Stuka

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Des informations de cet article ou section devraient être mieux reliées aux sources mentionnées dans la bibliographie, sources ou liens externes (février 2016).

Améliorez sa vérifiabilité en les associant par des références à l'aide d'appels de notes.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Stuka (homonymie).

Stuka est l'abréviation du mot allemand « Sturzkampfflugzeug » — composé de trois mots : Sturz (« chute »), Kampf (« combat ») et Flugzeug (« avion ») — soit en français « avion de combat en piqué » ou « bombardier en piqué ». Elle désigne l'ensemble des appareils allemands ayant été utilisés à des fins d'appui-sol rapproché et bombardement en piqué, que ce soit au sein des Stukageschwader (« escadres de bombardement en piqué ») ou au sein d'autres unités de la Luftwaffe.

En France, cette abréviation fut rendue célèbre à partir de la campagne de France de 1940 : la population vivant l'exode sur les routes encombrées vécut la terreur particulièrement traumatisante qu'infligeait le bombardier en piqué le plus répandu de la Luftwaffe de 1940, le Junkers Ju 87 ; à ce point que le terme Stuka est depuis souvent utilisé, à tort, pour désigner ce seul appareil. Les sirènes attachées à l'appareil, se mettant à hurler lors du piqué, est particulièrement associée à la terreur qu'inspirait cet avion aux populations.

Historique[modifier | modifier le code]

Groupe de Stuka Junkers Ju 87 en Yougoslavie, en octobre 1943.
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (février 2016).
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [Comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Les Stukas sont, avec les Panzers, des armes qui ont rendu possible le Blitzkrieg (la guerre éclair). Ils sont la création de Ernst Udet, grand pilote de la Première Guerre mondiale. Rien, de prime abord, ne paraissait aussi peu raisonnable que cette spécification portant sur un avion capable de plonger presque à la verticale sur un objectif fortement défendu, sans dévier de sa route. Bien que ce fût la meilleure façon de placer une bombe au but, comme d'éviter l'interception par la chasse adverse ou la DCA (défense contre aviation). L'apparition du bombardier en piqué JU 87, et surtout son utilisation, permit la concrétisation de cette tactique. Sans lui, le succès de l'armée allemande en Pologne, aux Pays-Bas, en Belgique, France, Méditerranée eût été moins éclatant, voire impossible. En effet, avant l'invention des Stuka, la seule possibilité d'attaquer un objectif bien précis était de s'approcher en vol horizontal à basse altitude, donc à s'exposer dangereusement aux tirs de la DCA.

Stratégie d'attaque du Stuka[modifier | modifier le code]

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (février 2016).
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [Comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Les Stukas arrivaient en formation à basse altitude, puis l'un après l'autre se faisaient basculer en fonçant sur leur cible à la manière des oiseaux de proie. L'attaque en piqué soumettait pilote et appareil à des phénomènes physiques à la limite du supportable. À l'altitude voulue l'appareil lâchait sa bombe, qui s'apparentait plus à une torpille. L'aviateur devait obligatoirement se débarrasser de sa bombe, sans quoi, avec le poids, il ne pouvait plus redresser son appareil[1]. Les attaques de Stukas étaient reconnaissables au bruit de sirène strident les accompagnant. Ce son spécifique, dont l'intensité était proportionnelle à la vitesse de l'appareil, était produit par deux petites sirènes en bois et équipées d'hélices, fixées à l'avant de l'appareil. Deux hypothèses peuvent aujourd'hui en expliquer l'usage : selon la croyance la plus répandue, les sirènes des Stukas étaient destinées à provoquer un effet de panique sur l'ennemi. Cependant, certains historiens s'accordent à affirmer qu'elles permettaient simplement d'indiquer au pilote la vitesse de son appareil sans porter son attention à ses instruments de mesure, afin de lui offrir une concentration maximale en cas de combat. Si les historiens reconnaissent aujourd'hui que leur existence est avérée, le pilote de la Luftwaffe Hans-Ulrich Rudel, dans son ouvrage Pilote de Stukas, a pour sa part affirmé que l'usage de telles sirènes ne s'était jamais produit, et qu'il ne relevait que d'une croyance populaire. Après la campagne de Pologne, celles-ci sont retirées des Stukas, pour leur permettre une meilleure discrétion.

Liste d'avions[modifier | modifier le code]

Parmi les bombardiers allemands destinés au rôle de Stuka, on peut compter :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Eddy Przybylski, journal La Dernière Heure, 17 mai 2015.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Mister kit et G. Aders, « Junkers Ju-87 STUKA », Spécial la Dernière Guerre, éditions Atlas 1979.
  • Herbert Leonard et André Jouineau, Junkers Ju87 de 1936 à 1945, collection « Avions et Pilotes », édition Histoire et Collections.
  • Hans-Ulrich Rudel, Pilote de Stuka, Déterna, 2008 (ISBN 978-2913044852) et éditions J'ai lu leur aventure, no A21/22.
  • William Green et Gordon Swanborough, Chasseurs Bombardiers de 1916 à 1982, éditions Celiv.