Casseuil

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Casseuil
La mairie (janv. 2010)
La mairie (janv. 2010)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Gironde
Arrondissement de Langon
Canton Le Réolais et Les Bastides
Intercommunalité Communauté de communes du Réolais en Sud Gironde
Maire
Mandat
François Merveilleau
2014-2020
Code postal 33190
Code commune 33102
Démographie
Gentilé Casseuillais
Population
municipale
392 hab. (2013)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 35′ 11″ N 0° 06′ 48″ O / 44.5863888889, -0.11333333333344° 35′ 11″ Nord 0° 06′ 48″ Ouest / 44.5863888889, -0.113333333333
Altitude Min. 8 m – Max. 122 m
Superficie 6,34 km2
Localisation

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Casseuil

Casseuil (Cassulh en gascon) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

Ses habitants sont appelés les Casseuillais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Située sur la Garonne, la commune de Casseuil se trouve à 56 km au sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département, à 12 km à l'est de Langon, chef-lieu d'arrondissement et à 6 km à l'ouest de La Réole, chef-lieu de canton[2].

Les communes limitrophes en sont Morizès au nord, Gironde-sur-Dropt à l'est, Caudrot à l'ouest, et Sainte-Foy-la-Longue au nord-ouest. Sur la rive gauche (sud) de la Garonne, se trouve la commune de Barie.

Communes limitrophes de Casseuil
Sainte-Foy-la-Longue Morizès
Caudrot Casseuil Gironde-sur-Dropt

Rive gauche de la Garonne
Barie

Le sud de la commune est traversé d'est en ouest par la rivière du Dropt qui se jette dans la Garonne sur le territoire de la commune voisine de Caudrot.

La principale voie de communication qui traverse la commune est la route départementale 1113, ancienne route nationale 113 (Bordeaux-Marseille) qui mène à Langon vers l'ouest et à La Réole vers l'est.

L'accès à l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse) le plus proche est celui de sortie 03 Langon se situe à 14 km vers l'ouest-sud-ouest ; celui de sortie 04 La Réole se situe à 15 km vers le sud-est.
L'accès sortie Bazas à l'autoroute A65 (Langon-Pau) se situe à 23 km vers le sud-sud-ouest.

Le territoire communal est traversé par la ligne SNCF Bordeaux-Sète du TER Aquitaine et le village se trouve à égales distances (deux à trois km) des gares des communes voisines, Caudrot et Gironde-sur-Dropt.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Casseuil est issu du gaulois cassanos, signifiant chêne[3].


Histoire[modifier | modifier le code]

A Casseuil, la Seigneurie de Montalban portait en 1712 le nom de Château ou maison noble de Lamothe Montauban. Cette seigneurie avait droit de péage sur la Garonne et droit de sépulture dans l'église de Casseuil.

À l'emplacement de cette Mothe féodale protégeant le gué du Pas Saint Georges se trouvait le Palais de Charlemagne appelé la "Villa Cassinogilum". Ainsi c'est à Montalban que naquit en 778 Louis 1er le Pieux dit le débonnaire ( c'est-à-dire de bonne naissance) et qui fut le premier Roi de France ("empereur d'occident") à être sacré à Reims en 816 par le Pape Étienne IV en souvenir du baptême de Clovis. C'est certainement en souvenir de ce Palais de Charlemagne à Montalban que le hameau jouxtant la demeure s'appelle encore aujourd'hui 'Le Paradis".

La Villa Cassinogilum de Charlemagne était étendue sur tout le village de Casseuil et protégée par le Pas Saint Georges à l'Ouest, le Castéra au Sud Est et à l'Est par ce qui est devenu le château de Pudris.

Des relevés effectués le 8 septembre 2014 permettent d'affirmer qu'un souterrain reliait le Palais de Charlemagne à Montalban jusqu'à l'actuel château de Pudris, ancienne fortification protégeant le Palais de Charlemagne.

Le château de Gironde sur Dropt, rasé lors de la construction du chemin de fer était une fortification avancée du Palais de Charlemagne ainsi que le Château de Castets en Dorthe.

Des relevés effectués le 8 septembre 2014 ont mis en évidence l'existence d'une grande salle de 120 m2 dans l'axe exact du château actuel de Montalban, corroborant les sources documentaires déjà connues sur le palais de Charlemagne.

À la Révolution, la paroisse Saint-Pierre de Casseuil forme la commune de Casseuil[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours François Merveilleau[5] MoDem  
Les données manquantes sont à compléter.

Communauté de communes[modifier | modifier le code]

Le 1er janvier 2014, la communauté de communes du Réolais ayant été supprimée, la commune de Casseuil s'est retrouvée intégrée à la communauté de communes du Réolais en Sud Gironde siégeant à La Réole.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 392 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
644 644 629 609 621 601 629 634 553
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
544 541 537 541 531 468 462 450 452
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
432 445 425 371 376 371 363 323 371
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
356 315 347 361 395 367 357 365 383
2013 - - - - - - - -
392 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg Une maison dite Casteras, située dans le bourg est réputée pour avoir été, en 1578, le lieu d'une rencontre entre Henri de Navarre, futur roi de France et Catherine de Médicis[8]. Cette maison date du XVIe siècle (1550) et est inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis 1990[9].
  • La Maison Noble ou Château de Montalban a été reconstruite au XVIIIe siècle et inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 2010. Le château de Montalban est le lieu de naissance et de baptême de Louis 1er le Pieux, 1er roi sacré à Reims en souvenir du baptême de Clovis et Empereur d'Occident. Il était le fils de Charlemagne, né en 778, tandis que Charlemagne combattit en Espagne avec au retour l'embuscade de Rolland à Roncevaux par les Basques félons convertis à l'Islam.
  • La chapelle Notre Dame du Paradis est située au lieu dit "Le Paradis". Elle a été reconstruite au XVIIIe siècle et décorée par le Marquis de Las Cases sur les dessins de Violet le Duc au XIXe siècle. Elle a été inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 2010. Cette chapelle à la voûte bleu céleste fleurdelysée d'or abrite une vierge couronnée par le Soleil, portée par des anges, la lune sous ses pas et écrasant la tête du serpent.
  • L'église Saint-Pierre abrite une frise en marbre datant de l'antiquité et classée monument historique au titre objet[10].
  • Une tour hertzienne située au point culminant de la commune (122 mètres) mesure 120 mètres de hauteur ; c'est l'un des plus hauts bâtiments d'Aquitaine.

[[File:Notre Dame du Paradis.JPG|thumb|Vierge Miraculeuse]]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 1er août 2011.
  2. Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de 46,4 km pour Bordeaux, 11,6 km pour Langon et 6 km pour La Réole. Données fournies par Lion1906.com, consulté le 31 mai 2011.
  3. Henriette Walter, L'aventure des mots français venus d'ailleurs, Robert Laffont, p. 44
  4. Historique des communes, p. 13, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 30 mars 2013.
  5. Commune de Casseuil sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 1er août 2011.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.
  8. Cet évènement semble avoir eu lieu au cours du séjour qu'elle fit à Nérac (Lot-et-Garonne) dans le but de réconcilier le couple Navarre (Henri de Navarre et Marie de Médicis, sa fille), après de la signature de la paix de Bergerac () et avant l'édit du accordant aux protestants des places de sureté en Guyenne et dans le Languedoc.
  9. « Inscription de la maison Casteras », base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 18 janvier 2010.
  10. « Classement de la frise », base Palissy, ministère français de la Culture, consulté le 18 janvier 2010.