Assassinat d'André Cools

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Assassinat d'André Cools
Description de l'image Andre_Cools.jpg.
Lieu Cointe, Liège, Belgique
Chronologie
Deux hommes tirent sur André Cools et sa compagne sur l'avenue de l'Observatoire dans le quartier de Cointe à Liège.
Le juge Conrotte délivre un mandat d'arrêt contre Silvio de Benedictis
Condamnation de Ben El Amine Abdelmajid et de Ben Rajib Abdeljalil.
Suicide d'Alain Van der Biest

L’assassinat d'André Cools, homme politique, membre du parti socialiste et bourgmestre de Flémalle, eut lieu le jeudi à Cointe (Liège) à h 25.

Chronologie[modifier | modifier le code]

André Cools est assassiné le à 7h25, alors qu'il s'apprêtait à monter dans sa voiture. Il est touché par deux balles (l'une aux poumons et l'autre dans le cou) tirées par deux personnes à partir d'une moto, sur l'avenue de l'Observatoire (domaine de la Tourelle) et meurt sur place peu après. Sa compagne est gravement blessée[1].

Une cellule spéciale composée de six agents de la police judiciaire et criminelle dite « cellule Cools » est mise en place à la suite de cet assassinat, et placée sous tutelle de la juge Ancia, ce juge étant en faction de garde lors des faits.

Le 1er juin 1994, le juge Connerotte a délivré un mandat d'arrêt contre Silvio de Benedictis, un commerçant de La Louvière qui a déjà auparavant été inculpé dans l'affaire des titres volés.

Deux personnes d'origine tunisienne ont été condamnées en juin 1998 pour avoir perpétré l'assassinat d'André Cools et la tentative d'assassinat de sa compagne, ils purgent actuellement une peine de vingt-cinq ans de prison à Tunis pour ces faits[2].

Les deux meurtriers, Ben El Amine Abdelmajid et Ben Rajib Abdeljalil, avaient été engagés par la mafia italienne pour un travail saisonnier à Agrigente, en Sicile, lors de la récolte des agrumes. André Cools leur avait été présenté comme un revendeur de drogue.

En 2004, Richard Taxquet, ancien secrétaire particulier du ministre Alain Van der Biest, Pino di Mauro, ancien chauffeur du ministre, Cosimo Solazzo et Domenico Castellino ont été condamnés à 20 ans de prison pour avoir organisé cet assassinat, tandis que Luigi Contrino et Carlo Todarello ont écopé de cinq ans de prison[3],[4],[5],[6]. Le suicide d'Alain Van der Biest en 2002 a éteint la procédure judiciaire à son encontre.

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Frédéric Antoine, La Médiamorphose d'Alain Van der Biest : lectures d'une narration journalistique, Bruxelles, Vie ouvrière, coll. « Evo communication », , 112 p. (ISBN 2-87003-273-0)
  • Alain Van der Biest, Serge Dumont et Pascal Vrebos, Les Carnets d'un bouc émissaire : document, Bruxelles, Le Cri, , 136 p. (ISBN 2-87106-068-1)
  • Jean-Pierre Van Rossem, Qui a tué André Cools ? : Esquisse des mœurs politiques en Belgique, Anvers, Loempia, , 246 p. (ISBN 2-8035-0285-2)
  • (nl) Johny Vansevenant, Maffia aan de Maas : over Luik, het Agusta-dossier en de moord op André Cools, Anvers, Standaard, coll. « Actueel », , 48 p. (ISBN 90-02-19706-3)
  • (nl) Jan Willems, De Luikse rattenkoning : de moord op André Cools en andere stichtende verhalen, Houten - Anvers, Van Reemst Uitgeverij - Icarus, , 184 p. (ISBN 90-410-9035-5)
  • Sergio Carozzo, Marie-Pierre Deghaye et Gérard Rogge, L'Affaire Cools, Bruxelles, Éditions Luc Pire, coll. « Les dossiers d'Au nom de la loi », , 192 p. (ISBN 2-930088-31-1)
  • Alain Colignon, « Cools, André, Hubert, Pierre », dans Nouvelle Biographie nationale, vol. 9, Bruxelles, Académie royale de Belgique, (lire en ligne), p. 94-96
  • Maurice Demolin, Procès Cools : Journal impertinent d'un témoin engagé, Liège, Clé-Éditions littéraires, , 147 p. (ISBN 978-2-87397-017-8)