Theux

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Theux
La place du Perron
La place du Perron
Blason de Theux
Héraldique
Drapeau de Theux
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Liège Province de Liège
Arrondissement Verviers
Bourgmestre Philippe Boury (IFR)
Majorité IFR
Sièges
IFR
PS
Ecolo
23
14
5
4
Section Code postal
Theux
La Reid
Polleur
4910
4910
4910
Code INS 63076
Zone téléphonique 087
Démographie
Gentilé Theutois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
12 015 ()
48,97 %
51,03 %
144 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
23,40 %
62,05 %
14,55 %
Étrangers 2,48 % ()
Taux de chômage 9,90 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 13 796 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 32.6′ N 5° 48.48′ E / 50.5433, 5.80850° 32.6′ Nord 5° 48.48′ Est / 50.5433, 5.808
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
83,36 km2 (2005)
48,43 %
39,33 %
11,55 %
0,69 %
Localisation
Situation de la commune au sein de l’arrondissement de Verviers et de la province de Liège
Situation de la commune au sein de l’arrondissement de Verviers et de la province de Liège

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Liens
Site officiel theux.be

Theux (en wallon Teût, qui signifie toit)[1], est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Liège, ainsi qu’une localité où siège son administration.

Theux reçut le titre de Ville en 1456 et un perron, symbole des libertés communales lui fut donné l'année suivante. Theux était l'un des cinq bans du Marquisat de Franchimont.

Une partie de la commune de Theux se trouve logée au creux d'une fenêtre géologique, nommée « la Fenêtre de Theux », créée par un phénomène géomorphologique rare. Ce site abrite plusieurs réserves naturelles : le site du Rocheux, le Thier du Gibet, le coteau de Mont, la vallée du Wayot.

Le patrimoine architectural de Theux comprend, entre autres, le château de Franchimont, dont la première construction date du milieu du XIe siècle, l'église Saints-Hermès-et-Alexandre, église-halle romane.

Les haldes calaminaires du Rocheux, la Charmille du Haut-Marais de La Reid et l'Îlot des Arbres de Basse-Desnié sont des sites classés. La tour et la flèche de l'église Saint-Jacques de Polleur sont inscrits au patrimoine immobilier classé de Theux.

De nombreux événements culturels et artistiques, tels que des expositions, conférences, concerts et reconstitutions historiques, sont organisés par des asbl comme la « Chevalerie de l'Ordre du Chuffin », l'asbl « Foire médiévale de Franchimont » avec le soutien du Syndicat d'initiative de Theux.

À partir de 2004, Theux fut considérée pendant plusieurs années comme étant la « capitale wallonne de l'écrevisse à pattes rouges »[2]. Une mini-exposition fut visible quelque temps à la bibliothèque communale de Theux, place Pascal Taskin.

Au 1er janvier 2015, la population était de 12 060 habitants (dont 51 % de femmes).

Sommaire

Toponyme[modifier | modifier le code]

Theux vient de "Tectis" qui signifie "Ville aux toits"[3].

Le nom de Tectis fut donné au site de Theux par les Gallo-romains qui l'occupèrent dès le Ier siècle ap. J.-C.[4].

La première mention de Theux se trouve dans un document signé par Louis le Pieux en 814[4].

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Baignée par la Hoëgne, la ville de Theux, entourée par la forêt, est située à 220 m d'altitude, au nord-ouest du plateau des Hautes Fagnes et au sud du plateau de Herve[4].

Peuplement[modifier | modifier le code]

Le site de Theux a fait l'objet d'un peuplement depuis le Mésolithique. Le site gallo-romain de Theux fut détruit au IIIe siècle, il reprit son activité à la fin du IVe siècle, puis fut détruit au début du Ve siècle par les envahisseurs germaniques[4].

Sections de la commune de Theux[modifier | modifier le code]

La Reid et Polleur.

La Reid et Polleur sont des sections de la commune de Theux depuis la fusion des communes de 1977.

Villages et hameaux[modifier | modifier le code]

Becco, Bronromme, Desnié, Fays, Hestroumont, Hodbomont, Jehanster, Jehoster, Jevoumont, Juslenville, Juslenville-Petite[5], La Reid, Marché, Mont, Oneux, Polleur, Pouillou-Fourneau, Raborive-Tancrémont, Rondehaie, Sasserotte, Sassor, Spixhe, Vert-Buisson, Vieux Cortil[6], Winamplanche.

Histoire[modifier | modifier le code]

Theux reçut le titre de Ville en 1456. Symbole du droit de bourgeoisie et des libertés communales, un perron lui fut donné en 1457[4].

Theux était un des cinq bans du Marquisat de Franchimont, qui faisait partie de la principauté de Liège.

En 1817, l'historien belge Hilarion-Noël de Villenfagne d'Ingihoul écrivait dans son ouvrage intitulé Recherches sur l'histoire de la ci-devant principauté de Liège :« Il est certain qu'il y avait, vers 1015, et beaucoup plus anciennement encore, dans la contrée qui formait notre Marquisat de Franchimont, un domaine royal connu sous la dénomination de district de Theux [...] On y distinguait, dès lors, un château, bâti très probablement sur une de ces montagnes, appelées Francorum Montès. »[7].

Des carrières de marbre noir furent exploitées à Theux jusqu'au XIXe siècle. C'est à Theux qu'a probablement eu lieu le premier synode évangélique wallon en avril 1563. Lors de la Révolution liégeoise, les délégués des bans du Marquisat de Franchimont se réunirent du au , à Polleur d’abord, puis à Theux et ensuite à Spa : en 25 séances, les Franchimontois proclamèrent une Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen (), plus radicale que celle qu’adoptait alors la France.

En 1866, deux épidémies de choléra sévirent sur le territoire de Theux et firent 197 victimes[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Theux Blason Au premier d'argent à trois lionceaux de sinople, couronnés d'or, et au deuxième, en pointe, de gueules au perron haussé, supporté par trois lions sur trois degrés, monté d'une pomme de pin, sommé d'une croix pattée, le tout d'or, accosté d'un L et G majuscules du même.
Détails Par arrêté royal du , il a été octroyé à la commune de Theux un blason à champ composé, à deux quartiers, coupé de Franchimont et de Liège[8].

Géologie[modifier | modifier le code]

Fenêtre de Theux[modifier | modifier le code]

Une partie de la commune de Theux se trouve logée au creux d'une fenêtre géologique, connue sous le nom de « Fenêtre de Theux » : des roches anciennes calcaires de la même époque que celles qui constituent la Calestienne toute proche, déterminant un paysage typique de celui du Condroz se trouvant plus à l'ouest, fait de tiges (crêtes) et de chavées (vallées) parallèles, apparaissent au milieu des roches ardennaises [9],[10].

Le site de Theux, il y a des centaines de millions d'années, a été l'objet d'un phénomène géomorphologique et géologique rare, unique en Europe occidentale. Une déchirure s'est produite dans le sol ardennais laissant apparaître des couches plus anciennes. Dès 1904, le géologue belge Paul Fourmarier évoque l'hypothèse d'une nappe de charriage percée par une fenêtre géologique[9].

La "Fenêtre de Theux"

Faille de charriage à l'origine de la Fenêtre de Theux[modifier | modifier le code]

Coupe géologique illustrant une fenêtre.

Dans l'article La fenêtre de Theux : un conte géologique, publié le 4 juillet 2005 par le Syndicat d'initiative de Theux - Franchimont, on peut lire : « Il y a plus de 300 millions d'années, une rupture oblique intervient dans le manteau terrestre et la croûte ancienne entre les deux continents primitifs [la Laurussia et le Gondwana]. Ceux-ci tendent à se rapprocher, des poussées énormes vont s'exercer sur le fond et sur le pourtour de la mer. C'est le début du plissement hercynien. La mer se retire définitivement et les couches sédimentaires vont se plisser [...]. Une fracture presque horizontale se produit divisant l'épaisseur des couches plissées en deux parties superposées. La partie supérieure est alors charriée sur la partie inférieure. La fracture porte le nom de faille de charriage. L'érosion va faire son œuvre pendant 300 millions d'années [...] C'est par cette érosion que s'est découpée une fenêtre géologique. »[9].

Indices géomorphologiques[modifier | modifier le code]

Dans les Annales de la Société géologique de Belgique figure un ouvrage de Franco Girolimetto intitulé Les indices géomorphologiques de grands traits structuraux dans la Fenêtre de Theux, accompagné du résumé suivant : « La structure géologique de la Fenêtre de Theux a laissé de nombreuses empreintes dans la morphologie dont une étude détaillée apporte des indications utiles sur la géologie de la région. Les indices géomorphologiques les plus remarquables sont les versants lithologiques, les linéaments et les dépressions subséquentes allongées. »[11].

Les versants lithologiques de la Fenêtre de Theux « présentent des limites très nettes, le plus souvent une convexité sommitale et une concavité basale entre lesquelles se développe une pente relativement constante. »[11]. Concernant les failles transversales, Franco Girolimetto cite, entre autres, les failles de Sassor et la faille à l'est de La Reid. Dans la rubrique des linéaments sont indiqués le grand linéament du Vieux Spa et l'alignement de vallons à l'ouest de la Fenêtre de Theux. Quant aux dépressions allongées, elles « sont empruntées par des cours d'eau qui les ont d'ailleurs en partie façonnées. »[11].

Site du Rocheux[modifier | modifier le code]

Situé dans la Fenêtre de Theux, le site du Rocheux occupe des affleurements de dolomies et de calcaires tournaisiens. Ces affleurements sont limités vers le sud par la faille du Rocheux. Le site fut exploité pendant plusieurs siècles pour le minerai de zinc contenu dans les roches calcaires. Des centaines de milliers de tonnes en ont été extraites, en particulier au XIXe siècle. Les matériaux inutilisables furent répandus sur les terrains environnants, formant une « halde calaminaire. »[12].

Le site recèle de nombreux minéraux : soufre, blende, galène, marcassite[13], etc. Après l'arrêt des activités industrielles, une flore très spéciale, formée d'espèces supportant la présence de métaux lourds, colonisa peu à peu le site[12].

Le site du Rocheux, réserve naturelle, a été menacé par le déversement d'immondices. La commune de Theux, avec l'accord de la Commission royale des monuments, sites et fouilles, de l'asbl Ardenne et Gaume et des Naturalistes verviétois, a fait placer une clôture au-dessus du remblai[12].

Coteaux calcaires[modifier | modifier le code]

Outre le site du Rocheux, la Fenêtre de Theux comprend les trois sites suivants :

  • Le Thier du Gibet, réserve naturelle de 4 hectares, occupe une position centrale dans la "Fenêtre de Theux" où cet îlot calcaire abrite une végétation de grand intérêt. Il a nécessité, depuis 2010, dans le cadre du projet "Life Hélianthème", des travaux de réouverture importants régulièrement réalisés[14].
Coteaux calcaires du Thier du Gibet
  • La carrière et le coteau de Mont, réserve naturelle, dont les pelouses calcaires du haut coteau de Mont (3 hectares), abandonnées par l'agriculture, embroussaillées à 80 %, étaient en voie avancée de recolonisation forestière. Depuis 2010, ce site d'une grande importance écologique est restauré par l'asbl Natagora, grâce à des actions régulières consistant essentiellement en pâturage de moutons, fauchage et ramassage des herbes hautes par des bénévoles. Le site retrouve un aspect intéressant avec une faune et une flore variées ainsi que des espèces rares et protégées[14].
Coteau de Mont et ancienne carrière
Coteaux calcaires de la vallée du Wayot
Ophrys apifera (Ophrys abeille)

Faune[modifier | modifier le code]

Parmi la faune herpétologique, on signale le Crapaud accoucheur (Alytes obstetricans) qui se reproduit dans une mare nichée au fond d'une dépression. Les oiseaux sont nombreux dans ces sites et les insectes abondants et diversifiés. Concernant les lépidoptères, on trouve le Petit nacré (Issoria lathonia)[12].

Flore[modifier | modifier le code]

Outre les espèces calaminaires du Rocheux telles que la Pensée calaminaire (Viola calaminaire) ou le gazon d'Olympe (Armeria maritima), la flore de ces sites comprend des espèces telles que le Botryche lunaire (Botrychium lunaria), la Bugle de Genève (Ajuga genevensis), la Petite-centaurée commune (Centaurium erythraea), des Orchidées (Orchidaceae) comme l'Homme-pendu (Orchis anthropophora), l'Ophrys abeille (Ophrys apifera)[15], etc.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Ninglinspo, torrent de Wallonie prenant sa source à Vert-Buisson - Theux

La Hoëgne[modifier | modifier le code]

Theux est baignée par la Hoëgne, une rivière de Belgique. La Hoëgne est un affluent de la Vesdre, rivière belgo-allemande[4].

Le Ninglinspo[modifier | modifier le code]

Le Ninglinspo est un cours d'eau de Belgique, affluent en rive droite de l'Amblève. Il fait partie du bassin versant de la Meuse. Le Ninglinspo prend sa source à Vert-Buisson, sur la commune de Theux, et s'écoule entre Vert-Buisson et Sedoz-Nonceveux, commune d'Aywaille.

Torrentueux, le Ninglinspo est l'un des cours d'eau de Belgique les plus rapides. Il dévale sur les 3 km de son cours un dénivelé de 250 m avec une pente moyenne de 8%[16]. Le site de la vallée du Ninglinspo est classé patrimoine immobilier exceptionnel de la Région wallonne[17].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Theux[modifier | modifier le code]

  • Le centre de Theux présente un ensemble de maisons et un hôtel de ville des XVIIe et XVIIIe siècles avec au centre, le perron, symbole des libertés.
  • Le château de Franchimont, d'où partirent 600 valeureux qui furent massacrés lors du siège des troupes de Charles le Téméraire qui menaçait Liège, la nuit du 29 au , est établi sur un éperon rocheux au confluent de la Hoëgne et du Wayai. La première construction date du milieu du XIe siècle ; elle était la propriété de la principauté épiscopale de Liège[18]. En 1145, le château de Franchimont fut amélioré par Henri, évêque de Liège : Castrum Franchieremont amelioravit, écrit le moine cistercien Gilles d'Orval[7]. En 1236, Theux est incendiée et le château en partie détruit. En 1387, il est détruit par un incendie accidentel et réédifié par le prince-évêque de Liège, Arnould de Hornes. Entre 1477 et 1505, le château est cédé en "engagère" par le prince-évêque Louis de Bourbon à Guillaume de La Marck, surnommé le Sanglier des Ardennes[18]. Au début du XVIe siècle, le prince-évêque Érard de La Marck ordonne la construction de travaux : enceinte pentagonale, quatre casemates et une tour d'artillerie[18]. À partir de 1793, le château est livré au pillage et à la destruction[4]. En 1899, les ruines deviennent propriété de l'État. La commune de Theux rachète le château de Franchimont en 1959. Le château en ruine a fait l'objet d'une restauration exemplaire menée par l'ASBL "Les Compagnons de Franchimont". Le château de Franchimont est classé Patrimoine exceptionnel de Wallonie en 2001[18]. Tous les deux ans s'y déroule une foire moyenâgeuse[19]. Elle était auparavant appelée Franche Foire et était la pionnière du genre en Belgique. La foire existe depuis 1973.
  • L'église Saints-Hermès-et-Alexandre de Theux, une église-halle romane (les trois nefs, d'égale hauteur, furent construites au début du XIe siècle)[4] est la seule du genre entre la Loire et le Rhin. Son plafond peint au XVIIe siècle a été restauré dans les années 1990. Dès le XIIIe siècle est construite une tour de défense jouxtée à l'église. Elle témoigne du rôle défensif que jouait l'église à cette époque. Il n'existerait d'ailleurs plus que deux tours de défense de ce type en Belgique : celle-ci et celle de l'église Saint-Pierre de Bastogne. La toiture des nefs fut reconstruite « à la fin du XIVe siècle, un peu plus tard que celle de la tour, vers 1370-1375 d'après la dendrochronologie. Cette toiture était aussi fortifiée à l'aide de tourettes aux angles, citées dans les archives, mais détruites au début du XVIIIe siècle, à la faveur des premiers traités de paix. »[20]. Le chœur gothique fut édifié au XVIe siècle[4].

Le , une explosion due à une fuite de gaz, à l'entrée de Theux, près de la banque ING (alors BBL) provoqua la destruction de plusieurs immeubles et la mort de deux pompiers volontaires écrasés entre une voiture projetée par l'onde de choc et la banque située en face. Depuis quelques années une plaque commémorative leur rend hommage.

Sections de la commune[modifier | modifier le code]

La Reid[modifier | modifier le code]

La Charmille du Haut-Marais - Theux, en automne.

Polleur[modifier | modifier le code]

Polleur, dont une partie se trouve sur la commune de Verviers, est une section de la commune de Theux.

Villages[modifier | modifier le code]

Desnié[modifier | modifier le code]

  • L'Îlot des Arbres de Basse-Desnié, appelé aussi le site du Calvaire, à Desnié, village de la commune de Theux, est inscrit, depuis 1989, au patrimoine immobilier classé de Theux. Cet îlot est composé de deux tilleuls et deux hêtres plantés par des élèves de 6e année primaire de Desnié après la Première Guerre mondiale[24].

Jehanster[modifier | modifier le code]

Jehanster est un village de la commune de Theux situé sur « une crête sauvage accrochée aux contreforts des Hautes Fagnes ». L'église Saint-Roch abrite des orgues du XVIIe siècle inscrites au patrimoine immobilier classé de Theux[25].

Administration et Politique[modifier | modifier le code]

Vie politique[modifier | modifier le code]

Résultats des élections de 1976 Résultats des élections de 1982 Résultats des élections de 1988 Résultats des élections de 1994 Résultats des élections de 2000
Parti Voix Sièges (sur 19) Parti Voix Sièges (sur 21) Parti Voix Sièges (sur 21) Parti Voix Sièges (sur 21) Parti Voix Sièges (sur 21)
IFR 2 107 (38,94 %) 8 IFR 2 657 (44,82 %) 10 IFR 2 723 (43,13 %) 10 IFR 2 430 (36,83 %) 9 IFR 2 908 (41,42 %) 10
PS 1 856 (34,30 %) 6 PS 1 529 (25,79 %) 5 PS 1 368 (21,67 %) 5 PS 1 641 (24,87 %) 5 PS 2 221 (31,64 %) 7
IC-PSC 1 448 (26,76 %) 5 PSC-IC 1 742 (29,39 %) 6 IC-PSC 1 766 (27,97 %) 6 IC-PSC 1 680 (25,46 %) 6 E.C. 1 249 (17,79 %) 3
- - - - - - ECOLO 456 (7,22 %) - ECO-DC 530 (8,03 %) 1 ECOLO 642 (9,15 %) 1
- - - - - - - - - VTT 242 (3,67 %) - - - -
- - - - - - - - - ENT 75 (1,14 %) - - - -


Résultats des élections de 2006 Résultats des élections de 2012
Parti Voix Sièges (sur 21) Parti Voix Sièges (sur 23)
IFR 3 971 (52,66 %) 12 IFR 4 516 (58,71 %) 14
PS 2 003 (26,56 %) 5 PS+ 1 734 (22,54 %) 5
EC-CDH 1 567 (20,78 %) 4 - - -
- - - ECOLO 1 442 (18,75 %) 4

Écoles de la commune[modifier | modifier le code]

Études maternelles et primaires[modifier | modifier le code]

Écoles du réseau de l'enseignement officiel communal subventionné[modifier | modifier le code]

  • École fondamentale communale maternelle et primaire de Jehanster, implantée à Polleur[26].
  • École fondamentale communale maternelle et primaire de Juslenville, implantée à Theux.
  • École fondamentale communale maternelle et primaire de La Reid.
  • École fondamentale communale maternelle et primaire de Polleur.
  • École fondamentale communale maternelle et primaire de Theux[26].

Le pouvoir organisateur est l'Administration communale de Theux[26].

Écoles du réseau de l'enseignement libre confessionnel subventionné[modifier | modifier le code]

  • École fondamentale maternelle et primaire libre d'application de Theux. Pouvoir organisateur : ASBL Communauté éducative des Écoles libres de Theux[27].
  • École fondamentale maternelle et primaire libre d'enseignement spécialisé "Les Écureuils" (commune de Theux, arrondissement de Verviers). L'enseignement primaire spécialisé de l'école "Les Écureuils" s'adresse à des enfants présentant un handicap mental léger ou des troubles caractériels[28].
  • École fondamentale maternelle libre d'Oneux. Cette école est l'une des trois implantations de l'École fondamentale libre de Limbourg. Pouvoir organisateur : Institut Sainte-Claire et écoles associées Limbourg, Oneux-Theux ASB, Verviers[26].

Études secondaires et supérieures[modifier | modifier le code]

Institut Saint-Roch de Theux[modifier | modifier le code]

Deux niveaux d'enseignement sont dispensés dans la même implantation :

  • études secondaires (de 12 à 18 ans) ;
  • études supérieures (+ de 18 ans).

L'Institut Saint-Roch, Marché 2 à Theux, propose des Humanités générales et techniques (de 12 à 18 ans).

Historique[modifier | modifier le code]

En 1880, les Pères lazaristes allemands, chassés d'Allemagne par Bismarck, s'installent à Theux et fondent à Marché un institut d'enseignement appelé le Collegium Marianum. Ils quittent Theux en 1919[29].

Les Pères lazaristes allemands laissent de nombreux instruments scientifiques datant de la fin du XIXe siècle. Ces instruments sont rassemblés dans le « Musée des appareils scientifiques » à l'Institut Saint-Roch[29].

Enseignement secondaire à Saint-Roch Theux[modifier | modifier le code]

En 1946, l'abbé Nicolas Crahay accepte la charge de la direction de l'établissement. Il conçoit le projet de le doter d'une « École Moyenne où des élèves de douze à quinze ans pourraient, au sortir de leur 3e année de l'enseignement secondaire, assurer un recrutement régulier à l'École Normale. » Ce projet aboutit en 1952[29].

Enseignement supérieur à Saint-Roch Theux[modifier | modifier le code]

HELMo (Haute École Libre Mosane) Saint-Roch à Theux forme des instituteurs et institutrices primaires (diplôme de bachelier)[30].

L'École Normale, créée en 1837 à Ferrières, est transférée à Theux en 1919, où elle occupe le couvent des Pères lazaristes mis sous séquestre après l'armistice de 1918[30].

L'École Normale se dissocie de la section secondaire créée en 1952 et prend le nom d'Institut Supérieur Pédagogique Saint-Roch. Ce dernier, au début des années 1990, fusionne avec deux autres établissements afin de former l'Institut supérieur d'enseignement libre liégeois (ISELL). En 2008 a lieu la création de HELMo par la fusion de l'ISELL et de HEMES (Haute École mosane d'enseignement supérieur)[30].

Enseignement secondaire de l'IPEA La Reid[modifier | modifier le code]

L'Institut provincial d'enseignement agronomique de La Reid (IPEA), est situé dans un cadre naturel entouré de forêts[31].

L'enseignement dispensé par cet établissement se subdivise en quatre types : général, technique de transition, technique de qualification, professionnel. L'IPEA organise des sections principalement dans le domaine "Science et Nature"[31].

L'IPEA propose « aussi la pratique nécessaire à l'apprentissage de métiers tels que fleuriste, technicien en environnement, ouvrier qualifié en agriculture, en sylviculture ».

Cet institut fournit un enseignement secondaire apportant les bases théoriques pour poursuivre des études supérieures, notamment dans la catégorie agronomique de la Haute École de la Province de Liège[31].

Institut Médico-Pédagogique (IMP)[modifier | modifier le code]

L'Institut Médico-Pédagogique Saint-Joseph "La Nacelle", Theux propose un service mixte d'accueil de jour et un service mixte résidentiel pour jeunes en difficulté de 3 à 18 ans, scolarisés ou non-scolarisés. Dans cet IMP sont dispensés des soins psychologiques, logopédiques, de psychomotricité et prérequis scolaires à des enfants psychotiques, dysharmoniques ou névrosés[32].

Événements[modifier | modifier le code]

La Foire médiévale de Franchimont[modifier | modifier le code]

Portrait d'Érard de La Marck.

Historique[modifier | modifier le code]

En décembre 1970, l'organisation d'une foire médiévale en été, tous les deux ans, est débattue : un projet est soumis à l'Administration communale et au Syndicat d'Initiative de Theux[33]. Il s'agit de reconstituer l'ambiance d'une foire des années 1514-1520, telle qu'elle pouvait être vécue sous la « houlette bienfaitrice » d'Érard de La Marck, prince-évêque de Liège de 1505 à 1538[34].

La première Franche Foire, qui, plus tard, sera appelée la Foire médiévale de Franchimont, a lieu en 1973[33].

Présentation[modifier | modifier le code]

Depuis 1973, cette Foire, organisée par l'asbl « Foire médiévale de Franchimont » pendant les quinze mois qui la précèdent, présente une série de concerts[35], de conférences, d'expositions historiques et de représentations théâtrales[33].

Six podiums sont installés dans la Haute-Cour, le Vinâve, l'Aumaillerie, le Bourg Neuf, Saint-Roch et l'Auberge[36]. Gonfalonniers (lanceurs de drapeaux), danseurs, harpistes, trouvères, conteurs, groupes musicaux, ainsi que plusieurs dizaines d'artisans, officient pour les spectateurs[37], [38]. Des restaurants, des tavernes et un cabaret médiéval accueillent les visiteurs. Ces derniers utilisent, à l'intérieur du périmètre de la manifestation[39], la monnaie d'époque, soit une seule pièce : l'esterlin[34].

Pendant la durée de la Foire médiévale qui se déroule le troisième week-end d'août des années impaires[39], des participants déambulent parmi les visiteurs sous l'aspect de personnages inattendus tels que des lépreux, des serveurs de brochettes, de grands seigneurs, des changeurs de monnaie[34], etc.

Événements générés par la Chevalerie de l'Ordre du Chuffin[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

La Chevalerie de l'Ordre du Chuffin (chouette, en vieux français : chuffin) est née le 30 octobre 1968, jour de la clôture des festivités du 500e anniversaire du combat des six cents Franchimontois. Le baptême a lieu le jour même sur les marches du Perron. Sont intronisés un Grand Commandeur et trois Commandeurs[40].

Créée sur une idée de René Lahaye, dessinateur de costumes de scène et de costumes historiques, peintre, ancien directeur du Grand Théâtre de Verviers[41], la Chevalerie de l'Ordre du Chuffin devient, en 1972, une asbl qui a pour buts de « sauvegarder le folklore local, raviver les moments illustres de l'histoire de Theux, rendre hommage à ses grands hommes, mettre en valeur son patrimoine architectural, animer la vie culturelle franchimontoise ». Son emblème, dessiné par René Lahaye, est une chouette[40].

Des sections se constituent au fil des ans : les Compagnons de la Basoche (théâtre), les Ménestrels (musique ancienne), la Compagnie des Archers, les Annuytants du Vert Bouc (« les fouilleurs du château ») puis les Compagnons de Franchimont, les Chroniqueurs du Marquisat qui assurent une chronique mensuelle dans Le Pays de Franchimont, les Baladins de Taillevent (danses folkloriques), la Chuffilm (de 1971 à 1980), ses studios voient ensuite se développer Radio Franchimont (1982-1995), les Zimtheux (formation de musique folklorique et Renaissance), Excalibur (chants et musiques), dont le groupe Octarine (rock médiéval, Renaissance) prend la relève, et la Compagnie de la Verte Tente (avec ses armes et armures)[40].

Intronisation et traditions[modifier | modifier le code]

Depuis 1969, chaque année, un cérémonial a lieu pour l'intronisation de Chevaliers et de Connétables.

Fin janvier, pour la fête de saint Sébastien, patron des Archers, la Compagnie des Archers et toute la Chevalerie procèdent au tir du Roy.

Les Chroniqueurs du Marquisat organisent des expositions annuelles à la Bibliothèque communale[40].

« Le plus beau fleuron de la Chevalerie est certainement la Franche Foire, au château, devenue, elle aussi, une tradition franchimontoise. »[40].

Participation à Week-end Wallonie Bienvenue[modifier | modifier le code]

Les manifestations de Week-end Wallonie Bienvenue offrent aux communes de Wallonie l'occasion de présenter le savoir-faire de leurs producteurs et artisans, les produits de leur terroir, leurs boutiques de produits locaux. Des animations culturelles et artistiques, des expositions, des spectacles sont proposés aux visiteurs[42].

En 2015, Theux connaît sa cinquième participation à Week-end Wallonie Bienvenue avec ses 47 "Ambassadeurs". Un Ambassadeur, « personne prête à adhérer à la philosophie et aux objectifs de Week-end Wallonie Bienvenue en apportant bénévolement son soutien » est un personnage clé de cette opération[43].

Cette même année, un déjeuner médiéval précède des visites libres ou guidées : église d'Oneux, église Saints-Hermès-et-Alexandre, château de Franchimont, centre historique theutois, Moulin Banal, nouvelle caserne des pompiers, carrière de marbre noir, Charmille de La Reid, Musée des instruments de physique laissés par les pères lazaristes allemands, ateliers fabriquant les vins et élixirs de Franchimont, école d'équitation, hangars d'aviation de loisir, Forge d'Ephaïstos, Bourse aux motos anciennes, Jardin de vie, serres, jardin arboré[43].

Les visiteurs peuvent écouter des contes et légendes du pays theutois et de l'Ardenne lors d'une conférence qui a lieu au Moulin Banal. Des découvertes de la région sont proposées grâce à des livres anciens et maintes revues[43].

Des rencontres d'artistes et artisans créateurs se déroulent pendant tout un week-end : sculpteurs sur bois, ébénistes, graveurs, forgerons, artisans bijoutiers, artistes peintres, dessinateurs, enlumineuse, photographes, garnisseurs (de fauteuils, etc.), mosaïste, dentellière, potiers[43].

La Foire de Saint-Hubert[modifier | modifier le code]

La Foire de Saint-Hubert a lieu en novembre. Elle permet la découverte des produits du terroir et s'accompagne d'animations avec des sonneurs de cors et des accordéonistes, entre autres.

En 2014, lors de la 147e édition de la Foire de Saint-Hubert, le groupe du Comité de Jumelage Theux-Terrasson était présent[44].

Une bénédiction des chevaux et des animaux de compagnie a lieu devant l'église Saints-Hermès-et-Alexandre de Theux.

Theux, ancienne "capitale wallonne de l'écrevisse à pattes rouges"[modifier | modifier le code]

Origine du projet pilote[modifier | modifier le code]

Didier Herman, biologiste theutois, chargé de mission de l'Association theutoise pour l'environnement (ASBL ATE) fondée à son initiative en mars 1989[45], est à l'origine du projet de sauvegarde et de retour dans les pièces d'eau de Wallonie de l'écrevisse à pattes rouges, l'Astacus astacus. Depuis l'année 2000, il travaille à ce projet avec le service de la Pêche (Division de la Nature et des Forêts) de la Région wallonne.

Le projet pilote d'astaciculture, soutenu par la Région wallonne, naît du constat de la diminution des populations viables d'écrevisses à pattes rouges dans les pièces d'eau, étangs ou lacs wallons[46].

Concrétisation du projet[modifier | modifier le code]

Didier Herman, initiateur du projet de sauvegarde des écrevisses à pattes rouges qui l'intéressent depuis les années 1990, poussé par l'urgence car un champignon (Aphanomyces astaci)[45] à l'origine de la peste de l'écrevisse, détruit les populations d'Astacus astacus, met en place avec l'Association theutoise pour l'environnement, et avec l'appui du Ministère de l'Agriculture et de la Ruralité, un projet de redéploiement de ces populations[2].

Depuis janvier 2000, Didier Herman développe des écloseries où naissent et grandissent des "juvéniles" qui sont ensuite réimplantées en milieu naturel. Fin 2003, plus de 14 000 juvéniles sont ainsi élevées dans 31 bassins[2].

L'Association pour la sauvegarde et la promotion des écrevisses indigènes (ASPEI), créée en novembre 2008, soutenue par la Région wallonne, par le Ministère de l'Environnement et le Ministère de l'Emploi et du Travail, ainsi que par le Département de l'étude du milieu naturel et agricole, assure la continuité du projet scientifique de redéploiement des populations d'écrevisses à pattes rouges[47].

Au printemps 2010, on dénombre une quarantaine de pièces d'eau où vivent des Astacus astacus[47].

Inventaire des pièces d'eau[modifier | modifier le code]

Pacifastacus leniusculus, l'écrevisse de Californie

Un inventaire est réalisé de 1990 à 1996 dans toute la Région wallonne : 8 513 pièces d'eau sont répertoriées sur cartes et 4 321 propriétaires contactés. Les résultats sont jugés alarmants : seulement 9 ruisseaux et 137 pièces d'eau abritent encore des écrevisses Astacus astacus en 1996[45].

De 1996 à 2001, les populations d'écrevisses à pieds rouges périclitent. Il ne reste qu'une trentaine de sites et moins d'une dizaine de pièces d'eau avec des populations viables. Outre le champignon Aphanomyces astaci, l'écrevisse signal ou de Californie, Pacifastacus leniusculus, « espèce invasive et persistante », reste « l'ennemie incontournable » de l'écrevisse à pieds rouges[45].

Récompenses[modifier | modifier le code]

L'Association theutoise pour l'environnement a été reconnue, en 1999, par le Ministère de l'Agriculture comme « centre de référence et d'expérimentation pour l'élevage d'écrevisses à pieds rouges »[45].

Le projet a reçu, en 2001, le Prix Ford Motor Company[45].

De Theux à Spa[modifier | modifier le code]

En 2014, à Creppe, village de la commune de Spa, un nouvel espace spadois ouvre ses portes à un lieu pédagogique dédié à l'écrevisse, initié par « Didier Herman [...] à la base du projet theutois autour de l'écrevisse. »[48].

En janvier 2015, dans la revue mensuelle Réalités, dédiée à Spa, on lit : « Un ambitieux projet de réintroduction de l'écrevisse à pieds rouges avait été lancé à Theux il y a plusieurs années. Theux était la capitale wallonne de l'écrevisse [...]. Ce projet a été abandonné par les autorités communales, et la statue de l'écrevisse, qui ornait le rond-point à l'entrée de Theux, a été enlevée. »[49].

Quelques villages et hameaux[modifier | modifier le code]

Bronromme[modifier | modifier le code]

Monument de l'Armée secrète à Bronromme.

Bronromme est un hameau de la commune de Theux. Il se trouve en Ardenne liégeoise à l'extrémité sud de la commune de Theux.

Un refuge du hameau servait de base à l'Armée secrète pendant la Seconde Guerre mondiale. Le long de la route menant au hameau, un monument rend hommage aux combattants[50].

Oneux[modifier | modifier le code]

La tour Wolff à Oneux.

Oneux est un village de la commune de Theux situé sur le versant oriental de la Hoëgne.

La tour Wolff date du début du XVIIe siècle. Tombée en ruine, elle a été reconstruite par François Wolff, bourgmestre de Theux en 1629, 1640 et 1647, afin qu'elle puisse « servir de retraite et de défense aux habitants ».

Cette tour, de forme mi-cylindrique, comporte quatre niveaux dont le premier est à moitié enfoui dans le sol. De nombreuses meurtrières s'ouvrent dans les étages. Sa toiture hexagonale est surmontée d'une girouette en fer forgé[51].

Tancrémont[modifier | modifier le code]

Le Fort de Tancrémont avec vue sur les coupoles éclipsables

Tancrémont est un hameau de la commune de Theux. Le côté de Tancrémont situé au nord de la route nationale 666 qui traverse le hameau fait partie de la commune de Pepinster.

Situé sur les territoires des communes de Theux et de Pepinster, le Fort de Tancrémont, ouvrage fortifié inauguré en 1937, domine les vallées de la Vesdre et de la Hoëgne[52]. Au début de la Seconde Guerre mondiale, le Fort de Tancrémont devait tenir le temps nécessaire pour permettre aux armées alliées de prendre position le long de la Meuse et du canal Albert afin d'y former une ligne de front. Cet objectif fut atteint. Dans sa partie souterraine, l'ouvrage comprend 2 000 mètres de galeries situées entre 25 et 30 mètres de profondeur selon le relief[53], conduisant à de multiples locaux : poste de commandement, postes de tir et de combat, salles des machines, locaux à munitions, caserne souterraine avec dortoirs, cuisine, hôpital, etc.

La croix du Vieux Bon Dieu du sanctuaire de Tancrémont.


Le sanctuaire de Tancrémont a été construit en 1895 pour abriter la « croix du Vieux Bon Dieu ». Des marques décelables au dos et au pied de cette croix permettent de penser qu’elle est la croix glorieuse qui a surplombé le chœur de l’église Saints-Hermès-et-Alexandre de Theux pendant de nombreux siècles, comme le mentionnent à plusieurs reprises les archives de la paroisse attestant aussi que, ne correspondant plus au goût de l’époque, elle fut reléguée dans une chapelle latérale au XVIIIe siècle, où les cultivateurs venaient, en période de sécheresse prolongée, supplier le Vieux Bon Dieu de faire cesser cette calamité[54].

Ce serait probablement à la Révolution française qu’elle aurait été enterrée dans un champ et protégée par une grosse pierre. Ce que l’on sait avec certitude, c’est qu’un paysan l’a découverte au XIXe siècle dans un bon état de conservation dû à un environnement sec. La croix du Vieux Bon dieu fut restaurée en 1932, puis en 1986[55].

Photographies[modifier | modifier le code]

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Jumelage[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Terrasson-Lavilledieu (France) depuis 1994[56].

Pacte d'amitié[modifier | modifier le code]

La signature d'un pacte d'amitié avec Bierstadt, quartier de Wiesbaden, en Allemagne, a eu lieu à Theux lors de la Foire Saint-Hubert, le 6 novembre 2011[57].

Transports[modifier | modifier le code]

Theux possède trois gares ferroviaires sur son territoire, Juslenville, Theux et Franchimont desservies par la ligne 44 de la SNCB qui relie Verviers à Spa.

La commune est accessible par l'autoroute A27 - E42 sortie 7 (Theux) et l'autoroute A26 - E 25 sortie 45 (Sprimont).

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La Fleur de Franchimont, vin de fruit, est produit artisanalement à Theux.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « French - Walloon lexicon / lècsike francès - walon / lexique français - wallon », sur dictionnaire-francais-wallon.skynetblogs.be, Dicsionaïre francès - walon: 3000 mots,‎ (consulté le 23 juillet 2015).
  2. a, b et c Brigitte Lousberg, « À Theux, des passionnés travaillent à la réimplantation du délicieux crustacé d'eau douce. L'écrevisse sort la tête de l'eau. Theux, capitale de l'"astarcus astarcus" », Le Soir,‎ (lire en ligne).
  3. Chantal Cloes, « Toponymes Franchimontois ou l'origine des noms de nos lieux-dits », sur sitheux.be, Syndicat d'initiative de Theux - Franchimont,‎ (consulté le 16 juillet 2015).
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j « Theux, terre d'histoire », sur theux.be, Theux. Pays de libertés (consulté le 16 juillet 2015).
  5. « Juslenville-Petite », sur theux.be, Theux Pays de libertés (consulté le 5 août 2015).
  6. J. J., « Theux Vieux Cortil. Un nouveau hameau pour plus de sécurité », l'avenir.net,‎ (lire en ligne).
  7. a et b Hilarion-Noël de Villenfagne d'Ingihoul, Recherche sur l'histoire de la ci-devant principauté de Liège, vol. 1, P.J. Collardin,‎ (lire en ligne).
  8. Valérie Dologne, « Le Perron de Theux », sur sitheux.be, Syndicat d'initiative de Theux - Franchimont,‎ (consulté le 21 juillet 2015).
  9. a, b et c La fenêtre de Theux : un conte géologique - Syndicat d'initiative de Theux
  10. Curiosités - Commune de Theux
  11. a, b et c Franco Girolimetto, « Les indices géomorphologiques de grands traits structuraux dans la Fenêtre de Theux », sur popups.ulg.ac.be, Annales de la Société géologique de Belgique, volume 109-2,‎ (consulté le 18 juillet 2015).
  12. a, b, c et d Système d'Information sur la Biodiversité en Wallonie, « Le RNA du Rocheux », sur adnature.be (consulté le 19 juillet 2015).
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  14. a et b « Nouvelles réserves naturelles 2010 », sur natagora.be, Natagora,‎ (consulté le 20 juillet 2015).
  15. a et b « Les coteaux calcaires de Theux », sur life-heliantheme, Life Hélianthème (consulté le 19 juillet 2015).
  16. Hugues Van Rymenam, « Ninglinspo, vallée romantique (7,2 km) », sur escapades.be, Escapades en région Meuse-Ardennes-Eifel,‎ (consulté le 24 juillet 2015).
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  20. Jean-Michel Poisson et Jean-Jacques Schwien, Le bois dans le château de pierre au Moyen Âge, Presses universitaires de Franche-Comté,‎ , 448 p. (lire en ligne).
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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Albin Body, Notice descriptive et historique du château de Franchimont, 1883, 78 p.
  • Fédération archéologique et historique de Belgique, Limbourg, Eupen, Les Hautes Fagnes, Malmédy, Stavelot, Franchimont, Theux, XXIXe session congrès de Liège, Protin et Vuidar, 1932, 15 p.
  • Pierre den Dooven, Notice historique sur le château de Franchimont, Vinche, 1945, 54 p.
  • Jacques-Henry de la Croix, Les Gouverneurs du Château et du Marquisat de Franchimont, Impr. G. Leens, 1967, 188 p.
  • Pierre den Dooven, Histoire du château de Franchimont. La châtellenie, les châtelains, Impr. G. Lelotte, 1970, 179 p.
  • Pierre den Dooven, Theux en cartes postales anciennes, Bibliothèque européenne, 1973, 84 p.
  • Patrick Hoffsummer, Étude archéologique et historique du château de Franchimont à Theux, Service d'archéologie préhistorique et centre interdisciplinaire de recherches archéologiques - Études et recherches archéologiques de l'Université de Liège, 1982, 105 p.
  • Paul Bertholet, Patrick Hoffsummer, L'Église-Halle des Saints-Hermès-et-Alexandre à Theux, Impr. G. Lelotte, 1986, 308 p.
  • L. Marquet, Ministère de la Communauté française de Belgique, Le Gardien du trésor de Franchimont (Theux), Ministère de la Communauté française de Belgique, Direction générale de la Culture, 1987, 17 p.
  • Albert Moxhet, Le Verbouc de Franchimont, traduction wallonne de Pol Noël, illustrations de Guy Counhaye, préface de Renaud Gillard, L'Île Ouverte, Verviers, 1989.
  • Maurice Maréchal, illustrations de Maurice Maréchal Fils, Au Pays de Franchimont, souvenirs d'enfance, Noir Foncé édition, 1992, 159 p.
  • Patrick Hoffsummer, "Le" château de Franchimont, Ministère de la Région wallonne, Direction générale de l'Aménagement, du Territoire, du Logement et du Patrimoine, Division du Patrimoine, 1997, 52 p.
  • Anne Liégeois, Jacquy Bodart, préface et textes d'Albert Moxhet, Theux, c'est par ici, chez nous en Wallonie et c'est si joli, Moulin Banal de Theux asbl, Theux, 2010.
  • Recueil collectif sous la direction de Job Armel et de Christian Libens, auteurs : Christian Libens, Guy Delhasse, Karel Logist, Évelyne Wilwerth et trente-six autres auteurs, illustrations d'Anne Liégeois, Yannick Thiel et trente-huit autres illustrateurs, préface de Benoît Lutgen, Suivez mon regard !, Institut du patrimoine wallon, 2011, 400 p.
  • Christian Voss, Dans le nord de la "fenêtre de Theux" (Escapade naturaliste et ludique pour tous), Syndicat d'Initiative de Theux, Theux, 2014.
  • Clément Mathieu, Une jeunesse ardennaise à Oneux-Theux (Belgique) 1944-1959, Éditions L'Harmattan, Paris, 2014, 257 p. (ISBN 2343032394).

Liens externes[modifier | modifier le code]