Lalinde

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Lalinde
Lalinde
Vue générale de Lalinde.
Blason de Lalinde
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Bergerac
Intercommunalité Communauté de communes des Bastides Dordogne-Périgord
(siège)
Maire
Mandat
Esther Fargues
2021-2026
Code postal 24150
Code commune 24223
Démographie
Gentilé Lindois
Population
municipale
2 781 hab. (2018 en diminution de 5,76 % par rapport à 2013)
Densité 100 hab./km2
Population
agglomération
4 824 hab. (2017)
Géographie
Coordonnées 44° 50′ 13″ nord, 0° 44′ 17″ est
Altitude Min. 25 m
Max. 194 m
Superficie 27,70 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Lalinde (ville-centre)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Lalinde
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web site officiel de la mairie

Lalinde est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine. De 1790 à 2015, la commune a été le chef-lieu du canton de Lalinde, puis depuis 2015, son bureau centralisateur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue vers l'amont depuis le pont de Lalinde : la Dordogne avec Lalinde à gauche et Couze-et-Saint-Front à droite.

Au sud du département de la Dordogne, en Périgord pourpre, la commune de Lalinde est entièrement située en rive droite de la Dordogne qui limite la commune au sud. À une distance maximale de 300 mètres, le canal de Lalinde longe la Dordogne d'est en ouest[1].

L'altitude minimale se trouve au sud-ouest, là où la Dordogne quitte la commune pour servir de limite entre celles de Saint-Capraise-de-Lalinde et Couze-et-Saint-Front. L'altitude maximale avec 194 mètres est à l'extrême nord, sur la route départementale 8, en limite de la commune de Pressignac-Vicq[1].

La ville, ancienne bastide, se situe à treize kilomètres à l'ouest du Buisson-de-Cadouin et vingt kilomètres à l'est de Bergerac (distances orthodromiques). Enserrée entre la Dordogne et le canal de Lalinde, elle est traversée par la route départementale D703[2].

La commune est également desservie par les routes départementales D8, D8E1, D8E2 et D31[1], ainsi que par la ligne SNCF Libourne-Cazoulès par autorail Espérance en gare de Lalinde.

Le chemin de grande randonnée GR 6 longe le canal de Lalinde depuis le barrage de Mauzac jusqu'au bassin de chargement du canal et traverse la bastide pour emprunter le pont de Lalinde[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de Lalinde et des communes avoisinantes.

Lalinde est limitrophe de six autres communes. Son territoire est éloigné d'environ 300 mètres de celui de Varennes au sud-ouest et d'environ 550 mètres de celui de Cause-de-Clérans au nord-ouest.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[5]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 12,8 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,7 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 9,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,3 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 844 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,9 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Bergerac », sur la commune de Bergerac, mise en service en 1988[9] et qui se trouve à 20 km à vol d'oiseau[10],[Note 3], où la température moyenne annuelle évolue de 13,2 °C pour la période 1971-2000[11], à 13,1 °C pour 1981-2010[12], puis à 13,3 °C pour 1991-2020[13].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Notamment liées à la présence de la Dordogne, plusieurs zones naturelles du territoire communal sont protégées.

Natura 2000[modifier | modifier le code]

Deux zones Natura 2000 sont délimitées sur le territoire de Lalinde :

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

Les îlots en amont de Lalinde.

La commune présente trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type I :

Protection du biotope[modifier | modifier le code]

Comme l'ensemble des communes du département de la Dordogne baignées par la Dordogne, Lalinde est soumis à un arrêté préfectoral de protection de biotope de 1991 destiné à favoriser la migration et le frai de plusieurs espèces de poissons[23].

Site remarquable[modifier | modifier le code]

Au sud-est de Sainte-Colombe, le domaine autour du château des Landes, avec ses noyeraies, représente sur 38 hectares un site inscrit depuis 1974[24],[25].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Lalinde est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[26],[27],[28]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lalinde, une agglomération intra-départementale regroupant 5 communes[29] et 4 824 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[30],[31]. La commune est en outre hors attraction des villes[32],[33].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (47,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (49,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (41,1 %), zones agricoles hétérogènes (27,5 %), prairies (10,4 %), terres arables (9,4 %), zones urbanisées (8,8 %), eaux continentales[Note 5] (2,9 %)[34].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Prévention des risques[modifier | modifier le code]

À l'intérieur du département de la Dordogne, un plan de prévention du risque inondation (PPRI) a été approuvé en 2008 pour la Dordogne centre concernant donc la zone basse du territoire de Lalinde[35],[36]. Ce plan concerne également le risque de mouvements de terrain aux abords du canal de Lalinde[36].

Un plan de prévention des risques (PPR) industriels a été approuvé en 2009 pour des effets thermique, toxique et de surpression concernant l'usine Polyrey implantée à Baneuil, en limite ouest de Lalinde, impliquant une partie du territoire communal, à Port-de-Couze[37],[38].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, la commune porte le nom de La Linda. Le toponyme vient probablement du latin limitem (limite, frontière), puis attraction de l’occitan linda (limpide[39] ou jolie[40]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le Paléolithique supérieur est représenté dans la commune par trois sites habités au Magdalénien, en rive droite (côté nord) de la vallée de la Dordogne, en aval de Lalinde : l'abri du Soucy (1,5 km du bourg), la grotte de la Roche (parfois appelée « grotte de la Roche de Birol » (2 km du bourg), et le gisement de plein air de la Gare de Couze[n 1] (2,5 km du bourg)[1].

Mobilier

Par son art mobilier et son industrie, le gisement de plein air de la Gare de Couze présente de fortes ressemblances avec la grotte de la Roche tandis que l'abri du Soucy aurait plus d'affinités avec des sites tels que le gisement de Limeuil (Dordogne), voire avec la grotte de la Mairie à Teyjat (Dordogne)[42].

Plaquettes / dalles gravées de silhouettes féminines

En 1972, trois plaquettes (ou dalles)[n 2] gravées représentant des silhouettes féminines sont connues en Dordogne, toutes trois de Lalinde : deux dalles de la grotte de la Roche, décrites par D. Peyrony (1930[44]) ; et une de la Gare de Couze. Les autres plaques gravées similaires connues à la même date viennent de l'abri de Fontalès (Saint-Antonin-Noble-Val, Tarn-et-Garonne), de la grotte du Courbet (Penne, Tarn), de la station de Hohlestein (Bavière)[41], de Gönnersdorf (en)

Toutes ces représentations schématiques présentent des caractères constants :

  • elles sont représentées de profil ;
  • elles sont toutes sont acéphales ;
  • le buste est droit ou légèrement incliné vers l'avant ;
  • le sein n'est représenté d'une façon certaine que sur une (Couze) ou peut-être deux gravures (Roche de Birol) ;
  • la fesse est généralement arrondie et assez volumineuse ;
  • la jambe se termine souvent en pointe, sauf pour deux gravures (Couze et Fontalès) sur lesquelles le mollet semble représenté ;
  • et elles appartiennent toutes à des niveaux datés du Magdalénien final, et notamment du Magdalénien VI[41].

La plus belle provient du gisement de la Gare de Couze. Découverte en 1962 par François Bordes (qui la publie en 1963[45]), elle inclut plusieurs détails : sein, bras, pli de l'aine[41],[46].

Quant aux deux plaques de la grotte de la Roche, l'une d'elles[47] possède 5 représentations dont une paraît être dotée d'un sein ; elle est au musée Field d'histoire naturelle de Chicago. L'autre plaque[48] porte une dizaine de gravures (fig. 1, F) ; elle se trouve au musée de préhistoire des Eyzies[41].

Faune

Les vestiges de cerfs de la Gare de Couze (Magdalénien VI) proviennent d'animaux plus grands que les cerfs actuels mais plus petits que ceux de l'abri Morin (Pessac-sur-Dordogne, Gironde)[49],[50].

Antiquité[modifier | modifier le code]

La ville de Lalinde a été identifiée comme étant l'antique station Diolindum de la table de Peutinger[51]. Des études récentes ont encore fortifié la thèse des historiens de la Gaule qui ont placé cette mansio à Lalinde.

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle, une paroisse sera créée en bordure de la rivière Dordogne, qui portera le nom de Linda. En 1242, apparaît pour la première fois dans les textes un seigneur du lieu, Geoffroy de La Lynde. Quelques années plus tard, en 1267, une bastide sera construite par le roi d'Angleterre[52]. C'est un chevalier anglais dont les ancêtres avaient émigré en Angleterre à l'époque de Guillaume le Conquérant, qui aura la charge de la construction de cette ville. Il portait le nom de Jean de La Lynde[n 3]. Cette homonymie a fait croire pendant longtemps que ce personnage avait laissé son nom à la ville[53].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Vers 1596, le roi Henri IV nomme Arnaud de Baudet, fils de Guy de Baudet et époux de Judith de Larmandie, gouverneur de la ville royale de Lalinde et vend son droit de justice et domaine de la ville à Jacques Nompar de Caumont[54].

Depuis des recherches effectuées aux archives anglaises en 1990 par un auteur local, nous savons que la famille de La Lynde n'a jamais vécu sur le sol périgourdin. Cette famille apparaît dans le comté de Dorset depuis le XIe siècle, où elle possédait d'énormes domaines.

En 1794, les communes de Drayaux et Sainte-Colombe fusionnent avec Lalinde.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La commune a été décorée de la croix de guerre 1939-1945 le , distinction également attribuée à dix-huit autres communes de la Dordogne[55].

Le , lors de la 19e étape qui relie Bordeaux à Brive-la-Gaillarde, les nombreux spectateurs qui attendent le passage du Tour de France à Port-de-Couze sont percutés par un camion-citerne sur le pont qui enjambe le canal de Lalinde. Emportés par le véhicule, ils tombent dans le canal. L'accident fait neuf morts, parmi lesquels trois enfants, et treize blessés[56].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune de Lalinde (appelée la Linde à l'époque) est le chef-lieu du canton de Lalinde qui dépend du district de Bergerac jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, le canton est rattaché à l'arrondissement de Bergerac[57].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du , et supprimant la moitié des cantons du département, la commune reste attachée au même canton qui devient plus étendu lors des élections départementales de mars 2015[58]. La commune en est le bureau centralisateur.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2002, Lalinde intègre dès sa création la communauté de communes du Bassin Lindois dont elle est le siège. Celle-ci est dissoute au et remplacée au par la communauté de communes des Bastides Dordogne-Périgord dont elle est également le siège.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 2 500 et 3 499 habitants au recensement de 2017, vingt-trois conseillers municipaux ont été élus en 2020[59],[60].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1947 1953 André Heynard PCF Conseiller général du canton de Lalinde (1945-1949)
1953 1976 Marcel Ventenat RGR Conseiller général du canton de Lalinde (1949-1976)
1976 1977 Albert Laparre SE Premier adjoint du maire décédé
1977 mars 2001 Bernard Gouzot PS Médecin généraliste
mars 2001 mars 2014 Pierre-Alain Péris SE puis PS[61] Greffier-comptable de la fonction publique d'État
Président de la CC des Bastides Dordogne-Périgord (2013-2014)
mars 2014 mai 2020 Christian Bourrier DVG[62]  
mai 2020[63] juin 2021 Jérôme Boullet[Note 6]    
juin 2021 En cours Esther Fargues[64]    

Juridictions[modifier | modifier le code]

Dans le domaine judiciaire, Lalinde relève[65] :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Panneau des jumelages.

Démographie[modifier | modifier le code]

La commune de Lalinde[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[66]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[67].

En 2018, la commune comptait 2 781 habitants[Note 7], en diminution de 5,76 % par rapport à 2013 (Dordogne : −0,84 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5931 6061 8051 8181 8821 9231 9412 1042 056
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 1382 2912 0672 0662 2032 2112 2552 2072 151
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 0962 1342 1452 0652 0082 0052 1733 0162 618
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
3 1503 2913 0702 9493 0292 9662 9382 9532 799
2018 - - - - - - - -
2 781--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[57] puis Insee à partir de 2006[68].)
Histogramme de l'évolution démographique

L'agglomération et l'aire urbaine[modifier | modifier le code]

L'unité urbaine de Lalinde de Lalinde (l'agglomération) regroupe cinq communes : Bayac, Couze-et-Saint-Front, Lalinde, Lanquais, Varennes[69], soit 4 824 habitants en 2017[70].

L'aire urbaine s'étend sur les mêmes communes[71].

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

L'emploi est analysé ci-dessous selon qu'il affecte les habitants de Lalinde ou qu'il est proposé sur le territoire de la commune.

L'emploi des habitants[modifier | modifier le code]

En 2015[72], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 1 001 personnes, soit 35,1 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (186) a fortement augmenté par rapport à 2010 (141) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 18,6 %.

L'emploi sur la commune[modifier | modifier le code]

Au , la commune offre 1 412 emplois pour une population de 2 848 habitants[73]. Le secteur administratif (administration publique, enseignement, santé, action sociale) prédomine avec 41,1 % des emplois mais le secteur tertiaire est également très présent avec 35,3 %.

Répartition des emplois par domaines d'activité

  Agriculture, sylviculture ou pêche Industrie Construction Commerce, transports et services Administration publique, enseignement, santé, action sociale Total
Nombre d'emplois 15 265 54 499 580 1 354
Pourcentage 1,1 % 18,8 % 3,8 % 35,3 % 41,1 % 100 %
Source des données[73].

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte 348 établissements[74], dont 210 au niveau des commerces, transports ou services, soixante-neuf relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, quarante-deux dans la construction, dix-sept dans l'industrie, et dix dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche[75].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Parmi les entreprises dont le siège social est en Dordogne, la société Ahlstrohm-Munksjö-Rottersac (fabrication de papier et de carton) implantée à Lalinde se classe en 6e position avec 75 519 k€ en termes de chiffre d'affaires hors taxes en 2015-2016[76]. Dans le secteur industriel, elle se classe en 2e position[77], et tous secteurs confondus, également en 2e position en termes de chiffre d'affaires à l'exportation avec 49 544 k€[78].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • De la bastide, il ne reste plus que quelques fragments de l'ancien rempart, côté Dordogne, et la porte dite de Bergerac, faussement appelée porte Romaine, qui date du XIIe siècle, inscrite aux monuments historiques en 1946[79].
  • La place centrale à vocation commerciale avait une halle d'origine qui est remplacée par l'actuelle datant de 1865. Au coin de cette place est érigée une grande croix de pierre portant la date 1351, en souvenir du premier jubilé proclamé par le pape Clément VI pour être renouvelé tous les demi-siècles, et qui attira à Rome plus d'un million de pèlerins en 1350[80].
  • La ville possédait depuis le XIIIe siècle un château dans son enceinte, le château de Lalinde (ou château de la Bastide), en bord de Dordogne. Totalement refait à neuf au début du XIXe siècle, il a été un temps aménagé en restaurant[81]. C'est en 2010 une demeure privée.
  • Le château de la Finou, ou château de Laffinoux, XVe au XVIIIe siècle, à Sainte-Colombe, inscrit au titre des monuments historiques en 1948[82], appartenait au XIXe siècle au tragédien Hilarion Ballande.
  • Le château de la Rue, XIIIe au XVIe siècle, à Drayaux, inscrit en 1948[83]. Sa tour du XVIe siècle est construite sur une motte féodale artificielle.
  • À Sauvebœuf, autre village de Lalinde, le château de Sauvebœuf date des XIVe et XVIe siècles.
  • Le château des Landes, XVIIe et XVIIIe siècles, à Sainte-Colombe.
  • Le canal de Lalinde qui traverse la commune d'est en ouest en longeant la Dordogne présente deux sites inscrits au titre des monuments historiques en 1996. D'une part, au niveau de la Tuilière, l'aqueduc et le pont-déversoir[84], et de l'autre, l'ensemble formé au nord-est de la ville par l'écluse, le bassin de chargement et sa cale de radoub[85].

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Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre-ès-Liens actuelle, bâtie entre 1899 et 1902, a remplacé l'église Saint-Pierre du Pin, chapelle romane (chapelle privée du XIIe siècle, puis chapelle de la bastide au XIIIe siècle) rasée en 1897. L'église actuelle de style néo-roman, d'élévation tripartite, s'ouvre par un clocher-porche à flèche de pierre[86].
  • La plus vieille église de la commune, l'église Sainte-Colombe se situe à Sainte-Colombe, ancienne commune rattachée à Lalinde à la Révolution. Elle date du XIIe siècle, et sa coupole est la copie conforme de celle que possédait l'ancienne église de Lalinde. Inscrite en 1988, elle est entièrement classée au titre des monuments historiques depuis 2002[87].
  • À Drayaux, autre ancienne commune rattachée à Lalinde se trouve une modeste église du XIXe siècle.

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Saut de la Gratusse[modifier | modifier le code]

Au saut de la Gratusse, vivait selon la légende locale un monstre, le coulobre de Lalinde. Ce dragon vivait « dans une caverne sur une colline de la rive gauche de la Dordogne. Il dévorait moutons, bergers et bateliers ; il asséchait la rivière en y buvant, une patte posée sur chaque rive et la queue plongée dans l'eau... Un jour, saint Front parvint à le tuer et, depuis, les rochers sont teintés de rouge »[88].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Chaque année depuis le début des années 1980, sauf en 2010, Lalinde rassemble au début du mois de mars de nombreux participants pour sa course à pied des « 50 kilomètres de Lalinde ». En fait, il existe deux parcours, l'un de 24,150 km, l'autre de 50 km. En 2014, ces deux courses ont rassemblé un millier de coureurs pour la 32e édition[89].

Sports[modifier | modifier le code]

Rugby à XV
  • Union sportive lindoise rugby

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Lalinde

Lalinde porte "de gueules à un lion léopardé d'or issant d'une forêt de sinople sur une terrasse du même ; au chef cousu d'azur chargé d'une croisette d'or entre deux fleurs de lys de même. (Grand armorial de France)"[90].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  6. Jérôme Boullet démissionne de sa fonction de maire mais reste conseiller municipal.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le gisement de la Gare de Couze est parfois situé à Saint-Sulpice- des-Magnats et certains auteurs (ex. Alaux 1972[41]) le citent par erreur comme une commune alors que ce n’est qu'un hameau sur Lalinde.
  2. Les plus anciennes représentations de ces mêmes figures féminines schématiques sont des œuvres pariétales dans la grotte de Cussac (Le Buisson-de-Cadouin, Dordogne), qui datent du Gravettien (environ 25000 ans)[43]. On trouve aussi de nombreuses statues représentant le même type de silhouettes : Nebra, Andernach (de), Gönnersdorf (en), Monruz (Suisse),… Voir aussi les articles « Vénus paléolithique », la Liste de figurines de vénus du Paléolithique (de), et (en) « Venus Figurines », dans Prehistoric Art Timeline, sur visual-arts-cork.com (consulté le ).
  3. En langue flamande, « Lynde » signifie « tilleul ». Ce nom se retrouve dans les noms de familles d'origine flamande Verlynde ou Vanderlynden signifiant « Dutilleul ». De nombreux lieux et rues en Flandre française ou en Flandre belge portent ce nom (Lynde Straete = Rue du Tilleul).
Notes sur la démographie

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e « Lalinde, carte interactive » sur Géoportail. Couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrographie » activées. Vous pouvez bouger la carte (cliquer et maintenir, bouger), zoomer (molette de souris ou échelle de l'écran), moduler la transparence, désactiver ou supprimer les couches (= cartes) avec leurs échelles d'intensité dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche. Les distances et surfaces se mesurent avec les outils dans l'onglet "Accéder aux outils cartographiques" (petite clé à molette) sous l'onglet "sélection de couches".
  2. « Lalinde », sur google.fr/maps.
    Les distances par route entre deux points donnés sont calculées dans le panneau latéral (voir l'onglet en haut à gauche de l'écran) - cliquer sur "itinéraires".
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  16. Carte du site FR7200664, INPN, consulté le . Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à droite sur la fenêtre « Couches disponibles », barrer d'abord la couche « Orthophotos » avant de cliquer sur « Fonds de cartes », puis sur la couche « Fonds Cartographique IGN ».
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  80. Madeleine Bonnelle, op. cit., p. 78
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  86. Madeleine Bonnelle, La Linde et son histoire, Pierre Fanlac, 1976, p. 137.
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  88. Éloïse Mozzani, Légendes et mystères des régions de France, Robert Laffont, 2015, p. 123.
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