Wallonie

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la région culturelle et historique. Pour la région politique, voir Région wallonne. Pour les autres significations, voir Wallonie (homonymie).
Wallonie
Blason
Blason
Drapeau
Drapeau
La Wallonie
La Wallonie
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Statut Région historique et culturelle
Provinces Liège
Hainaut
Namur
Luxembourg
Brabant Wallon
Villes principales Namur, Liège, Charleroi, Mons
Démographie
Gentilé Wallons, Wallonnes
Population 3 610 089 hab. (01/01/17)
Densité 214 hab./km2
Géographie
Coordonnées 51° nord, 5° est
Superficie 16 844 km2
Point culminant Signal de Botrange (694 mètres)
Divers
Langues officielles Français
Allemand
Des facilités linguistiques sont en outre accordées aux habitants néerlandophones des communes wallonnes citées à l'article 8 de la loi sur l'emploi des langues en matière administrative du 18 juillet 1966.
Langues locales et patois Wallon
Lorrain
Picard
Champenois
Luxembourgeois
Flamand Occidental
Flamand Oriental
Limbourgeois
Symboles Le coq hardi
La gaillarde

La Wallonie (Walonreye en wallon) est une région culturelle et historique occupant le sud de la Belgique. Elle appartient principalement au domaine linguistique roman, par opposition au domaine linguistique germanique du nord. Ce concept de « terre romane » inventé vers 1886[1],[2] est la base des revendications du mouvement wallon[3]. Elle se concrétise politiquement par la création en 1970 de la région de langue française et de la Région wallonne qui deviendra en 1980 l'institution politique gouvernant la Wallonie. Elle a pour capitale Namur.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du terme Wallon.

Le mot Wallonie vient du terme Wallon, lui-même venant de Walh, un très ancien mot germanique utilisé pour désigner les populations celtophones ou romanes.

La première apparition reconnue du mot Wallonie est en 1842 dans l'Essai d'étymologie philosophique d'un philologue et anthropologue namurois, l'abbé Honoré Chavée qui l'utilise pour désigner le monde roman en opposition à l'Allemagne. Son « sens véritable », selon Albert Henry[4], arrive deux ans plus tard sous la plume de François-Charles-Joseph Grandgagnage qui par ce mot désigne « cette fois, plus ou moins nettement, la partie romane du jeune État unitaire Belgique. »[5] C'est en 1886 qu'avec l'écrivain et militant wallon Albert Mockel le mot prend « son sens politique d'affirmation culturelle régionale »[6], en opposition au mot Flandre utilisé par le Mouvement flamand.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de la Wallonie.
Les provinces wallonnes :
1 : Brabant wallon, 2 : Hainaut, 3 : Liège,
4 : Luxembourg, 5 : Namur

Le territoire wallon est constitué des provinces suivantes : le Brabant wallon, le Hainaut, Liège, le Luxembourg et Namur.

En termes de superficie, la plus grande est la province de Luxembourg qui est également la moins peuplée des cinq avec 4 440 km2 pour 280 023 habitants, soit une densité de population de 63,07 habitants au km² et la plus petite province est celle du Brabant wallon avec 1 090 km2, où habitent 396 636 habitants soit une densité de population de 363,89 habitants au km². Le Hainaut est la province la plus peuplée avec 1 335 471 habitants, soit une densité de population de 352,74 habitants au km².

Ce territoire de 16 844 km2 est également divisé en 20 arrondissements, eux-mêmes divisés en communes. On compte 262 communes en Wallonie, dont 65 portent le titre de Ville.

Province Arrondissements administratifs Population (1/1/2016)[7] Superficie
1 Brabant wallon Nivelles 398 990 1 090
2 Hainaut Ath, Charleroi, Mons, Mouscron, Soignies, Thuin, Tournai 1 337 759 3 786
3 Liège Huy, Liège, Verviers, Waremme 1 100 681 3 862
4 Luxembourg Arlon, Bastogne, Marche-en-Famenne, Neufchâteau, Virton 281 712 4 440
5 Namur Dinant, Namur, Philippeville 490 947 3 666
TOTAL : 3 610 089 16 844

Définition du territoire[modifier | modifier le code]

Avant le début du XXe, la notion de "Wallonie" reste fort confuse, il y a des "Wallons" en Flandre et Bruxelles aussi bien que sur le territoire de I'actuelle Région wallonne[8]. Il faut attendre la loi Coremans-De Vriendt pour qu'elle prenne forme plus clairement.

Selon l'historien Félix Rousseau la Wallonie est une terre romane depuis des siècles sous la forme d'une avancée latine au sein de l'Europe germanique. Son livre La Wallonie, terre romane commence ainsi :

« Depuis des siècles, la terre des Wallons est une terre romane et n'a cessé de l'être. Voilà le fait capital de l'histoire des Wallons qui explique leur façon de penser, de sentir, de croire. D'autre part, dans l'ensemble du monde roman, la terre des Wallons, coincée entre des territoires germaniques, occupe une position spéciale, une position d'avant-garde. En effet, une frontière de près de trois cents kilomètres sépare ces extremi Latini des Flamands au Nord, des Allemands à l'Est[9]. »

Il en est de même pour la définition d'Albert Henry qui a étudié l'histoire du terme dans son livre Histoire des mots Wallon et Wallonie.

Philippe Destatte la reprend en la situant dans le cadre de la Belgique : « L’analyse du vocable « Wallonie » situe pleinement la région dans l’histoire de l’état belge. Albert Henry définit la Wallonie comme « la Belgique romane au sud de la frontière qui sépare les patois flamands des dialectes romans, de Ploegsteert jusqu’à l’Hertogenwald[10]. »

Il ajoute que l'entrée par le concept du mot français « Wallonie » n'est pas la seule possible. Il en est une autre par celui de Wallonia, revue culturelle de qualité qui «nous ramène au dix-septième siècle. Dès 1618, les capucins, à la suite des jésuites, représentaient les cartes de la Provincia Walloniae pour désigner un espace manifestement grand-wallon s'étendant de Saint-Omer à Liège et Thionville, et comprenant Arras et Cambrai. Le fait des langues fait que c'est sous ce Wallonia, aujourd'hui décliné en anglais, que la Wallonie est entrée quatre siècles plus tard dans la mondialisation[11]

Avec le projet de loi Gilson de fixation de la frontiere linguistique et le transfert des Fourons à la province du Limbourg voté à la Chambre le , le mouvement wallon revendique "le retour des Fourons à Liege" car il considère que ce territoire de Wallonie est occupé depuis par la Flandre[12]. Un des derniers évènements de cette revendication est la proposition de constitution wallonne en 2006 par Jean-Claude Van Cauwenberghe avec un statut birégional pour la commune de Fourons dans l'article 9[13]. L'ancien ministre-président de la Région wallonne avait durant son mandat fait un discours le décrivant la Wallonie « de Fourons à Mouscron, de Nivelles à Arlon »[14].

Jean-Claude Van Cauwenberghe défend également dans sa proposition de constitution l'appartenance des communes germanophones à la Wallonie et l'inviolabilité de son territoire. Karl-Heinz Lambertz, alors ministre-président de la Communauté germanophone de Belgique, propose en 2002 d'organiser un référendum dans la région de langue allemande de Belgique pour une scission éventuelle avec la Région wallonne et un statut de quatrième Région de Belgique. "Van Cau" refuse d'entrer en discussion sur ces revendications autonomistes avec les « Wallons qui parlent allemand » car sa définition est que « Est wallon tout habitant de Wallonie »[15]. La même définition du territoire wallon et de l'identité wallonne est défendue par d'autres militants wallons comme José Happart[16] mais aussi José Fontaine et son Mouvement du Manifeste Wallon[17]. Maarten Van Ginderachter considère qu'avec cette définition « le principe de citoyenneté est mis sens dessus-dessous, puisque l'individu ne décide pas de son appartenance à telle ou telle communauté, mais c'est le domicile qui détermine la nationalité »[14].

Le militant wallon et directeur de l'Institut Jules Destrée Philippe Destatte pense également que cette imposition d'identité est de l'autoritarisme, et considère que la Wallonie est la région de langue française parce que les « Germanophones sont dans un processus de 4e région »[17]. D'autres militants wallons également n'incluent pas les communes de langue allemande dans la Wallonie, c'est le cas de François Perin[18].

Milieu physique[modifier | modifier le code]

Occupation du sol de la Wallonie

La Wallonie avec ses 16 844 km2[19] peut se situer approximativement à partir du bassin hydrographique de la Meuse, fleuve européen. À l'exception de la province du Brabant wallon, au sud de Bruxelles, et une grande partie du Hainaut à l'ouest, qui jouxte la France, le reste de la Wallonie — sauf deux ou trois enclaves, notamment du côté du Grand-Duché de Luxembourg — appartient au bassin mosan.

Ce bassin est wallon sur 12 000 de ses 36 000 km2. Le bassin mosan couvre les 3/4 du territoire wallon. La Meuse, par Givet (en France), Dinant, Namur, Huy, Liège, contourne le plissement hercynien qu'est l'Ardenne, au nord de laquelle s'établissent trois des quatre grandes villes wallonnes, Charleroi sur la Sambre, Namur au confluent de la Sambre et de la Meuse et Liège. La quatrième grande ville, Mons, se situe à l'ouest de Charleroi dans la partie hors bassin mosan du Hainaut.


Une grande partie du territoire wallon est occupée par le massif ardennais au cœur de la région naturelle que l'on appelle Ardenne laquelle correspond aux restes d’un ancien massif montagneux qui, à l'origine, avait une altitude comparable à celle des Alpes ; son point culminant est à 694 m au lieu-dit « signal de Botrange ».

Faune, flore et habitats[modifier | modifier le code]

Castor européen

La carte de portance écologique[20] montre un fort gradient avec un niveau d'artificialisation élevé au nord-ouest et un niveau évoluant vers plus de naturalité au fur et à mesure qu'on se rapproche du Sud-est du pays.

Comme dans tout l'ouest de l'Europe densément habitée et cultivée, depuis la révolution industrielle, l'environnement s'est fortement et rapidement dégradé en Wallonie.

Si quelques espèces ont bénéficié de leur protection de d'améliorations locales de l'environnement[pas clair] (héron cendré, Pic noir et cigogne noire, castor européen...), de nombreuses espèces autrefois banales (hirondelles, moineaux, tritons, crapauds et grenouille ou papillons sont en forte régression et selon le Rapport 2006 sur l’état de l’environnement wallon[21], le bilan ne cesse de s'alourdir, avec pour plusieurs des principaux groupes biologiques suivis : plus de 40 % des espèces menacées (dont 25 % sont en danger critique ou éteintes). Le Réseau Natura 2000 sélectionné couvre 13 % de la Wallonie. Sa mise en œuvre a pris du retard (en novembre 2008, aucun site ne disposait d'arrêté de désignation, 103 sites étaient en cours de désignation et la désignation des 137 sites restant devait encore débuter[22]). En 2007, près de 300 espèces invasives étaient inventoriées en Wallonie, dont 9 % sont reprises dans la liste noire (espèces ayant un impact environnemental élevé)[23].

L'agriculture intensive couvre un peu moins de la moitié du territoire, mais principalement à l'ouest de la région. Au total 355.000 hectares (47 % de la surface agricole utile) sont des grandes cultures [24]. Le recul des pâtures et l'intensification agricole sont sources d'une augmentation des phénomènes d'érosion du sol, de coulées de boues, d'inondation et en aval de dégradation de l'eau[25].

La forêt est plus présente qu'en Flandre (67 % de la population wallonne habite à moins de 700 mètres à vol d’oiseau d’un massif de plus de 5 hectares)[26] ; 45 % des wallons disent s'y promener plus d'une fois l'an. Une étude publiée en 2009 a estimé que les 113 millions de visites annuelles en forêt se chiffrent à 3,386 milliards d’€/an en termes de coûts de déplacement (carburant, pneus, entretien et amortissement). Selon un sondage, le consentement à payer moyen par visite en forêt et par visiteur était en 2009 de 3,82 pour la population locale et de 5,82 pour les vacanciers.

Eau[modifier | modifier le code]

Panorama de Botassart ou Le Tombeau du Géant, le long de la Semois, en Ardenne

La qualité des eaux (en 2007, concernant la pollution organique, l'état d’eutrophisation et les indices de qualité écologique) est généralement mauvaise à moyenne dans le bassin de l’Escaut et moyenne à très bonne dans le bassin de la Meuse[27]. La directive cadre sur l'eau peine également à concrétiser ses objectifs.

Air et climat[modifier | modifier le code]

La Wallonie est en bonne voie pour atteindre son objectif fixé par le protocole de Kyoto de réduction 7,5 % de ses émissions de gaz à effet de serre (GES) pour 2012. Les principales sources d'émission de GES en Wallonie sont l'industrie (43 %), le secteur résidentiel (13 %) et les transports routiers (19 %). Alors que les émissions des deux premiers secteurs sont en nette diminution (-30 % et -12 % respectivement), les émissions en GES du transport routier ont augmenté de près de 31 % entre 1990 et 2006[28].

Histoire[modifier | modifier le code]

Malgré le fait que « la plupart des historiens [soient] d'accord pour dire que le concept 'Wallonie', dans le sens politique du terme [...] ne se forme qu'au lendemain de la création de la Belgique »[29], les historiens du mouvement wallon comme Jean Pirotte considèrent que la communauté wallonne a le droit de chercher ses racines, y compris dans un passé où elle n'avait pas encore sa dénomination actuelle[30].

Pour le politologue André Lecours, la Wallonie n'a que peu de signification historique, encore moins que celle de la Flandre tel qu'on l'entend aujourd'hui[31].

Des origines à 1830[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Wallonie avant 1830.
Statue équestre de Charlemagne, Louis Jehotte 1867, à Liège.

On peut parler d'une Histoire de la Wallonie avant 1830 (date de fondation de l'État belge), non d'une Wallonie existant depuis des millénaires, mais de l'espace qui-correspond-à-la-Wallonie-d'aujourd'hui. Une série de traits et faits caractérisent ce passé :

Triptyque de Stavelot, Art mosan, Morgan Library, New York

Artère économique de premier ordre depuis l'Antiquité, la Meuse garda son influence dans les échanges commerciaux noués pendant la période mérovingienne, comme en témoigne la diffusion de techniques et de motifs, attestée dans les fouilles archéologiques. Elle fut aussi la colonne vertébrale de l'évêché de Liège, devenu principauté épiscopale dans la seconde moitié du Moyen Âge. Ainsi l'autorité du Prince-évêque s'étendait-elle sur des faubourgs reliés entre eux par le fleuve : Dinant, Namur, Andenne, Huy. Dans chacune de ces villes, un pont et une église dédiée à Notre-Dame percevaient un droit de passage, alimentant le trésor épiscopal.

Marc Suttor considère que le trafic sur la Meuse se compare avec celui de la Loire, de la Seine et du Rhin, notamment du vin, la principale marchandise transportée sur les grands fleuves européens au Moyen Âge et à la Renaissance, un trafic égal au XVIe siècle à la production bordelaise de vins[32]. Profitant de cet axe commercial, l'orfèvrerie mosane (et notamment la dinanderie, soit le travail du laiton, et le champlevé, soit le travail de l'émail) se développa pendant tout le Moyen Âge. Le Pays mosan, soit la Meuse moyenne de Givet à Liège et le bassin versant de la Meuse en cet endroit, plus quelques régions limitrophes, connaît une activité scientifique et technique exceptionnelle du Moyen Âge au XIXe siècle avant d'entrer avec le reste de la Wallonie dans la Révolution industrielle contemporaine. Quant à l'Art mosan c'est l'art du même pays, de la partie romane du Diocèse de Liège dont les limites déterminent aussi celles du wallon langue régionale principale de la Wallonie.

Philippe Destatte note que Guillaume d'Orange prend un arrêté le 4 juin 1830 confirmant le maintien de l’usage de la langue française dans les provinces de Liège, du Hainaut et de Namur et dans l’arrondissement de Nivelles pour toutes les affaires tant administratives et financières que judiciaires et insiste sur le fait que « L'espace wallon est ainsi bien identifié en droit public même si la frontière de la partie wallonne du Grand-Duché de Luxembourg ne sera délimitée qu'en application du traité du 19 avril 1839[33]. »

De 1830 à 1914[modifier | modifier le code]

La garde civique ouvre le feu, à la limite de Mons et Jemappes sur une colonne de mineurs venue du Borinage, faisant 7 morts. Peu après le Parlement vote le suffrage universel

1830 prolonge en un sens ce passé, par divers aspects :

  • Cette révolution est assumée (ou confisquée selon le point de vue) par une bourgeoisie francophone qui a fait son unité en 1828 (l' « Union fait la Force » de l'unionisme), contre les Pays-Bas, bien que divisée en catholiques et libéraux. Cette bourgeoisie de Flandre, Bruxelles et Wallonie impose le français tant en Wallonie qu'en Flandre, où il sera rejeté comme langue officielle.
  • Un nationalisme flamand naissant, avec l'appui (contraint) des élites politiques et sociales (francophones) de Flandre, réforme progressivement la législation linguistique. Un mouvement wallon naît parce que ces visées aggravent le poids dominant (clérical et conservateur) de la Flandre face à une Wallonie — toujours minoritaire — plus à gauche et plus laïque, la première à réclamer le fédéralisme, avec la Lettre au Roi sur la séparation de la Wallonie et de la Flandre de Jules Destrée (18631936). La Première Guerre mondiale redistribue les cartes.

Depuis 1914[modifier | modifier le code]

  • La Première Guerre mondiale, l'un des évènements les plus importants du XXe siècle, explique la suite des événements. La Wallonie vit quelque temps l'illusion d'une Belgique rassemblée autour d'Albert Ier (18751934), puis s'inquiète d'un mouvement flamand sorti renforcé de la guerre. La frontière linguistique en 1932 est un compromis. Mais les griefs wallons s'exacerbent quand Léopold III (19011983) pousse à la rupture avec les alliances française et anglaise à une époque où Adolf Hitler ne fait plus mystère de ses intentions.
  • La Seconde Guerre mondiale va diviser encore plus profondément. Lors de l'attaque allemande en mai 1940, certains régiments flamands font défection. Les soldats flamands faits prisonniers le sont libérés, les soldats wallons maintenus en captivité. L'attitude du roi enclenche la grave « Question royale ». Une Consultation populaire (sur le retour de Léopold III au pouvoir) durcit les oppositions. Au cours des événements de 1950 et 1960, la classe ouvrière wallonne, inquiète de la régression économique de la Wallonie, soucieuse de démocratie, intervient plus massivement.
  • À partir de 1970, Flandre et Wallonie (Bruxelles également), se taillent une large autonomie à la faveur du fédéralisme belge, sous la poussée de divers facteurs et acteurs. La survie même du pays est en jeu, même si les sentiments d'appartenance en Belgique et Wallonie révèlent que demeure un attachement à la Belgique, combiné au sentiment wallon (ou flamand) et européen.

Histoire des sciences et techniques[modifier | modifier le code]

Histoire industrielle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire industrielle des Wallons.

Politique[modifier | modifier le code]

Région wallonne[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Région wallonne et Politique en Wallonie.

La Wallonie est représentée politiquement par la Région wallonne depuis 1980. Le , le Gouvernement wallon décide d'utiliser le terme Wallonie pour sa représentation politique et internationale. L’appellation Région wallonne continuera cependant d’être utilisée sur les actes officiels pour lesquels la législation prescrit cet usage.

Le Parlement de Wallonie composé de 75 députés élus directement au suffrage universel siège à Namur, joue le même rôle que tout parlement en matière législative. Il vote des décrets qui ont la même force juridique que les lois), il contrôle le Gouvernement wallon et agit dans le domaine des relations extérieures.

Le Service public de Wallonie (SPW) est la principale administration wallonne.

Comme le Québec, la Catalogne, la Flandre, la Californie ou la Bavière, la Wallonie bénéficie en matière de politique internationale, « de plus de ressources que de nombreux pays souverains »[34].

L'habitude des juristes belges de langue française est d'utiliser le terme « entités » pour désigner les différentes communautés et régions. Cependant, certains experts plaident pour que l'on utilise le terme « État » comme le militant wallon Jean-Marie Klinkenberg membre du Conseil supérieur de la langue française le faisait déjà en 1992 dans la revue Toudi[35], toutes ces suggestions ayant été finalement acceptées sauf celle-là. C'est aussi le cas de Jean Beaufays[36].

Capitale[modifier | modifier le code]

Namur est la capitale officielle de la Wallonie. Son choix par le mouvement wallon est le fruit d'une longue procédure. Au début, il s'agissait de Liège qui était devenue le centre moteur du Mouvement wallon et le siège de nombreuses institutions wallingantes comme le Congrès national wallon. Jean-Pol Hiernaux pour la notice sur la capitale wallonne dans l'Encyclopédie du Mouvement wallon relève que les militants "sont muets sur la question du choix d’une capitale pour la Wallonie. [...] Parfois, il n’est même pas certain qu’ils veuillent installer celles-ci en Wallonie".

Le changement de cap commence à se faire selon Hiernaux entre le Congrès national wallon de 1905 qui préconisait pour leur Ligue national un siège qui "pourrait être fixé à Liége, comme capitale de la Wallonie." et celui de 1912 qui propose "la création d’un comité d’action wallonne [...] qui tiendra ses séances à Namur qui est la ville la plus centrale de la région wallonne"[37].

Même après la régionalisation de 1980 avec la deuxième réforme de l'État, la capitale de la Région wallonne n'est pas officiellement définie. Il faudra attendre le décret du instituant Namur "capitale de la Région wallonne"[38], renommé depuis 2010 en "capitale de la Wallonie et siège des institutions politiques régionales[39].

Pour le Mouvement wallon qui longtemps ne s'est pas décidé, Jean-Pol Hiernaux écrit :

« Celui-ci reçoit, le 21 novembre 1991, la reconnaissance du Mouvement wallon avec le prix de la Fondation Maurice Bologne-Lemaire : la capitale de la Wallonie est enfin, de manière concrète et irréversible, ancrée en terre wallonne, au confluent de la Sambre et de la Meuse, dans la ville chère à François Bovesse, Félix Rousseau, Fernand Danhaive, Fernand Massart … et Joseph Grandgagnage, le créateur du mot Wallonie[40]. »

Toutefois, cette ville ne remplit pleinement ce rôle que sur le plan politique. La réalité wallonne n'est pas centralisée et aucune ville ne domine nettement dans un domaine. Les autorités wallonnes ont officialisé cet état de fait par la désignation de « capitales » spécialisées : Mons pour la culture, Liège pour l'économie, Charleroi pour le social et Verviers pour l'eau. Ces désignations se concrétisent par l'installation d'administrations ou de sociétés de droit public dans ces villes, mais elles ne jouent pas ce rôle de manière exclusive[41].

Société en projet[modifier | modifier le code]

Le mouvement wallon ne restreint pas la Wallonie à un territoire ou à une réalité institutionnelle avec la Région wallonne mais la considère comme une société :

« Il faut pour la Wallonie un projet de société global, c’est-à-dire qu’il faut considérer la Wallonie non pas comme un territoire d’État, non pas par la lorgnette de l’institutionnel, mais en tant que société[42]. »

C’est ce qu’appuie Michel Quévit dans son rapport général La Wallonie, une société en projet du 1er congrès La Wallonie au futur en octobre 1987 qui pose la question de la capacité de la Wallonie à se forger une identité susceptible de rassembler la population autour d’un projet de société novateur[43] :

« Si je devais résumer en quelques mots la finalité de ce congrès, je dirais sans hésiter que nos travaux ont voulu avant tout appréhender la Wallonie comme une SOCIETE EN PROJET[44]. »

José Fontaine fait le même constat en décelant dans l'absence de projet de société en Wallonie la cause principale du flottement de l’identité culturelle wallonne : « La Wallonie est une société sans projet avec une identité forcément floue qui découle de cette absence de projet d'une société pour elle-même »[45].

Revendications dans le cadre belge[modifier | modifier le code]

Après la reconnaissance du néerlandais comme langue nationale au même titre que le Français, le mouvement wallon commence à revendiquer une séparation administrative pour garder un territoire unilingue au sud de la Belgique.

En jaune, la Wallonie proposée au Congrès wallon de 1905. En rouge, les limites de l'actuelle Région wallonne

Dès 1898 avec la loi loi Coremans-De Vriendt, Julien Delaitte la propose devant la Ligue wallonne de Liège. La même organisation organise le un congrès wallon où Delaitte défend I'installation de trois régions en Belgique : la Wallonie, la Flandre et le Brabant[46],[47].

Dans sa préface à l'ouvrage de Marc Reynebeau (nl) Le Siècle de la Belgique, Jean Stengers estime que cette volonté d'unilinguisme était tout aussi forte en Flandre. Louant l'auteur du livre auquel il introduit, il regrette cependant qu'il n'explique pas assez la « différence extraordinaire, fondamentale, entre la Belgique de 1900 et celle de 2000 ». On part selon le préfacier d'un pays qui reste tout entier dans ses élites politiques « essentiellement de langue française », ce qui lui permet de garder son caractère unitaire, « pour aboutir cent ans plus tard, à un pays divisé en deux blocs linguistiques et culturels différents, pratiquement homogènes l'un et l'autre ». Jean Stengers pense qu'il s'agit là de l'application du principe de l'unilinguisme des régions du « compromis des Belges signé en 1929 entre Jules Destrée et Camille Huysmans », double volonté d'unilinguisme selon lui « aussi accentuée chez les Flamands, contrairement à ce que certains continuent à penser aujourd'hui, que chez les Wallons[48].» Citant une interview de Jean-Luc Dehaene dans le journal Le Soir en 2007 [49], Stéphane Rillaerts signale encore cette erreur pointée par Jean Stengers et parle du « mythe encore vivace d’une Flandre ayant proposé équitablement aux francophones la généralisation du bilinguisme dans l’administration de tout le pays, ceux-ci l’ayant refusé par volonté de maintenir avant tout l’unilinguisme en Wallonie[50].» S. Rillaerts précise qu'il n' a été question de bilinguisme en 1932 que pour les agents de l'administration centrale, obligation peu défendue côté flamand, refusée aussi par les socialistes wallons mais défendue par les libéraux et les catholiques côté wallon et francophone[51]. Les lois de 1932 confirment par ailleurs le statut bilingue de la région bruxelloise déjà acquis en 1921.[non pertinent]

En 1932, les revendications flamandes et wallonnes aboutirent à la fixation de la frontière linguistique séparant communes flamandes et wallonnes. On utilisa couramment le terme Wallonie pour désigner les territoires des diverses langues régionales romanes en Belgique (qui devinrent au fil du temps de plus en plus francophones, les langues régionales gardant une réelle vitalité), ainsi délimités y compris les extensions de la Province de Liège (Cantons de l'Est, annexés en 1919 par la Belgique aux termes du Traité de Versailles qui mit fin à la Grande Guerre : une partie de ce petit territoire annexé est la Wallonie malmédienne, l'autre constitue aujourd'hui la Communauté germanophone de Belgique).

Logo du Parlement de Wallonie siégeant à Namur

Dans les années 1960, l’économie wallonne, basée essentiellement sur le travail des métaux et l'extraction de la houille (métallurgie, sidérurgie, mécanique, charbonnage), donne de sérieux signes d’essoufflement. Les réformes structurelles nécessaires sont rendues difficiles par la structure unitaire de l’État belge. Dans le même temps la Flandre a réussi son envol[52], notamment en se tournant vers le commerce international, et ajoute à la prépondérance numérique qu'elle exerçait depuis longtemps le poids dominant de sa réussite économique. En 1970 et 1980, la marche au fédéralisme belge aboutit à la création de deux types d’entités fédérées, les Communautés et les Régions. Les Communautés bétonnent en 1970 les accords territoriaux de 1932 et de 1963, ce qui satisfait aux exigences flamandes axées sur le culturel et la défense de la langue. En 1980, après une décennie de combats, les Wallons obtiennent que les Régions soient également autonomes. Les Régions reçoivent l’autorité sur ce qui est territorial et économique (économie, environnement, énergie, agriculture, travaux publics, organisation des pouvoirs locaux, eaux et forêts, aménagement du territoire, urbanisme, voies fluviales etc.), et les communautés pour ce qui est culturel : enseignement, sport, médias publics, culture. Les Flamands font coïncider Région et Communauté. Les Wallons ont obtenu qu'une partie des matières culturelles (au sens large) soient confiées à la Wallonie (le tourisme, le patrimoine, une partie du sport, certains aspects de l'enseignement), et que les Régions soient les seules entités fédérées qui élisent directement leurs représentants dans les parlements autonomes respectifs, parlements aux compétences de plus en plus étendues (notamment, outre des compétences internes, la ratification des traités internationaux signés soit par la Wallonie, soit par la Belgique, comment 2005 le Traité constitutionnel européen) ou plus récemment l'Accord économique et commercial global, et dont les pouvoirs obéissent (comme les Parlements des Communautés élus au second degré), à deux grands principes: les compétences exclusives et l'équipollence des normes.

La revendication d'une plus grande autonomie pour la Wallonie ne s'arrête pas là. Plusieurs mouvements, dont le Mouvement du Manifeste Wallon ou Wallonie Libre, revendiquent le transfert final et total de l'ensemble des compétences de la communauté française, c'est-à-dire de la culture, de l'éducation, de la recherche, des médias et du sport.

Revendications hors du cadre belge[modifier | modifier le code]

Indépendantisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Indépendantisme wallon.

Rattachisme[modifier | modifier le code]

Drapeau du rattachisme
Article détaillé : Rattachisme.

Un courant rattachiste, ou comme l'appelle l'un de ses représentants les plus connus, Paul-Henry Gendebien, le réunionisme, voit dans la Wallonie une terre appartenant à la République française, de par sa langue, ses habitants et leurs idées et l'estime majoritaire dans le mouvement wallon[53]. Ce projet français spécifiquement pour la Wallonie connaît ses premières manifestations au sein du mouvement wallon en 1902 avec le comte Albert du Bois et son Catéchisme du Wallon dans lequel il affirme l'identité française des Wallons.

Régionalisme européen[modifier | modifier le code]

Certains fédéralistes wallons voient l'existence d'une Wallonie dans le cadre d'une Europe des régions. Des militants comme Jean Rey ou Fernand Dehousse ou des associations du mouvement wallon comme Wallonie, Région d'Europe ont revendiqué une implication des Régions dans le processus décisionnel européen. C'est dans cet engagement européen qu'est créé le à Louvain-la-Neuve un projet porté par Edgar Faure et Fernand Dehousse : le Conseil des Régions d'Europe qui deviendra en 1987 l'Assemblée des régions d'Europe et à laquelle participe la Wallonie depuis le début.

Ce projet d'une Wallonie intégrée dans un espace européen régionalisé est toujours promu : l'Institut Jules Destrée organise à Liège du 20 au 23 septembre 1995 un séminaire appelé La Wallonie, une Région en Europe pour défendre ce point de vue et y sensibiliser le public[54]. Philippe Suinen, militant wallon et directeur général du Ministère des Relations Extérieures de la Région wallonne, est par exemple un fervent défenseur de cette vision européenne de la Wallonie.

Philippe Destatte estime dans son livre L'identité wallonne que la construction européenne est aujourd'hui un des moteurs du mouvement wallon[55].

Au début des années 2000, le ministre-président de la Région wallonne Jean-Claude Van Cauwenberghe, avec son équivalent catalan Jordi Pujol, fait du lobbying visant à asseoir « l'Europe des régions face à l'Europe des États-nations »[56].

Symboles[modifier | modifier le code]

Le coq wallon derrière la présidence du Parlement de Wallonie.
Article principal : Symboles de la Wallonie.


L'émergence d'une idée identitaire wallonne et d'un mouvement wallon organisé a produit différents symboles et manifestations célébrant la Wallonie. Le symbole principal est le coq hardi ou coq hardy qui est très largement utilisé, particulièrement pour les drapeaux. Il fut choisi par l'Assemblée wallonne le et formalisé la même année par le peintre Pierre Paulus.

En 1998, le Parlement wallon fixe les emblèmes et manifestations officiels de la Région wallonne dont les armoiries, le drapeau, l'hymne et la fête. La Communauté française de Belgique ne reprendra que les armoiries et le drapeau. Voici, dans ce cadre, une vidéo de la présentation de l'« état de la Wallonie » par le ministre-président Paul Magnette, le , lors d'une des réunions quotidiennes de l'Assemblée[57], avec les opinions des groupes de l'opposition parlementaire.



Drapeau[modifier | modifier le code]

Article principal : Drapeau de la Wallonie.

Le drapeau de la Wallonie, principal symbole wallon, est familièrement appelé coq hardi ou encore « coq wallon ». Il est également l'emblème de la Région wallonne et celui de la Communauté française de Belgique[58]. Il est composé d'un coq hardi (c'est-à-dire patte droite levée et bec clos) rouge sur fond jaune. Ces couleurs prennent leur origine de la ville de Liège. Il est également utilisé par le Mouvement wallon.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Article principal : Armoiries de la Wallonie.

Les armoiries de la Wallonie ont été adoptées dans leur forme actuelle en 1998 par un décret du Parlement wallon. La version originelle des armoiries datait de 1913.

Hymne[modifier | modifier le code]

Article principal : Le Chant des Wallons.

Un hymne, Le Chant des Wallons, écrit par Théophile Bovy en 1900 et mis en musique en 1901 par Louis Hillier, fut adopté en 1998 par le Parlement wallon. Contrairement au drapeau ou à la fête, cet hymne ne fut pas adopté en 1913 par l'ancienne Assemblée wallonne.

Fête[modifier | modifier le code]

Article principal : Fête de Wallonie.
Enfants de Charleroi aux fêtes de Wallonie de 2014, autour de la statue de Jules Destrée

La Fête de la Wallonie (Fêtes de Wallonie ou plus simplement les Wallos) est célébrée le troisième dimanche de septembre. Elle commémore la participation des Wallons à la révolution belge de 1830. La première eut lieu à Verviers le .

Fleur[modifier | modifier le code]

Le symbole floral de la Wallonie, la gaillarde, renvoie aux couleurs du drapeau wallon

L'Assemblée wallonne choisit la Gaillarde comme fleur-emblème de la Wallonie, le , à la suite d'une proposition du groupe des Femmes de Wallonie et de sa présidente Léonie de Waha.

Le 3 décembre 2015, le Parlement de Wallonie adopte officiellement la gaillarde comme fleur-emblême de la Région.

Devise[modifier | modifier le code]

Il existe également une devise de la Wallonie qui est « Wallon toujours » (« Walon todi » en wallon).

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture de la Wallonie.
Cantilène de sainte Eulalie, premier texte littéraire « français », de 880 ou 881. Il amalgame langues endogènes (ou préfigurations) de la Wallonie actuelle), soulignant son appartenance romane. Texte suivi d'un texte en ancien allemand, le Ludwigslied
Tournai (Région wallonne), la cathédrale Notre-Dame

Rappelons que les matières culturelles sont de la compétence de la Communauté française de Belgique. Ce terme ne désigne pas une institution représentant les Français résidant en Belgique, mais bien une entité fédérée compétente dans le domaine de la culture et de l'enseignement dans les régions de langue française (y compris la région bilingue de Bruxelles-Capitale). La Communauté française siège à Bruxelles et assure une certaine solidarité entre francophones de la Région wallonne et francophones de Bruxelles.

Certains politiciens wallons souhaiteraient que les compétences de la Communauté soient transférées à la Région, mais il est incertain de savoir quel support ce type de projet aurait auprès de la population. Plusieurs sondages ont été publiés dont celui du CLEO dans les années 80 publié par Toudi et d'autres se succédant dans le temps[59].

Il existe enfin un courant important en Wallonie qui est proche du Manifeste pour la culture wallonne et de ce que les Québécois appellent la culture québécoise, soit une volonté de considérer la Wallonie comme émancipée culturellement tant de la Belgique que de la France.

Les sentiments peuvent se mélanger et les sentiments d'appartenance en Belgique et Wallonie, de Belgique et de Wallonie, se retrouver confondus chez la même personne, voire renforcés l'un par l'autre. Il est possible d'affirmer une culture de la Wallonie tant sur le plan du Patrimoine que de la création contemporaine (BD, cinéma, peinture) et d'attribuer en ce sens des œuvres à des Wallons puisque les habitants de la Wallonie actuelle portent ce nom depuis environ six siècles, même si aucune entité politique ne correspondait à cet ensemble de Wallons territorialement plus large que l'actuelle Wallonie.

Voir aussi : Liste des ministres de la culture en Belgique francophone.

Langues[modifier | modifier le code]

  • Plus de 96 % des communes de la Région wallonne (253 sur 262) ont comme langue officielle unique le français. Elles représentent 98 % de la population de la Région wallonne. Parmi celles-ci, quatre d'entre elles organisent des facilités linguistiques pour leurs habitants usant du néerlandais : Comines-Warneton (Komen-Wasten), Enghien (Edingen), Flobecq (Vloesberg), Mouscron (Moeskroen). Trois accordent des facilités en allemand et en néerlandais uniquement en matière d’enseignement (les facilités en matière administrative pourraient théoriquement être demandées par le conseil communal et approuvées par un arrêté royal, et ensuite par une loi) : Baelen, Plombières (en allemand : Bleyberg), Welkenraedt. Deux organisent des facilités en allemand: Waimes (en allemand : Weismes), Malmedy.
  • Les 9 communes germanophones de la Région wallonne organisent toutes des facilités en français pour leurs habitants francophones: Amblève (en allemand : Amel), Bullange (en allemand : Büllingen), Burg-Reuland, Bütgenbach (parfois sans umlaut en français, soit : Butgenbach), Eupen, La Calamine (en allemand : Kelmis), Lontzen, Raeren, Saint-Vith (en allemand sans trait d’union : Sankt Vith ou St. Vith). Ces 9 communes forment la région linguistique de langue allemande et comprennent 2 % de la population de la Région wallonne. Celles-ci et les communes de Waimes et Malmedy forment une région dénommée Cantons de l’Est, soit les territoires prussiens annexés par la Belgique en 1919 à la suite du Traité de Versailles.
Les langues régionales de Wallonie
  • La langue régionale des 253 communes de la Région wallonne est principalement le wallon qui est resté jusqu'à la Première Guerre mondiale la langue parlée par la majorité de la population en Belgique romane. La littérature wallonne existe depuis le XVIe siècle ou le début du XVIIe siècle et a connu son « âge d'or », à la fin du XIXe siècle.
  • D'autres langues régionales existent : le picard est parlé dans le triangle Mons-Ath-Mouscron, soit une grande partie du Hainaut, le lorrain (ou gaumais) en Gaume (la région de Virton), et le champenois dans trois petits villages dont Sugny. Dans quelques communes proches de la Flandre, de l'Allemagne ou du Luxembourg, des langues régionales germaniques comme le luxembourgeois (dans l'arrondissement d'Arlon et le canton de Saint-Vith), les dialectes flamand oriental, flamand occidental et limbourgeois sont encore pratiqués, par quelques personnes ou villages selon l'endroit. L'Union culturelle wallonne a comme objectif la défense du wallon, du picard, du lorrain, du champenois et du francique (ou luxembourgeois). [3]. Elle fait partie de l'AIDLCM (l'association internationale des langues et cultures menacées), [4].
  • Les langues de l'immigration — surtout l'italien — ont une importante place, comme dans tous les pays du monde, mais le français est la seule langue qui soit actuellement comprise et parlée par la très grande majorité de la population wallonne.

Littérature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Littérature wallonne.

Artisanat[modifier | modifier le code]

Traditions et folklore[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Traditions de Wallonie.
La ducasse de Mons

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Une tarte au riz

Sport[modifier | modifier le code]

Sport masculin[modifier | modifier le code]


Club Sport Ligue Stade/enceinte Date de fondation
Standard de Liège football Jupiler Pro League Stade Maurice Dufrasne 1898
R Charleroi SC football Jupiler Pro League Stade du Pays de Charleroi 1904
Royal Excel Mouscron football Jupiler Pro League Le Canonnier 1921
Belgacom Spirou Basket basket-ball Ethias League RTL Spiroudome 1989
Belfius Mons-Hainaut basket-ball Ethias League Mons arena 1959
Liège Basket basket-ball Ethias League Country Hall Ethias 1967
RBC Verviers-Pepinster basket-ball Ethias League Halle du Paire 1938
VBC Waremme volley-ball Ligue A Hall omnisports Edmond Leburton 1999
ASUB Waterloo rugby à XV BOFFERDING Rugby League Complexe sportif du Pachy 1959
RFC Liège rugby à XV BOFFERDING Rugby League Complexe de Naimette-Xhovémont 1958
RC Frameries rugby à XV BOFFERDING Rugby League Stade Louis Piérard 1966
RC Soignies rugby à XV BOFFERDING Rugby League 1973
HC Visé BM handball Division 1 Hall Omnisports de Visé 1988
Union beynoise handball Division 1 Hall Omnisports Edmond Rigo 1921
EHC Tournai handball Division 1 Hall des Sports de la C.E.T. 1974
Bulldogs de Liège hockey sur glace Ligue Belge de Hockey Patinoire de Liège 1997
Waterloo Ducks hockey sur gazon Division d'Honneur 1950

Sport féminin[modifier | modifier le code]

Club Sport Ligue Stade/enceinte Date de fondation
Standard de Liège football BeNe League Académie Robert Louis-Dreyfus 1971
BC Namur-Capitale Basket-ball Division 1 Hall Octave Henry 2010
Fémina Visé handball Division 1 Hall Omnisports de Visé 1986

Mithra Castors Braine

Basket-ball Division 1 salle André Renauld,

complexe sportif Gaston Reiff

1939

Principaux événements annuels[modifier | modifier le code]

Sportifs[modifier | modifier le code]

Wallons célèbres et personnalités[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des personnalités wallonnes.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Patrimoine mosan en Wallonie.

Patrimoine mondial de l'UNESCO :

Patrimoine majeur :

Patrimoine naturel majeur :

Musée :

La Wallonie compte 42 maisons du tourisme réparties sur son territoire.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « ‘Wallonia’ as a concept was invented at that time, and ‘Flanders’ took its present meaning to denote the whole region. » (en) Stefaan De Rynck, « Civic culture and institutional performance of the Belgians regions », dans Patrick Le Gales, Christian Lequesne, Regions in Europe : The Paradox of Power, Routledge, , 328 pages p. (ISBN 9781134710614), p. 162
  2. « the privilege of educated men who studied a ‘forgotten’, but in effect invented region and celebrated its folkloric traditions, its dialects, its past and its landcape » (en) Maarten Van Ginderachter, « Nationalist Versus Regionalist? The Flemish and Walloon Movements in Belle Epoque Belgium », dans Region and State in Nineteenth-Century Europe : Nation-Building, Regional Identities and Separatism, Palgrave Macmillan, , 293p p. (ISBN 9780230313941), p. 220.
  3. « De même, si, pour dresser l'histoire de l'affirmation de la Wallonie, nous avons pris comme point de départ la naissance du concept dans son sens actuel — en 1886 — », Philippe Destatte, L'Identité wallonne, Institut Jules Destrée, coll. Notre Histoire, Charleroi, 1997, p. 19
  4. Albert Henry, Histoire des mots Wallons et Wallonie, Institut Jules Destrée, Coll. « Notre histoire », Mont-sur-Marchienne, 1990, 3e éd. (1re éd. 1965), p. 12
  5. Albert Henry, ibid., p. 13.
  6. « C'est cette année-là [1886] que naît le mot Wallonie, dans son sens politique d'affirmation culturelle régionale, lorsque le Liégeois Albert Mockel crée une revue littéraire sous ce nom », Philippe Destatte, L'identité wallonne, ibid., p. 32.
  7. chiffres de la population par province et par commune, à la date du 1er janvier 2017, consulté le 13 avril 2017.
  8. Vincent Vagman, Le mouvement wallon et la question bruxelloise, Courrier Hebdomadaire, no1434-1435, CRISP, 1994, p. 5-6.
  9. Félix Rousseau, La Wallonie, la terre romane, Charleroi, Institut Jules Destrée, , 60 p., p. 9
  10. Philippe Destatte, « Existe-t-il une identité wallonne ? » in Histoire culturelle de la Wallonie, Mercator, Bruxelles, 2012, p. 370
  11. Ph. Destatte, article cité, in op. cit., p. 371.
  12. José Happart avait inauguré un panneau de jumelage avec la commune de Vellerat avec l'inscription "occupés par la Flandre" Commune de Vellerat - Les Fourons
  13. Proposition de décret spécial instituant une Constitution wallonne déposée par M. Jean-Claude Van Cauwenberghe et Consorts, , p. 3 et 13. [lire en ligne]
  14. a et b Maarten Van Ginderachter, Le Chant du coq, Gand, Acamedia Press, coll. « Cahiers Jan Dhondt, 3 », 2005 (ISBN 9038208308), p. 50.
  15. « Van Cau menace, Hasquin inquiet », Le Soir,‎ , p. 3 (lire en ligne) cité dans Maarten Van Ginderachter, ibid., p. 50.
  16. Jean-Pol Hiernaux, « La Wallonie à la recherche de sa capitale (1892-2002) », Toudi mensuel, no 49-50,‎ septembre-octobre 2002 (lire en ligne)
  17. a et b Marie-Françoise Gihousse, « Une culture réellement régionale ? », L'Avenir,‎ (lire en ligne).
  18. François Perin, « Spécificité wallonne ou Wallonie Région française? », Premier congrès La Wallonie au Futur (1987) - Vers un nouveau paradigme, Institut Jules Destrée,‎ (lire en ligne)
  19. « Superficie du territoire wallon et des provinces | IWEPS », sur www.iweps.be (consulté le 16 février 2016)
  20. Sébastien Hendrickx & Claire Van Der Kaa, « Carte de la portance écologique du territoire wallon », 1 carte à l'échelle 1:220.000 [PDF], Conférence Permanente du Développement Territorial, (consulté le 7 juin 2017).
  21. État de l’Environnement Wallon
  22. Tableau de bord de l'environnement wallon 2008 - Réseau Natura 2000
  23. Tableau de bord de l'environnement wallon 2008 - Espèces exotiques envahissantes
  24. SPF Économie, PME, Classes Moyennes et Énergie (2009). Résultats définitifs de l’enquête agricole de mai 2008. Communiqué de presse [en ligne]. Disponible sur : http://statbel.fgov.be/fr/binaries/pr138_fr%5B1%5D_tcm326-63580.pdf (consulté le 02/12/2009).
  25. Cellule ETAT de l’environnement Wallon (2010). Erosion hydrique des sols. In : Tableau de Bord de l’Environnement wallon 2010. Jambes, B. : SPW-DGARNE-DEMNA-DEE, 232 p.
  26. Colson V., Lejeune P., Rondeux J. [2009]. La fonction récréative de la forêt wallonne : évaluation et pistes de réflexion pour son intégration optimale dans l’aménagement intégré des massifs. Forêt Wallonne 101 : 3–17 (15 p., 7 fig., 1 tab., 11 réf.)
  27. Tableau de bord de l'environnement wallon 2008 - Eau et environnement aquatique
  28. Tableau de bord de l'environnement wallon 2008 - Émissions de gaz à effet de serre
  29. Maarten Van Ginderachter, Le Chant du coq, ibid., p. 51.
  30. Jean Pirotte, Une image aux contours incertains. L'identité wallonne du XIXe au XXe siècle in L’imaginaire wallon: jalons pour une identité qui se construit, Louvain-la-Neuve, Publications de la Fondation wallonne Pierre-Marie et Jean- François Humblet, 1994, p. 26.
  31. « The concept of Wallonia has even less historical significance than that of Flanders. The Walloon identity promoted by the Walloon Movement remained extremely marginal until the latter half of the twentieth century and is still only moderately accepted today. »(en) André Lecours, « Political Institutions, Elites, and Territorial Identity Formation in Belgium », National Identities, Routledge, vol. 3, no 1,‎ , p. 51-68.
  32. Marc Suttor, Vie et dynamique d'un fleuve. La Meuse de Sedan à Maastricht (des origines à 1600) (Bibliothèque du Moyen Âge, 24, Turnhout, De Boeck & Larcier s.a., 2006, p. 301-327
  33. Histoire succincte de la Wallonie, p. 72.
  34. Stéphane Paquin Les actions extérieures des entités subétatiques : quelle signification pour la politique comparée et les relations internationales ? dans Revue internationale de politique comparée, 2005/2, Volume 12, p. 129 à 142, p. 136.
  35. Citoyenneté des mots pour la dire
  36. de théorie politique
  37. Compte rendu du Congrès wallon du 7 juillet 1912, p. 36
  38. Décret du 11 décembre 1986 instituant Namur capitale de la Région wallonne
  39. Décret du 21 octobre 2010 instituant Namur comme capitale de la Wallonie et siège des institutions politiques régionales
  40. Jean-Pol Hiernaux, Notice Namur, capitale de la Wallonie de l'Institut Jules Destrée
  41. « La Wallonie, entité fédérée », sur mrw.wallonie.be (consulté le 5 juin 2017)
  42. Philippe Destatte, La Wallonie au futur, Institut Jules Destrée, Namur, 1er janvier 1999, 480 pages, p. 87.
  43. Philippe Destatte, « La Wallonie, une région frontalière (et non frontière) dans un pays frontière : le pari d’une identité sans complexe et sans fantasme nationaliste » dans L’Europe et ses villes-frontières (dir. Joël Kotek), Éditions Complexe, 1996, 329 pages, p. 221.
  44. Michel Quévit, La Wallonie, une société en projet, Rapport général du 1er congrès La Wallonie au futur en octobre 1987, [lire en ligne]
  45. Michel Otten, « Le thème de l'identité et ses fluctuations historiques » dans Trajectoires: littérature et institutions au Québec et en Belgique francophone, Lise Gauvin, Jean-Marie Klinkenberg (dir.), Éditions Labor, Bruxelles, 1985, 272 pages, p. 78.
  46. Vincent Vagman, Le mouvement wallon et la question bruxelloise, Courrier Hebdomadaire, no1434-1435, CRISP, 1994, p. 6.
  47. Denise Van Dam, Flandre, Wallonie: le rêve brisé : quelles identités culturelles et politiques en Flandre et en Wallonie, Quorum, , 286 p. (ISBN 9782930014869), p. 165
  48. Jean Stengers dans sa préface à Marc Reynebeau, Le Siècle de la Belgique, Racines, Bruxelles, 1999, p. 8. (ISBN 2-87386-195-9)
  49. Interview de Jean-Luc Dehaene Francophones,le problème vient de vous dans 'Le Soir du 3 août 2007 : « Si, en 1932, la Wallonie avait accepté le régime du bilinguisme, la Belgique ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui. Qui a choisi alors l’unilinguisme ? Pas les Flamands, hein ! Les Wallons ! (…) On ne peut pas unilatéralement refuser de réaliser des choses sur son territoire pour exiger ensuite qu’elles le soient sur le territoire de l’autre communauté. Il y a un minimum de logique institutionnelle à accepter, tout de même… »
  50. S. Rillaerts, La frontière linguistique, 1873-1962, dans Courrier hebdomadaire du CRISP ,2010/24 n° 2069-2070, p.7-106, p. 44.Lure en ligne [1]
  51. « En fait de bilinguisme, le débat de 1932 n’a porté que sur l’obligation de l’apprentissage des deux langues par les agents de l’administration centrale prévu par la loi de 1921, application restée très imparfaite à cette date. De plus, même limité à ce seul aspect, le choix du maintien (et du renforcement) de ce bilinguisme individuel était en réalité loin de faire l’unanimité dans la représentation flamande, les catholiques flamands en particulier s’étant rapidement montrés partisans de la scission en cadres linguistiques séparés, de même que le Frontpartij. À l’inverse, du côté francophone, si la solution des cadres linguistiques séparés a bien été présentée et défendue par les socialistes wallons, elle a été partiellement ou totalement combattue au cours des débats par les libéraux et les catholiques.» (Stéphane Rillaerts, La frontière linguistique, 1873-1962, p. 41.
  52. Tableau de l'économie mondiale au XXe siècle, seule référence un peu explicite en ligne, mais qui ne tent pas compte que le envol (« take-off ») wallon est contemporain de celui de la Grande-Bretagne.
  53. Pourquoi le réunionnisme est-ti devenu majoritaire dans le mouvement wallon consulté le 26 janvier 2016
  54. Un livre a été édité à la suite de ce séminaire : Institut Jules Destrée, La Wallonie, une région en Europe, Institut Jules Destrée, Liège, 398 p., (ISBN 978-2-87035-003-4)
  55. Philippe Destatte, L'identité wallonne, ibid., p. 415–418.
  56. Mark Van den Wijngaert, D'une Belgique unitaire à une Belgique fédérale : 40 ans d'évolution politique des communautés et des régions (1971-2011), Asp / Vubpress / Upa, , 242 p., p. 71.
  57. état de la Wallonie
  58. « Le drapeau officiel - Fédération Wallonie-Bruxelles », sur Fédération Wallonie Bruxelles (consulté le 16 septembre 2014)
  59. Voir notamment ce sondage qui montre que si les Wallons souhaitent, à 31,4 %, que la Région se charge de la culture, 20,5 % choisissent la Belgique, 16,5 % la Communauté et même 16,5 % l'Europe
  60. Historique du parcours européen du Standard de Liège
  61. [2]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Félix Rousseau, La Wallonie, Terre romane, Institut Jules Destrée, Charleroi, 1962, 3e éd.
  • Léopold Genicot (directeur), Histoire de la Wallonie, Privat, Toulouse, 1973.
  • La Wallonie, le Pays et les Hommes encyclopédie de la Wallonie avec deux tomes Histioire et sociétés et 4 tomes Arts, lettres, culture ayant paru de 1975 à 1981.
  • Hervé Hasquin, Historiographie et politique. Essai sur l’histoire de Belgique et la Wallonie, Charleroi, Institut J. Destrée, 1981 ; 2e éd. revue, 1982, 234 p. ; Historiographie et politique en Belgique, 3e éd. revue et augmentée, Bruxelles-Charleroi, Editions de l’Université de Bruxelles – Institut J. Destrée, 1996, 238 p.
  • Philippe Destatte, L'Identité wallonne, Institut Jules Destrée, coll. Notre Histoire, Charleroi, 1997 (ISBN 978-2-87035-000-3)
  • Encyclopédie du Mouvement wallon, Institut Jules Destrée, Charleroi, 3 tomes, 2000–2001 ; 2e éd. revue et augm., sur CD-ROM, 2003.
  • Maarten Van Ginderachter, Le Chant du Coq., Cahiers Jan Dhondt 3, Acamedia Press, Gand, 2005 (ISBN 978-90-382-0830-5)
  • La Wallonie, une région en Europe, Institut Jules Destrée, Liège, 1997, 398 p., (ISBN 978-2-87035-003-4)
  • Hervé Hasquin, "La Wallonie, son histoire", Éditions Luc Pire, 1999.
  • Bruno Demoulin (dir.) et Jean-Louis Kupper (dir.), Histoire de la Wallonie : De la préhistoire au XXIe siècle, Toulouse, Éditions Privat, coll. « Histoire des territoires de France et d'Europe », (ISBN 2-7089-4779-6)
  • Pierre Tillly, André Renard, Le Cri, Bruxelles, 2005, (ISBN 2-87106-378-8)
  • Yves Quairiaux, L'Image du Flamand en Wallonie (1830-1914), Labor, Bruxelles, 2006, (ISBN 2-8040-2174-2)
  • Luc Courtois, Jean-Pierre Delville, Françoise Rosart, Guy Zelis (directeurs), Images et paysages mentaux des 19e et 20e siècles, de la Wallonie à l'Outre-mer. Hommage au professeur Jean Pirotte à l'occasion de son éméritat, Academia Bruylant et Presses universitaires UCL, Louvain-la-neuve, 2007, (ISBN 978-2-87416-014-1).
  • Paul Delforge, La Wallonie et la Première guerre mondiale. Pour une histoire de la séparation administrative, Institut Jules Destrée, Namur, 2008, (ISBN 978-2-87035-045-4).
  • Marnix Beyen & Philippe Destatte, (Nouvelle histoire de Belgique), Un autre Pays (1970-2000), Le Cri, Bruxelles, 2009, (ISBN 978-2-8710-6502-9)
  • Philippe Destatte L'économie wallonne dans une perspective historique (1886-2006)
  • Michel Quévit Flandre-Wallonie: Quelle solidarité'? De la création de l'État belge à l'Europe des Régions, Couleur Livres, Charleroi, 2010 (ISBN 978-2-87003-536-8)
  • Histoire culturelle de la Wallonie Fonds Mercator, Bruxelles, 2012.
  • Fabrice Maerten et Alain Colignon, La Wallonie sous l'Occupation, 1940-1945, Bruxelles-Waterloo, SOMA-CEGES - Renaissance du Livre, coll. « Villes en guerre », , 180 p. (ISBN 978-2-5070-5062-7, OCLC 821263376)
  • Paul Delforge, L'Assemblée Wallonne 1912-1923 : premier parlement de la Wallonie ? Namur : Institut Jules Destrée, 2013. (ISBN 978-2-87035-049-2)
  • Michel De Coster, La Culture wallonne : Pourquoi n'est-elle pas soluble dans la culture française, éditions Mols, , 207 p. (ISBN 978-2-87402-157-2)
  • Christine Maréchal et Claudine Schloss (dir.), 1914-1918, Vivre la guerre à Liège et en Wallonie, Éditions du Perron, Liège, 2014 (ISBN 978-2-87114-255-3)
  • Ilyes Zouari, Petit dictionnaire du Monde francophone, L'Harmattan, 2015.
  • Charleroi 1666-2016. 350 ans d’histoire des hommes, des techniques et des idées, Académie royale de Belgique, Bruxelles, 2016, (ISBN 978-2-80310-573-1)
  • Alain Colignon, Mélanie Bost La Wallonie Dans la Grande Guerre 1914-1918, La Renaissance du livre, Bruxelles, 2016, (ISBN 978-2507054519)