Famille de Gontaut

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Famille de Gontaut
Image illustrative de l’article Famille de Gontaut
Armes

Blasonnement Écartelé d'or et de gueules, l'écu en bannière.[1],[2]
Devise Perit sed in armis (Mourir mais avec les armes)
Branches des barons de Cabrères et de Gramat (étainte),
des marquis de Hautefort (étainte),
de Saint-Genièz (étainte),
des marquis d'Amos, barons de Salignac (étainte),
des ducs de Biron (étainte), des marquis de Saint-Blancard et de Biron (subsistante)
Période Xe siècle à aujourd'hui
Pays ou province d’origine Périgord
Charges 6 pairs de France,
conseiller d'Etat,
député aux Etats Généraux,
sénateur,
député,
ambassadeur,
gouvernante des Enfants de France (1826),
gouverneur,
chambellan de Napoléon Ier
Fonctions militaires 4 maréchaux de France,
amiral de France,
11 lieutenants généraux,
lieutenant général des armées navales,
Grand Maître de l'Artillerie de France,
Premier baron du Périgord,
Fonctions ecclésiastiques archevêque, évêque
Récompenses civiles 6 chevaliers de l'Ordre du Saint-Esprit,
Récompenses militaires Grand-croix de la Légion d'honneur,
Commandeur de l'ordre de Saint-Louis,
Preuves de noblesse
Admis aux honneurs de la Cour 1779

La famille de Gontaut est une famille noble d'extraction chevaleresque, originaire de la province de Périgord. Citée dès l'an 926[3], elle donna quatre maréchaux de France, un amiral de France, onze lieutenants généraux, un lieutenant général des armées navales, des archevêques et évêques, des conseillers d'État, des ambassadeurs et six pairs de France.

Historique[modifier | modifier le code]

La maison de Gontaut parait avoir tiré son nom de la ville et baronnie de Gontaut ou Gontaud dans l'ancienne sénéchaussée d'Agen[4].

Elle est citée pour la première fois en 926[5]prouve sa filiation à partir de 1147, époque du mariage de Gaston de Gontaut, fils de Vital, seigneur de Badefol, avec la fille de Guillaume, seigneur de Biron, situé actuellement dans le département de la Dordogne.

La châtellenie de Biron était l'une des quatre baronnies du Périgord, érigée deux fois en duché : de 1598 à 1602 et de 1723 à 1798.

Branches[modifier | modifier le code]

Souche commune[modifier | modifier le code]

  • Gontaldus de Gontaut, cité en 926[6]
  • Vital de Gontaut, son fils, mentionné dans un titre de l'abbaye de Cadouin en 1124
  • jusqu'en 1154 Gaston Ier de Gontaut (+1154), seigneur de Biron et de Badefol (on prononce Badefou[6]), son fils
  • 1154 à 1236 Henri Ier de Gontaut, son fils
  • 1236 à 1251 Gaston II de Gontaut (+1251), son fils
  • 1251 à 1297 Gaston III de Gontaut (+1297), son fils
  • 1297 à 1344 Pierre Ier de Gontaut (+1344), son fils
  • 1344 à 1350 Pierre II de Gontaut (+1350), son fils
  • 1350 à 1369 Pierre III de Gontaut, son fils
  • 1369 à 1394 Gaston IV de Gontaut (+1394), son frère
  • 1394 à 1399 Amalric de Gontaut (+1399), son fils
  • 1399 à 1460 Gaston V de Gontaut, son frère
  • 1460 à 1481 Gaston VI de Gontaut (1414-1481), son fils
  • 1481 à 1524 Pons de Gontaut (+1524), son fils
  • 1524 à 1557 Jean Ier de Gontaut (1502-1557), son fils

Branche de Gontaut-Saint-Genièz (éteinte)[modifier | modifier le code]

Blason de la branche de Saint-Geniès)

La branche de Gontaut-Saint-Geniez dont la filiation prouvée commence en 1423, date du testament de Pierre de Gontaut, seigneur de Badefol et de Saint-Geniez (ou Saint-Geniès), marié avec Jeanne de Bourdeilles. Elle est alliée à la famille de Touchebœuf et à la famille de Belzunce. Elle prit le titre de comte de Gontaut Saint-Genièz.

Cette branche s'est éteinte au XIXe siècle.

Branche de Gontaut-Hautefort (éteinte)[modifier | modifier le code]

La branche de Gontaut-Hautefort commence avec le mariage en 1388 d'Hélie de Gontaut, fils de Séguin Gontaut, seigneur de Badefol et de Marguerite de Bérail, avec Mathe de Born, fille de Bertrand et d'Alix de Calvignac, qui lui apporte la châtellenie de Hautefort dont cette branche prend le nom. Leurs enfants écartèleront les armes des Gontaut avec celles des Hautefort[7].

En 1890 Gabrielle de Hautefort, dernière de cette branche, épouse Fernand Stoffels, qui est autorisé en 1892 par décret présidentiel à prendre le nom "Stoffels d'Hautefort"[8].

De la branche des Guillaumes sont aussi issus la branches de Biron de Lieutadès que l'on retrouve dans le Cantal, par le chevalier Jean de Biron et son fils Guillaume en 1326(Actes royaux du Poitou CXXI CXXII, fol. 255, t.1 (1302-1333)

Branches de Gontaut-Biron[modifier | modifier le code]

Branche ainée éteinte[modifier | modifier le code]

  • Jean Ier de Gontaut (1502-1557), fils de Pons de Gontaut (+1524),
  • 1557 à 1592 Armand Ier de Gontaut (1524-1592), maréchal de France, Grand Maître de l'Artillerie de France, son fils
  • 1592 à 1602 Charles de Gontaut (1562-1602), son fils, 1er duc de Biron, maréchal de France, célèbre par l'amitié que lui portait Henri IV et par sa trahison
  • 1602 à 1636 Jean II de Gontaut (+1636), marquis de Biron, son frère
  • en 1636 Henri-Charles de Gontaut (1620-1636), marquis de Biron, son fils
  • 1636 à 1700 François Ier de Gontaut (1629-1700), marquis de Biron, son frère
  • 1700 à 1733 Charles-Armand de Gontaut (1663-1756), 2e duc de Biron, maréchal de France, son fils
  • 1733 à 1736 François-Armand de Gontaut (1689-1736), 3e duc de Biron et 1er duc de Gontaut, son fils
  • 1736 à 1739 Antoine-Charles de Gontaut (1717-1739), 4e duc de Biron, son fils
  • en 1739 Jean-Louis de Gontaut (1692-1772), 5e duc de Biron, abbé de Moissac, son oncle
  • 1739 à 1788 Louis-Antoine de Gontaut (1701-1788), 6e duc de Biron, maréchal de France et colonel du régiment des Gardes-Françaises, son frère
  • en 1788 Charles-Antoine de Gontaut (1708-1798), 7e duc de Biron, 1re duc de Gontaut en 1758, son frère
  • 1788 à 1793 Armand-Louis de Gontaut (1747-1793), 8e duc de Biron, duc de Lauzun, général, son fils
  • 1793 à 1798 Charles-Antoine, duc de Gontaut, redevient héritier du titre à la mort de son fils.
  • Joséphine de Montaut, gouvernante des Enfants de France, créée duchesse de Gontaut en 1827.

Branche cadette subsistante (de Saint-Blancard)[modifier | modifier le code]

  • 1798 à 1817 Jean Armand-Louis-Alexandre de Gontaut (1746-1826), marquis de Saint-Blancard, puis de Biron, son cousin descendant d'Armand Ier de Gontaut-Biron (1524-1592)
  • 1817 à 1851 Armand II de Gontaut (1771-1851), marquis de Saint-Blancard et de Biron dit marquis de Biron, son fils
  • 1851 à 1883 Henri II de Gontaut (1802-1883), marquis de Saint-Blancard et de Biron dit marquis de Biron, son fils
  • 1883 à 1939 Guillaume de Gontaut (1859-1939), marquis de Saint-Blancard et de Biron dit marquis de Biron, son neveu (dernier possesseur du château de Biron qu'il donne au département de la Dordogne)
  • 1939 à 1970 Armand III de Gontaut (1893-1970), marquis de Saint-Blancard et de Biron, son cousin
  • 1970 à 1985 Arnaud de Gontaut (1897-1985), marquis de Saint-Blancard et de Biron dit marquis de Gontaut-Biron, son frère
  • depuis 1985 François II de Gontaut, né en 1927, marquis de Saint-Blancard et de Biron dit marquis de Gontaut-Biron, son fils

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Articles détaillés : Château de Biron et Château de Saint-Blancard.

Principales personnalités[modifier | modifier le code]

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Principaux titres[modifier | modifier le code]

Branche ainée (éteinte)[modifier | modifier le code]

  • ducs de Biron
  • ducs de Gontaut
  • ducs de Lauzun
  • duchesse de Gontaut-Biron
  • marquis de Brizembourg
  • marquis de Moy
  • marquis de Lanzac
  • marquis de Chateauneuf ; etc.

Branche cadette (subsistante)[modifier | modifier le code]

  • marquis de Saint-Blancard
  • marquis de Biron
  • comtes de l'Empire (1810 et 1811)
  • barons de Biron
  • barons de Chefboutonne, de La Chapelle, de Lauzières et d'Auriébat, de Montaut, de Saint Blancard, de Brizembourg et de Chefboutonne ; etc.

Principales alliances[modifier | modifier le code]

  • de Talleyrand-Périgord
  • de Rochechouart de Mortemart
  • de La Rochefoucauld
  • de Gramont
  • de Noailles
  • de Beauvau-Craon
  • de Ligne
  • de Rohan-Chabot
  • de Cossé-Brissac
  • de Polignac
  • de Bauffremont-Courtenay
  • de Durfort
  • Nompar de Caumont
  • de Fitz-James
  • d'Harcourt
  • de Maillé de La Tour-Landry
  • de Montesquiou
  • de Crillon
  • d'Albret
  • d'Aubusson
  • de Bourbon Busset
  • de Bourbon Lignières
  • de Toulouse-Lautrec
  • de Virieu
  • Colbert
  • de La Forest Divonne
  • de Chavagnac
  • de Montaut
  • de Lesparre
  • de Tournemire (1495)
  • de Touchebœuf[9]
  • de Belzunce
  • Cousino

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Popoff et préface d'Hervé Pinoteau, Armorial de l'Ordre du Saint-Esprit : d'après l'œuvre du père Anselme et ses continuateurs, Paris, Le Léopard d'or, , 204 p. (ISBN 2-86377-140-X)
  2. Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor, , 1171 p. (lire en ligne), et ses Compléments sur www.euraldic.com
  3. Henri Jougla de Morenas, Grand armorial de France, volume 4, page 178
  4. Louis de La Roque, Bulletin de la société héraldique et généalogique de France, 1878, page 659.
  5. sur un acte de donation à l’évêque de Carcassonne, et dans les chartes (voir : Henri Jougla de Morenas, Grand armorial de France, volume 4, page 178
  6. a et b J.-B. de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France, des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume, et des Maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la Maison de France, 1822, volume 2
  7. Simon Arbello, Hautefort: notice historique et descriptive, Monographies des châteaux de France, A. Barry, 1962, page 6
  8. Nicolas-Philippe Piot, "Noms-dits..." (Philippe du Puy éditeur, Paris, 2009)
  9. Nobiliaire universel de France ou recueil général des généalogies ... Par Nicolas Viton de Saint-Allais - volume 14 page 184

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]