Marguerite de La Marck-Arenberg

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Marguerite de La Marck
Image illustrative de l’article Marguerite de La Marck-Arenberg

Titre Comtesse d'Arenberg
(1541-1599)
Autres titres Princière d'Arenberg et du Saint-Empire
Prédécesseur Robert III de La Marck-Arenberg
Successeur Charles d'Arenberg
Biographie
Dynastie 2e Maison d'Arenberg
(Maison de La Marck)
Naissance
château de Reckheim
Décès
château de Zevenberghe
Père Robert II de La Marck (1506-1536)
Mère Walburga d'Egmond (1500-1547)
Conjoint Jean de Ligne

Coa France Family La Marck Arenberg-Evrard Ier de La Marck, S. d'Arenberg.svg

Marguerite de La Marck ( - château de Reckheimchâteau de Zevenberghe) fut comtesse puis princesse d'Arenberg.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après la mort de Robert III de La Marck (1544), qui était mort sans héritiers, sa sœur Marguerite devint héritière de la succession.

En 1547, elle épousa Jean de Ligne, baron de Barbançon, lequel avait combattu en tant que commandant en service de l'Espagne. Charles Quint approuva le mariage à l’origine de la 3e Maison d'Arenberg. Deux ans plus tard, Arenberg fut érigé en comté.

Dès l’année 1559, la maison d’Arenberg avait reçu un accroissement considérable par l’acquisition de la terre et baronnie de Sevenberg en Hollande que Corneille de Berghes (1458-1509) (de), seigneur de Grevenbroeck, céda à la comtesse Marguerite, sa petite nièce.

Jean fut tué en 1568 à la bataille de Heiligerlee, Marguerite se retira alors au château Aremberg (de).

En 1570, l’empereur Maximilien II la choisit comme gouvernante et « dame pour accompagner », en France, l’archiduchesse Élisabeth, sa fille, qui y allait épouser Charles IX de France. Ce roi étant mort, Elisabeth voulut retourner dans sa patrie : elle pria la comtesse douairière d’Arenberg de lui faire de nouveau compagnie dans ce voyage.

Philippe II, durant tout son règne, lui témoigna la plus grande considération, et il lui prouva aussi qu’il gardait le souvenir des services de son mari ; il lui fit compter dix mille florins lors de l’établissement de chacune de ses deux filles. En 1588, il lui accorda une pension de deux mille florins, outre une gratification de douze mille florins. Dans les dernières années de sa vie, elle s’était retirée à Zevenberghe, comme en une espèce de lieu neutre.

En 1571, l'empereur Maximilien II confirma aux comtes d’Arenberg l’immédiateté impériale, le droit minier et le droit de battre monnaie.

Disposant de la souveraineté juridique, ses sujets avaient interdiction de s'adresser aux tribunaux en dehors de la seigneurie.

Portrait de la comtesse d'Arenberg par François Clouet.

Au cours de leur règne, le château d'Arenberg fut agrandi. Une nouvelle chapelle fut construit en 1576. Marguerite adopta un système provincial (« Landesordnung »). Elle encouragea l'exploitation minière et la métallurgie. En ce qui concerne les besoins de charbon de bois pour la fonte a adopté, la comtesse établit un code forestier.

La comtesse était fervente catholique et s'investit dans la lutte contre la sorcellerie. En 1593, elle publia un règlement contre la sorcellerie dans la région.

Marguerite a également joué aux Pays-Bas espagnols et à la cour impériale un rôle important.

En 1576, Marguerite et son fils Charles furent créés princes d'Empire.

« C’était, dit Emanuel van Meteren (nl), une sage et habile dame[1]. »

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Blason Marguerite de La Marck d'Arenberg (1527-1599).svg D'après le portrait ci-dessus :

Parti : au I, écartelé de Ligne et de Barbançon, au II, de La Marck.

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Fille de Robert II (15061536), comte de La Marck, seigneur d'Arenberg et de Mirwart et de Walburga d'Egmond[2] (15001547), Marguerite épousa, le 18 octobre 1547, Jean de Ligne (1525 † Tué le 3 août 1568 - à la bataille de Heiligerlee), baron de Barbançon, fils de Louis de Ligne ( † vers 1559), seigneur de Barbançon, et de Marie van Glymes ( † vers 1566)[3], héritière de Sevenbergen.

Par une stipulation de leur contrat de mariage, leurs enfants devaient prendre et relever le nom et les armes d’Arenberg, ce qui a été observé. Ensemble, ils eurent :

  1. Charles (15501616), comte d'Arenberg, marié, le 4 janvier 1587 à Beaumont (Hainaut), avec Anne-Isabelle de Croÿ (15631635), duchesse d'Aerschot, princesse héritière de Chimay, dont postérité ;
  2. Marguerite (24 février 155224 février 1611), mariée, le 7 juin 1569, avec Philippe II (vers 154524 mai 1582), 3e comte de Lalaing (1537-1582), baron d'Escornaix, seigneur de Waurin, grand bailli du Hainaut, chevalier de la Toison d'or, dont 2 filles ;
  3. Robert (11 novembre 15642 mars 1614), 1er prince de Barbançon (8 février 1614), seigneur de Rotselaar, marié en avec Claudine (12 novembre 1569), née posthume, fille de Jean Philippe II de Salm-Neuviller (ou Salm-Dhaun) (30 septembre 1545 † Tué le 3 octobre 1569 - bataille de Moncontour), dont :
    1. Albert François (22 juillet 16008 avril 1674 - Madrid), 2e prince de Barbançon, gouverneur de Namur, marié le 8 mai 1616 avec Marie de Barbançon (20 avril 1602 † après 1675), vicomtesse de Dåve, fille de Evrard de Barbançon ( † 31 décembre 1608), vicomte de Dave, dont :
      1. Marie Dorothée Caroline (1622-1646), mariée en 1636 avec Ottavio Piccolomini d'Aragona (11 novembre 1599 - Florence11 août 1656), 1er prince Piccolomini, 7e duc d'Amalfi, seigneur de Nachod, feld-maréchal imperial ;
      2. Isabelle (1623 - Barbançon17 août 1678 - Paris), mariée en premières noces, le 4 novembre 1637 à Anvers, avec Albert François de Lalaing ( † 1643), comte de Hoogstraeten, dont une fille, Marie Gabrielle de Lalaing ( † 8 février 1709 - Anvers), comtesse de Hoogstraten ; puis, en secondes noces, le 15 mai 1651 à Bruxelles, avec Ulrich von Württemberg (15 mai 1617 - Stuttgart5 décembre 1671 - Stuttgart), duc de Württemberg-Neuenbürg, dont Marie Anne Ignace (27 décembre 16521693), duchesse de Württemberg-Neuenbürg
      3. Jacques Claude (13 mars 16241644) ;
      4. Octave Ignace (12 mars 1643 † Tué le 29 juillet 1693 - bataille de Neerwinden (1693)), 3e prince de Barbançon (1674-1693), comte d'Aigremont et de La Roche-en-Ardenne, vicomte d'Aure, seigneur de Villemont, marié, le 17 janvier 1672 avec Teresa María Manrique de Lara (de) (1er août 1696), fille du 1er comte de Frigiliana (es), dont :
        1. María Teresa Joaquina (12 mars 167310 juillet 1738), mariée en 1695 avec Isidoro Folch de Cardona ( † 1699), marquis de Guadameste ; en 1700 avec Gaspar Antonio de Guzmán ( † 1712 - Barbastro), capitaine général de Galice ; le 14 décembre 1714 avec Henri de Wignacourt, comte de Lannoy, dont une fille ;
        2. María Manuela (26 décembre 169328 juin 1742), mariée 28 juin 1696 à Madrid, avec Agustín Hurtado de Mendoza , 7e comte de Orgaz (es), sans postérité ; mariée en 1713 avec Jaime Fernández de Híjar de Portugal y Silva (né en 1695), dont un fils ;
  4. Antonia (ou Antoinette) Wilhelmine (1er mars 155726 février 1626), mariée le 10 décembre 1577 avec Salentin IX von Isenburg-Grenzau (de) (153219 mars 1610), archevêque de Cologne (1567-1577), qui adique l'archevêché électoral de Cologne pour se marier, dont postérité. Antonia, devenue veuve, devient camerera mayor de l'infante d'Espagne.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie nationale de Belgique
  2. Fille de Florent d'Egmont (nl) (vers 14701539), comte de Buren (nl) et de Marguerite de Glymes (14811551) (voir Maison de Glymes)
  3. Fille de Corneille de Berghes (1458-1509) (de), seigneur de Grevenbroeck

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]