Villefranche-du-Périgord

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Villefranche-du-Périgord
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Villefranche-du-Périgord.
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Villefranche-du-Périgord.
Blason de Villefranche-du-Périgord
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Sarlat-la-Canéda
Canton Vallée Dordogne
Intercommunalité Communauté de communes de Domme-Villefranche du Périgord
Maire
Mandat
Claude Brondel
2014-2020
Code postal 24550
Code commune 24585
Démographie
Gentilé Villefranchois
Population
municipale
711 hab. (2014)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 37′ 52″ nord, 1° 04′ 31″ est
Altitude Min. 155 m – Max. 301 m
Superficie 24,50 km2
Localisation

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Liens
Site web villefrancheduperigord.fr

Villefranche-du-Périgord est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

De 1790 à 2015, la commune était le chef-lieu d'un canton.

Géographie[modifier | modifier le code]

En Périgord noir, à l'extrême sud-est du département de la Dordogne, la commune de Villefranche-du-Périgord est limitrophe de trois communes du Lot : Marminiac, Saint-Caprais et Frayssinet-le-Gélat. Elle est bordée par un affluent du Lot, la Lémance à l'ouest, et par deux de ses petits affluents : au nord le Caverieux et au sud le Tourtillou.

Son altitude minimale, 155 mètres, se situe à l'ouest, là où la Lémance quitte la commune pour servir de limite entre celles de Saint-Cernin-de-l'Herm et Loubejac. L'altitude maximale, 301 mètres, se trouve au nord-est, au lieu-dit l'Hôpital, proche de la commune de Marminiac.

Le bourg de Villefranche, surplombant le ruisseau le Tourtillou, est situé, en distances orthodromiques, 17 kilomètres au nord-ouest de Fumel et autant au sud-sud-est de Belvès, au croisement des routes départementales 57 et 660 (l'ancienne route nationale 660).

La commune est également desservie vers l'est par la route départementale 59. À moins de trois kilomètres du bourg par la route, la gare de Villefranche-du-Périgord, sur la ligne de chemin de fer de Niversac (Périgueux) à Agen, est située sur la commune voisine de Loubejac.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe du département du Lot.

Communes limitrophes de Villefranche-du-Périgord
Saint-Cernin-de-l'Herm Besse Marminiac
(Lot)
Villefranche-du-Périgord
Loubejac Saint-Caprais
(Lot),
Frayssinet-le-Gélat
(Lot)

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, la commune porte le nom de Vilafranca de Perigòrd[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Villefranche est une bastide française fondée en 1261[2] par Alphonse de Poitiers[3], frère de saint Louis.

En 1463, par ses lettres patentes, le roi Louis XI confirma les anciens privilèges octroyés par ses prédécesseurs, de sorte que soit bien restaurée la ville détruite et affaiblie à cause de la guerre de Cent Ans[4].

En 1893, la commune de Villefranche-de-Belvès prend le nom de Villefranche-du-Périgord.

À partir de l'armistice de juin 1940, le département est divisé en deux et Villefranche-du-Périgord est en zone libre[5]. À la suite du débarquement anglo-américain effectué le en Algérie et au Maroc, les Allemands envahissent la zone libre le 11 novembre, s'installent à Périgueux et Saint-Astier, et de nombreuses troupes traversent Villefranche-du-Périgord pour s'installer à Cahors[5].

En 1960, l'ancienne commune de Saint-Étienne-des-Landes est rattachée à Villefranche-du-Périgord.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune de Villefranche est le chef-lieu du canton de Villefranche qui dépend du district de Belvès jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, le canton dépend de l'arrondissement de Sarlat (devenu l'arrondissement de Sarlat-la-Canéda en 1965)[6].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du 21 février 2014, ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[7]. La commune est alors rattachée au canton de la Vallée Dordogne dont le bureau centralisateur est fixé à Saint-Cyprien.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 1999, Villefranche-du-Périgord intègre la communauté de communes du Pays du Châtaignier dont elle est le siège. Celle-ci est dissoute au 31 décembre 2013 et remplacée au 1er janvier 2014 par la communauté de communes de Domme-Villefranche du Périgord dont le siège est à Saint-Cyprien.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 2001 décembre 2009 Vincent Deltreuil[Note 1] DVD Agent général d'assurances
Conseiller général
décembre 2009 janvier 2010 Claude Brondel   Adjoint faisant fonctions de maire
janvier 2010 (réélu en mars 2014) en cours Claude Brondel    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[8].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1960, la commune de Saint-Étienne-des-Landes fusionne avec Villefranche-du-Périgord.

Démographie de Saint-Étienne-des-Landes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saint-Étienne-des-Landes.

Démographie de Villefranche-du-Périgord[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Villefranche-du-Périgord depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2008, 2013, 2018, etc. pour Villefranche-du-Périgord[9]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales. En 2014, Villefranche-du-Périgord comptait 711 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 302 833 1 312 1 400 1 712 1 808 1 920 1 927 1 938
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 838 1 869 1 815 1 641 1 595 1 520 1 592 1 543 1 507
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 333 1 226 1 160 1 015 945 910 926 937 917
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
912 844 808 799 827 803 766 717 711
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012[12], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 276 personnes, soit 37,8 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (quarante-huit) a augmenté par rapport à 2007 (vingt-sept) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 17,4 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, la commune compte 105 établissements[13], dont soixante-deux au niveau des commerces, transports ou services, quinze relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, dix dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, neuf dans la construction, et neuf dans l'industrie[14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La bastide a conservé de belles constructions d'époque :
    • Maisons des XIIIe et XIVe siècles bâties sur arcades.
    • Demeures des XVe et XVIe siècles.
  • La halle, reconstruite au XIXe siècle, garde ses colonnes toscanes et ses mesures à grain.
  • Église Notre-Dame de l'Assomption construite en 1864 par Paul Abadie, l'architecte du Sacré-Cœur de Montmartre ; elle renferme une Vierge dorée et une croix de procession.
  • Église Saint-Étienne des Landes, XIIe et XVe siècles, avec des peintures murales, inscrite aux monuments historiques depuis 2002[15]
  • Tour des consuls du XVIe siècle.
  • Maison de la Châtaigne : espace muséographique consacré à la forêt de châtaigniers, ses fruits, ses hommes et son exploitation[16].
  • Château des Fournels (château ruiné).
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Patrimoine urbain[modifier | modifier le code]

Dans un premier temps, à l'intérieur de la bastide, la place du marché devient en 1971 un site inscrit sur un demi-hectare[17],[18]. Ensuite, en 1986, c'est l'ensemble de la bastide qui, sur huit hectares et demi, devient inscrite[19],[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Villefranche-du-Périgord

Les armes de Villefranche-du-Périgord se blasonnent ainsi : « De gueules au lion léopardé d'or escaladant un talus de sinople sommé un bosquet du même mouvant du flanc dextre ; au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Françoise Auricoste - La bastide de Villefranche du Périgord, capitale de la Chataigneraie (1261-1800). Tome I : 1261-1500 - Éditions du Roc de Bourzac - 1992 - (ISBN 2-87624-048-3)
  • Françoise Auricoste - La bastide de Villefranche du Périgord, capitale de la Chataigneraie (1261-1800). Tome II : 1500-1800 - Éditions du Roc de Bourzac - 1992 - (ISBN 2-87624-058-0)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Démissionne de la fonction de maire tout en restant conseiller municipal. Source : Journal Sud Ouest édition Périgueux du 17 décembre 2009.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 25 avril 2014.
  2. Pierre Garrigou Grandchamp, L'architecture domestique des bastides périgourdines aux XIIIe et XIVe siècles, p. 47-71, dans Congrès archéologique de France. 156e session. Monuments en Périgord. 1999 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1999
  3. Archives du Périgord : Acte de fondation de la bastide en 1261 et privilèges accordés par Louis XI en 1463
  4. http://books.google.fr/books?id=FZfHoyI8BKwC&pg=PA13 Lettres de Louis XI, Toulouse, juin 1463
  5. a et b Guy Penaud, préface de Roger Ranoux, Les crimes de la Division « Brehmer », éditions la Lauze, mars 2004, (ISBN 2-912032-65-2), p. 19-22.
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 11 juin 2015).
  8. Site des villes et villages fleuris, consulté le 21 décembre 2016.
  9. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 25 avril 2014)
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. Pierre-Manuel Réault, « Châtaignes et cèpes dans la cité », Sud Ouest édition Dordogne, 14 octobre 2016, p. 30.
  12. Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 14 décembre 2015.
  13. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 14 décembre 2015).
  14. Chiffres clés - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 14 décembre 2015.
  15. « Église Saint-Étienne des Landes », notice no PA24000037, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. a et b Maison de la Châtaigne sur le site de l'Office de Tourisme du Pays du Châtaignier
  17. Place du marché de Villefranche-du-Périgord sur le site de la DIREN Aquitaine. Consulté le 18 décembre 2009
  18. Carte du site inscrit 0000468 sur le site de la DIREN Aquitaine. Consulté le 18 décembre 2009
  19. Bastide (Villefranche-du-Périgord) sur le site de la DIREN Aquitaine. Consulté le 18 décembre 2009
  20. Carte du site inscrit 0000421 sur le site de la DIREN Aquitaine. Consulté le 18 décembre 2009