Communauté Saint-Jean

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Communauté Saint-Jean
Repères historiques
Fondation 1975
Fondateur(s) Marie-Dominique Philippe
Siège Rimont (Fley), Saône-et-Loire
Fiche d'identité
Église Catholique
Type Institut religieux de droit diocésain
Dirigeant Frère Thomas Joachim
Sur Internet
Site internet stjean.com

La congrégation Saint-Jean est une congrégation fondée par le père dominicain Marie-Dominique Philippe en 1975.

Les frères de la communauté sont surnommés les « petits gris », en référence à leur habit gris. Celui-ci se compose d'une tunique grise et d'un scapulaire à capuchon (similaire à l'habit noir des bénédictins) avec, à la taille, un rosaire. Les sœurs contemplatives portent en plus un voile blanc et les sœurs apostoliques un voile gris[1].

Depuis 1986, la communauté des frères de Saint-Jean est un institut religieux de droit diocésain dépendant de l'évêque d'Autun (France), c'est-à-dire sous l'autorité de l'Église catholique locale.

Histoire[modifier | modifier le code]

Noviciat et prieuré d'études philosophiques à Saint-Jodard (Loire).

En 1975, un groupe de cinq étudiants de l'université de Fribourg demande au père Philippe d'être leur père spirituel. Sur le conseil de Marthe Robin, il les accompagne dans leur souhait de vie monastique.

En 1978, ce groupe est rattaché pour six ans ad experimentum à l’abbaye cistercienne de Lérins, ses membres en étant oblats, et prend le nom de « communauté Saint-Jean ». Le premier prieuré est ouvert en 1981 à Cotignac (Notre-Dame-de-Grâces) à la demande de Mgr Barthe, évêque de Fréjus-Toulon[2].

En 1982, le premier prieuré est fondé à Rimont (Bourgogne). Puis le noviciat est ouvert en 1983 à Saint-Jodard (diocèse de Lyon). En 1992, la communauté installe un prieuré à Boulogne-sur-Seine aux portes de Paris (le prieuré Sainte-Geneviève), en prenant l'administration de la paroisse Sainte-Cécile, où ils sont présents avec huit membres de la communauté.

La communauté connaît jusqu'en 1996 une phase d'expansion avec de nombreuses fondations en France, ce qui suscite des jalousies car les vocations diocésaines se tarissent. La Communauté ouvre aussi des implantations à l'étranger, notamment à Genève et en Afrique.

De 1996 à 2004, elle connaît un certain nombre de difficultés, marquées par des départs et l'obligation de se restructurer. Le motif des départs est la place trop importante selon les « contestataires » de l'enseignement du P. Philippe dans la Communauté, par rapport à d'autres théologiens ou philosophes. La plupart de ces frères profès dissidents partent alors chez les dominicains[3]. C'est pendant cette période, en 2000, que le cardinal Lustiger retire à la congrégation la charge de l'aumônerie du collège Stanislas de Paris. En 2001, le père Marie-Dominique Philippe laisse le gouvernement de la communauté à un premier prieur général élu, le père Jean-Pierre-Marie.

Le père Philippe cesse d'enseigner en 2003 à la suite de la demande de la hiérarchie, pour une « mise en conformité avec le droit ordinaire qui règle l’âge des enseignants (il a 91 ans) et pour permettre un renouvellement du corps des enseignants au studium de Rimont », précise Mgr Pierre Calimé, porte-parole de l’évêque d’Autun [4]. En 2004, Mgr Madec accompagne la communauté comme assistant religieux.

En février 2006, la communauté effectue un pèlerinage à Rome pour fêter ses 30 ans. Le père Marie-Dominique Philippe, déjà affaibli physiquement, y est présent et prêche lors des manifestations organisées pendant trois jours (messes, visites…). Les pèlerins rencontrent le pape Benoît XVI lors de son audience.

Le 26 août 2006, le père Marie-Dominique Philippe meurt à Saint-Jodard (Loire), un mois après avoir perdu l'usage de la parole à cause d'un accident vasculaire cérébral. Le pape Benoît XVI rend hommage à « celui qui, durant de longues années, guida et forma de nombreuses personnes à l’école du Christ, dans l’esprit du ‘disciple bien-aimé’, les enracinant dans un amour profond de l’Eglise et dans la fidélité au successeur de Pierre. Sa Sainteté rend grâce pour la vie du Père Marie-Dominique, entièrement donnée au Seigneur et à ses frères, enracinée dans la méditation de la Parole de Dieu, dans la recherche et dans la contemplation passionnée de la vérité[5]. »

Le 19 avril 2010, sous la présidence de Mgr Benoît Rivière, évêque d’Autun, le chapitre général des frères de Saint-Jean, constitué d’une cinquantaine de frères délégués, élit un nouveau prieur général pour un mandat de six ans, frère Thomas Joachim. Il remplace le père Jean-Pierre-Marie arrivé au terme de ses deux mandats de six et trois ans.

Organisation et effectifs[modifier | modifier le code]

Organisation[modifier | modifier le code]

La communauté Saint-Jean se compose de quatre branches :

  • Les Frères : leur mission est variée, auprès des paroisses, des jeunes, des populations défavorisées, etc.
Le prieuré Saint-Hugues de Semur-en-Brionnais, maison-mère et noviciat des Sœurs apostoliques.
  • Les Sœurs apostoliques de Saint-Jean : la communauté des Sœurs apostoliques de Saint-Jean a été fondée en 1984. Elle a été reconnue comme congrégation religieuse de droit diocésain par Mgr Séguy, évêque d’Autun, le 7 octobre 1993. Leur vie apostolique se réalise dans une vie d'évangélisation, par l'accueil et l'aide spirituelle sous toutes ses formes dans les diocèses : centres de retraites et accueil d'hôtes, aumôneries d'écoles, établissements scolaires, aumônerie d'hôpitaux et de prisons, catéchèse, participation à l’animation de paroisses. Elles portent un habit et voile gris.
  • Les Sœurs contemplatives de Saint-Jean : la communauté des Sœurs contemplatives de Saint-Jean, érigée en Institut religieux de droit diocésain par l’archevêque de Lyon le 25 mars 1994, a été fondée par le père Marie-Dominique Philippe en 1982, soit sept ans après les frères de Saint-Jean. C’est avant tout la prière qui est au cœur de la vie des sœurs contemplatives. Prière communautaire (temps d’adoration devant le Saint-Sacrement) et prière solitaire rythment leur journée. Les sœurs vivent leur consécration totale à Dieu dans le silence et la solitude. Elles portent un habit gris avec un voile blanc.
  • Les oblats : des laïcs célibataires ou mariés s'engagent dans l'oblature au sein du monde à une vie de prière, proche des frères et des sœurs.

Après un temps de noviciat et de formation (environ sept ans), les frères et sœurs vivent dans des petites communautés nommées « prieurés ».

  • La maison-mère des Frères de Saint-Jean se trouve au prieuré Notre-Dame de Rimont, 71390 Fley-Rimont.
  • La maison-mère des Sœurs apostoliques de Saint-Jean se trouve au prieuré Saint-Hugues, 71110 Semur-en-Brionnais.
  • La maison-mère des Sœurs contemplatives se trouve au prieuré Sainte-Marthe, 42590 Saint-Jodard.

Effectifs[modifier | modifier le code]

La chapelle du prieuré de Troussures avec les sœurs contemplatives.
  • Les Frères : la communauté des Frères de Saint-Jean a dans un premier temps connu une forte augmentation de ses effectifs, ce qui dans le contexte socio-ecclésial de l'époque (crise de l'Église, effondrement des vocations, théologie de l'enfouissement) est remarquable : de 5 frères en 1975, elle est passée à 80 frères en 1982 et 350 frères en 1995. Après avoir connu un pic à près de 550 frères dans les années 2000, la communauté comptait officiellement 536 frères en 2010, 524 frères en 2014, 499 frères en 2015, marquant une régression de ses effectifs de 7% en cinq ans et 500 frères dont 280 prêtres en 2016[6]. Parmi les frères, elle comptait 53 novices en 2003[7], mais seulement 35 novices en 2014[8][réf. nécessaire], et 24 novices en 2015[9][réf. nécessaire], soit une chute de 54 % en 12 ans. Les frères de Saint-Jean ont dû fermer en 2012 leur maison de formation de Valdedios en Espagne, faute de novices. Ce déclin démographique est également illustré par la baisse du nombre de frères français ordonnés prêtres : 11 ordinations en 2012, 6 ordinations en 2013, 3 ordinations en 2014, 3 ordinations en 2015[10].
  • Les Sœurs apostoliques : en 2014, les sœurs sont environ 200 : 154 sœurs déjà engagées par les trois vœux de religion, dont 120 de façon définitive ; les autres, environ 50, sont encore novices ou postulantes. Vingt-deux nationalités sont représentées : 60% sont françaises, 40% d'autres pays. Les sœurs sont réparties en 23 prieurés dont 12 en France en 2015[11].
  • Les Sœurs contemplatives : après avoir connu une ascension continue de leurs effectifs, les sœurs contemplatives ont vu leurs effectifs s'effondrer à la suite d'une scission en 2009 qui s'est terminé par la fondation d'une nouvelle communauté extérieure en 2014. Des 380 religieuses que comptait en 2009 cette communauté, il ne restait plus que moins d'une centaine de religieuses en 2014, d'une vingtaine de nationalités différentes. Elles sont désormais réparties en 23 prieurés dont 1 en Belgique à Banneux (depuis 2003) et 8 situés en France : Saint-Jodard (depuis 1983), Terre-Basse (1989), Pellevoisin (1990), Croutoy (1992), Cenves (1999), Troussures (2004), Rimont (2005), Murat (2006). Elles sont dirigées depuis 2015 par Sr Paul-Marie Moulin, prieure générale, assistée de quatre conseillères générales.

En 2005, la communauté Saint-Jean comptait au total 930 frères, sœurs contemplatives, et sœurs apostoliques, et plus de 3 000 oblats. En 2014, la communauté ne comptait plus au total qu'un peu plus de 820 frères, sœurs contemplatives, et sœurs apostoliques.

Critiques et controverses[modifier | modifier le code]

La communauté dont la croissance est rapide à ses débuts, reçoit des critiques dès l'origine, mais surtout depuis 1996, notamment de la part de :

Ces associations et médias l'accusent notamment de faire un prosélytisme zélé auprès de jeunes adultes, de pousser ceux-ci à couper tout lien avec leur famille, d'exercer des pressions psychologiques, ainsi que l'absence de soins médicaux. Il lui a également été reproché le non-respect de certaines règles de l'Église catholique, et des méthodes de formation des nouveaux venus trop proches des méthodes des sectes.

Ces accusations ont été récusées par plusieurs évêques (notamment les évêques hébergeant ses communautés), comme Mgr Madec ou Mgr Poulain[18],[19]. Ceux-ci ont précisé dans un communiqué que : « face aux accusations lancées par l’AVREF (Association Vie religieuse et Famille), ils se portent garants de ce que vivent ces communautés et récusent à leur propos toute qualification de secte et de dérives sectaires. […] Leurs communautés vivent selon les règles établies par l’Église et ne peuvent d’aucune façon être accusées d’être des sectes. Nous ne pouvons admettre qu’on fasse peser sur elles un tel soupçon et qu’on ternisse ainsi l’image de jeunes religieuses et religieux qui, avec leurs richesses et leurs fragilités, donnent généreusement leur vie pour l’amour du Christ et des hommes[20]. »

Cependant, depuis les années 2000, la communauté de Saint-Jean est secouée par la révélation d'affaires de mœurs[21] dont trois ont été pénalement condamnées.

La « monition canonique » de Mgr Séguy (2000)[modifier | modifier le code]

Le 28 juin 2000, Mgr Séguy, évêque du diocèse d’Autun, Chalon et Mâcon dont dépend la communauté Saint-Jean, adresse à celle-ci une monition canonique. Dans ce texte « préventivement punitif », l’évêque lance de sévères avertissements à la communauté Saint-Jean après avoir notamment constaté « des signes graves d'un certain essoufflement, désarroi, fatigues physiques ou morales, épuisements, conduites non conformes à la vie chrétienne ou religieuse, demandes de dispenses de vie commune, d'ex-claustrations, de sortie, de retour à l'état laïc, voire de nullités de professions ou d'ordinations pour contrainte morale, etc. »[22].

La publication d'une « mise en garde » contre la communauté Saint-Jean (2004)[modifier | modifier le code]

C'est en janvier 2004 que commence à circuler sur Internet un libelle anonyme dénonciateur. Le document se présente comme une « mise en garde » à l'égard de la communauté Saint-Jean. « Nous sommes catholiques romains. Compte tenu des menaces que nous avons reçues [...], nous ne voulons pas dévoiler ici notre identité », y lit-on. Le texte est parvenu dans les aumôneries scolaires et a été largement diffusé auprès des journaux. Il révèle des affaires de mœurs qui n'avaient pas jusqu'alors été évoquées publiquement et donne des détails sur d'autres dossiers[23]. Certains sites catholiques, tel celui de la Pastorale Nouvelles Croyances et Dérives Sectaires (PNCDS 72) du diocèse du Mans, décident alors de mettre en ligne ce document[24].

La dissolution des Sœurs mariales d'Israël et de Saint-Jean (2005)[modifier | modifier le code]

En 1995, la communauté Saint-Jean s'agrège une nouvelle branche : les Sœurs mariales d'Israël et de Saint-Jean. L'annonce en est faite officiellement et publiquement en avril 1995 : « Lors du dernier chapitre général, une nouvelle branche de la famille Saint-Jean est née : les Petites Sœurs de la Compassion, d’Israël et de Saint Jean. Précédemment reconnue par le diocèse de Lyon comme association privée de fidèles, elles sont dorénavant accueillies comme sœurs des Frères et des Sœurs de Saint-Jean, vivant de la paternité de Saint-Jean à travers une vocation contemplative, mariale, ouverte aussi à des sœurs de santé fragile[25]. »

Dès 1986, plusieurs familles avaient dénoncé une « pression psychologique » et même des « vexations, humiliations et sévices corporels » qui auraient été exercées par mère Myriam envers les religieuses[26]. En 1987, après la plainte de parents d’une jeune femme de la communauté, le tribunal ecclésiastique du diocèse de Lyon avait affirmé que « l’étroite dépendance des filles à l’égard de leur mère était certaine et dûment établie », et « que l’autorité que Tünde Szentes exerçait sur elles était assez contraignante pour être considérée comme abusive et de nature à porter atteinte à leur liberté spirituelle ». Ce jugement avait été cassé en appel en 1991 pour irrecevabilité de la plainte, les parents n'ayant pas qualité pour ester en justice puisque les sœurs étaient majeures[27],[28].

Entre-temps, ces accusations avaient été formellement démenties en 1988 par le cardinal Decourtray qui, dans un communiqué officiel [29], avait apporté son soutien à mère Myriam en demandant la cessation de ce qu'il appelait des « campagnes de dénigrement ». Le cardinal Decourtray renouvellera par la suite son soutien, jusqu'à sa mort en 1994, en accordant à la communauté des Sœurs mariales le statut d'association privée de fidèles. C'est à ce moment-là que la communauté Saint-Jean s'agrège cette association de fidèles[30].

Les accusations, médiatiques[31], contre la communauté des Sœurs mariales d'Israël et de Saint-Jean ont repris en 2001 lors de l'attaque médiatique contre le père Philippe et les petits gris[26].

Finalement, le 15 mars 2005, la communauté des Sœurs mariales d'Israël et de Saint-Jean est dissoute en tant qu'association de fidèles de l'archidiocèse de Lyon, par décret du cardinal Barbarin, successeur de Mgr Billé, une « mesure rare et grave »[28]. « Plusieurs raisons ont conduit à une telle décision », selon le P. Vincent Feroldi, porte-parole de l'évêché : d'abord, les interrogations suscitées par « le comportement de la responsable du groupe », Mère Myriam ; ensuite, « le charisme mal défini de la communauté » ; enfin, le « manque de liberté » et « les violences » invoquées à plusieurs reprises par les familles des religieuses, qui ont été relayées par des associations de lutte contre les dérives sectaires, telle que « Famille et Liberté ». Accusations, note cependant le P. Feroldi, sur lesquelles le diocèse n'a jamais pu se prononcer, même si « la rupture des liens avec les familles pose la question de la liberté des membres de la communauté »[32].

Du côté judiciaire, la Gendarmerie nationale effectue, en juillet 2005, des perquisitions et des interrogatoires approfondis de la communauté, sur commission rogatoire dans le cadre d'une enquête préliminaire motivée par les accusations répétées. Le Procureur de la République conclut : « Pas de trace de séquestration ou de maltraitance », « On n'a rien trouvé qui puisse donner corps à des dénonciations ». Le Procureur souligne aussi que les sœurs sont en libre contact avec leur entourage et leurs familles comme ils ont pu le constater pendant l'enquête[33].

L'affaire du prieuré de Genève en Suisse (2008)[modifier | modifier le code]

En 2008, la Communauté Saint-Jean de Genève, en Suisse, est secouée par une série de révélations d'affaires de mœurs impliquant un frère, responsable du prieuré de Genève. Deux femmes témoignent dans la presse des agressions sexuelles qu'elles auraient subies[34]. Les plaintes déposées par les deux femmes ne pourront aboutir en justice en raison de la prescription des faits[35]. Toutefois, la Communauté Saint-Jean a décidé de renouveler entièrement l'équipe du prieuré de Genève[36].

L'affaire du prieuré de Genève n'est pas le premier cas de ce genre. Elle fait suite à deux autres affaires du même type. En 2000, au prieuré d'Enschede (Pays-Bas), un frère de Saint-Jean est renvoyé en France par l'évêque d'Utrecht pour son implication dans des affaires de mœurs avec des jeunes filles[37]. En 2015, une instruction judiciaire est ouverte par le parquet de Chalon-sur-Saône après les aveux d'un frère du prieuré de Saint-Jean d'Abidjan (Côte d'Ivoire), affirmant s'être livré à des actes de pédophilie en 2007[38].

La scission au sein de la communauté des Sœurs contemplatives de Saint-Jean (2009)[modifier | modifier le code]

En juin 2009 éclate une très grave crise au sein, cette fois, de la communauté des Sœurs contemplatives de Saint-Jean.

À la suite d'une enquête menée depuis 2003 par le diocèse de Lyon dont elles dépendent[39], la sœur Alix, qui dirigeait la communauté depuis 1982, est limogée le 6 juin 2009 par décret du cardinal Barbarin. Un second décret, en juillet 2009, explicite les motifs de cette décision mais n'est pas rendu public par les sœurs[40]. Cependant, il semble que « la responsabilité de la congrégation était concentrée entre trop peu de mains, en place depuis trop longtemps » et que « la fondatrice et prieure générale (sœur Alix), et les quelques sœurs qui l’entouraient, maintenaient certaines des plus jeunes sous leur emprise psychologique et affective ».

Des témoignages de parents font état de faits graves : « suicides de sœurs, abus de médicaments, voire dérives sexuelles »[41].

Sœur Alix n'accepte pas la prieure nommée par le cardinal Barbarin et envoie les novices en dehors du noviciat. Tout cela provoque une désunion qui fait boule de neige et atteint peu à peu la majorité des sœurs qui prennent parti pour sœur Alix. Ainsi, la gouvernance de la nouvelle prieure générale, sœur Johanna, est rendue impossible.

Devant ce début de scission, le commissaire pontifical nommé par Rome, Mgr Jean Bonfils, demande aux quatre sœurs (sœur Alix et trois sœurs proches d'elle) de l'ancien gouvernement de ne plus influencer le reste de la communauté et, à cet effet, de se disperser dans des couvents d'autres congrégations (notamment les visitandines) avec interdiction de communiquer à l'extérieur. Sa demande sera sans effet, en ce qui concerne les communications, comme il le souligne : « Ce n'est pas la fièvre dans l'usage des mails ou des portables qui contribue à l'unité ». Le chapitre qu'il projette pour aboutir au dialogue entre les parties est également rendu impossible : « on ne se comporte pas dans un chapitre comme sur un terrain de sport où chacun veut gagner la partie »[42].

Cela débouche sur un début de scission. Plus d'une centaine de sœurs contestatrices se regroupent tout d'abord à Saltillo au Mexique en janvier 2010, accueillies par Mgr José Raúl Vera López, dominicain plutôt progressiste et défenseur de l'œuvre du P. Marie-Dominique Philippe qu'il a bien connu. Puis ces mêmes sœurs partent fonder une nouvelle association publique de fidèles, dénommée « Sœurs de Saint-Jean et Saint-Dominique », le 29 juin 2012 à Cordoue en Espagne.

Par la suite, le cardinal Bertone s'empresse de faire signer au Pape Benoît XVI (à la veille de son retrait), un rescrit d'audience qui précise que cette association « porte gravement atteinte à la discipline ecclésiastique ». Il est précisé que le Pape, pourtant déjà fatigué, est « en possession d’une connaissance précise du comportement peu religieux de certaines sœurs et de l’évolution de la congrégation des Sœurs contemplatives de Saint-Jean ». Le rescrit d'audience dissout cette association dissidente le 10 janvier 2013[43], le Pape ne voulant pas « cautionner une dérive incompatible avec le respect des valeurs et règles fondamentales de l’Église universelle »[44]. Les 150 sœurs qui en sont alors membres sont réduites à l’état laïc. Entre-temps le pape François est élu le 13 mars 2013.

Le conflit continue de s'enliser et aucune solution pour remédier à la crise ne semble alors envisageable[45].

Le conflit, qui met à mal la communauté Saint-Jean, commence à s'atténuer par la visite du cardinal João Braz de Aviz à l'automne 2013 et s'achève finalement le 1er juillet 2014, lorsque Rome annonce la décision suivante : « les ex-sœurs qui ont canoniquement quitté la congrégation des Sœurs contemplatives de Saint-Jean et les laïques qui voudront s’unir pourront librement constituer une association publique de fidèles en vue de devenir un institut religieux ». La scission est donc désormais définitive. Le Pape François désire cependant que la sœur Alix (âgée de 79 ans) et les trois autres, soient « complètement exclues de la vie religieuse »[46],[47].

Les sœurs dissidentes ont finalement créé le 25 juillet 2014 une nouvelle communauté : Maria Stella Matutina[48]. Quant aux sœurs qui s'étaient soumises au décret du cardinal Barbarin, leur supérieur hiérarchique, et aux décisions du pape Benoît XVI, au sein de la communauté contemplative de Saint-Jean, elles sont actuellement 80 religieuses. Une nouvelle prieure générale, sœur Paul-Marie, est élue en mai 2015.

Les révélations concernant le père Marie-Dominique Philippe (2013)[modifier | modifier le code]

En 2013, le prieur général de la communauté Saint-Jean, le frère Thomas Joachim, révèle officiellement et publiquement l'existence de « témoignages convergents et crédibles disant que le père Philippe a parfois posé des gestes contraires à la chasteté, sans union sexuelle, à l'égard de femmes adultes qu'il accompagnait » [49],[50]. Cette nouvelle « affaire »[51] ébranle considérablement la communauté Saint-Jean et annule[52] les premières démarches entamées par les « Petits gris » en vue d'une béatification du père Philippe[53].

Par ailleurs, le chapitre général des frères de Saint-Jean tenu en avril 2013 est l’occasion d'adopter une motion intitulée « Épreuves et Espérance », admettant l’existence de graves abus sexuels de la part de frères ayant autorité de formation ainsi que d’autres frères. Le paragraphe no 9 de cette motion reconnaît que « des manquements à la chasteté avec des justifications doctrinales ont malheureusement concerné des frères. De tels manquements ont eu lieu entre des frères et des personnes adultes, notamment des personnes qu’ils accompagnaient ; et, dans le passé, entre des frères ayant autorité de formation et de jeunes frères[54]. »

Condamnations pénales pour agressions sexuelles et viols[modifier | modifier le code]

Le 2 juillet 2010, un premier frère et prêtre de Saint-Jean, du prieuré de Marchegg (Autriche), est condamné par un tribunal de Vienne à six mois de prison avec sursis et 2 000 euros d'amende après les plaintes de deux jeunes femmes[55]. Le frère a été depuis renvoyé en France.

En 2012, un second frère de Saint-Jean, de nationalité mexicaine, est condamné à deux reprises, d’abord le 14 février 2012 par le Tribunal correctionnel d’Angoulême à 18 mois de prison avec sursis pour plusieurs agressions sexuelles commises en mars et septembre 2009 sur un garçon de 12 ans, à Cognac et Richemont en Charente[56] ; puis de nouveau condamné le 12 novembre 2012 par le Tribunal correctionnel de Mâcon à 25 mois de prison ferme pour l'agression sexuelle d'un lycéen de 17 ans, commise en mai 2011 à Cluny[57].

Un troisième frère de Saint-Jean (renvoyé depuis de la communauté et réduit à l'état laïc) est condamné le 28 mai 2015 par la cour d’assises de Chalon-sur-Saône à 8 ans de prison ferme, pour des faits d'agressions sexuelles et de viols sur cinq fillettes et une adulte fragile psychologiquement (qui s’est ensuite suicidée), commis entre 1991 et 1999 en France et en Roumanie[58],[59]. Ce même frère est une nouvelle fois condamné le 24 novembre 2015 par le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay à quatorze mois de prison ferme pour attouchements sexuels sur une fillette de 6 ans en 1991, à la Chaise-Dieu[60].

Un quatrième frère de Saint-Jean (renvoyé en 2014 et relevé de ses vœux en 2015) est condamné le 29 avril 2016 à un an de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône. Questionné par le juge, l'accusé a reconnu les attouchements sexuels qu'il avait commis[61] sur un adolescent en 2009 à Murat (Cantal) et sur un adulte en 2014 à Rimont (Saône-et-Loire), en l'occurrence un autre frère de Saint-Jean [62],[63].

Accompagnement[modifier | modifier le code]

Depuis 2013, les frères ont créé une cellule d’écoute avec un jésuite et une psychologue extérieurs à la communauté. Ils ont aussi mis en place, avec les jésuites du Châtelard[64], des programmes de formation à l’accompagnement à destination des prieurs, ainsi qu’à la vie affective et à la sexualité pour les frères. Le chapitre général a aussi mis en route des procédures internes, en cas de plaintes portant sur un frère. Une année de postulat a également été ajoutée avant le noviciat pour renforcer le discernement à l’entrée de la communauté.

La Congrégation pour les instituts de vie consacrée nomme en septembre 2015 un commissaire pontifical pour « accompagner » la communauté Saint-Jean dans son ensemble. Il s'agit de l'évêque émérite de Viviers, Mgr Blondel[65]. Il est précisé que son rôle « n'est pas de se substituer aux supérieurs généraux »[66], mais d'aider la congrégation d'une part à améliorer la formation de ses membres et, d’autre part, à préciser son charisme et clarifier la relation à son fondateur[67].

Formations et apostolats[modifier | modifier le code]

Vue du prieuré de Troussures (Oise) qui organise des sessions et des retraites spirituelles.

La Communauté Saint-Jean propose divers cycles de formation dans le domaine de la philosophie, de la théologie, de la formation humaine et spirituelle, etc. qui sont ouverts aux membres de la famille Saint-Jean (frères, sœurs, oblats et laïcs) et aux autres personnes :

  • L'école Saint-Jean est ouverte à tout public et se tient dans divers prieurés de la Communauté, pour offrir une formation philosophique (pratique et spéculative), théologique et spirituelle. Elle met à la disposition du public des cours disponibles en ligne sur le site Éphèse formation[68]. Elle donne aussi des cours du soir pour adultes, comme dans son prieuré de la région parisienne installé à Boulogne-sur-Seine, ainsi que des cours par correspondance. Le parcours Sophia permet à des adultes de se former sur trois ans en plusieurs sessions de week-ends et en été. Enfin plusieurs écoles de vie, comme l'école de vie Saint-Jean-Baptiste dans l'Indre ou bien l'école de vie Saint-Jean à Genève permettent pendant une année scolaire de réflexion et d'apostolat une formation plus globale pour la jeunesse.
  • La Communauté dispose aussi d'une maison d'édition (Éphèse éditions) et édite une revue de réflexion, Aletheia « pour se former à la sagesse philosophique, à la sagesse théologique et à la sagesse mystique. »[69]
  • La Communauté organise des retraites spirituelles toute l'année dans tous ses prieurés. Elles peuvent aussi se faire dans la proximité avec un lieu de pèlerinage, les plus fameux pour la Communauté en France étant celui de Notre-Dame-de-Grâces de Cotignac et celui de Notre-Dame de Pellevoisin. Toujours au service de l'Église locale, la Communauté s'occupe d'apostolats auprès de la jeunesse (aumôneries, enseignement, réhabilitation, etc.), ainsi que de paroisses aussi bien en ville qu'en milieu rural, dans des grandes agglomérations ou en missions lointaines. Elle a récemment développé des actions caritatives au service des toxicomanes, des enfants des rues (comme à Vilnius) ou des personnes prostituées[70].
  • La Communauté est attentive aux besoins des familles et offre des sessions et des réunions festives (comme le festival estival de Banneux centré sur la Vierge Marie) pour les parents et leurs enfants.

Structure et implantations[modifier | modifier le code]

Prieuré de Marchegg, en Autriche.

Les frères[modifier | modifier le code]

Prieur général des frères :

  • Jusqu'en 2001 : P. Marie-Dominique Philippe op
  • 2001-2010 : P. Jean-Pierre-Marie (Guérin-Boutaud) csj
  • Depuis avril 2010 : P. Thomas Joachim csj (ordonné prêtre en 1995), réélu pour trois ans en 2016.

Le prieur général est élu pour six ans. Son mandat peut être prolongé de trois ans. Il est assisté d'un vicaire général et appuyé par un conseil général qui le conseille dans son service de direction de la congrégation. Certains membres sont aussi vicaires.

La congrégation est divisée en vicariats dont le vicaire (élu pour trois ans par le chapitre général) représente le prieur général.

En France, les frères sont présents dans les diocèses d'Ajaccio, d'Angers, d'Angoulême, d'Avignon, d'Autun, de Beauvais, de Bourges, de Digne, de Fréjus-Toulon, de Lyon, du Mans, de Marseille, de Montpellier, de Moulins, de Nanterre, d'Orléans, du Puy-en-Velay, de Saint-Flour, de Tours et de Vannes.

Les sœurs[modifier | modifier le code]

Les Sœurs apostoliques sont présentes dans 23 prieurés (dont 12 en France, ainsi qu'en Allemagne, Lituanie, Guinée, Cameroun, Togo, Philippines, Mexique et États-Unis). Leur prieure générale est Sœur Anne-Cécile (Deverly) saj depuis mars 2015.

Les Sœurs contemplatives sont présentes dans 23 prieurés (dont 8 en France, ainsi qu'en Belgique, aux Pays-Bas, en Irlande du Nord, Lituanie, Roumanie, au Cameroun, Côte d'Ivoire, à Taïwan, aux Philippines, au Mexique et aux États-Unis). Leur prieure générale est Sœur Paul-Marie (Moulin) scj depuis mai 2015.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la communauté.
  2. Historique
  3. Marie-Christine Lafon, op. cité
  4. Brève dans Témoignage chrétien.
  5. « Benoît XVI rend hommage au P. Philippe » sur le site d'information catholique Eucharistie miséricordieuse.
  6. Site de la communauté
  7. « Les défis de la croissance. Le prieur général des Frères de Saint-Jean défend sa congrégation », sur Liberté politique.com,‎
  8. « Statistiques des Frères de Saint-Jean en 2014 »
  9. « Statistiques des Frères de Saint-Jean en 2015 »
  10. « Ordinations 2015 », sur Conférence des Évêques de France (CEF) http://www.eglise.catholique.fr/
  11. Liste des prieurés: 12 en France, 2 aux États-Unis, 2 au Cameroun, 1 en Italie à Rome, 1 en Allemagne, 1 en Lituanie, 1 au Mexique, 1 en Guinée, 1 au Togo et 1 aux Philippines.
  12. Articles de l'Avref sur la communauté Saint-Jean
  13. Le Livre Noir de la Fraternité Saint-Jean
  14. Supplément spécial : Supplément spécial.
  15. Articles sur la communauté Saint-Jean sur le site UNADFI
  16. Articles sur le site du CCMM
  17. Golias Magazine no 105, novembre-décembre 2005 : La face cachée des Petits gris
  18. Lettre de frère Jean-Pierre Marie, Prieur général des Frères de Saint-Jean, Stjean.com
  19. Communiqué de Monseigneur Madec et Monseigneur Poulain, Stjean.com
  20. Communiqué de Mgr Madec et Mgr Poulain 2004.
  21. « Opération "verité" pour les Frères de Saint-Jean, éclaboussés par les scandales », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  22. « Monition canonique », sur PNCDS72.free.fr
  23. « Les Petits gris dans le rouge | Témoignage Chrétien », sur temoignagechretien.fr (consulté le 30 juillet 2015)
  24. Mise en garde.
  25. Lettres aux Amis de la communauté Saint-Jean, no 36, avril 1995, p. 8.
  26. a et b « Enquête sur des dérives sectaires au sein de l'Église catholique », Le Monde, 27 janvier 2001.
  27. « Le cardinal Barbarin tranche contre les Sœurs bleues », La Croix,‎ (lire en ligne)
  28. a et b « Le cardinal Barbarin dissout une association religieuse controversée », AFP,‎ (lire en ligne)
  29. « Communiqué du Cardinal Decourtray »
  30. Lettres aux Amis de la communauté Saint-Jean, no 36, avril 1995, p. 7.
  31. « Des gourous dans les couvents », La vie,‎ (lire en ligne)
  32. « Le cardinal Barbarin tranche contre les « Soeurs bleues » », La Croix,‎ (lire en ligne).
  33. « Pas de trace de séquestration ou de maltraitance, Le Progrès, 8 juillet 2005 ».
  34. « Abusées sexuellement par leur père spirituel, Florence et Camille témoignent », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  35. « Communauté Saint-Jean : l'affaire rebondit », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  36. « La Communauté Saint-Jean va être renouvelée », Le Temps,‎ (lire en ligne).
  37. « Communauté Saint-Jean : l'envers du décor », Golias, no 254,‎ (lire en ligne)
  38. « Un moine jugé pour viol », Le Bien public,‎ (lire en ligne).
  39. Lettre de Mgr Henri Brincard
  40. Historique de la scission.
  41. « Une « emprise psychologique et affective » chez les Sœurs de Saint-Jean », La Croix,‎ (lire en ligne)
  42. Mgr Jean Bonfils, « Lettre aux lecteurs », Lettre aux Amis, no 93,‎ , p. 44-45
  43. Rescrit d'audience
  44. « Lettre de Mgr Henri Brincard », Lettre aux Amis, no 102,‎ , p. 20-22 (lire en ligne)
  45. « Golias Hebdo n° 317, 26 décembre 2013 »
  46. « Famille Saint-Jean : nouveau rebondissement dans l’affaire des contemplatives - Catholicisme - La Vie », sur www.lavie.fr (consulté le 30 juillet 2015)
  47. « Décisions du Pape », La Croix,‎ (lire en ligne)
  48. « Communauté des soeurs de Maria Stella Matutina »
  49. « Lettre du prieur général aux proches de la Communauté »
  50. Le porte-parole de la communauté, le frère Renaud-Marie, précise en outre que les cas se comptent entre cinq et dix, sans « union sexuelle » consommée, et n’ont pas donné lieu à des poursuites de nature judiciaire
  51. « La Communauté Saint-Jean en pèlerinage », sur news.va,‎
  52. « Les 40 ans de la communauté Saint-Jean », sur radiovaticana.va,‎
  53. « Où en sont les frères de Saint-Jean ? », sur ktotv.com,‎
  54. « Le Chapitre Général de la Communauté Saint-Jean reconnaît l’existence de « frères prédateurs ». », sur golias-news.fr,‎
  55. (de) « Schmerzliche und demütigende Prüfung für unser Priorat », sur kath.net,‎
  56. « Soupçonné à Cluny, le frère de la communauté de Saint-Jean condamné à Angoulême », Le Journal de Saône-et-Loire,‎ (lire en ligne)
  57. « Un frère de Saint-Jean condamné pour agression sexuelle », La Croix,‎ (lire en ligne)
  58. « Les religieux de Saint-Jean ont détruit des informations compromettantes », sur france3-régions.francetvinfo.fr,‎
  59. « Un frère de Saint-Jean condamné à 8 ans de prison », La Croix,‎ (lire en ligne)
  60. « Un frère de Saint-Jean à nouveau condamné pour agression sexuelle », sur la-croix.fr,‎
  61. « Pédophilie dans l'Église : les secrets bien couverts des "petits gris" de Saint-Jean », sur mediapart.fr,‎
  62. « Procès d'un frère de Saint-Jean : Régis Peillon condamné à un an de prison avec sursis », sur France 3-Bourgogne
  63. « Nouvelle affaire de mœurs dans une communauté religieuse de Saône-et-Loire », sur leparisien.fr,‎
  64. Centre spirituel des jésuites à Francheville, près de Lyon
  65. Âgé de 75 ans, il a donné sa démission en mai 2015. Il s'était illustré dans son diocèse en 2006 en ayant vendu un terrain diocésain pour faire construire une mosquée.
  66. Article de la Croix du 13 septembre 2015
  67. « Entretien avec le P. Thomas Joachim », La Croix,‎ (lire en ligne)
  68. Site Éphèse formation.
  69. Site de la revue Aletheia
  70. Site de l'association Magdalena.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]