Flémalle

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Flémalle
Flémalle
La maison communale dans le château de la Petite Flemalle
Blason de Flémalle
Héraldique
Drapeau de Flémalle
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Liège Province de Liège
Arrondissement Liège
Bourgmestre Isabelle Simonis (PS)
Majorité PS
Sièges
PS
PTB
Ecolo
IC
MR
29
17
5
3
3
1
Section Code postal
Awirs
Flémalle-Grande
Flémalle-Haute
Ivoz-Ramet
Mons-lez-Liège
4400
4400
4400
4400
4400
Code INS 62120
Zone téléphonique 04
Démographie
Gentilé Flémallois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
26 174 ()
47,93 %
52,07 %
714 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
20,63 %
60,15 %
19,21 %
Étrangers 8,34 % ()
Taux de chômage 17,54 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 12 303 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 36′ nord, 5° 28′ est
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
36,68 km2 (2005)
43,43 %
15,46 %
35,05 %
6,05 %
Localisation
Localisation de Flémalle
Situation de la commune dans l’arrondissement et la province de Liège
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Flémalle
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Flémalle
Liens
Site officiel flemalle.be

Flémalle (en wallon Flémåle) est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Liège.

La commune forme avec Liège, Seraing, Herstal, Saint-Nicolas et Ans l'agglomération de Liège (381 100 habitants[1] au ). Elle fait donc partie de l'arrondissement administratif et judiciaire de Liège ainsi que du canton électoral et judiciaire de Grâce-Hollogne (le canton est composé d'Awans, Flémalle et Grâce-Hollogne).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Tout comme Bomal, Emael, Fumal, Hermalle-sous-Argenteau, Hermalle-sous-Huy, Lamalle, Momalle, Omal et Xhendremael, Flémalle porte le suffixe -malle (mal, mael) qui est la version wallonne de la terminaison néerlandaise de -maal, qu'on retrouve principalement en Hesbaye[2],[3].

Le nom de la commune est cité pour la première fois en 1086 dans une charte en tant que Fleimala. En 634, la localité était nommée Flédismamalacha[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

Sections[modifier | modifier le code]

Flémalle est composée de sept sections, les Awirs, Chokier, Flémalle-Grande, Flémalle-Haute, Gleixhe, Ivoz-Ramet et Mons-lez-Liège. La section la plus peuplée est Flémalle-Haute avec 6 391 habitants tandis que la moins peuplée est Gleixhe avec 260 habitants. Il existe environ 90 localités[5] et lieux-dits de tailles et de populations diverses, comme par exemple le Pied de La Vache, dans l'extrême sud de la commune, aussi grand que le centre de Flémalle mais n'étant pas peuplé. Comme grosse localité, on peut citer Ramioul Est (la cité de Ramioul), les Trixhes Sud (la grande partie de la cité des Trixhes), Les Grands Prés (comprenant la Cité du Parapluie), la cité Beulers. Les localités les plus importantes sont le Gros-Chêne (le seul centre urbanisé de l'extrême sud de Flémalle), Les Cahottes, Les Thiers, Profondval, Ramioul, Souxhon et Les Trixhes.

Les Trixhes[modifier | modifier le code]

Le plateau des Trixhes est né sous l'application d'une envie esthétique des architectes urbanistes[6] du groupe L'Équerre[7]. L'aménagement de cette cité peut être décrite comme une cité-jardin ou une cité-parc. La cité est commandé par Théodule Gonda, alors bourgmestre de Flémalle en 1937, mais les premiers chantiers ne commenceront qu'au début des années 1950[8].

Le choix de construire une cité à un tel endroit était de désenclaver la commune, jouant alors un rôle de commune satellite entre Liège et la campagne. Quatre unités de logements furent construites, représentants 1 326 logements (453 maisons et 873 appartements). Deux autres unités devaient voir le jour mais un moratoire sur le logement social en 1982 changea les projets destinés au plateau des Trixhes. Ce quartier est marqué par une architecture dite moderniste d'après-guerre, c'est-à-dire des immeubles de bas étages, unifamiliales, une cité espacée avec beaucoup de verdure et de piétonniers[8].

Durant les années 1979 et 1982, un projet de rénovation de l'unité IV est lancé. En effet, les logements de cette unité souffrent de problèmes d'humidité[8]. Les problèmes seront tellement graves que l'unité sera détruite. Aujourd'hui, il est toujours possible de voir les vestiges de cette unité, au sud-ouest du quartier. Il ne reste que les routes et sentiers, les trottoirs, les lampadaires et un parking souterrain abandonné[9].

Les unités sont répartis en différents voisinages, pour apporter du social. On y trouve des centres sportifs et culturels mais aussi des places, une église de style moderniste et un réseau piétonnier exceptionnel pour l'époque, avec des tunnels piétonniers passant sous la nationale. Cette dernière était prévue au départ pour ne pas isoler la cité du centre de la commune mais depuis quelques années, elle est devenue la liaison principale de la commune entre la vallée et l'autoroute, coupant la cité en deux[8].

Chokier[modifier | modifier le code]

Chokier en 1822.

Le quartier de Chokier connaît probablement l'histoire la plus riche de Flémalle. Son château, perché sur un promontoire rocheux, existe depuis le XIe siècle environ. C'est au XIIIe siècle que le château, alors forteresse du Mont Iohy, est vendu par le comte de Hozémont à son neveu. Au XVIIIe siècle, la forteresse est transformée en château, celui visible actuellement[C 1].

Une vue d'ensemble de Chokier et du château depuis la rive droite de la Meuse.

Le village connaît dès le XIe siècle une reconnaissance dans toute la région. On y trouvait une culture de la vigne, une brasserie, un cuvelier, un maréchal-ferrant et des auberges. Entre le XVIe et le XIXe siècle, le village connait un essor industriel avec l'établissement d'une alunière, de fours à chaux, d'une piperie, d'une fabrique de minium, d'une amidonnerie et d'une tannerie[SC 1].

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans l'est de la Belgique, à l'ouest de Liège, sur l'axe de communication mosan entre la France et l'Allemagne et le sud et le nord de l'Europe. En effet, à l'extrême nord se trouve la route européenne 42 et l'échangeur de Loncin, situé sur la commune d'Ans ainsi que l'aéroport de Liège, l'un des plus importants aéroports de fret d'Europe occidentale. Située le long de la Meuse, elle fait état de commune tampon entre la vallée mosane et la Hesbaye au nord et le Condroz au sud.

En distances orthodromiques[10], elle est distante de 10,2 km de Liège (chef-lieu de la province), de 43 km de Namur (capitale de la Wallonie), de 81,5 km de Bruxelles (capitale de la Belgique), de 24,1 km des Pays-Bas (Eijsden), de 44,1 km du tripoint Allemagne, Belgique, Pays-Bas (Les Trois Bornes), de 60,3 km du Grand-Duché du Luxembourg (Troisvierges), de 65,1 km de la France (Givet), de 172,5 km de la côte belge (Knokke-Heist).

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique de la région flémalloise

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Flémalle
Grâce-Hollogne
Saint-Georges-sur-Meuse Flémalle Seraing
Engis Neupré

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le château de Chokier sur son promontoire.

La commune est marquée par la faille du midi (en Belgique, elle est dénommée sillon Sambre-et-Meuse), qui constitue une ligne de rupture géologique apparue au paléozoïque. Est dite aussi faille du midi, la faille eifeilienne, désignée par Malherbe comme passant de Clermont-sous-Huy jusqu'à Angleur[11], passant donc par Flémalle. C'est cette faille, encore active actuellement, qui provoqua le tremblement de terre de Liège, le 8 novembre 1983[12]. Ainsi, l'autoroute au nord du territoire mais aussi la grande partie du territoire ainsi que les agglomérations avoisinantes, comme Liège, Seraing et Engis, se situent sur cette faille.

La faille marque le relief de la commune, au-dessus des falaises créées par la faille, on a de fortes zones d'urbanisations, comme Les Trixhes, et en-dessous également, avec le centre de Flémalle. Cette faille fut longtemps exploitée par différentes carrières. Celles situées derrière le village de Chokier ont données naissance à la réserve naturelle "Aux Roches". L'altitude de la commune est comprise à son minima à 62 m (le long de la Meuse) et à son maxima à 238 m (dans l'extrême sud de la commune)[13]. Malgré que le sud soit plus haut que le nord, c'est au nord que l'on remarque la faille, notamment avec le château de Chokier qui est perché sur un promontoire. Le long de la Meuse, le terrain est plat, au nord, le terrain est vallonné, notamment aux Awirs avec le ruisseau, le sud connaît une élévation constante.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La station de pompage n°1 à Herstal, semblable aux vieilles stations situées sur la rive gauche de la Meuse à Flémalle.

Flémalle fait partie du sous-bassin hydrographique Meuse aval. La commune compte une seule voie d'eau navigable, la Meuse, qui traverse la commune d'ouest en est sur une longueur de 7 646 mètres. Elle compte sept cours d'eau principaux (sans compter la Meuse, ce sont ceux des Awirs, de Ville-en-Cours, de la Neuville, du Pré Renard, du Broussou, de Bailesse, de la Croisette) dont la longueur totale équivaut à 27 051 mètres. La commune compte 4% de zones inondables sur son territoire dont seulement 2,7% en inondation élevée[14].

L'organisme qui gère les services d'assainissement de la commune est l'AIDE. En 2008, les eaux usées domestiques de 77% de la population n'étaient pas épurées par une station publique. La commune disposait entre autre la même année d'un réseau d'égouts long de 158,24 km[14].

En 2017, l'AIDE demande à la SPGE (la Société Publique de la Gestion des Eaux) un budget pour l'étude de la résilience au changement climatique des ouvrages situés en rive gauche de Meuse, ce qui comprend les stations de pompages n°1 et n°3 de Flémalle, qui sont anciennes[15].

Îles[modifier | modifier le code]

Avant la construction des quais le long de la Meuse en 1937, de nombreuses îles, de tailles plus ou moins importantes, étaient parsemées dans le fleuve. Ces îles formaient jadis le "goulot de Chokier"[16] et étaient une étape difficile de la montée comme de la descente de la Meuse. Avant les travaux d'aménagement, des vestiges archéologiques furent trouvés, comme des glaives, des urnes et des pièces de monnaies[17]. On peut citer les îles de Rensonnet, des champs de Bures, du Trou des Veaux, de l'Avocat, et celle vers Ivoz[16]. Aucun pont ne permettait le passage d'une rive à l'autre, qui se faisait à l'époque via des barques.

Climat[modifier | modifier le code]

Flémalle

JFMAMJJASOND
 
 
87
 
5
0
 
 
77
 
6
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78
 
10
2
 
 
65
 
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72
 
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84
 
22
14
 
 
87
 
22
14
 
 
72
 
19
11
 
 
71
 
14
8
 
 
82
 
9
4
 
 
99
 
6
1
Haut : Température maximale moyenne (°C)
Bas : Précipitations (mm). Total annuel : 957 mm.

Le climat de Flémalle est, selon la classification de Köppen-Geiger, de type Cfb. En moyenne, la température est de 10,2 °C. Mais il faut prêter attention à la morphologie de la commune. En effet, la vallée de la Meuse est située plus bas en altitude que le nord et le sud de la commune, ce qui a pour conséquence que, pendant les périodes neigeuses modérées, la neige tombe sur la quasi totalité du territoire exceptée sur le centre, c'est-à-dire le long de la Meuse où il fait plus chaud[18].

En moyenne, le mois d'avril est le plus sec, avec 65 mm de précipitation, tandis que le mois de décembre est le plus pluvieux avec 99 mm en moyenne. La courbe de température suit inversément celle des précipitations, avec un léger décalage. Ainsi, le mois de juillet est généralement le plus chaud avec une température moyenne de 18,1 °C et le plus froid est celui de janvier, avec une température moyenne de 2,6 °C[18]. En moyenne, il pleut 10 jours par mois sur la commune, un peu plus qu'à Liège.

Relevé météorologique de Flémalle
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,4 0,2 2 4,8 8,7 11,6 13,8 13,5 11 8,2 4,4 1,4 6,6
Température moyenne (°C) 2,6 2,9 5,8 9,4 13,2 16,3 18,1 17,7 14,7 11,1 6,7 3,5 10,2
Température maximale moyenne (°C) 4,9 5,9 9,7 13,8 17,3 20,4 22,2 21,7 18,6 14,3 9,1 5,7 13,6
Humidité relative (%) 85 83 78 72 72 72 72 74 77 81 87 86 78,25
Source : Climate-data.org


Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Tissu urbain[modifier | modifier le code]

Le centre de Flémalle est dans la continuité du tissu urbain de Liège, s'étendant de Herstal jusqu'au village de Chokier. La quasi totalité du territoire fais partie de ce tissu urbain, excepté les Awirs, Gleixhe, En Cowa, Ramioul et le Gros-Chêne qui s'en détachent. Les institutions flémalloises sont en quasi totalité situées dans le centre, principalement le long de la Grand'Route. On y trouve notamment la poste (ancien bâtiment des finances)[19], la maison communale mais aussi les principales artères commerciales et des pôles industriels tandis que le poste de police de la zone de Flémalle se situe proche de la nationale 677, au nord des Trixhes. Ce quartier forme d'ailleurs un tissu urbain à part entière, avec une forte urbanisation[20].

L'ancien hôtel communal quand Flémalle-Grande était une commune à part entière avant 1977. Aujourd'hui, le bâtiment est utilisé par la commune et la région.

Avant la fusion des communes belges de 1977, les sections communales actuelles étaient des communes, ce qui fait que lors de la fusion, des institutions, comme les bibliothèques, étaient très nombreuses et réparties sur le territoire, aujourd'hui tout a été centralisé (deux bibliothèques, dont une principale[SC 2]). On peut remarquer d'anciens bâtiments qui servaient d'hôtel communal. Le quartier de Chokier est facilement discernable grâce à son passé et son architecture. Il est souvent cité comme l'un des plus beaux villages de Wallonie[21]. Le quartier des Awirs est lui aussi atypique, avec son château. Le Centre Culturel et les principales institutions sportives et caritatives sont situées au sud du quartier des Trixhes.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]
Occupation des sols (en pourcentage) au 1er janvier 2020 en comparaison avec celle de la province de Liège et de la Wallonie.
Type d'occupation Flémalle Province Wallonie
Part de superficie artificialisée 27,7 % 12,9 % 10,7 %
Part de terrains résidentiels 18,6 % 7,6 % 6,5 %
Part de terrains occupés par des commerces, bureaux et services 0,7 % 0,3 % 0,3 %
Part de terrains occupés par des services publics et équipements communautaires 1,9 % 1,6 % 1,1 %
Part de terrains à usage de loisirs et espaces verts urbains 0,4 % 0,6 % 0,6 %
Part de terrains occupés par des bâtiments agricoles 0,4 % 0,8 % 0,6 %
Part de terrains à usage industriel et artisanal 4,1 % 1,4 % 1 %
Part de carrières, décharges et espaces abandonnés 0,3 % 0,2 % 0,2 %
Part d'infrastructures de transport 1 % 0,5 % 0,4 %
Part d'autres espaces artificialisés 0,1 % 0,1 % 0 %
Part de terres arables et cultures permanentes 20,7 % 22,2 % 28,5 %
Part de surfaces enherbées et friches agricoles 19,8 % 27,2 % 23,2 %
Part de forêts 15,4 % 28,4 % 29,3 %
Part de milieux semi-naturels 5,6 % 2,4 % 2,5 %
Part de zones humides 0 % 1,1 % 0,3 %
Part de surfaces en eau 0 % 0,2 % 0,2 %
Part de terrains de nature inconnue (dont non cadastré) 10,7 % 5,7 % 5,2 %
Source: Iweps - WalStat (Le portail d'informations statistiques locales sur la Wallonie)[22]

On constate avec le tableau ci-dessus que la commune est fortement urbanisée, avec une superficie artificialisée et des terrains résidentiels presque trois fois supérieurs à ceux de la Wallonie. Les services, les bureaux et les commerces prennent eux aussi une grande place dans la commune. Dans le centre de Flémalle, on trouve plusieurs grandes enseignes (Delhaize, Lidl, Aldi), mais aussi deux centres commerciaux, un à l'est du centre[SC 3], prêt de Jemeppe, et un plus petit, à l'ouest du centre au niveau des Chaffours. On remarque que malgré la part de terrains résidentiels nettement plus élevée que la moyenne wallonne et provinciale, les loisirs et les espaces verts prennent une place moins importantes.

La part industriel est quant à elle quatre fois supérieure, ce qui s'explique par les deux centres ArcelorMittal[SC 4] situés sur la rive gauche et droite de la Meuse et de tailles assez conséquents mais aussi par la présence de trois pôles industriels importants: le Parc d'Activités Économiques Les Cahottes[23], la Parc d'Activités Économiques Arbre Saint-Michel[24] et le Parc Industriel de Ramet[25].

On constate que malgré la forte urbanisation de la commune, l'agriculture prend une grande place sur le territoire. Certes moins que la moyenne provinciale et régionale mais si l'on compare la part de la commune à celle de Liège ou des communes de l'agglomération liégeoise, Flémalle se démarque.

Enfin, la part de forêts est nettement inférieur, près de deux fois moins que la moyenne de la Wallonie, ce qui s'explique par une urbanisation grandissante, l'agrandissement des pôles économiques et l'agriculture, qui laissent peut de place aux forêts. La plupart d'entre elles se trouvant au sud et à l'ouest de la commune.

Logements[modifier | modifier le code]

Bâtiments selon l'année de construction (en pourcentage) au 1er janvier 2020 en comparaison avec la province de Liège et la Wallonie.
Année de construction Flémalle Province Wallonie
Part des bâtiments érigés avant 1900 21,9 % 23,4 % 27,7 %
Part des bâtiments érigés entre 1901 et 1918 10 % 9,8 % 9,7 %
Part des bâtiments érigés entre 1919 et 1945 11,9 % 12,2 % 11 %
Part des bâtiments érigés après 1945 56,2 % 54,6 % 51,6 %
Source: Iweps - WalStat (Le portail d'informations statistiques locales sur la Wallonie)[26]

La part des bâtiments érigés avant la fin de la seconde Guerre mondiale (1945) varie fortement entre l'ouest et l'est de la Belgique, cela s'explique par le fait que la province de Liège s'est souvent retrouvée en temps que première ville à affronter les forces armées allemandes.

Flémalle est l'une des communes ayant la plus grosse part de bâtiments érigés entre 1946 et 1961 (20,9 %) alors que la moyenne régionale n'est pas plus haute que 10,8 %. On trouve ce phénomène de construction d'après-guerre partout dans la région liégeoise.

Ce phénomène de construction continue entre 1962 et 1970 avec 11,5 % des bâtiments érigés contre 7,7 % pour la Wallonie. Depuis lors, les constructions diminuent à Flémalle et dans la région liégeoise. Ce sont les localités situées dans la campagne qui connaissent une période de construction du début des années 1970 jusqu'à nos jours, surtout la province du Luxembourg. Ce phénomène ne se rencontre pas que dans la région liégeoise mais aussi à Charleroi, Namur, Mons et les grandes villes wallonnes.

La part de buildings et immeubles à appartements parmi les logements s'élèvent à 15,5 %. Cette part augmentera dans les années à venir suite au projet d'aménagement de Flémalle-Neuve. Cette part est presque égale à la moyenne wallonne (16,3 %).

La région liégeoise, y compris Flémalle, comprend une part de maisons de type fermés parmi les logements les plus importante de la Wallonie. Ces maisons étaient bien souvent les anciennes maisons des travailleurs des charbonnages lors de la révolution industrielle et durant l'exploitation des différentes mines et carrières.

En 2001, la commune comptait 10 757 logements pour 25 777 habitants[14].

Architecture[modifier | modifier le code]
L'entrée du château d'Aigremont. On remarque la caractéristique architecturale des briques rouges.

L'architecture liégeoise se démarque par le style roman rhénan et la Renaissance mosane. Le château d'Aigremont en est un bel exemple, de style Louis XIV mais mêlant le style mosan avec les briques rouges qu'on retrouve au Grand Curtius, autre spécimen de la Renaissance mosane.

Le quartier de Chokier possède un patrimoine architectural bien conservé de ce qui se trouve dans la plupart des villages importants de la Wallonie.

Les Trixhes représentent quant à eux un style architectural nouveau du XXe siècle, le style moderniste.

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

La commune se projette dans l'avenir avec Flémalle 2030. Parmi les projets de revalorisation :

  • Rénovation de la Grand'Route et ses deux projets[SC 5].

Le premier projet, celui de Flémalle-Centre, a pour but de revaloriser le parc communal, le poumon vert du centre de la commune, mais aussi la création d'un nouvel espace public au niveau de l'Athénée Provincial Guy Lang et de la polyclinique Tubemeuse (Hôpital du Bois de l'Abbaye), situés l'un en face de l'autre. Ce projet voit la création et la réorganisation de parkings, l'offre avant projet étant très réduite. Le tout permettra une valorisation du centre de la commune où se côtoient écoles, commerces, bibliothèque, pôle économico-social, les administrations communales, le poste de police de Flémalle-Centre, le parc communal et la caserne de pompiers.

Le second projet, concernant Flémalle-Grande, revalorisera la place S. Donnay, le centre commercial "Flémalle Shopping" et des parkings.

  • Flémalle-Neuve

Ce projet à pour but de revaloriser une zone se trouvant derrière le Tubemeuse et consiste en la création de 238 logements (184 appartements et 54 maisons), une nouvelle école communale et de nouveaux bureaux ainsi que des PME[27]. La zone sera dotée d'une nouvelle gare[28] sur la ligne 125a[29] en direction de Seraing et Liège ainsi qu'une passerelle piétonne au-dessus de la Meuse, à côté du pont ferroviaire[30].

Ce projet est actuellement en phase d'étude avec une étude sur la pollution du terrain. Il est estimé à quelque 72 millions d'euros[31].

  • Modernisation des Trixhes

Ce projet de modernisation est censé requalifier la totalité du quartier, ce compris les différentes voiries et piétonniers, une meilleure offre commerciale, culturelle et sociale et une meilleure approche sur la demande élevée de logements que suscite Flémalle[32]. Les voisinages de l'unité IV étant détruits depuis quelques années, les terrains restent vides mais urbanisables. Les XV Bonniers se verront dotés d'une trentaine de nouveaux logements[SC 6].

Depuis la destruction de l'ancienne école communale située Place Mottard, le quartier connaît une déstructuration malgré sa densification. Le projet à pour but de revaloriser cette place, avec la création de commerces et de logements mais aussi via une mobilité plus douce aux alentours de cette place. C'est en réalité tout un écoquartier qui va naître[33].

Plus loin sur la rue Jean-Louis Adam, non loin de la cité Beulers, les terrains de football du Royal Football Club de Mons-lez-Liège se voient totalement rénovés avec notamment la construction d'un nouveau hall omnisport[34]. Ce projet est évalué à 4 millions d'euros[35].

Risques industriels et pollution[modifier | modifier le code]

En 2009, aucun site SEVESO se trouvait sur la commune. Le Registre des rejets et transferts de polluants européen (E-PRTR)[36] recensait quatre sites: ArcelorMittal Steel Belgium S.A. Eurogal (traitement de surface de métaux); ArcelorMittal Steel Belgium S.A. Flémalle Ramet (galvanisation); Electrabel Centrale des Awirs (combustion); Segal S.A. (galvanisation de tôles d'acier au trempé à chaud). En 2004, deux zones nucléaires étaient réparties sur le territoire communal[14].

En 2007 et 2009, il y avait un site à réaménager (SAR) dont l'assainissement était reconnu prioritaire (Cokerie Flémalle), cinq dépotoirs dont trois non réhabilités, et cinq stations service dont le sol et potentiellement pollué sur 12 stations service[14].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le réseau routier et ferroviaire de Flémalle:
  • Limites de Flémalle
  • Autoroute
  • Grande nationale
  • Réseau primaire
  • Réseau secondaire
  • Chemins de fer

Flémalle est une commune située à quelques kilomètres de Liège et de Seraing, située dans un pôle urbain et économique important. On a au nord de la commune la route européenne 42, qui sépare la commune de l'aéroport de Liège, au centre, les quais aménagés de la Meuse et au sud une nationale reliant les communes condrusiennes entre elles.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Le réseau routier de Flémalle est assez particulier. Les principales liaisons vont d'ouest en est, on trouve quelques routes principales allant de la rive gauche de la Meuse jusqu'au nord et une seule allant de la Meuse au sud de la commune. Le reste du réseau, tertiaire comme secondaire, s'articule autour des différents pôles urbains et économiques de la région. On trouve à l'est du territoire un réseau secondaire et tertiaire plus complet car plus urbanisé du fait de sa proximité avec Seraing.

L'autoroute de Wallonie fait office de frontière avec Grâce-Hollogne. La nationale 677 permet de relier toute la commune à l'autoroute, via la sortie 4 (Flémalle), qui permet également de passer sous l'autoroute pour rejoindre l'aéroport et Horion-Hozémont. Cette même nationale permet de desservir Mons-lez-Liège et Les Cahottes par un carrefour giratoire, Les Trixhes et le centre de Flémalle et continue jusqu'Ivoz-Ramet en passant par le pont-barrage. Elle remonte le sud de Flémalle, alors connue sous le nom de Route de France, en passant par le Gros-Chêne. Elle prend fin à l'intersection avec la Route du Condroz (N63) juste après le centre de Neuville-en-Condroz. Un tunnel en 2x2 bandes permet de passer sous le Thier des Trixhes.

La route nationale 90 depuis la route nationale 677, au-dessus de la trémie, en direction de Liège.

La nationale 90, qui relie Huy à Liège, longe la rive droite de la commune. Elle relier Engis au site d'ArcelorMittal de Ramet, à Ivoz, jusqu'au centre de Seraing et à Liège. La nationale 617 permet quant à elle de faire la liaison entre Engis et Jemeppe-sur-Meuse, en passant par le site Tubemeuse du groupe ArcelorMittal, c'est le quai du Halage. Avec cette nationale et la nationale 90, la Chaussée de Ramioul, en continuité avec celles de Ramet et d'Ivoz, suit elle aussi une direction d'ouest en est et permet de relier Engis à Ramioul, Ramet et Ivoz jusqu'au Val Saint-Lambert, à Seraing.

Les autres axes ayant une certaine importance sont la rue des Awirs (qui relie Engis au Awirs jusque Hozémont en passant par Gleixhe sous l'autoroute), la rue d'Otet (reliant Les Trixhes aux Awirs), les rues de l'Alouette, Jean-Louis Adam, E'Tiyou, Harckay (reliant la sortie 4 à Jemeppe en passant par Mons-lez-Liège), la rue du Thier Saint-Léonard (reliant Mons-lez-Liège à Hollogne-aux-Pierres), les rues de Flémalle-Grande et de la Fontaine (formant un grand rond point en sens unique reliant le bas de Flémalle-Grande à Profondval), la Grand'Route (desservant tout le centre de Flémalle).

Le réseau routier de Flémalle en comparaison du réseau routier de la Wallonie (2005)[14]
Catégorie Territoire communal Wallonie
Longueur (km) Densité (km/km2) Densité (km/km2)
Autoroutes 2,5 0,07 0,05
Routes régionales 25,6 0,70 0,45
Routes communales 251,2 6,85 2,86
Total 279,3 7,61 3,36

Ponts[modifier | modifier le code]

Le pont d'Engis avec sa cage d'escalier à droite, en direction du sud de Flémalle.

Malgré une largeur raisonnable de la Meuse, seulement deux ponts enjambent le fleuve sur le territoire flémallois: le pont-barrage d'Ivoz-Ramet et un pont ferroviaire. Un autre pont, celui du Val Saint-Lambert, enjambait la Meuse mais il fut détruit. Une passerelle piétonne devrait être mise en service après la construction du nouveau quartier de Flémalle-Neuve[SC 7]. Outre ces ponts, on peut citer celui d'Engis, à un peu plus de 500 mètres à l'ouest de la commune.

Le pont-barrage d'Ivoz-Ramet depuis la rive droite de la Meuse. Au fond, à droite, la centrale hydroélectrique.

Le pont-barrage d'Ivoz-Ramet est un ouvrage construit entre les années 1960 et 1980, les prémices du pont furent détruits durant la seconde Guerre mondiale. Le pont-barrage n'était pas encore un pont mais munit seulement d'écluses. Sur la rive gauche de la Meuse, une centrale hydroélectrique alimentée par le barrage. C'est l'ouvrage hydraulique le plus fréquenté du réseau navigable wallon. Entre 2010 et 2014[37], il est réaménagé pour permettre le passage d'un trafic fluvial de plus en plus important[38].

Le pont ferroviaire se partage un trafic de marchandises et un trafic de passagers. Le pont passe au-dessus de la Meuse et du Quai du Halage, en direction du site Tubemeuse d'ArcelorMittal, des gares de Flémalle-Haute et de Leman, en direction de Flémalle, et de la gare de Seraing, en direction de Seraing.

Le pont du Val Saint-Lambert était un pont en pierre construit par la Compagnie du Nord Belge en 1846. Le pont était ferroviaire avec une particularité, un péage pour les piétons le traversant pour aller travailler aux Cristalleries[39].

Le seul pont carrossable de la commune est séparé en distances orthodromiques de 4,1 km du pont d'Engis et de 4,5 km de celui de Seraing.

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

La Gare de Flémalle-Haute, le seul exemplaire de ce style architectural en Belgique.

Flémalle est à la jonction des lignes ferroviaires de Namur à Liège et de Liège à Flémalle. La gare de Flémalle-Haute est la seule gare de la ligne Flémalle-Liège tandis que la ligne Namur-Liège, compte trois gares flémalloises. Entre 2003 et 2005, 1 292 voyageurs en moyenne transitaient par les gares flémalloises, en 2006, ils étaient 1523[14].

La Gare d'Estrées-Saint-Denis sur une carte postale, copie conforme de la gare de Flémalle-Haute.

La gare de Flémalle-Haute est régie par la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB) et est desservie par les trains InterCity (IC), Suburbains (S), Omnibus (L) et d'Heure de Pointe (P)[40]. Le bâtiment des voyageurs est le seul de ce type en Belgique, bien qu'il en existe des semblables dans certaines régions de France (la gare d'Estrées-Saint-Denis). Elle est mise en service le 18 novembre 1850[41]. Le bâtiment étant vide depuis quelques années, un projet urbanistique a vue le jour et des logements devraient être prévus[42].

La gare de Leman, quant à elle, est desservie par des trains omnibus (L) et d'Heure de Pointe (P). Elle est située au point kilométrique (PK) 10,0 de la ligne de Liège à Namur, juste après la gare de Flémalle-Haute. Elle est nommée Leman en hommage au général Leman, héros liégeois de la première Guerre mondiale.

La gare de Flémalle-Grande est desservie par les mêmes trains que celle de Leman et est située au point kilométrique (PK) 9,3 de la même ligne que la gare la précédant. La gare qui la suit est celle de Jemeppe-sur-Meuse. La gare est située près d'un centre de commerces où se côtoient un Carrefour, un Krëfel, un Lunch Garden et d'autres magasins.

Dans le projet de la création de Flémalle-Neuve, une nouvelle gare verra le jour sur la ligne Liège-Seraing-Flémalle[43], ce qui en fera la quatrième gare de la commune sur 5,7 km de chemins de fer, soit une gare presque tout les 1,5 km.

Ces deux lignes permettent de rejoindre la gare des Guillemins de Liège en une dizaine de minutes. Cette gare étant un grand pôle ferroviaire du pays, on peut en conclure que les gares flémalloises sont bien desservies.

La passage à niveau de Chokier, l'un des plus accidentogène de Belgique[44].

La commune compte deux passages à niveau, un de petite importance, l'autre coupant Chokier en deux. Ce dernier pose problème. C'est le troisième passage à niveau de plus accidentogène en Belgique, sur les 10 dernière années, on y a dénombrés quatre accidents, dont deux mortels. Infrabel, qui gère les infrastructures du réseau ferroviaire, souhaiterait supprimer le passage à niveau en créant un tunnel sous voies quelques centaines de mètres plus loin, mais la commune est défavorable à ce projet[45] car la partie du village se trouvant du côté nord de la voie ferrée serait isolé du reste de la commune. La bourgmestre, Isabelle Simonis, dira que "la suppression du passage à niveau [...] semble être une solution radicale"[46]. La polémique concernant le passage à niveau remonte au dimanche 10 janvier 2016, date à laquelle une dame est percutée par un train[47]. Cet accident mortel suscite un début de polémique étant donné que ce n'est pas le premier accident mortel. Le passage à niveau donne accès à la rue Houlbouse, fréquentée en tant que raccourci pour descendre le plateau des Trixhes.

Le réseau ferroviaire de Flémalle en comparaison du réseau ferroviaire de la Wallonie (2008)[14]
Catégorie Territoire communal Wallonie
Longueur (km) Densité (km/km2) Densité (km/km2)
Lignes conventionnelles 5,7 0,15 0,08
Lignes marchandises 8,5 0,23 0,02
Lignes TGV 0 0 0,01
Total 14,2 0,39 0,10

Réseau aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Liège est situé au nord de la commune, à moins de 100 mètres, sur le territoire de Grâce-Hollogne. Principalement dans le transport des marchandises, l'aéroport assure quelques destinations touristiques qui ne font que décroître d'années en années. En effet, la place du fret prend une importance considérable à l'aéroport et devient ainsi le septième plus grand aéroport pour le transport de marchandises en Europe. Par sa position géographique entre Paris, Bruxelles, Anvers, Rotterdam, la région du Ruhr, le Luxembourg et la Suisse, l'aéroport devient une sorte de plaque tournante et est choisit par conséquent comme hub de référence pour l'Europe pendant la crise de la Covid-19 au printemps 2020 et est la même année récompensé du titre de "Meilleur Aéroport cargo au monde pour l'année 2020".

C'est par son importance économique que Flémalle en profite avec plusieurs zones économiques et industrielles, dont celle de l'Arbre Saint-Michel, à quelques centaines de mètres de l'aéroport, où s'établissent des entreprises de transport, de commerces en ligne et de grandes sociétés comme Mithra.

Outre le développement économique de la commune, certaines sections communales, comme Les Cahottes ou En Cowâ, subissent les nuisances sonores d'une part de l'autoroute mais d'une autre, celles de l'aéroport[48]. Les conséquences sont visibles si on se promène dans les rues des Cahotes avec de nombreuses maisons abandonnées, rachetées par l'aéroport puis, pour certaines, démolies. L'une des conséquences les plus frappantes est sans doute l'abandon et la destruction du village de Rouvroy, à Grâce-Hollogne, situé de l'autre côté de l'autoroute.

Cette pollution sonore à tendance à faire partir les riverains de ces sections, pour certains, ce fut vers Donceel, mais le développement de l'aéroport à amené les nuisances jusque là[49].

Réseau fluvial[modifier | modifier le code]

Vue du site d'ArcelorMittal près de la darse, le long de la Meuse et de la ligne ferrée de marchandises, depuis le dessus du village de Chokier.

Flémalle est traversée d'est au nord-est par la Meuse. Le fleuve a apporté à la commune dans le passé un fort attrait économique, avec les activités liées aux charbonnages, aux houillères, aux secteurs de la métallurgie et de la sidérurgie. En plus de ce passé riche pour la commune, elle connaît aujourd'hui une autre activité le long de la Meuse. En effet, le déclin des secteurs d'ArcelorMittal s'accélérant de plus en plus en Belgique[50], la commune s'est tourné vers le réseau du port autonome de Liège, le troisième port fluvial européen[51]. C'est pourquoi des travaux d'aménagements furent réalisés entre 2010 et 2014 sur le pont-barrage d'Ivoz-Ramet, affin de fluidifier le trafic fluvial mais aussi de permettre le passage de bateaux à plus gros tonnage.

Vue des écluses du pont-barrage et du centre industriel, à gauche, en direction de Liège.

Les zones portuaires flémalloises attachées au port autonome de Liège sont le port des Awirs (rive gauche), le port de Flémalle (rive droite) et le port d'Ivoz-Ramet (rive droite) partagé avec Seraing.

La Meuse est longée sur les deux rives par les nationales 617 et 90. D'amont en aval, on trouve le long de la Meuse la carrière Carmeuse Engis (le port est situé à Engis, l'exploitation de la carrière, sur les deux communes), la centrale électrique à biomasse des Awirs (sur la rive gauche, à l'arrêt pour être transformée en centrale au gaz[52]), le Yacht Ski Club Flémalle (rive gauche), l'Association Intercommunale de Traitement des Déchets en Région Liégeoise (rive droite, le long de la darse), Segal, ArcelorMittal et Arceo (rive droite, près de la darse), Inter Beton (rive gauche), le pont-barrage d'Ivoz-Ramet avec les deux écluses et la centrale hydroélectrique (rive gauche), le groupe Arcelor et un centre économique avec plusieurs industries (rive gauche), le port d'Ivoz-Ramet (rive droite).

La Meuse est le seul cours d'eau navigable de la commune.

Réseau cyclable[modifier | modifier le code]

Le réseau cyclable de la commune est très mal agencé du fait de la topographie de la commune. Seuls le bas, le plateau des Trixhes et le centre des Awirs seraient facilement praticables à vélo.

Le réseau du RAVeL est cependant présent sur la commune, avec la liaison RV8b, une liaison sur route passant derrière le chemin de fer au sud des Awirs, remontant sur la nationale 617 jusqu'à Chokier puis longeant de nouveau la ligne de chemin de fer jusqu'à Jemeppe en passant par les petites routes de la commune. Il y a aussi la liaison EV19, d'Engis jusqu'au pont-barrage en passant par Ramioul, Ramet et Ivoz. La piste cyclable la plus importante est celle du RAVeL de la Meuse, longeant en partie les quais jusqu'à Engis, reliant Namur à Liège. Ce RAVeL partage sa piste cyclable avec l'EuroVelo 3, reliant Trondheim (Norvège) à Saint-Jacques-de-Compostelle (Espagne).

Il existe plusieurs chemins goudronnés ou non sur tout le territoire de la commune, permettant une accessibilité relative pour des petits trajets.

Il existe plusieurs clubs de cyclisme en tout genre à Flémalle.

Réseau piétonnier[modifier | modifier le code]

Il y a à quelques endroits de la commune des réseaux piétonniers. Ainsi, aux Trixhes, il y a un réseau particulièrement développé dans la cité, passant sous la nationale 677 pour rejoindre d'autres endroits proches de la cité[9]. Il y a d'autres chemins en dehors des Trixhes reliant des cul-de-sac au reste de la voirie. Dans le projet de réaménagement du centre de la commune, une place importante est donnée aux piétons[SC 8]. Les trottoirs sont généralement bien entretenus.

Réseau de transports en commun[modifier | modifier le code]

Flémalle est desservie par de nombreuses lignes de bus du TEC. Il existe cinq zones terminus: l'Arbre Saint-Michel, le centre culturel, les Chaffours, le Gros-Chêne et la Cité. Les lignes permettent de se rendre à Liège, Seraing, Boncelles, la gare routière de Jemeppe, le centre de Flémalle, Amay, Saint-Georges, Huy, les Fagnes (Engis), Verlaine, et d'autres hub de moyennes importances. Le territoire situé à l'est de la nationale 677, Les Trixhes, Chokier et Ivoz sont dans la zone 20, ce qui permet de transiter facilement vers Liège et son agglomération la plus peuplée tandis que le reste de la commune, c'est-à-dire ce qui se trouve à l'ouest de la nationale, Ramioul, Ramet et le Gros-Chêne, est situé dans les zones 30 et 37 du réseau. Toutes les lignes font parties de la filiale TEC Liège-Verviers[53]. En 2009, 86 arrêts de bus étaient répartis sur le territoire[14].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les grottes Schmerling, non loin d'Engis, aux Awirs.

Les avancées préhistoriques et paléontologiques que nous connaissons aujourd'hui sur le territoire flémallois mais aussi dans le monde, nous les devons au docteur Philippe-Charles Schmerling, professeur liégeois à l'université de Liège, qui explora plusieurs grottes de la région liégeoise dont clle de Chokier et d'Engis[54].

La situation des grottes Schmerling.

Elles étaient nommées "cavernes d'Engis" par Schmerling avant de porter son nom pour lui rendre hommage. Schmerling pensait que les grottes se trouvaient sur le territoire de la commune d'Engis. Elles sont connus dans le monde pour être l'endroit où l'on a découvert le premier os fossile de type néandertalien, Engis 2[55]/ Il découvre aussi dans ces grottes le deuxième gisement fossiles concernant des Homo sapiens. Les autres ossements de ce type n'ayant étés trouvés qu'au Pays de Galle[56], à l'époque.

Il existait une deuxième grotte mais elle s'est effondrée sur elle-même. Le site est classé sur la liste du patrimoine immobilier exceptionnel de la Région wallonne. La découverte des Grottes Schmerling remonte à 1929.

L'autre grotte de la commune, située dans l'entité d'Ivoz-Ramet, est la Grotte de Ramioul. Elle fut découverte en 1911 par Les Chercheurs de la Wallonie. Différentes fouilles y ont mis au jour plusieurs niveaux correspondant à des occupations successives entre -70 000 (Néandertaliens) et -2300 avec des vestiges aurignaciens et moustériens[57]. La grotte appartient au Préhistomuséum, l'un des plus grands musées européens sur la Préhistoire.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Lorsque, entre 57 et 50 avant notre ère, Jules César conquit la Gaule, la population de Flémalle et de ses alentours devinrent romaines. Cette conquête de la Gaule a permis à la Belgique de s'approprier les savoir-faire, mœurs et coutumes des romains.

Le diplôme romain de Flémalle[58] est un document archéologique d'une grande importance. Il date du règne de Trajan. Ce diplôme, appartenant à un soldat de Tongres (bien que remis en doute[59]), nous apprend que le détendeur d'un tel document, un soldat romain, pouvait obtenir un congé pour rentrer dans son village. Seulement, ce document pose problème car bien des soldats se faisaient construire une villa là où ils faisaient sa campagne militaire[60].

Un autre document, une pierre d'autel païen, nous renseigne sur le culte de la divinité Mosea[61].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Quand l'Empire romain d'Occident prend fin, les Francs en profitent pour envahir les anciennes contrées romaines. La période historique qui nous intéresse ici est celle de la Principauté de Liège, née par le biais de malentendus et de guerres de succession après la mort de Charlemagne.

Le ruisseau des Awirs et ses alentours. Il est affluent de la Meuse. C'est à son embouchure et dans le village des Awirs que l'industrie alunière était la plus importante.

Le ruisseau des Awirs apporte à la localité une économie prospère avec des moulins[62], des mines de zinc et de plomb qui seront exploitées jusqu'au XVe siècle. Toujours aux Awirs, on peut noter la présence d'un monastère de cisterciennes.

Dans le village de Chokier, on peut penser que des fours à chaux étaient présent grâce à la charte de 1086 qui précise un échange de parcelle entre le village et l'abbaye Saint-Jacques. Cette parcelle se situait sous "Calchariae", qui signifie four à chaux[63].

L'industrie est déjà très présente car outre les fours à chaux de Chokier, on trouve une exploitation de la houille et de carrières remontant au XIVe et XVe siècles. Cette exploitation durera dans le temps puisque le dernier charbonnage flémallois ferme en 1955[note 1].

Seigneuries[modifier | modifier le code]

La Principauté est ainsi divisée en plusieurs quartiers dont La Hesbaye, dans lequel le territoire actuel était situé. Ce quartier était composé en comtés, dont celui de Hozémont auquel était rattaché les Awirs, la Gleixhe, Chokier et les deux Flémalle (la Grande et la Petite)[64]. Le concile de Hozémont joua un rôle important dans nos régions.

Flémalle, sous son territoire actuel, était divisée en plusieurs seigneuries :

  • Seigneurie de Flémalle-Haute

À la fin du XIIe siècle, Flémalle et sa seigneurie appartiennent au chapitre de Saint-Pierre[4]. En 1173, par la connaissance du chanoine Van den Berghe, on apprend que la seigneurie est donnée aux Templiers[65]. Un autre seigneur possédait des terres flémalloises, dont le pape Honorius III en confirmait les possessions[66].

Au XIIIe siècle, Flémalle était partagée entre quatre seigneurie : le Chapitre Saint-Pierre, les Frères de Saint-Jean, l'Abbaye de Saint-Laurent, et les Frères réguliers de Saint-Augustin du Val-Benoît.

  • Seigneurie des Awirs[67]

Au XIIe siècle, les seigneuries des Awirs et d'Aigremont sont unies et appartiennent à un vassal de l'évêque de Liège. Au XIIIe siècle, les seigneuries sont détenues par la famille Limbourg et au XIVe siècle, par la famille La Marck[note 2]. La seigneurie possédait sa propre cour de justice et le village de Chokier.

  • Seigneurie de Gleixhe

Gleixhe, à l'époque Awirs-Notre-Dame, appelé ainsi par l'église de la seigneurie qui vouait un culte à la Vierge, se trouvait non loin de la seigneurie de Haute-penne, dont le château existe toujours[C 2]. Elle possédait elle aussi sa propre cour de justice.

  • Seigneurie de Chokier

La seigneurie était détenue par la famille de Hozémont avant de passer aux mains des Surlet puis des Berio[C 3]. Tout comme les deux autres seigneuries citées plus haut, elle avait elle aussi une cour de justice.

  • Seigneurie d'Ivoz

Elle fait partie de la commune d'Ivoz-Ramet qui comprend deux autres seigneuries. Elle appartenait au chapitre de la cathédrale Saint-Lambert et passe aux mains de l'abbaye du Val-Saint-Lambert en 1261[SC 9]. Elle possédait une cour de Justice.

  • Seigneurie de Ramet

Tout comme celle d'Ivoz, elle fait partie de la commune d'Ivoz-Ramet. On sait que s'était une seigneurie car plusieurs personnes entre le 12e et le 13e siècles portent le nom de Ramet[SC 9]. Elle avait sa cour de justice.

  • Seigneurie de Ramioul

Ramioul, avec Sart-Diable, appartenaient au duc de Basse-Lotharingie. La seigneurie passa aux mains de la collégiale Saint-Servais de Maastricht, c'est Godefroid de Bouillon qui en fit don. Elle passe ensuite à l'abbaye du Val-Saint-Lambert en 1236 puis appartient à André de Bincken et enfin aux Hemricourt[SC 9].

  • Seigneurie de Mons

Mons, tout comme Souxhon, Ruy et les deux Crotteux (Saint-Martin et Saint-Pierre), appartenait à la commune de Mons-lez-Liège. La seigneurie possédait sa cour de justice.

Guerre des Awans et des Waroux[modifier | modifier le code]

Cette guerre débute en 1297 et dure 38 ans. Elle marque profondément l'histoire de La Hesbaye, qui ne se remettra jamais de cette guerre. Cette guerre entre seigneuries prit une ampleur importante car le prince-évêque de Liège était incapable d'y mettre fin.

La guerre opposa les seigneuries d'Awans, Bovenistier, Diepenbeck, Fermes, Fontin, Haneffe et Hozémont aux seigneuries de Waroux, Berloz, Hermalle, Horion, Jemeppe et Oborne. Cette guerre est fratricide, c'est-à-dire que les Awans et les Waroux descendent de la même lignée et se sont entre-tués. La guerre débute quand Adoule, une jeune serve, devant être mariée à un cousin des Awans, fut enlevée par un écuyer des Waroux. Cette guerre décima complètement la région et eut pour conséquences la montée en puissance de la bourgeoisie, la perte en puissance du prince-évêque de Liège et la destruction de plusieurs châteaux dont ceux d'Awans et de Waroux. C'est Jacques de Hemricourt, par sa chronique, qui nous renseigne cette guerre[68].

Le Chapitre Saint-Pierre, pendant la période de gérance de la commune, exerçait un pouvoir législatif et réglementaire, un pouvoir judiciaire (la commune avait sa propre cour de justice), et un pouvoir fiscal[69].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, la petite chapelle du village de Chokier était dédiée à Saint-Marcelin. Elle deviendra église paroissiale en 1592[C 4]. Sur le terrain du château de Chokier apparut au XVIIe siècle une ferme exploitant plusieurs hectares de vignes[C 5]. Ce village connut l'exploitation de l'alun[C 6].

Pierre Ier le Grand, Tsar de Russie, en visite à Liège, Spa et Maastricht, fait une halte à Chokier.

En 1717, la Tsar Pierre le Grand fait halte à Chokier alors qu'il se rendait à Liège[70]. Il fut accueilli par le bourgmestre avec des festivités.

Dans le bassin du ruisseau des Awirs, on trouve la présence d'alunières aux XVIIe et XVIIIe siècles. On retrouve cette activité de l'alun à Flémalle-Haute et Flémalle-Grande, avec des alunières exploitées du XVIe au XVIIIe siècle[C 7]. Cette engouement à l'industrie est née au XVe siècle avec le chapitre Saint-Pierre qui exploita de nombreuses carrières. La paroisse de Saint-Mathias, en 1762, remplaça l'ancienne[SC 10].

L'église située à Gleixhe et qui donna le nom d'Awirs-Notre-Dame à cette localité fut détruite durant le Moyen Âge. En 1779, elle est reconstruite et placée sous l'autorité de la cathédrale Saint-Lambert.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La dernière alunière des Awirs, précisément celle d'Aigremont, ferme en 1816, la dernière de commune, au XIXe siècle également. Toujours dans cette localité, des exploitations houillères voient le jour puis connaît une période industrielle prospère. Le dernier charbonnage des Awirs sera fermé en 1928. Cette industrie houillère se trouve dans la quasi-totalité du territoire. Le dernier charbonnage de Flémalle ferme en 1955.

En 1938 est inauguré le pont-barrage d'Ivoz-Ramet. Il sera dynamité deux ans plus tard en 1940 pour ralentir l'avancée de la Wehrmacht. Il sera reconstruit durant la deuxième guerre mondiale.

Durant la seconde guerre mondiale, tout comme Liège, Flémalle fut bombardée. Un tunnel situé à Flémalle aurait servit de refuge à la population[71].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En août 1914, la Belgique est envahie par l'armée allemande; la première ville touchée est Liège et sa région. Malgré les nombreuses fortifications entourant la ville, dont le fort de Flémalle, la ceinture fortifiée sera mise hors service. Les Pays-Bas, voisin d'à peine une dizaine de kilomètres depuis Liège, est alors une destination des habitants de la région pour fuir la guerre, les néerlandais n'étant pas impliqué durant cette guerre.

C'est pour cette raison de proximité avec la frontière néerlandaise et plus précisément la ville de Maastricht que l'Atlas V, un remorqueur blindé, quitte la ville dans la nuit du 3 au 4 janvier 1917 avec 107 personnes à bord. L'expédition en direction des Pays-Bas fut tumultueuse car sur le chemin, au niveau d'Argenteau, les allemands ont commencés à poursuivre le bateau.

Parmi les quatre membres d'équipage, deux étaient flémallois, ils se nommaient Jean Job et Raoul Longueville, on compte un autre flémallois parmi les passagers, Joseph Fagard. Le capitaine était Jules Hentjens[72].

L'accident du passage d'eau[modifier | modifier le code]

Le 23 janvier 1918, vers 17h30, les ouvriers de l'usine Cedauville, installée sur la rive droite de la Meuse, résidant sur la rive gauche, à Jemeppe et à Flémalle-Haute, empruntent un bac d'un passeur d'eau pouvant contenir maximum 60 personnes. Ils étaient alors 80 à se précipiter sur le bac. Le passeur d'eau du faire deux voyages et c'est durant cette seconde traversée que l'accident se produisit[73].

Le crochet qui guidait la barque du passeur sur le câble rompît. Pris de panique, les ouvriers se glissèrent à l'avant de la barque et cette dernière chavira et se retourna. Sur les 37 passagers, seuls 4 ont survécus[74].

Accident atmosphérique de décembre 1930[modifier | modifier le code]

Cet accident atmosphérique est l'un des plus graves de l'époque en Europe et sert, encore aujourd'hui, d'exemple contre la protection de la pollution. Ce drame provoqua la mort de plus de 60 personnes quand bien d'autres, environs 300, seront blessés ou malades dans les jours à venir[75]. L'accident à lieu à Engis, une commune voisine de Flémalle, à l'ouest. Elle est considérée de nos jours comme la commune la plus polluée de Belgique mais depuis 1930, des mesures ont été prises pour ne pas laisser un autre accident de ce genre se créer.

C'est seulement en 1968 que ces mesures seront mis en œuvres avec l'installation de plus de 200 stations de contrôles atmosphériques, contrôlant les taux de dioxyde de soufre et de particules noires[75].

Du 1er au 5 décembre 1930, un brouillard stagne sur la vallée mosane, s'étendant de Jemeppe à Huy. Cet accident se produit en partie à cause de la morphologie de la vallée. En effet, sur un à deux kilomètres de large, la hauteur de la vallée est de 60 à 80 mètres tandis que le haut de la vallée, c'est-à-dire les plateaux sur la rive droite et gauche, se situent à certains endroits à plus de 200 mètres de hauts. Durant cette première semaine de décembre, la pression atmosphérique était fortement haute, autour de 1030 mbar et il y faisait froid (0° C le jour et jusqu'à -10° C la nuit[75]) avec un vent d'est de faible intensité, on parle de un à trois km/h. On parle alors d'une inversion de température.

Cette dernière fait en sorte que la masse d'air la plus froide ne peut passer au dessus de la plus chaude, et le brouillard se situe dans la vallée, ce qui fait que la masse d'air froide ne peut s'en échapper. Les cheminées des 27 grandes usines de la vallée[76] ne dépassant pas les 70 mètres, la pollution ne peut pas non plus s'échapper de la vallée, on se retrouve alors dans un cercle vicieux. Cette évènement est comparable au grand smog de Londres de 1952.

Le brouillard disparait le 5 et le 6 décembre[77] et dure donc moins d'une semaine mais les dégâts sont là. Les malades sont atteints par une insuffisance respiratoire assez grave ainsi que de toux, d'insuffisance cardiaque, de nausées, vomissements et larmoiements[75]. Outre le bilan humain, on déplore un bilan concernant le bétail encore plus lourd, on peut citer un éleveur de porcs qui abat ses bêtes une à une[78].

Les pertes humaines sont réparties sur les communes de Hermalle-sous-Huy, Engis, La Maillieu, Flémalle-Grande, Flémalle-Haute, Vierset, Ivoz-Ramet, Seraing, Jemeppe et Ougrée. Sur les 60 morts, 20sont réparties sur les anciennes communes de Flémalle[note 3].

Accident ferroviaire du 1er décembre 1946[modifier | modifier le code]

La ligne de chemin de fer allant de Liège à Namur longe l'arrière du village de Chokier, en bas du promontoire où se situe le château. Ce château était munis à l'époque d'une terrasse donnant une vue sur la vallée de la Meuse. Le 1er décembre 1946, une parois de roche s'effondre entraînant la partie ouest de la terrasse du château et s'écroule 80 mètres plus bas sur la voie ferrée. Cette accident ne fait aucune victime. Deux minutes plus tôt, un train transportant 400 ouvriers venait de passer tandis qu'un autre train a prit du retard. L'accident causa surtout des dégâts économiques car les roches obstruèrent la voie du 1er décembre 1946 au 15 janvier 1947. Pour répondre au besoin des voyageurs, des bus restèrent en permanence à la gare de Flémalle-Haute pour établir des liaisons[79].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Flémalle.svg
La commune possède des armoiries qui lui ont été octroyées le 18 décembre 1991. La bande ondulante figure la Meuse qui traverse la commune. Le pic fait référence à l'importance de l'exploitation minière ancienne dans la région. Les six besants en pointe font référence aux six anciennes communes qui ont fusionné en 1969 et en 1977. Ils font aussi référence à une grappe de raisin, allusion aux vignobles locaux.
Blasonnement : De gueules à la barre ondée d'argent accompagnée en chef d'un pic d'alunier et, en pointe de six besants d'or rangés 3, 2 et 1, le tout d'or[80].
  • Délibération communale : 18 juin 1991
  • Arrêté royal : 18 décembre 1991



Politique[modifier | modifier le code]

Bourgmestres[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

La commune comptait, au , 26 461 habitants, 12 745 hommes et 13 716 femmes[81], pour une superficie de 36,68 km2, soit une densité de population de 721,40 habitants/km2.

Le graphique suivant reprend sa population résidente au 1er janvier de chaque année :

Les chiffres des années 1846, 1900 et 1947 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.

  • Source : DGS - Remarque: 1806 jusqu'à 1970=recensement; depuis 1971=nombre d'habitants chaque 1er janvier[82].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Flémalle possède un vaste patrimoine naturel et architectural, dont une partie est classée.

Le château d’Aigremont[modifier | modifier le code]

Accroché sur les hauteurs de la Meuse, à mi-chemin entre Liège et Huy, se dresse le château d'Aigremont (50° 35′ 28,04″ N, 5° 24′ 53,45″ E). Ce château de style Renaissance fut construit au début du XVIIIe siècle par l'archidiacre Mathias Clercx.

Le fort[modifier | modifier le code]

Entrée du fort de Flémalle

Le fort de Flémalle (50° 36′ 27,96″ N, 5° 27′ 54,62″ E) est un grand fort trapézoïdal. Situé sur l'ancienne commune de Flémalle-Grande, dominant la Meuse et les voies vers Namur, ce fort fut construit selon les projets du général Henri Alexis Brialmont de 1888 à 1891 et fait face au fort de Boncelles. En 1914, il fut le théâtre de rudes combats opposant la résistance flémalloise aux envahisseurs allemands qui l'occupèrent et le modifièrent. Réarmé dans les années 1930, on peut encore voir à l'heure actuelle les nombreuses cicatrices des gros bombardements.

Le fort est ouvert au public tous les premiers samedis du mois.

Le château et le parc de la Petite Flémal'[modifier | modifier le code]

Ce château (50° 35′ 57,1″ N, 5° 28′ 12,21″ E) situé sur la Grand' Route abrite depuis 1938 les services communaux. Il a été construit en plusieurs étapes : l'aile droite construite au cours du XVIIe siècle. Ensuite l'aile gauche, qui date du XVIIIe siècle. Et enfin, une dernière aile se prolongeant vers le parc, construite en 1984. Ce château est accompagné d'un parc ou se côtoient divers styles de jardins : italien, français ou encore un jardin à l'anglaise.

La carrière de Chockier : réserve naturelle[modifier | modifier le code]

Carte des sentiers de la réserve naturelle de Chockier dressée par Théo Halkin[83]

Sous la houlette d’Études & Environnent asbl, les démarches entreprises pour sauvegarder les anciennes carrières Sacré ont débuté en 1994. Bien exposées au soleil, ces carrières – en rive gauche de la Meuse - avaient retrouvé une flore et une faune fort intéressantes, qui faisaient l’objet d’un mémoire de Guide-nature. En 1996, la protection de 27 ha était obtenue et une convention d’une durée de 30 ans signée entre l’asbl Natagora et la commune de Flémalle.

Références : Malchair, L. (1994). Flémalle : d'Aigremont à l'Ermitage. Mémoire de Guide-Nature. Éducation-Environnement asbl.

La Châtaigneraie[modifier | modifier le code]

La Châtaigneraie est une gentilhommière construite entre 1830 et 1840, implantée dans un parc classé et protégé par la Région wallonne, et abrite aujourd'hui le Centre wallon d’Art contemporain. L’ensemble appartient à la Commune de Flémalle qui en assure l’entretien.

Grottes et musée préhistorique[modifier | modifier le code]

Le préhistomuseum de Ramioul est un centre de tourisme éducatif axé sur la Préhistoire en Belgique[84].

Dans son voisinage se trouvent plusieurs grottes qui ont livré d'importants matériels archéologiques, dont certains sont exposés au musée du préhistosite.

Culture[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Flémalle a été une des grandes communes du handball belge. Ce sport d'équipe s'installe en 1921 dans la Province de Liège et le ROC Flémalle en a été un des principaux représentants avec ses 11 titres de champion de Belgique et 3 Coupes de Belgique.

Dans les autres sports, on peut noter que dans le basket-ball féminin, deux clubs flémallois réussirent à atteindre la division 1, l'Alliance Flémalle et l'ISC Flémalle sans pour autant y briller.

Club Sport Adresse
Flémalle Athletic Club Athlétisme Piste d'Athlétisme Paul Roekaerts
Alliance Flémalle Basket Club Basket-ball Hall Omnisports Louis Melin
Royale Union Flémalloise Football
Racing Olympic Club Flémalle handball Hall Omnisports André Cools
Royal Tennis Club Flémalle Tennis
Maison des Jeunes Volley-Ball Club Flémalle Volley-ball Hall Omnisports André Cools
Anciens grands clubs

Le premier club de football flémallois fut le Cahottes-Sportif, cependant les Cahottes faisait à l'époque partie de la commune d'Horion-Hozémont, celui-ci obtient le matricule 154, par la suite viennent le Trixhes Football Club qui obtient quant à lui, le matricule 399 et le Flémalle Football Club, le matricule 586. On peut également citer l' Alliance FC Flémalle, club de Flémalle-Grande et qui fusionna en 1993 avec l' Entente Engissoise.

Mais aucun des clubs flémallois n'accéda en nationales, en effet ceux-ci restèrent cantonner aux séries provinciales, c'est devant ce triste constat que les trois clubs flémallois décidèrent de s'unir pour afficher de plus grandes ambitions, c'est comme ça qu'en 2013, le Royal Mons Football Club (matricule 2874) et le Royal Flémalle Football Club (matricule 2884) décide d'unir leurs forces mais le Royal Football Club Skill d'Ivoz-Ramet (2925) se rajouta à la fusion. La nouvelle formation prit le nom de la Royale Union Flémalle, la RUF, et garda la matricule de Mons, le plus ancien.

Parmi quelques footballeurs passés dans un club flémallois ou venant de Flémalle, on retrouve respectivement Landry Mulemo et Sébastien Pocognoli.

Avec l'aide du flémallois, Joseph Demaret, ainsi que du sérésien Clément Lambinon, Jules Devlieger est reconnu comme celui qui importa le handball en Belgique, après l'avoir découvert aux Olympiades ouvrières de Pragues.

Demaret fonda en 1924, l' Olympic Club Flémallois qui deviendra le Royal Olympic Club Flémalle, obtenant le matricule 6, le ROC Flémalle est sans conteste le pionnier dans le monde du handball belge, en effet il fut le premier Champion de Belgique, le premier vainqueur de la Coupe de Belgique ainsi que premier représentant belge en Coupe d'Europe, mais outre cette image de pionnier le club fut également un des grands noms du handball belge dans les années 1950, 1960 et 1970 en glanant 14 titres, qui le plaça longtemps en tant que club le plus titré du Royaume, dont onze titres de Champion de Belgique, trois Coupe de Belgique et 10 confrontations en Coupe d'Europe.

Arrivées du Tour de Belgique[modifier | modifier le code]

2008 : Drapeau : Belgique Greg Van Avermaet.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelage[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Cloes, Le Mouvement ouvrier à Flémalle-Grande de 1830 à 1914, Liège, Université de Liège. Faculté de philosophie et lettres, Thèse/mémoire., 1986-1987.
  • Alexis Zimmer, "Le brouillard mortel de la vallée de la Meuse" (décembre 1930). Naturalisation de la catastrophe, dans Débordements industriels : Environnement, territoire et conflit (XVIIIe-XXIe siècle), Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2013.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sur un document en format PDF du MasterPlan de Flémalle centre est signalé ce dernier charbonnage flémallois
  2. L'inventaire des archives de la famille de Hemricourt, conservé aux Archives de l'Etat en Belgique, nous informe sur les familles possessionnaires de la seigneurie
  3. Voir l'analyse de m'IHOES n°125 du 13 mai 2014, par Alexis Zimmer, élaborant un tableau des décès selon les communes d'avant fusion

Références[modifier | modifier le code]

Sources communales[modifier | modifier le code]

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Sources du site Chokier.com[modifier | modifier le code]

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  5. « Chateau de Chokier - Vignoble des coteaux de Dame Palate », sur www.chokier.com (consulté le 1er mars 2021)
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Autres références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]