Theux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Theux
La place du Perron
La place du Perron
Blason de Theux
Héraldique
Drapeau de Theux
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Liège Province de Liège
Arrondissement Verviers
Bourgmestre Philippe Boury (IFR)
Majorité IFR
Sièges
IFR
PS
Ecolo
23
14
5
4
Section Code postal
Theux
La Reid
Polleur
4910
4910
4910
Code INS 63076
Zone téléphonique 087
Démographie
Gentilé Theutois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
12 015 ()
48,97 %
51,03 %
144 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
23,40 %
62,05 %
14,55 %
Étrangers 2,48 % ()
Taux de chômage 9,90 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 13 796 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 32.6′ N 5° 48.48′ E / 50.5433, 5.80850° 32.6′ Nord 5° 48.48′ Est / 50.5433, 5.808
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
83,36 km2 (2005)
48,43 %
39,33 %
11,55 %
0,69 %
Localisation
Situation de la commune au sein de l’arrondissement de Verviers et de la province de Liège
Situation de la commune au sein de l’arrondissement de Verviers et de la province de Liège

Géolocalisation sur la carte : Belgique

Voir la carte administrative de Belgique
City locator 14.svg
Theux

Géolocalisation sur la carte : Belgique

Voir la carte topographique de Belgique
City locator 14.svg
Theux
Liens
Site officiel theux.be

Theux (en wallon Teût, qui signifie toit)[1], est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Liège, ainsi qu’une localité où siège son administration.

Une partie de la commune de Theux se trouve logée au creux d'une fenêtre géologique, nommée « la Fenêtre de Theux », créée par un phénomène géomorphologique rare. Ce site abrite plusieurs réserves naturelles.

À partir de 2004, Theux fut considérée pendant plusieurs années comme étant la « capitale wallonne de l'écrevisse à pattes rouges »[2]. Une mini-exposition fut visible quelque temps à la bibliothèque communale de Theux, place Pascal Taskin.

Au 1er janvier 2015, la population était de 12 060 habitants (dont 51 % de femmes).

Toponyme[modifier | modifier le code]

Theux vient de "Tectis" qui signifie "Ville aux toits"[3].

Le nom de Tectis fut donné au site de Theux par les Gallo-romains qui l'occupèrent dès le Ier siècle ap. J.-C.[4].

La première mention de Theux se trouve dans un document signé par Louis le Pieux en 814[4].

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Baignée par la Hoëgne, la ville de Theux, entourée par la forêt, est située à 220 m d'altitude, au nord-ouest du plateau des Hautes Fagnes et au sud du plateau de Herve[4].

Peuplement[modifier | modifier le code]

Le site de Theux a fait l'objet d'un peuplement depuis le Mésolithique. Le site gallo-romain de Theux fut détruit au IIIe siècle, il reprit son activité à la fin du IVe siècle, puis fut détruit au début du Ve siècle par les envahisseurs germaniques[4].

Sections de commune[modifier | modifier le code]

La Reid, Polleur et Theux.

La Reid et Polleur sont des sections de la commune de Theux depuis la fusion des communes de 1977.

Villages et hameaux[modifier | modifier le code]

Becco, Bronromme, Desnié, Fays, Hestroumont, Hodbomont, Jehanster, Jehoster, Jevoumont, Juslenville, La Reid, Marché, Mont, Oneux, Polleur, Pouillou-Fourneau, Raborive-Tancrémont, Rondehaie, Sasserotte, Sassor, Spixhe, Vert-Buisson, Vieux Cortil[5], Winamplanche.

Histoire[modifier | modifier le code]

Theux reçut le titre de Ville en 1456. Symbole du droit de bourgeoisie et des libertés communales, un perron lui fut donné en 1457[4].

Theux était un des cinq bans du Marquisat de Franchimont, qui faisait partie de la principauté de Liège.

En 1817, l'historien belge Hilarion-Noël de Villenfagne d'Ingihoul écrivait dans son ouvrage intitulé Recherches sur l'histoire de la ci-devant principauté de Liège :« Il est certain qu'il y avait, vers 1015, et beaucoup plus anciennement encore, dans la contrée qui formait notre Marquisat de Franchimont, un domaine royal connu sous la dénomination de district de Theux [...] On y distinguait, dès lors, un château, bâti très probablement sur une de ces montagnes, appelées Francorum Montès. »[6].

Des carrières de marbre noir furent exploitées à Theux jusqu'au XIXe siècle. C'est à Theux qu'a probablement eu lieu le premier synode évangélique wallon en avril 1563. Lors de la Révolution liégeoise, les délégués des bans du Marquisat de Franchimont se réunirent du au , à Polleur d’abord, puis à Theux et ensuite à Spa : en 25 séances, les Franchimontois proclamèrent une Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen (), plus radicale que celle qu’adoptait alors la France.

En 1866, deux épidémies de choléra sévirent sur le territoire de Theux et firent 197 victimes[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Theux Blason Au premier d'argent à trois lionceaux de sinople, couronnés d'or, et au deuxième, en pointe, de gueules au perron haussé, supporté par trois lions sur trois degrés, monté d'une pomme de pin, sommé d'une croix pattée, le tout d'or, accosté d'un L et G majuscules du même.
Détails Par arrêté royal du , il a été octroyé à la commune de Theux un blason à champ composé, à deux quartiers, coupé de Franchimont et de Liège[7].

Géologie[modifier | modifier le code]

Fenêtre de Theux[modifier | modifier le code]

Une partie de la commune de Theux se trouve logée au creux d'une fenêtre géologique, connue sous le nom de « Fenêtre de Theux » : des roches anciennes calcaires de la même époque que celles qui constituent la Calestienne toute proche, déterminant un paysage typique de celui du Condroz se trouvant plus à l'ouest, fait de tiges (crêtes) et de chavées (vallées) parallèles, apparaissent au milieu des roches ardennaises [8],[9].

Le site de Theux, il y a des centaines de millions d'années, a été l'objet d'un phénomène géomorphologique et géologique rare, unique en Europe occidentale. Une déchirure s'est produite dans le sol ardennais laissant apparaître des couches plus anciennes. Dès 1904, le géologue belge Paul Fourmarier évoque l'hypothèse d'une nappe de charriage percée par une fenêtre géologique[8].

La "Fenêtre de Theux"

Faille de charriage à l'origine de la Fenêtre de Theux[modifier | modifier le code]

Coupe géologique illustrant une fenêtre.

Dans l'article La fenêtre de Theux : un conte géologique, publié le 4 juillet 2005 par le Syndicat d'initiative de Theux - Franchimont, on peut lire : « Il y a plus de 300 millions d'années, une rupture oblique intervient dans le manteau terrestre et la croûte ancienne entre les deux continents primitifs [la Laurussia et le Gondwana]. Ceux-ci tendent à se rapprocher, des poussées énormes vont s'exercer sur le fond et sur le pourtour de la mer. C'est le début du plissement hercynien. La mer se retire définitivement et les couches sédimentaires vont se plisser [...]. Une fracture presque horizontale se produit divisant l'épaisseur des couches plissées en deux parties superposées. La partie supérieure est alors charriée sur la partie inférieure. La fracture porte le nom de faille de charriage. L'érosion va faire son œuvre pendant 300 millions d'années [...] C'est par cette érosion que s'est découpée une fenêtre géologique. »[8].

Indices géomorphologiques[modifier | modifier le code]

Dans les Annales de la Société géologique de Belgique figure un ouvrage de Franco Girolimetto intitulé Les indices géomorphologiques de grands traits structuraux dans la Fenêtre de Theux, accompagné du résumé suivant : « La structure géologique de la Fenêtre de Theux a laissé de nombreuses empreintes dans la morphologie dont une étude détaillée apporte des indications utiles sur la géologie de la région. Les indices géomorphologiques les plus remarquables sont les versants lithologiques, les linéaments et les dépressions subséquentes allongées. »[10].

Les versants lithologiques de la Fenêtre de Theux « présentent des limites très nettes, le plus souvent une convexité sommitale et une concavité basale entre lesquelles se développe une pente relativement constante. »[10]. Concernant les failles transversales, Franco Girolimetto cite, entre autres, les failles de Sassor et la faille à l'est de La Reid. Dans la rubrique des linéaments sont indiqués le grand linéament du Vieux Spa et l'alignement de vallons à l'ouest de la Fenêtre de Theux. Quant aux dépressions allongées, elles « sont empruntées par des cours d'eau qui les ont d'ailleurs en partie façonnées. »[10].

Site du Rocheux[modifier | modifier le code]

Situé dans la Fenêtre de Theux, le site du Rocheux occupe des affleurements de dolomies et de calcaires tournaisiens. Ces affleurements sont limités vers le sud par la faille du Rocheux. Le site fut exploité pendant plusieurs siècles pour le minerai de zinc contenu dans les roches calcaires. Des centaines de milliers de tonnes en ont été extraites, en particulier au XIXe siècle. Les matériaux inutilisables furent répandus sur les terrains environnants, formant une « halde calaminaire. »[11].

Le site recèle de nombreux minéraux : soufre, blende, galène, marcassite[12], etc. Après l'arrêt des activités industrielles, une flore très spéciale, formée d'espèces supportant la présence de métaux lourds, colonisa peu à peu le site[11].

Le site du Rocheux, réserve naturelle, a été menacé par le déversement d'immondices. La commune de Theux, avec l'accord de la Commission royale des monuments, sites et fouilles, de l'asbl Ardenne et Gaume et des Naturalistes verviétois, a fait placer une clôture au-dessus du remblai[11].

Coteaux calcaires[modifier | modifier le code]

Outre le site du Rocheux, la Fenêtre de Theux comprend les trois sites suivants :

  • le Thier du Gibet, réserve naturelle de 4 hectares[13],
  • la carrière et le coteau de Mont, ce dernier est une réserve naturelle de 3 hectares en phase de recolonisation forestière avancée. Depuis 2010 et l'action de l'asbl Natagora, une action régulière qui consiste essentiellement en pâturage de moutons, fauchage et ramassage des herbes hautes par des bénévoles, le site retrouve un aspect intéressant avec une faune et une flore variées ainsi que des espèces rares et protégées[13],
  • la vallée du Wayot[14].
Coteau de Mont et ancienne carrière
Ophrys apifera (Ophrys abeille)

Faune[modifier | modifier le code]

Parmi la faune herpétologique, on signale le Crapaud accoucheur (Alytes obstetricans) qui se reproduit dans une mare nichée au fond d'une dépression. Les oiseaux sont nombreux dans ces sites et les insectes abondants et diversifiés. Concernant les lépidoptères, on trouve le Petit nacré (Issoria lathonia)[11].

Flore[modifier | modifier le code]

Outre les espèces calaminaires du Rocheux telles que la Pensée calaminaire (Viola calaminaire) ou le gazon d'Olympe (Armeria maritima), la flore de ces sites comprend des espèces telles que le Botryche lunaire (Botrychium lunaria), la Bugle de Genève (Ajuga genevensis), la Petite-centaurée commune (Centaurium erythraea), des Orchidées (Orchidaceae) comme l'Homme-pendu (Orchis anthropophora), l'Ophrys abeille (Ophrys apifera)[14], etc.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Ninglinspo, torrent de Wallonie prenant sa source à Vert-Buisson - Theux

La Hoëgne[modifier | modifier le code]

Theux est baignée par la Hoëgne, une rivière de Belgique. La Hoëgne est un affluent de la Vesdre, rivière belgo-allemande[4].

Le Ninglinspo[modifier | modifier le code]

Le Ninglinspo est un cours d'eau de Belgique, affluent en rive droite de l'Amblève. Il fait partie du bassin versant de la Meuse. Le Ninglinspo prend sa source à Vert-Buisson, sur la commune de Theux, et s'écoule entre Vert-Buisson et Sedoz-Nonceveux, commune d'Aywaille.

Torrentueux, le Ninglinspo est l'un des cours d'eau de Belgique les plus rapides. Il dévale sur les 3 km de son cours un dénivelé de 250 m avec une pente moyenne de 8%[15]. Le site de la vallée du Ninglinspo est classé patrimoine immobilier exceptionnel de la Région wallonne[16].

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Theux[modifier | modifier le code]

  • Le centre de Theux présente un ensemble de maisons et un hôtel de ville des XVIIe et XVIIIe siècles avec au centre, le perron, symbole des libertés.
  • Le château de Franchimont, d'où partirent 600 valeureux qui furent massacrés lors du siège des troupes de Charles le Téméraire qui menaçait Liège, la nuit du 29 au , est établi sur un éperon rocheux au confluent de la Hoëgne et du Wayai. En 1145, le château de Franchimont fut amélioré par Henri, évêque de Liège : Castrum Franchieremont amelioravit, écrit le moine cistercien Gilles d'Orval[6]. En 1236, Theux est incendiée et le château en partie détruit. En 1387, il est détruit par un incendie accidentel et réédifié par le prince-évêque Arnould de Hornes. À partir de 1793, le château est livré au pillage et à la destruction[4]. Le château en ruine a fait l'objet d'une restauration exemplaire menée par l'ASBL "Les Compagnons de Franchimont". Tous les deux ans s'y déroule une foire moyenâgeuse[17]. Elle était auparavant appelée Franche Foire et était la pionnière du genre en Belgique. La foire existe depuis 1973.
  • L'église Saints-Hermès-et-Alexandre de Theux, une église-halle romane (les trois nefs, d'égale hauteur, furent construites au début du XIe siècle)[4] est la seule du genre entre la Loire et le Rhin. Son plafond peint au XVIIe siècle a été restauré dans les années 1990. Dès le XIIIe siècle est construite une tour de défense jouxtée à l'église. Elle témoigne du rôle défensif que jouait l'église à cette époque. Il n'existerait d'ailleurs plus que deux tours de défense de ce type en Belgique : celle-ci et celle de l'église Saint-Pierre de Bastogne. La toiture des nefs fut reconstruite « à la fin du XIVe siècle, un peu plus tard que celle de la tour, vers 1370-1375 d'après la dendrochronologie. Cette toiture était aussi fortifiée à l'aide de tourettes aux angles, citées dans les archives, mais détruites au début du XVIIIe siècle, à la faveur des premiers traités de paix. »[18]. Le chœur gothique fut édifié au XVIe siècle[4].
  • Le , une explosion due à une fuite de gaz, à l'entrée de Theux, près de la banque ING (alors BBL) provoqua la destruction de plusieurs immeubles et la mort de deux pompiers volontaires écrasés entre une voiture projetée par l'onde de choc et la banque située en face. Depuis quelques années une plaque commémorative leur rend hommage.

La Reid[modifier | modifier le code]

La Charmille du Haut-Marais - Theux, en automne.

Polleur[modifier | modifier le code]

Voir l'article Polleur.

Administration et Politique[modifier | modifier le code]

Vie politique[modifier | modifier le code]

Résultats des élections de 1976 Résultats des élections de 1982 Résultats des élections de 1988 Résultats des élections de 1994 Résultats des élections de 2000
Parti Voix Sièges (sur 19) Parti Voix Sièges (sur 21) Parti Voix Sièges (sur 21) Parti Voix Sièges (sur 21) Parti Voix Sièges (sur 21)
IFR 2 107 (38,94 %) 8 IFR 2 657 (44,82 %) 10 IFR 2 723 (43,13 %) 10 IFR 2 430 (36,83 %) 9 IFR 2 908 (41,42 %) 10
PS 1 856 (34,30 %) 6 PS 1 529 (25,79 %) 5 PS 1 368 (21,67 %) 5 PS 1 641 (24,87 %) 5 PS 2 221 (31,64 %) 7
IC-PSC 1 448 (26,76 %) 5 PSC-IC 1 742 (29,39 %) 6 IC-PSC 1 766 (27,97 %) 6 IC-PSC 1 680 (25,46 %) 6 E.C. 1 249 (17,79 %) 3
- - - - - - ECOLO 456 (7,22 %) - ECO-DC 530 (8,03 %) 1 ECOLO 642 (9,15 %) 1
- - - - - - - - - VTT 242 (3,67 %) - - - -
- - - - - - - - - ENT 75 (1,14 %) - - - -


Résultats des élections de 2006 Résultats des élections de 2012
Parti Voix Sièges (sur 21) Parti Voix Sièges (sur 23)
IFR 3 971 (52,66 %) 12 IFR 4 516 (58,71 %) 14
PS 2 003 (26,56 %) 5 PS+ 1 734 (22,54 %) 5
EC-CDH 1 567 (20,78 %) 4 - - -
- - - ECOLO 1 442 (18,75 %) 4

Écoles de la commune[modifier | modifier le code]

Écoles maternelles et primaires[modifier | modifier le code]

  • École maternelle Sainte-Thérèse d'Oneux
  • École communale de Jehanster
  • École communale de Juslenville
  • École communale de La Reid
  • École communale de Polleur
  • École communale de Theux
  • École libre de Theux
  • Enseignement spécial "Les Écureuils"

Écoles secondaires[modifier | modifier le code]

  • École d'agriculture (institut agronomique) de La Reid
  • Saint-Roch Theux

Événements[modifier | modifier le code]

La Foire médiévale de Franchimont[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

En décembre 1970, l'organisation d'une foire médiévale en été, tous les deux ans, est débattue : un projet est soumis à l'Administration communale et au Syndicat d'Initiative de Theux[21]. Il s'agit de reconstituer l'ambiance d'une foire des années 1514-1520, telle qu'elle pouvait être vécue sous la « houlette bienfaisante » d'Érard de La Marck, prince-évêque de Liège de 1505 à 1538[22].

La première Franche Foire, qui, plus tard, sera appelée la Foire médiévale de Franchimont, a lieu en 1973[21].

Présentation[modifier | modifier le code]

Depuis 1973, cette Foire, organisée par l'asbl « Foire médiévale de Franchimont » pendant les quinze mois qui la précèdent, présente une série de concerts, de conférences, d'expositions historiques et de représentations théâtrales[21].

Gonfalonniers (lanceurs de drapeaux), danseurs, harpistes, trouvères, conteurs, groupes musicaux, ainsi que plusieurs dizaines d'artisans, officient pour les spectateurs. Des restaurants, des tavernes et un cabaret médiéval accueillent les visiteurs. Ces derniers utilisent la monnaie d'époque, une seule pièce : l'esterlin[22].

Pendant la durée de la Foire médiévale, soit deux journées, des participants déambulent parmi les visiteurs sous l'aspect de personnages inattendus tels que des lépreux, des serveurs de brochettes, de grands seigneurs, des changeurs de monnaie[22], etc.

La Foire de saint Hubert[modifier | modifier le code]

La Foire de saint Hubert a lieu en novembre. Une bénédiction des animaux est faite, à cette occasion, à l'église de Theux.

Theux, ancienne "capitale wallonne de l'écrevisse à pattes rouges"[modifier | modifier le code]

Origine du projet pilote[modifier | modifier le code]

Didier Herman, biologiste theutois, chargé de mission de l'Association theutoise pour l'environnement (ASBL ATE) fondée à son initiative en mars 1989[23], est à l'origine du projet de sauvegarde et de retour dans les pièces d'eau de Wallonie de l'écrevisse à pattes rouges, l'Astacus astacus. Depuis l'année 2000, il travaille à ce projet avec le service de la Pêche (Division de la Nature et des Forêts) de la Région wallonne.

Le projet pilote d'astaciculture, soutenu par la Région wallonne, naît du constat de la diminution des populations viables d'écrevisses à pattes rouges dans les pièces d'eau, étangs ou lacs wallons[24].

Concrétisation du projet[modifier | modifier le code]

Didier Herman, initiateur du projet de sauvegarde des écrevisses à pattes rouges qui l'intéressent depuis les années 1990, poussé par l'urgence car un champignon (Aphanomyces astaci)[23] à l'origine de la peste de l'écrevisse, détruit les populations d'Astacus astacus, met en place avec l'Association theutoise pour l'environnement, et avec l'appui du Ministère de l'Agriculture et de la Ruralité, un projet de redéploiement de ces populations[2].

Depuis janvier 2000, Didier Herman développe des écloseries où naissent et grandissent des "juvéniles" qui sont ensuite réimplantées en milieu naturel. Fin 2003, plus de 14 000 juvéniles sont ainsi élevées dans 31 bassins[2].

L'Association pour la sauvegarde et la promotion des écrevisses indigènes (ASPEI), créée en novembre 2008, soutenue par la Région wallonne, par le Ministère de l'Environnement et le Ministère de l'Emploi et du Travail, ainsi que par le Département de l'étude du milieu naturel et agricole, assure la continuité du projet scientifique de redéploiement des populations d'écrevisses à pattes rouges[25].

Au printemps 2010, on dénombre une quarantaine de pièces d'eau où vivent des Astacus astacus[25].

Inventaire des pièces d'eau[modifier | modifier le code]

Pacifastacus leniusculus, l'écrevisse de Californie

Un inventaire est réalisé de 1990 à 1996 dans toute la Région wallonne : 8 513 pièces d'eau sont répertoriées sur cartes et 4 321 propriétaires contactés. Les résultats sont jugés alarmants : seulement 9 ruisseaux et 137 pièces d'eau abritent encore des écrevisses Astacus astacus en 1996[23].

De 1996 à 2001, les populations d'écrevisses à pieds rouges périclitent. Il ne reste qu'une trentaine de sites et moins d'une dizaine de pièces d'eau avec des populations viables. Outre le champignon Aphanomyces astaci, l'écrevisse signal ou de Californie, Pacifastacus leniusculus, « espèce invasive et persistante », reste « l'ennemie incontournable » de l'écrevisse à pieds rouges[23].

Récompenses[modifier | modifier le code]

L'Association theutoise pour l'environnement a été reconnue, en 1999, par le Ministère de l'Agriculture comme « centre de référence et d'expérimentation pour l'élevage d'écrevisses à pieds rouges »[23].

Le projet a reçu, en 2001, le Prix Ford Motor Company[23].

De Theux à Spa[modifier | modifier le code]

En 2014, à Creppe, village de la commune de Spa, un nouvel espace spadois ouvre ses portes à un lieu pédagogique dédié à l'écrevisse, initié par « Didier Herman [...] à la base du projet theutois autour de l'écrevisse. »[26].

En janvier 2015, dans la revue mensuelle Réalités, dédiée à Spa, on lit : « Un ambitieux projet de réintroduction de l'écrevisse à pieds rouges avait été lancé à Theux il y a plusieurs années. Theux était la capitale wallonne de l'écrevisse [...]. Ce projet a été abandonné par les autorités communales, et la statue de l'écrevisse, qui ornait le rond-point à l'entrée de Theux, a été enlevée. »[27].

Photographies[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Jumelage[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Terrasson-Lavilledieu (France) depuis 1994[28].

Transports[modifier | modifier le code]

Theux possède trois gares ferroviaires sur son territoire, Juslenville, Theux et Franchimont desservies par la ligne 44 de la SNCB qui relie Verviers à Spa.

La commune est accessible par l'autoroute A27 - E42 sortie 7 (Theux) et l'autoroute A26 - E 25 sortie 45 (Sprimont).

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La Fleur de Franchimont, vin de fruit, est produit artisanalement à Theux.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « French - Walloon lexicon / lècsike francès - walon / lexique français - wallon », sur dictionnaire-francais-wallon.skynetblogs.be, Dicsionaïre francès - walon: 3000 mots,‎ (consulté le 23 juillet 2015).
  2. a, b et c Brigitte Lousberg, « À Theux, des passionnés travaillent à la réimplantation du délicieux crustacé d'eau douce. L'écrevisse sort la tête de l'eau. Theux, capitale de l'"astarcus astarcus" », Le Soir,‎ (lire en ligne).
  3. Chantal Cloes, « Toponymes Franchimontois ou l'origine des noms de nos lieux-dits », sur sitheux.be, Syndicat d'initiative de Theux - Franchimont,‎ (consulté le 16 juillet 2015).
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j « Theux, terre d'histoire », sur theux.be, Theux. Pays de libertés (consulté le 16 juillet 2015).
  5. J. J., « Theux Vieux Cortil. Un nouveau hameau pour plus de sécurité », l'avenir.net,‎ (lire en ligne).
  6. a et b Hilarion-Noël de Villenfagne d'Ingihoul, Recherche sur l'histoire de la ci-devant principauté de Liège, vol. 1, P.J. Collardin,‎ (lire en ligne).
  7. Valérie Dologne, « Le Perron de Theux », sur sitheux.be, Syndicat d'initiative de Theux - Franchimont,‎ (consulté le 21 juillet 2015).
  8. a, b et c La fenêtre de Theux : un conte géologique - Syndicat d'initiative de Theux
  9. Curiosités - Commune de Theux
  10. a, b et c Franco Girolimetto, « Les indices géomorphologiques de grands traits structuraux dans la Fenêtre de Theux », sur popups.ulg.ac.be, Annales de la Société géologique de Belgique, volume 109-2,‎ (consulté le 18 juillet 2015).
  11. a, b, c et d Système d'Information sur la Biodiversité en Wallonie, « Le RNA du Rocheux », sur adnature.be (consulté le 19 juillet 2015).
  12. F. Polrot, Inventaire des traces liées à d'anciennes industries extractives sur les carbonates du Paléozoïque de l'est de la Belgique, Institut royal des sciences naturelles de Belgique. Service Géologique de Belgique,‎ , 296e éd., 339 p. (lire en ligne), A. Deblond, La géologie du site du Rocheux, Revue Viervétoise d'Histoire Naturelle, 1988.
  13. a et b « Nouvelles réserves naturelles 2010 », sur natagora.be, Natagora,‎ (consulté le 20 juillet 2015).
  14. a et b « Les coteaux calcaires de Theux », sur life-heliantheme, Life Hélianthème (consulté le 19 juillet 2015).
  15. Hugues Van Rymenam, « Ninglinspo, vallée romantique (7,2 km) », sur escapades.be, Escapades en région Meuse-Ardennes-Eifel,‎ (consulté le 24 juillet 2015).
  16. « Région wallonne - Wallonische region - Walls gewest - Province de Liège », sur dgo4.spw.wallonie.be, Moniteur belge,‎ (consulté le 24 juillet 2015).
  17. Commission du Jeu 2000, Le Jeu de Franchimont. Foire médiévale de Franchimont, Noir foncé,‎ , 138 p. (lire en ligne).
  18. Jean-Michel Poisson et Jean-Jacques Schwien, Le bois dans le château de pierre au Moyen Âge, Presses universitaires de Franche-Comté,‎ , 448 p. (lire en ligne).
  19. « Charmille du Haut-Marais - Theux », sur rtbf.be, RTBF,‎ (consulté le 23 juillet 2015).
  20. Anne-Elisabeth, « La Charmille, charme de Theux », sur silareid.wordpress.com, Syndicat d'Initiative de La Reid,‎ (consulté le 23 juillet 2015).
  21. a, b et c « Le Chuffin. Chevalerie de l'Ordre du Chuffin », sur foire-medievale.theux.be, Theux Pays de libertés (consulté le 30 juillet 2015).
  22. a, b et c « Foire médiévale de Franchimont 2015 », sur foire-medievale.theux.be/presentation, Theux Pays de libertés,‎ (consulté le 30 juillet 2015).
  23. a, b, c, d, e et f « Éditorial », sur adnature.be, Association Theutoise pour l'Environnement,‎ (consulté le 12 juillet 2015).
  24. Christian Du Brulle, « Biodiversité. Les "Pattes rouges" désertent la Wallonie. En voie de disparition, nos écrevisses indigènes pourraient réinvestir nos pièces d'eau. Mais pas (encore) nos assiettes. Rescapées de la peste », Le Soir,‎ (lire en ligne).
  25. a et b « Présentation », sur aspei.be, ASPEI,‎ (consulté le 12 juillet 2015).
  26. Victoria Marche, « Éjectées de Theux, les écrevisses reviennent à Spa », LaMeuse.be,‎ (lire en ligne).
  27. « Les zones humides du ru de Chawion : un milieu naturel à protéger. Écrevisse à pieds rouges (Astacus astacus). Une écrevisse géante disparaît ! », Réalités,‎ (lire en ligne).
  28. « Theux : 20 ans de jumelage avec Terrasson, ça se fête ! », sur televesdre.eu, TLV Télévesdre,‎ (consulté le 27 juillet 2015).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Albin Body, Notice descriptive et historique du château de Franchimont, 1883, 78 p.
  • Fédération archéologique et historique de Belgique, Limbourg, Eupen, Les Hautes Fagnes, Malmédy, Stavelot, Franchimont, Theux, XXIXe session congrès de Liège, Protin et Vuidar, 1932, 15 p.
  • Pierre den Dooven, Notice historique sur le château de Franchimont, Vinche, 1945, 54 p.
  • Jacques-Henry de la Croix, Les Gouverneurs du Château et du Marquisat de Franchimont, Impr. G. Leens, 1967, 188 p.
  • Pierre den Dooven, Histoire du château de Franchimont. La châtellenie, les châtelains, Impr. G. Lelotte, 1970, 179 p.
  • Pierre den Dooven, Theux en cartes postales anciennes, Bibliothèque européenne, 1973, 84 p.
  • Patrick Hoffsummer, Étude archéologique et historique du château de Franchimont à Theux, Service d'archéologie préhistorique et centre interdisciplinaire de recherches archéologiques - Études et recherches archéologiques de l'Université de Liège, 1982, 105 p.
  • Paul Bertholet, Patrick Hoffsummer, L'Église-Halle des Saints-Hermès-et-Alexandre à Theux, Impr. G. Lelotte, 1986, 308 p.
  • L. Marquet, Ministère de la Communauté française de Belgique, Le Gardien du trésor de Franchimont (Theux), Ministère de la Communauté française de Belgique, Direction générale de la Culture, 1987, 17 p.
  • Albert Moxhet, Le Verbouc de Franchimont, traduction wallonne de Pol Noël, illustrations de Guy Counhaye, préface de Renaud Gillard, L'Île Ouverte, Verviers, 1989.
  • Maurice Maréchal, illustrations de Maurice Maréchal Fils, Au Pays de Franchimont, souvenirs d'enfance, Noir Foncé édition, 1992, 159 p.
  • Patrick Hoffsummer, "Le" château de Franchimont, Ministère de la Région wallonne, Direction générale de l'Aménagement, du Territoire, du Logement et du Patrimoine, Division du Patrimoine, 1997, 52 p.
  • Anne Liégeois, Jacquy Bodart, préface et textes d'Albert Moxhet, Theux, c'est par ici, chez nous en Wallonie et c'est si joli, Moulin Banal de Theux asbl, Theux, 2010.
  • Recueil collectif sous la direction de Job Armel et de Christian Libens, auteurs : Christian Libens, Guy Delhasse, Karel Logist, Évelyne Wilwerth et trente-six autres auteurs, illustrations d'Anne Liégeois, Yannick Thiel et trente-huit autres illustrateurs, préface de Benoît Lutgen, Suivez mon regard !, Institut du patrimoine wallon, 2011, 400 p.
  • Christian Voss, Dans le nord de la "fenêtre de Theux" (Escapade naturaliste et ludique pour tous), Syndicat d'Initiative de Theux, Theux, 2014.
  • Clément Mathieu, Une jeunesse ardennaise à Oneux-Theux (Belgique) 1944-1959, Éditions L'Harmattan, Paris, 2014, 257 p. (ISBN 2343032394).

Liens externes[modifier | modifier le code]