Stuka

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Stuka est l'abréviation du mot allemand « Sturzkampfflugzeug » — composé de trois mots : Sturz ('chute'), Kampf ('combat') et Flugzeug ('avion') — soit en français « avion de combat en piqué » ou « bombardier en piqué ». Elle désigne l'ensemble des appareils allemands ayant été utilisés à des fins d'appui-sol rapproché et bombardement en piqué, que ce soit au sein des Stukageschwader (« escadres de bombardement en piqué ») ou au sein d'autres unités de la Luftwaffe.

En France, cette abréviation fut rendue célèbre à partir de la campagne de France de 1940 : la population vivant l'exode sur les routes encombrées vécut la terreur particulièrement traumatisante qu'infligeait le bombardier en piqué le plus répandu de la Luftwaffe de 1940, le Junkers Ju 87 ; à ce point que le terme Stuka est depuis souvent utilisé, à tort, pour désigner ce seul appareil. Les sirènes attachées à l'appareil, se mettant à hurler lors du piqué, est particulièrement associée à la terreur qu'inspirait cet avion aux populations.

Historique[modifier | modifier le code]

Groupe de Stuka Junkers Ju 87 en Yougoslavie, en octobre 1943.

Les Stukas sont, avec les Panzers, des armes qui ont rendu possible le Blitzkrieg (la guerre éclair). Rien, de prime abord, ne paraissait aussi peu raisonnable que cette spécification portant sur un avion capable de plonger presque à la verticale sur un objectif fortement défendu, sans dévier de sa route. Bien que ce fût la meilleure façon de placer une bombe au but, comme d'éviter l'interception par la chasse adverse ou la DCA (défense contre aviation). L'apparition du bombardier en piqué JU 87, et surtout son utilisation, permit la concrétisation de cette tactique. Sans lui, le succès de l'armée allemande en Pologne, aux Pays-Bas, en Belgique, France, Méditerranée eût été moins éclatant, voire impossible. En effet, avant l'invention des Stuka, la seule possibilité d'attaquer un objectif bien précis était de s'approcher en vol horizontal à basse altitude, donc à s'exposer dangereusement aux tirs de la DCA.

Stratégie d'attaque du Stuka[modifier | modifier le code]

Les Stukas arrivaient en formation à basse altitude, puis l'un après l'autre se faisaient basculer en fonçant sur leur cible à la manière des oiseaux de proie. L'attaque en piqué soumettait pilote et appareil à des phénomènes physiques à la limite du supportable. À l'altitude voulue l'appareil lâchait sa bombe, qui s'apparentait plus à une torpille. L'aviateur devait obligatoirement se débarrasser de sa bombe, sans quoi, avec le poids, il ne pouvait plus redresser son appareil[1]. Les attaques de Stukas étaient reconnaissables au bruit de sirène strident les accompagnant. Ce son spécifique était produit par deux petites sirènes en bois fixées à l'avant de l'appareil et dont le hurlement était proportionnel à la vitesse du vent. Les sirènes des Stukas étaient destinées à provoquer un effet de panique sur l'ennemi.

Liste d'avions[modifier | modifier le code]

Parmi les bombardiers allemands destinés au rôle de Stuka, on peut compter :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Eddy Przybylski, journal La Dernière Heure, 17 mai 2015.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mister kit et G. Aders, « Junkers Ju-87 STUKA », Spécial la Dernière Guerre, éditions Atlas 1979.
  • Herbert Leonard et André Jouineau, Junkers Ju87 de 1936 à 1945, collection « Avions et Pilotes », édition Histoire et Collections.
  • Hans-Ulrich Rudel, Pilote de Stuka, Déterna, 2008 (ISBN 978-2913044852) et éditions J'ai lu leur aventure, no A21/22.
  • William Green et Gordon Swanborough, Chasseurs Bombardiers de 1916 à 1982, éditions Celiv.