Bien-être

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Le bien-être est un état lié à différents facteurs considérés de façon séparée ou conjointe : la santé, la réussite sociale ou économique, le plaisir, la réalisation de soi, l'harmonie avec soi même et avec les autres.

À la différence du plaisir (sensation liée principalement à la production de dopamine) ou du bonheur (état émotionnel lié à la production de sérotonine), le « bien-être » n'a aucune définition concrète et ne peut être évalué que de manière subjective. Cette notion peut donc être utilisée pour légitimer la vente de produits, de services ou l'emploi de méthodes très diverses. Parmi ces diverses techniques et approches, certaines relèvent simplement du marketing[1] tandis que d'autres s'appuient sur des pseudo-sciences et relèvent de l'escroquerie voire de la manipulation mentale[2].

Définition[modifier | modifier le code]

Le terme de bien-être renvoie à deux désignations principales :

  • une première est physique : Le bien-être physique est défini par la sensation d'une bonne santé physiologique générale, d'une satisfaction des besoins primordiaux du corps.
  • une seconde fait référence au bien-être psychologique qui est issu d'une évaluation personnelle et subjective. Laquelle peut provenir de perceptions ou satisfactions diverses, financières, professionnelles, sentimentales mais aussi de l'absence de troubles mentaux.

La notion générale de mal-être est souvent présentée comme définissant la situation opposée.

Approches du bien-être[modifier | modifier le code]

Mode de vie[modifier | modifier le code]

Pour l'utilitarisme le bien-être se définit comme le mélange de plaisirs et de l'absence de peine, et prône la maximisation du bien-être général.

Au travail[modifier | modifier le code]

Il peut inclure l'absence de fatigue et de stress[3].

Selon le baromètre Actineo / CSA 2015, l’espace de travail a un impact sur le bien-être de 94 % des salariés français[4]

Les éléments contribuant le plus à la qualité de vie au travail sont les relations entre collègues, l’espace de travail et l’absence de bruit.

De nombreuses initiatives sont progressivement mises en place pour favoriser le bien-être au travail. Au départ, l'idée vient des start-ups américaines de la sylicone valley. Peu à peu, la démarche prend de l'ampleur en France.

Santé[modifier | modifier le code]

Santé et bien-être sont indissociables puisque, depuis 1946, l'OMS définit la santé comme « un état de complet bien-être physique, mental et social, [qui] ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité. »[5]

René Dubos présente la santé comme la convergence des notions d'autonomie et de bien-être.

Économie[modifier | modifier le code]

Société[modifier | modifier le code]

Dérives[modifier | modifier le code]

La notion de « bien-être » est extrêmement vague, et peut servir de bannière à des méthodes extrêmement diverses, et potentiellement dangereuses ou malhonnêtes[2].

Le médecin et criminologue Jean-Marie Abgrall est l'auteur de plusieurs enquêtes sur le sujet (comme La mécanique des sectes en 1996 ou Les Charlatans de la santé en 1998). Il décrit ainsi le phénomène :

« Profitant de l’attirance grandissante du public pour les thérapies alternatives et les médecines douces, les groupes les plus divers investissent, depuis plusieurs décennies mais plus encore aujourd’hui dans des proportions inquiétantes, le domaine de la santé et du bien-être par une multitude d’offres de soins et d’accompagnement au développement personnel, assorties de promesses de guérison et de vie harmonieuse ici-bas et même au-delà.
Ce succès génère des risques divers, depuis l’escroquerie pure et simple jusqu’à la dérive « thérapeutique », voire sectaire au sens des critères retenus par les pouvoirs publics[6]. »

Pour luter contre ces pratiques, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES) a mis gratuitement à disposition un Guide santé et dérives sectaires[7], qui précise notamment que

« Certains praticiens intervenant dans le champ de la psychologie, du bien-être, de la relation d’aide, de la « réénergisation » et de nombreuses autres méthodes non éprouvées usent, afin de contourner cette nouvelle réglementation, de titres tels que : psy praticien, thérapeute, praticien en..., psycho praticien certifé... naturopathe. Il convient donc d’être vigilant quant à ces nouvelles appellations. »

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]