Lavaur (Dordogne)

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Lavaur
La mairie de Lavaur.
La mairie de Lavaur.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Dordogne
Arrondissement Sarlat-la-Canéda
Canton Vallée Dordogne
Intercommunalité Communauté de communes de Domme-Villefranche du Périgord
Maire
Mandat
Michel Lapouge
2014-2020
Code postal 24550
Code commune 24232
Démographie
Population
municipale
64 hab. (2013)
Densité 7,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 36′ 51″ N 1° 01′ 27″ E / 44.6141666667, 1.0241666666744° 36′ 51″ Nord 1° 01′ 27″ Est / 44.6141666667, 1.02416666667
Altitude Min. 135 m – Max. 282 m
Superficie 9,00 km2
Localisation

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Lavaur

Lavaur est une commune française rurale située dans le département de la Dordogne, en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'altitude moyenne de la commune est de 240 mètres.

Lavaur est située dans le sud-est du département de la Dordogne, en limite du département de Lot-et-Garonne. Les villes les plus proches de la commune sont Villeneuve-sur-Lot à 34km, Sarlat-la-Canéda et Cahors éloignées d'environ 45km. Toulouse est à 117km.

La commune est également à proximité du parc naturel régional des Causses du Quercy.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les principaux cours d'eau qui arrosent le territoire communal sont la rivière la Lémance ainsi que le ruisseau des Griffouillères.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe du département de Lot-et-Garonne.

Communes limitrophes de Lavaur
Mazeyrolles Saint-Cernin-de-l'Herm
Blanquefort-sur-Briolance
(Lot-et-Garonne)
Lavaur Loubejac
Sauveterre-la-Lémance
(Lot-et-Garonne)

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

La sismicité de Lavaur est très faible.

Le village a subi une tempête en novembre 1982 et des inondations, coulées de boue et mouvements de terrain fin décembre 1999[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Lavaur désigne une vallée profonde creusée par une ravine[2].

Du gaulois vobero (« ravin, lit de torrent ») avec agglutination de l'article la.

Histoire[modifier | modifier le code]

Lavaur était un ancien repaire noble ayant haute justice sur Lavaur et Fontenilles. Le fief se trouvait alors sur un chemin qui reliait le Périgord à l'Agenais.

Le fief appartenait à la famille de Gironde qui aura plusieurs branches qui se sont fixées en Auvergne, en Quercy, dans le Périgord, en Languedoc et en Italie.

Brandelis de Gironde se maria avec Louise de Gontaud-Biron le 26 septembre 1605[3]. Il racheta les parts des Gontaud-Biron et devint le principal seigneur de Lavaur. En 1616, il acheta la seigneurie de Montcléra qui, unie à celle de Lavaur, devint un marquisat en 1615. Brandelis de Gironde est aussi baron de Loupiac, seigneur de Cazals, Marminiac et Floyras. Il va s'ensuivre deux siècles de conflits entre la famille de Gironde et les tenanciers. Brandelis de Gironde avait signé une transaction avec les tenanciers en 1609 fixant les rentes à payer. Mais ceux-ci estiment qu'elles sont abusives. Cette opposition sur le plan juridique vient de la composition des tenanciers qui comprennent aussi des familles notariales. Brandelis est mort au siège de Montauban en 1621. Les biens de la famille ont été saisis à la Révolution comme biens d'émigrés[4].

Les Gironde, barons de Lavaur, ne possèdent qu'un quart de la seigneurie et semblent avoir des relations moins conflictuelles. Louis-Armand de Lavaur (1659-1764) est le fils de Pons de Gironde et le neveu de François de Gironde, fils de Brindelis de Gironde, marquis de Montcléra. Armand de Lavaur est coseigneur minoritaire en 1717. Il est page de la grande écurie du roi. Il épouse Marie de Fargues, nièce de Bertrand de Fargues marié à Honorée de Cosnac, sœur de l'archevêque d'Aix, Daniel de Cosnac. Le couple occupe le château qui avait été construit au XIVe siècle. Il avait été utilisé à partir de 1560 comme lieu de prêche protestant. C'était un bâtiment d'un seul étage flanqué de deux tours sans créneaux. Cette maison noble avait peut-être été restaurée par les Biron après les guerres de religion. Il a été détruit pendant la Révolution. Le couple n'ayant pas eu d'enfant, c'est la branche aînée qui hérita de ses biens.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1977 mars 2008 Marguerite Puech    
mars 2008 (réélu en mars 2014) en cours Michel Lapouge SE Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Lavaur s'appellent les Vauréens.

En 2013, Lavaur comptait 64 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2007, 2012, 2017, etc. pour Lavaur[5]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
380 378 392 422 413 385 425 473 413
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
399 397 348 370 360 319 311 297 297
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
281 255 237 202 190 186 167 174 174
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012
151 153 113 107 102 88 81 84 65
2013 - - - - - - - -
64 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012[8], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent vingt-six personnes, soit 40,0 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (cinq) a augmenté par rapport à 2007 (deux) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 19,2 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, la commune compte neuf établissements[9], dont quatre dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, deux dans la construction, un au niveau des commerces, transports ou services, un dans l'industrie, et un relatif au secteur administratif[10].

Appellation d'origine contrôlée (AOC) et indications géographiques protégées (IGP)[modifier | modifier le code]

Lavaur se trouve dans la zone d'appellation d'origine contrôlée (AOC) pour les noix du Périgord[11].

La commune est aussi située dans le périmètre des indications géographiques protégées (IGP) pour le veau du Limousin, l'agneau du Périgord, l'agneau du Quercy, le porc du Limousin, le canard à foie gras du Sud-Ouest, les volailles de Gascogne, le jambon de Bayonne, la fraise du Périgord, le pruneau d'Agen ainsi que les vins du Périgord, blanc, rosé et rouge[11].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Avit.
  • Église Saint-Avit. Elle est citée dans un acte de 1310. Elle est restaurée en 1766 pour 672 livres. Ancienne chapelle seigneuriale, elle se trouvait entourée à cette époque par le château de Lavaur qui a été détruit à la Révolution. Elle possède une cuve baptismale du XIIe siècle sur laquelle on peut voir l'insigne des Templiers. À l'intérieur se trouvent aussi deux anges en bois peint classés (XIIIe siècle), un bénitier du XVe siècle sculpté d'une fleur de lys.
  • Le moulin.
  • La scierie.

À l'extérieur de Lavaur :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-lavaur-24.html
  2. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy,‎ , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 69.
  3. Google Livres : Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France, des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles. Volume 10, Paris, 1829
  4. Françoise Auricoste, La bastide de Villefranche-du-Périgord, capitale de la chataigneraie (1261-1800) Tome II (1500-1800), pp. 99-104, Éditions du Roc de Bourzac, Bayac, 1994, (ISBN 2-87624-058-0)
  5. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 6 mars 2014)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  8. Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 4 novembre 2015.
  9. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 3 novembre 2015).
  10. Chiffres clés - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 4 novembre 2015.
  11. a et b AOC et IGP sur le territoire de Lavaur sur le site de l'INAO, consulté le 12 septembre 2013.