Vielsalm

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Salm.
Vielsalm
Le village se mirant dans son lac
Le village se mirant dans son lac
Blason de Vielsalm
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Luxembourg Province de Luxembourg
Arrondissement Bastogne
Bourgmestre Élie Deblire (cdH)
Majorité cdH-Mayeur
Sièges
cdH
Mayeur
GERER
ECOLO
19
7
7
3
2
Section Code postal
Vielsalm
Bihain
Grand-Halleux
Petit-Thier
6690
6690
6698
6692
Code INS 82032
Démographie
Gentilé Salmien(ne)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
7 495 ()
49,78 %
50,22 %
54 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
22,32 %
60,81 %
16,87 %
Étrangers 3,78 % ()
Taux de chômage 12,52 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 11 990 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 17′ 10″ N 5° 55′ 05″ E / 50.286, 5.9179450° 17′ 10″ Nord 5° 55′ 05″ Est / 50.286, 5.91794
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
139,76 km2 (2005)
36,10 %
51,99 %
7,17 %
4,74 %
Localisation
Situation de la commune dans l'arrondissement de Bastogne et la province de Luxembourg
Situation de la commune dans l'arrondissement de Bastogne et la province de Luxembourg

Géolocalisation sur la carte : Belgique

Voir la carte administrative de Belgique
City locator 14.svg
Vielsalm

Géolocalisation sur la carte : Belgique

Voir la carte topographique de Belgique
City locator 14.svg
Vielsalm
Liens
Site officiel vielsalm.be

Vielsalm (en wallon Li Viye Såm, en Luxembourgeois Sëm Gaanglef[1]/Zënt Gängelef) est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Luxembourg, ainsi qu’une localité où siège son administration.

La commune fait partie de l'arrondissement administratif de Bastogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le point culminant de la province de Luxembourg se trouve sur le territoire de Vielsalm à la Baraque de Fraiture (652 m).

Sections de commune[modifier | modifier le code]

Bihain, Grand-Halleux, Petit-Thier, Vielsalm (siège)

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est délimitée au nord et à l’est par la province de Liège (dont la Communauté germanophone à l’est).

Communes limitrophes de Vielsalm
Lierneux Trois-Ponts
Vielsalm Saint-Vith
Manhay
Houffalize
Gouvy Burg-Reuland

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le village, comme celui de Salmchâteau, doit une part de son nom à un petit cours d'eau, la Salm (la région se nomme d'ailleurs le Val de la Salm, ou Pays de Salm). Le mot Salm viendrait du celtique salwa (noir, brouillé).

Vielsalm (Viye Såm en wallon) signifierait littéralement « Vieille Salm » car, à un moment donné, le seigneur déplaça son château, et ce devint le nouveau centre du bourg ; mais la roue tourna encore, et le centre redevint la « vieille » Salm, dès lors appelée ainsi, et qui éclipsa la « nouvelle » Salm (aujourd'hui Salm-Château).

Une étymologie populaire explique Salm et Vielsam par l'allemand Salm « saumon ». Les armoiries de l'ancienne maison de Salm ainsi que celles de l'actuelle commune, sont des armes parlantes basée sur cette interprétation.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Des pierre taillées en forme de fève de café, d’environ 40 cm. de longueur et destinées à servir de meules à broyer le grain ont été découvertes sur le banc d’arkose qui va des Quatre-Vents (Neuville) vers l’est, ainsi que près de Provedroux. D’autre part, une longue série d’excavations pour l’extraction de la pierre d’arkose constitue un indice encore de cette époque. Partant des environs de Joubiéval, on la retrouve à l’est des Quatre-Vents, puis plus loin au-delà des Mauvaises-Pierres (Petit-Thier). On ne peut que lui donner un âge d’environ deux millénaires.

Deux noms antiques de cours d’eau de la région témoignent aussi de la présence celtique. Il s’agit de « Glain » et « Salm », deux termes que l’on rencontre dans toute l’Europe. Termes hydronimiques. Glain se rapporte à « eau brillante » ; Salm à « eau un peu trouble ».

Le long de plusieurs de nos ruisseaux, particulièrement celui de Louxibou descendant vers Cierreux, celui de Bèchefa descendant vers Bèche, ainsi qu’aux sources du Salm, on constate la présence d’une quantité de tertres irréguliers et d’origine artificielle, des « tambales » dit le langage du pays. Ils appartiennent à une bande qui va du plateau des Tailles jusqu’à la haute Amblève. Les archéologues sont d’accord pour reconnaître qu’il s’agit là de résidus de délavages aurifères et ils situent leur origine à l’âge du fer. Il y a là une activité considérable.

Histoire[modifier | modifier le code]

Parmi les plus anciennes traces de présence humaine connues sur le territoire de la commune, le trou des Massotais, un ancienne mine d'or exploitée par les Celtes.

Le comté de Salm[modifier | modifier le code]

Le comté de Salm-en-Ardenne, dont Vielsalm faisait partie, est né vers l’an 1000. Son existence apparaît à ce moment du fait qu’un document daté de 1034-35, mentionne pour la première fois un comte de Salm, soit « comes Gisilbertus de Salmo ». Ce personnage appartenait à la famille des seigneurs fondateurs de la dynastie des comtes de Luxembourg. C’était l'une des plus illustres de l’époque et elle possédait de vastes domaines entre Meuse et Moselle.

Avant l’an mil, ce territoire, devenu terre de Salm, était un îlot entouré de tous côtés par des terres de Stavelot et sa constitution primitive reste assez obscure. Le comté de Salm a vécu environ huit siècles ; le 1er octobre 1795 (9 vendémiaire an IV), les provinces des Pays-Bas furent rattachées à la France par un décret de la Convention, ce qui mit fin à l’existence du comté de Salm.

Évolution de la situation administrative de Vielsalm[2][modifier | modifier le code]

Vers 1900 une certaine bourgeoisie des milieux belges d'affaires et de la finance se retrouve à Vielsalm pour des séjours d'été et des parties de chasse. On y retrouve les familles Jacquier de Rosée, Desmanet de Biesme, de Jonghe d'Ardoye, de Spoelberghe, F. Brugmann, G. Nagelmanckers, Saint-Paul de Sincay, del Marmol, Montfort. À l'exception notable de Jacquier de Rosée, Desmanet et Nyssens, ils ne s'impliquent pas dans l'industrie locale[3].

La paroisse de Salm/Vielsalm[modifier | modifier le code]

Il y a bien des siècles déjà qu’un centre paroissial s’est créé à l’endroit devenu Vielsalm ; mais on ne sait quand. Il s’agissait alors d’une grande paroisse régionale. Un document de 1131 mentionne l’existence de l’ « ecclesia de Salmes » ; c’est à propos de redevances dues par cette église à l’abbaye de Stavelot. Sans nul doute, cette église de Salm est l’ancienne paroisse de Salm qui a subsisté jusqu’en 1803. Ainsi signalée en 1131, elle existait alors déjà depuis longtemps, certainement, et sa création ne peut être due qu’au travail apostolique des moines de Stavelot. C’est vers 650 que l’abbé Remacle et ses compagnons s’installèrent à Stavelot et commencèrent sans tarder l’évangélisation de la région.

Cette paroisse de Salm était fort grande. Elle comprenait les territoires des anciennes communes de Grand-Halleux, Petit-Thier et Vielsalm, de même que les villages de Goronne, Cierreux et Commanster. Elle avait ainsi pris les limites de deux anciens domaines contigus. On ne sait quel a été son nom à son origine ; celui de « Salm » n’a pu lui être attribué qu’après la création du comté de même nom. Pendant longtemps, cette ancienne paroisse ne comporta qu’un seul édifice du culte, chapelle ou église, que tous les paroissiens rejoignaient en temps opportun.

Au cours des siècles, l’augmentation de la population notamment devait rendre l’église paroissiale trop petite, et d’accès trop éloigné pour bien des personnes. Aussi vit-on peu à peu des communautés villageoises en expansion s’efforcer d’avoir chez elles un édifice du culte également, avec un vicaire écolâtre, ce avec l’accord de l’autorité religieuse. Ainsi, Grand-Halleux eu sa chapelle déjà avant 1430, Goronne en 1691, Commanster en 1683, Salmchâteau en 1725, Burtonville en 1703, Petit-Thier en 1704, Cierreux en 1704, Ville-du-Bois en 1766.

La paroisse actuelle de Vielsalm est née en 1803, du démembrement de l’ancienne paroisse et à la suite du concordat napoléonien de 1801. La nouvelle organisation des paroisses fit aussi de Vielsalm le centre d’un doyenné du même nom. Cette nouvelle paroisse de Vielsalm ne comprit plus Cierreux, Goronne, Grand-Halleux, Petit-Thier, Salmchâteau. Plus tard, elle perdit encore Commanster en 1835, Ville-du-Bois en 1842, Neuville et Burtonville en 1913.

La paroisse de Vielsalm, ainsi que toutes celles du canton, sont passées le au diocèse de Namur, alors que précédemment, la région avait toujours fait partie du diocèse de Liège.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armoiries de Salm 1.svg
La commune possède des armes parlantes correspondant à celles de la maison de Salm, Salm voulant dire saumon en allemand.
Blasonnement : D’argent à deux saumons adossés de gueules.
Source du blasonnement : Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 2 : Communes wallonnes M-Z, Communes bruxelloises, Communes germanophones, Bruxelles, Dexia,‎ .



Démographie[modifier | modifier le code]

Elle comptait, au , 7 664 habitants (3 826 hommes et 3 838 femmes)[4], soit une densité de population de 192,76 habitants/km² pour une superficie totale de 139,76 km².

Le graphique suivant reprend sa population résidente au 1er janvier de chaque année[5]

Les chiffres des années 1846, 1900 et 1947 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.

Économie[modifier | modifier le code]

La ville a connu une importante exploitation de l'ardoise, et d'une pierre à aiguiser locale, le coticule.

La commune compte actuellement un zoning industriel à Burtonville, où sont implantées de petites et moyennes entreprises.

Ressource minérale rare[modifier | modifier le code]

Le coticule extrait à Vielsalm doit la finesse exceptionnelle de ses propriétés abrasives à la spessartine, une variété particulière de grenat. Le coticule est un schiste métamorphique microcristalin à grain très fin, composé pour 35 à 40 % environ de petits cristaux de spessartine, de 5 à 20 microns de diamètre. Cette roche assez rare, dont les carrières d'extraction sont actuellement quasiment épuisées, était exploitée depuis le début du XVIe siècle pour en faire des pierres à rasoir très recherchées pour leur grande longévité.

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée du sud au nord par la route nationale 68 joignant Bovigny à Trois-Ponts. La gare de Vielsalm se trouve sur la ligne 42 Rivage-Gouvy.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Vielsalm est jumelée avec Drapeau de la France Bruyères (France), une ville des Vosges (Lorraine).

Culture[modifier | modifier le code]

Chaque année, le 21 juillet, a lieu à Vielsalm la « fête des myrtilles » au cours de laquelle est organisé un défilé « carnavalesque » avec notamment ses fameuses macrales[6].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

La villa des Effâts, vers 1918[7].
  • Église paroissiale Saint-Gengoux.
  • Chapelle Notre-Dame du Luxembourg.
  • La Petite Croix.
  • Maison Lambert.
  • Ancienne maison Ruth.
  • Villa des Effâts[8].
  • Maison communale.
  • Le patrimoine immobilier classé

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Jean Bertholet (1688-1755), historien du Luxembourg, est né à Vielsalm.
  • Norbert Didderich, explorateur
  • Léopold Le Maire, juge de Paix, administrateur des Ardoisières de la Salm en 1889[9].
  • Alfred Janssen, ingénieur, né à Cologne le 11 octobre 1864, époux de Marguerite Battaille, née à Liège le 30 août 1881, habitaient la villa Les Effâts à Vielsalm.
  • Jean Englebert (né en 1928 à Vielsalm), architecte, professeur à l'Université de Liège
  • Olivier Werner (né le 16 avril 1985), joueur de foot du RAEC Mons
  • Jos Lemaire (1891-1972), peintre belge, y est né
  • Yvan Adam (né à Saint-Hilaire le ) est un peintre, designer, affichiste et illustrateur qui vécu à Grand-Halleux

Particularités de Vielsalm en images[modifier | modifier le code]

Illustrations du début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Sécurité et secours[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone de police Famenne-Ardenne pour les services de police, ainsi que de la zone de secours Luxembourg pour les services de pompiers. Le numéro d'appel unique pour ces services est le 112.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Benoit, La Renaissance en terre de Salm, 2014.
  • Gaston Remacle, Vielsalm et ses environs. Vielsalm, 1957. Ré-édition 1968.
  • Robert Nizet. Do timps di m'grand-mère. (La vie quotidienne au début du siècle dans la région de Vielsalm, illustrée par des cartes postales anciennes.)
  • Robert Nizet. Binamé Payis d'Sâm. Photographies d'autrefois de la région de Vielsalm. 1983.
  • Robert Nizet. Vieilles images sur toits de chèrbins. 1986.
  • Olivier Graulich. Les deux principales exploitations d'ardoises de Vielsalm au XXe siècle. Revue "Glain et Salm - Haute Ardenne". no 28 Avril 1988. p. 22-30.
  • Revue Glain et Salm Haute Ardenne depuis 1974.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Zesummegestallt vum Henri Leyder - Lëtzebuerger Marienkalender 1997 - iwwerschaft 3/2011
  2. TANDEL E. Les Communes Luxembourgeoises, IV Bastogne, AIALUX, 1891, pp. 636-658.
  3. Annuaire des châteaux de Belgique, 2e année, Bruxelles 1899. Administration communale de Vielsalm. Archives communales. Impôt sur la fortune présumée, portefeuille I-713 Cité par Olivier Graulich (1988) p. 30.
  4. http://www.ibz.rrn.fgov.be/fileadmin/user_upload/fr/pop/statistiques/stat-1-1_f.pdf
  5. 3_Population_de_droit_au_1_janvier,_par_commune,_par_sexe_2011_2014_G_tcm326-194205 sur le site du Service Public Fédéral Intérieur
  6. Photos : fête des myrtilles
  7. située rue de la Grotte, 11.
  8. Située 11 rue de la Grotte, il s'agit d'une demeure éclectique [Patrimoine monumental de la Belgique, 1993, tome 17, p. 307.] datant de la seconde moitié du XIXe siècle bâtie par Lucien Beaupain (1837-1900), devint ensuite propriété et demeure de l'ingénieur Alfred Janssen-Battaille. Concernant Albert Janssen-Battaille lire: Albert-Édouard Janssen, "Généalogie de la famille Janssen", dans: La Noblesse Belge, annuaire de 1913, première partie, Bruxelles, 1913, p. 267, ainsi que Albert-Édouard Janssen, Livre de Raison de la famille Janssen de Mouland - quatre siècles de notes et souvenirs (1500 - 1925): Marguerite Marie Charlotte BATTAILLE, née à Liège le 30 août 1881 et décédée à Liège le 16 juin 1962, munie des secours de la religion (adresse: 19, boulevard d'Avroy), épousa à Liège (Ougrée), le 14 mars 1900, Alfred Charles Hubert Jules JANSSEN, ingénieur, né à Cologne le 11 octobre 1864, décédé le 29 juillet 1921, (ils habitaient Les Effâts à Vielsalm). Veuve elle épousa en secondes noces Albert COURARD, décédé à Vielsalm le 13 juillet 1961 aux Effats. (Cette villa caractéristique est transformée en hôtel.)
  9. Olivier Graulich. Les deux principales exploitations d'ardoises de Vielsalm au XXe siècle. p. 25; Revue Glain et Salm - Haute Ardenne. no 28 Avril 1988. p. 22-30.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :