Traité de Paris (1259)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir traité de Paris.
Le roi Louis IX

Le traité de Paris de 1259 (aussi appelé traité d'Abbeville) est un traité intervenu entre la France et l'Angleterre. Il met fin au conflit qui dure depuis plus de cent ans entre les Capétiens et les Plantagenêt.

Historique[modifier | modifier le code]

Le 28 mai 1258[1], le roi d'Angleterre Henri III Plantagenêt signe avec le roi de France Louis IX (Saint Louis) le traité de Paris, qui est ratifié le 4 décembre 1259 avec l'hommage de Henri III à Louis IX.

Louis IX rétrocède à Henri III la suzeraineté sur le Limousin, le Périgord, la Guyenne, le Quercy, l'Agenais et la Saintonge au sud de la Charente. Mais le roi d'Angleterre s'engage, pour ces possessions, à rendre au roi de France l'hommage féodal dû au suzerain.

Le roi de France conserve par ailleurs la Normandie et les pays de Loire (Touraine, Anjou, Poitou et Maine). Ces riches provinces ont été confisquées par son aïeul Philippe Auguste au père de Henri III, le roi Jean sans Terre.

Par ce traité équitable, tissé de concessions réciproques et appuyé par les victoires des armées françaises à Saintes et Taillebourg, le roi de France apparaît comme le monarque le plus puissant d'Occident[2].

Le traité de Paris met fin à ce que certains historiens modernes ont proposé d'appeler « la première guerre de Cent Ans »[3],[4],[5]. Ce conflit entre la France et l'Angleterre avait débuté au siècle précédent avec le mariage d'Aliénor d'Aquitaine et du futur roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Charles Petit-Dutaillis, L'essor des états d'Occident (France, Angleterre, Péninsule ibérique), 1937, p. 162
  2. Jérôme Baschet, La civilisation féodale, 2004, p. 143
  3. Édouard Perroy, La Guerre de Cent ans, Gallimard, 1945, p. 41
  4. Hubert Landais, Histoire de Saumur, 1997, p. 78
  5. Fernand Braudel, L'identité de la France, 1990, p. 132

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]