley », la lampe du travailleur des campagnes du Périgord, et en dessous : lumine caleat veritas (« que la lumière réchauffe la vérité »).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Secret, « Compte-rendu... », Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord,‎ , p. 188
  2. Bulletin SHAP n°1, p. 21
  3. Eugène Massouble, « Séance d'installation du 27 mai 1874 », dans Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1874, tome 1, p. 23 (lire en ligne)
  4. « Règlement intérieur », dans Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1908, tome 35, p. 9 (lire en ligne)
  5. Joëlle Chevé, « Noblesse et généalogie en Périgord », dans Mémoire de la Dordogne, juin 1994, no 4, p. 24 (lire en ligne)
  6. [1], Bibliothèque numérique de la SHAP
  7. [2], Bibliothèque numérique de la SHAP
  8. [3], Bibliothèque numérique de la SHAP
  9. [4], Bibliothèque numérique de la SHAP
  10. [5], Bibliothèque numérique de la SHAP
  11. [6], Bibliothèque numérique de la SHAP
  12. [7], Bibliothèque numérique de la SHAP
  13. [8], Bibliothèque numérique de la SHAP
  14. [9], Bibliothèque numérique de la SHAP
  15. [10], Bibliothèque numérique de la SHAP
  16. [11], Bibliothèque numérique de la SHAP
  17. « Achat de l'hôtel de Fayolle », dans Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1936, tome 63, p. 88 (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Guy Penaud, Le grand livre de Périgueux, Périgueux, Éditions de la Lauze, , 601 p. (ISBN 2-912032-50-4), p. 534-535
  • Édouard Galy, Catalogue du musée archéologique du département de la Dordogne, Imprimerie Dupont et Cie, Périgueux, 1862 (lire en ligne)
  • Noël Becquart, « Répertoire des collections de la Société historique et archéologique du Périgord déposées aux Archives de la Dordogne », p. 82-126, 253-255 (lire en ligne)
  • « Compte-rendu de la journée du  » (centenaire de la S.H.A.P.), dans Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1974, tome 101, 3e livraison, p. 183-198 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]