Biron (Dordogne)

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Biron
Le bourg de Biron dominé par le château.
Le bourg de Biron dominé par le château.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Bergerac
Canton Lalinde
Intercommunalité Communauté de communes des Bastides Dordogne-Périgord
Maire
Mandat
Bruno Desmaison
2014-2020
Code postal 24540
Code commune 24043
Démographie
Gentilé Bironnais
Population
municipale
191 hab. (2015 en augmentation de 3,24 % par rapport à 2010)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 37′ 54″ nord, 0° 52′ 23″ est
Altitude Min. 128 m
Max. 240 m
Superficie 12,98 km2
Localisation

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Liens
Site web www.biron24.fr

Biron est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine, entre le Périgord et l'Agenais.

C'est le siège de l'une des quatre anciennes baronnies du Périgord.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé dans la vallée de la Lède entre la vallée du Lot et la vallée de la Dordogne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe du département de Lot-et-Garonne.

Communes limitrophes de Biron
Gaugeac Soulaures
Vergt-de-Biron Biron
Paulhiac
(Lot-et-Garonne)
Gavaudun
(Lot-et-Garonne)
Lacapelle-Biron
(Lot-et-Garonne)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Birontium en 1115 dans le cartulaire de l'abbaye de Cadouin, « Biron » dès 1281, Sanctus-Michael de Bironnio en 1365, Bironium en 1432, « Byron » au XVIe siècle et Biroun au siècle suivant[1].

Le sens du toponyme est incertain. Il peut dériver d'un nom de personnage gaulois Birus suivi du suffixe -onem[2],[3]. Il peut également être issu d'une racine pré-indo-européenne (vir-) évoquant un cours d'eau ou peut représenter un dérivé de birerloucher, surnom d'un homme qui louche[4].

En occitan, la commune porte le nom de Biront[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune est connue par son château des XIIe et XVIIIe siècles, classé monument historique.

Siège de l'une des quatre baronnies du Périgord, le château occupe une position stratégique à la lisière du Périgord et de l'Agenais.

Son histoire est liée à la grandeur d'une famille, les Gontaut-Biron, qui tint le fief durant huit cents ans.

À sa création en 1790, la commune porte d'abord le nom de Notre-Dame-de-Biron puis au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), celui de Mont-Rouge, avant de s'appeler Biron[6].

En 1827, le territoire de la commune de Biron s'agrandit par le rattachement des anciennes communes de Saint-Michel-de-Biron, Bertis-de-Biron, Saint-Cernin-de-Biron et Vergt-de-Biron, ces trois dernières formant en 1840 une nouvelle commune indépendante appelée Vergt-de-Biron[6].

En 1943-1944, un détachement des Chantiers de la jeunesse, qui fournit de la main-d'œuvre à la Société Guyenne-Pétrole, exploite sur la commune un chantier de carbonisation[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1972 Laval    
1972 1985 Jean Poussou PS Transporteur laitier
1985 2004 Marc Mattera UDF  
2004 (réélu en mars 2014) en cours Bruno Desmaison SE Artisan

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Biron se nomment les Bironnais[8].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10].

En 2015, la commune comptait 191 habitants[Note 1], en augmentation de 3,24 % par rapport à 2010 (Dordogne : +0,31 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
393 298 314 400 1 124 1 175 553 572 568
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
534 555 501 507 504 470 402 377 338
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
312 278 257 200 189 187 167 134 129
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
122 123 121 120 132 140 173 178 183
2013 2015 - - - - - - -
188 191 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Remarque[modifier | modifier le code]

La brusque et provisoire augmentation de la population aux recensements de 1831 et 1836 s'explique par la fusion avec Biron en 1827 de quatre communes : Bertis-de-Biron, Saint-Cernin-de-Biron, Saint-Michel-de-Biron et Vergt-de-Biron, et de la création en 1840 de la commune indépendante de Vergt-de-Biron dont le territoire englobe également les anciennes communes de Bertis-de-Biron et Saint-Cernin-de-Biron[6].

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012[12], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 69 personnes, soit 36,9 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (quinze) a augmenté par rapport à 2007 (dix) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 21,7 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, la commune compte vingt établissements[13], dont onze au niveau des commerces, transports ou services, trois dans la construction, trois relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, deux dans l'industrie, et un dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche[14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

En 1991, en même temps que les communes voisines de Monpazier et Capdrot, la commune de Biron a été inscrite, à l'initiative du ministère de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement, dans une opération « Grand site national[Note 2] », dans le cadre d'une politique de gestion durable du patrimoine liée au développement local, afin de préserver et de mettre en valeur son patrimoine architectural et urbain unique. En 2010, Biron ne figure plus parmi les 34 Grands sites du territoire français[15].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisée Cérou et Bernard Carpentier, Biron, dans Les Cahiers du Groupe archéologique de Monpazier, no 14, 2005, p. 1-55 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  2. En 2010, il y a 34 Grands sites sur le territoire français, parmi lesquels la Pointe du Raz, la dune du Pyla ou le Pont du Gard

Références[modifier | modifier le code]

  1. Vicomte Alexis de Gourgues, Dictionnaire topographique du département de la Dordogne comprenant les noms de lieu anciens et modernes (A-K), article « BIRON », 1873, sur guyenne.fr, consulté le 27 juillet 2016.
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6)..
  3. Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, Éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 59-60
  4. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 3, p. 1453, (ISBN 2600028846).
  5. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 11 février 2014.
  6. a, b, c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Francis A. Boddart, Les chantiers de la jeunesse et la Dordogne, 1940-1944 : de la révolution nationale à la production industrielle, Périgueux, IFIE Éditions Périgord, , 342 p. (ISBN 978-2-916265-18-6), p. 252-268.
  8. Fiche commune Biron, Union des maires de la Dordogne, consultée le 17 novembre 2016.
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 16 octobre 2015.
  13. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 16 octobre 2015).
  14. Chiffres clés - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 16 octobre 2015.
  15. Réseau des Grands Sites de France
  16. Jean-Pierre Verdon - Les églises romanes du Monpaziérois - p. 6-10 - Groupe archéologique de Monpazier - (ISSN 0767-9475)
  17. Jochen Gerz: Le Monument Vivant de Biron