Saint-Nicolas (Liège)

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Saint-Nicolas
Saint-Nicolas (Liège)
Les environs de l’église
Blason de Saint-Nicolas
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Liège Province de Liège
Arrondissement Liège
Bourgmestre Valérie Maes (PS)
Majorité PS
Sièges
MR
Ecolo
PS
PTB
Saint-Nicolas Plus
27
3
2
16
4
2
Section Code postal
Saint-Nicolas
Montegnée
Tilleur
4420
4420
4420
Code INS 62093
Zone téléphonique 04
Démographie
Gentilé Saint-Clausien(ne)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
24 251 ()
47,82 %
52,18 %
3 544 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
21,95 %
60,22 %
17,83 %
Étrangers 19,90 % ()
Taux de chômage 20,20 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 12 534 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 38′ nord, 5° 32′ est
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
6,84 km2 (2005)
24,90 %
0,14 %
62,40 %
12,56 %
Localisation
Localisation de Saint-Nicolas
Situation de la commune dans l'arrondissement et la province de Liège
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Voir sur la carte administrative de Belgique
City locator 14.svg
Saint-Nicolas
Géolocalisation sur la carte : Belgique
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City locator 14.svg
Saint-Nicolas
Liens
Site officiel www.saint-nicolas.be

Saint-Nicolas (en wallon Sint-Nicolêye) est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Liège, ainsi qu'une localité où siège son administration.

La commune regroupe, depuis le , les anciennes communes de Montegnée, Saint-Nicolas et Tilleur.

Saint-Nicolas forme avec Liège, Seraing, Herstal, Ans et Flémalle l'agglomération de Liège (600 000 habitants).

Parmi les 262 communes wallonnes, Saint-Nicolas se situe à la 262e place par rapport à sa superficie, à la 114e place[1] par rapport à son nombre d'habitants et à la 1re place par rapport à sa densité.

Elle fait partie de l’arrondissement administratif de Liège, de l’arrondissement judiciaire de Liège, du canton électoral de Saint-Nicolas et du canton judiciaire de Saint-Nicolas.

La commune dépend de l'évêché de Liège et comprend six paroisses : Sainte-Famille, Saint-Hubert, Saint-Joseph, Saint-Lambert, Saint-Nicolas et Notre-Dame des Pauvres.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est encaissée entre l'autoroute A604, les routes européennes 25 (autoroute A602) et 42 (autoroute A15), et la Meuse. Elle se situe dans la partie est de la Belgique, à l'ouest de Liège, dans la vallée de la Meuse. Elle est bien située dans l'agglomération de Liège, entre des autoroutes, des nationales reliant de grandes villes du bassin liégeois et de la vallée ou du Condroz et de la Hesbaye, avec un ligne de chemin de fer passant dans le bas de la commune. Il y a également l'aéroport de Liège qui se situe non loin de la commune.

En distance orthodromique, elle se situe juste à côté de Liège, chef-lieu de l'arrondissement et de la province. Pour donner une distance, on peut prendre l'administration communale de Saint-Nicolas et l'hôtel de ville de Liège, qui sont distants de trois kilomètres. Elle est distante de 51 kilomètres de Namur, capitale de Wallonie, et de 86,2 kilomètres de Bruxelles, capitale de Belgique.

Toujours en distance orthodromique, elle est distante de 17,2 kilomètres des Pays-Bas (Eijsden), de 36,6 kilomètres du tripoint entre l'Allemagne, les Pays-Bas et la Belgique (Vaalserberg), de 59,3 kilomètres du Grand-Duché du Luxembourg (Troisvierges), de 70,9 kilomètres de la France (Givet), et de 172, 7 kilomètres de la mer du Nord (Knocke-Heist).

Avec une superficie de 6,84 km2, la commune est la plus petite de Wallonie. C'est aussi la 29e commune la plus peuplée de Wallonie mais la 1ère en densité. Cette densité s'explique par sa localisation dans l'agglomération liégeoise mais aussi par sa petite superficie.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Nicolas
Ans
Grâce-Hollogne Saint-Nicolas Liège
Seraing

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La géologie de la commune est fortement liée à celle de Liège, Flémalle ou Seraing, de la vallée de la Meuse mais surtout de la faille du Midi.

Le point le plus bas se situe le long de la Meuse et s'élève à une altitude de 66 mètres tandis que le point le plus haut se situe à 195 mètres de haut ; c'est le terril Espérance N° 3. Un sommet culminant à 183 mètres se situe non de Grâce-Hollogne, c'est un terril. Le haut de la commune est très élevé en comparaison du bas.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le seul cours d'eau qui traverse la commune est la Meuse. Celui-ci traverse Saint-Nicolas sur 976 mètres et est navigable. Il fait partie du bassin hydrographique de la Meuse et du sous-bassin hydrographique de la Meuse Aval. Le risque d'inondation de la Meuse sur la commune est faible même s'il existe 1% de la superficie communale dans un risque élevé d'inondation (en 2009). En 2008, il y avait sur la commune deux masses d'eau de surface d'une superficie totale de 687 ha[2].

En ce qui concerne la distribution de l'eau sur la commune, c'est la CILE qui en est le gestionnaire, tandis que pour l'assainissement, c'est l'AIDE[2].

La commune, en 2008, est un très mauvais élève en ce qui concerne le traitement des eaux usées domestiques dont 98% de ces eaux ne sont pas épurées par une station publique. Cependant, son réseau d'égouttage est très important puisqu'il atteint les 99% de superficie exploitable, soit un réseau de 70,99 km (en 2008)[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Saint-Nicolas est fort semblable à celui de Liège et des communes voisines comme Flémalle ou Seraing. Les mois les plus chauds sont juillet et août avec des températures maximas moyennes de 22° C et des minimas de 13° C. Au contraire, le mois le plus froid est janvier avec 4° C en maxima de moyenne et 0° en minima de moyenne. Le mois le plus pluvieux est septembre avec 85,2 mm tandis que le plus sec est avril avec 50,3 mm. Le nombre d'heures d'ensoleillement correspond à celui que subit les communes du sillon Sambre-et-Meuse, avec 16,5 heures en juin pour le mois le plus ensoleillé et 8 heures pour le moins ensoleillé, décembre[4].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Le réseau routier de la commune est très dense ; la commune se situe en agglomération proche de Liège et est une commune carrefour entre différentes communes. Elle n'est traversée par aucune autoroute mais est encaissée dans un réseau autoroutier dense de l'agglomération liégeoise avec trois autoroutes se trouvant à moins d'un kilomètre de distance de la commune.

Réseau routier (en 2005) en comparaison avec la Wallonie[5]
Catégorie Territoire communale Wallonie
Longueur (km) Densité (km/km2) Densité (km/km2)
Autoroutes 0 0 0,05
Routes régionales 2,8 0,41 0,45
Routes communales 78,4 11,46 2,86
Total 81,2 11,87 3,36

D'après le tableau ci-dessus, on constate que la commune ne possède aucune portion d'autoroute sur son territoire. Elle possède un réseau de routes régionales, dites nationales, qui est un peu moins dense que la moyenne régionale. La densité la plus frappante est celle des routes communales qui est 3,5 fois plus élevée que la densité régionale.

  • Autoroutes

Pour l'autoroute A604, il est possible d'accéder à la commune par toutes les sorties de l'autoroute : la première qui est un échangeur avec la route européenne 42 et l'aéroport, en rejoignant la commune par la route nationale 637 ; la sortie 2 (Grâce-Hollogne) par la rue Sainte-Anne puis la route nationale 637 ; la sortie 3 (Jemeppe - Montegnée) par la rue des Meuniers ; et la sortie 4 (fin de l'autoroute qui est un échangeur avec la route nationale 617 et le pont de Seraing) par la route nationale 617.

Pour l'autoroute A16 (route européenne 42) : via l'échangeur avec l'autoroute A604 et l'aéroport, en prenant la route nationale 637.

Pour l'autoroute A602 (route européenne 25) : via la sortie 31a pour rejoindre le nord-ouest de la commune ; via la sortie 32 (Ans) pour rejoindre le nord de Saint-Nicolas ; via la sortie 32a pour rejoindre Montegnée par l'hôpital du MontLégia (c'est une nouvelle sortie créée suite à la construction du nouvel hôpital) ; via la sortie 33 (Liège) pour rejoindre l'est de la commune en passant par Burenville ; la sortie 33 (en continuité avec la sortie précédente) pour rejoindre le centre de Saint-Nicolas ; via la sortie 35 (Avroy) pour rejoindre le sud-est de la commune en passant par Laveu et Saint-Gilles ; la sortie 36 (Avroy-Laveu) pour rejoindre l'est de la commune en passant par Laveu ou Cointe ; et la sortie 37 pour rejoindre Tilleur, le sud de la commune, le long de la Meuse, en passant par les quais.

  • Routes nationales

La commune est traversée par trois routes nationales. La plus importante en terme de trafic est sans doute la route nationale 617 qui traverse l'extrême sud de la commune en longeant la Meuse, c'est un quai, d'ouest en est. C'est une route très fréquentée, et pas que par les Saint-Clausiens ; en effet, c'est une route de transit entre les habitants de plusieurs communes en direction et en partance de Liège et de ses alentours comme les habitants de Seraing en direction de Liège, les flémallois en direction de Liège ou les personnes descendants de l'autoroute A604 en direction de la cité ardente ou de la route nationale 63, en provenance du Condroz et du campus du Sart-Tilman de l'Université de Liège en direction de la périphérie ouest liégeoise. La route nationale 617 permet de relier, à l'ouest, Huy en passant par Amay, Engis, Flémalle et Jemeppe-sur-Meuse, et à l'est, Liège en passant par les Guillemins, le Val-Benoît et Sclessin.

La seconde route nationale importante est la route nationale 637 passant au nord de Saint-Nicolas, à Montegnée. Elle permet de relier Hollogne-sur-Geer à Liège en passant par Faimes, l'aéroport de Liège, la route européenne 42, Saint-Nicolas et Glain.

La route nationale 682, elle, ne traverse la commune que sur une centaine de mètres à l'extrême-nord de la commune. Elle débute sur la commune à l'intersection avec la route nationale 637 et permet d'aller jusqu'à Haut Douy, quelques centaines de mètres plus loin. La route P415 est dans son prolongement et permet de relier Haut Douy à Glons en passant par Liers, Rocourt et la route européenne 25.

  • Voiries communales

D'autres rues sont très importantes pour le trafic Saint-Clausien. On peut citer la rue des Martyrs en provenance de Liège, qui est parallèle à la route nationale N617. Au niveau du rond-point dans le sud de la commune, on peut nommer la rue de a Station qui permet de relier le sud, et donc la route nationale 617, au reste de la commune en passant au-dessus d'une ligne de chemin de fer. La rue Ferdinand Nicolay est dans le prolongement de la rue de la Station et remonte toute la commune pour arriver entre Burenville et Laveu, à Liège.

La rue P. Wathieu, remontant depuis le haut de Jemeppe-sur-Meuse, permet de remonter jusqu'à la rue Chantraine qui déboule sur une grande place rond-point. De là, il y a la rue François Cloes qui est assez importante et qui remonte jusqu'à la rue Jean Jaurès remontant sur la rue Hector Denis et la rue de l'Espérance.

Sur le haut, on a la rue Tiba qui descend sur la rue Neuvice puis sur la rue Thierbisse, la rue Trixhay, et la rue Félix Bernard. Le reste de la commune est composée de petites voiries pour la plupart en sens unique.

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Le réseau ferré de Saint-Nicolas est exclusivement concentré dans le sud de la commune. On y retrouve une ligne de chemin de fer reliant Namur à Liège mais aucune gare n'est présente sur le territoire. Les gares les plus proches sont celles de Sclessin et du Pont de Seraing. On retrouve un point d'arrêt ferroviaire pour toutes les industries se trouvant le long de la Meuse entre la commune et Sclessin mais n'est pas utilisé à cause de l'absence d'infrastructures comme un quai de chargement[6]. Pour franchir cette ligne, il existe un pont routier (le pont de la rue de la Station) et une passerelle piétonne (reliant une place de la rue de la Passerelle à une place de la rue de la Station). Cette ligne est en deux voies à l'entrée ouest de la commune et en huit voies à la sortie est.

Une autre ligne, industrielle, relie l'aéroport à Liège. Elle passe dans le sud de la commune en passant successivement de ponts en tunnels ou fossés. Elle entre dans la commune à l'ouest sur un petit plateau surplombant la Meuse, passe au dessus de la rue Ferdinand Nicolay via un viaduc en acier puis passe sous une petite colline (tunnel) puis y sort pour devenir un pont au dessus de la rue Bordelais avant de passer sous une autre colline. La ligne ressortira du côté liégeois, à Sclessin. Ce changement entre tunnels et ponts accentue le paysage accidenté de la vallée de la Meuse dans la région.

Une ancienne voie ferrée traversait la commune du nord au sud ; c'était un vicinal permettant l'acheminement des différents besoins des mines de la commune.

Réseau ferroviaire de Saint-Nicolas (en 2008) en comparaison de celui de la Wallonie[5]
Catégorie Territoire communal Wallonie
Longueur (km) Densité (km/km2) Densité (km/km2)
Lignes conventionnelles 1 0,15 0,08
Lignes marchandises 1,5 0,22 0,02
Lignes TGV 0 0 0,01
Total 2,5 0,37 0,10

On constate par ce tableau que la commune est trois fois plus densément ferrée que la région bien que, mise à part le point d'arrêt non utilisable, aucune infrastructures n'est profitable aux citoyens. Cette densité s'explique par la petite taille de la commune.

Réseau fluvial[modifier | modifier le code]

Il n'y a qu'un cours d'eau navigable sur la commune : la Meuse. Ce dernier est classé en gabarit 4 500 t sur le territoire de la commune et la traverse sur 0,8 km.

Réseau cyclable[modifier | modifier le code]

Il y a un réseau cyclable assez présent sur la commune ; le réseau fait entièrement partie du Réseau RAVeL, avec les ligne L212 et RV8b, EV3 et EV19 (ces trois lignes se partagent le même tracé sur la commune).

La ligne L212 suit le tracé de l'ancien vicinal et relie la rue Xhavée aux lignes RV4 et L210, au niveau de la Clinique du MontLégia en direction du centre le Liège et de l'agglomération nord liégeoise.

L'EV3 (EuroVelo 3) est une ligne EuroVelo reliant Trondheim, en Norvège, à Saint-Jacques-de-Compostelle, en Espagne. Surnommée l'EuroVelo des pèlerins, la route passe donc par Saint-Nicolas pour rejoindre Liège, un point fort de la chrétienté.

L'EV19 est elle aussi une ligne EuroVelo parcourant la Meuse, de sa source à son embouchure. Par conséquent, elle passe par Saint-Nicolas, commune mosane. Elle parcours le même tracé que l'EV3.

La RV8b, également nommée W6, est une route cyclable parcourant la Meuse en Wallonie. Elle passe par conséquent à Saint-Nicolas.

Réseau de transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune est très bien desservie en transports en commun. On y trouve les lignes TEC : 2, 3, 22, 53, 56, 61, 81, 82, 83, 85, 88, 111, 580, 680. Ces lignes se répartissent les 67 arrêts situés sur la commune[5].

La ligne 2 fait la liaison entre la République Française et Seraing ou le CHU du Sart-Tilman. La ligne 3 part, comme la ligne 2, de la République Française, jusqu'à Flémalle. La ligne 22 permet une liaison entre le Pont d'Avroy, à Liège, et la Gare Routière de Jemeppe.

Les lignes 53 et 56 partent toutes les deux de la Gare Routière de Jemeppe en direction, respectivement, de la place Saint-Lambert et de Rocourt.

La ligne 61 part elle aussi de la place Saint-Lambert en direction de la gare de Tilleur, dans le sud de la commune de Saint-Nicolas, qui est donc un terminus.

Concernant les lignes 81 et 82, elles partent toutes les deux de la place Saint-Lambert en direction de Grâce-Hollogne ou de Mons et de la place Vandervelde à Montegnée.

Les lignes présentées ci-dessus sont des lignes normales ; mais il y a aussi des lignes péri-urbaines grandes distances qui desservent la commune :

La ligne 83 dessert la place Saint-Lambert, Bierset et Hannut ; et la ligne 85, Saint-Lambert, Bierset, Stockay, Amay, Huy et l'aéroport de Liège.

Ponts et tunnels[modifier | modifier le code]

Plusieurs ponts, tunnels et passerelles se situent sur la commune. Au-dessus de la Meuse, on peut citer une passerelle industrielle reliant deux sites industriels à Ougrée et Tilleur. Pour ce qui est du routier, il n'y a que deux ponts, un passant au-dessus de la ligne de chemin de fer industrielle, le pont de la rue Malgamy, et l'autre franchissant la ligne de chemin de fer, c'est la rue de la Station. Une centaine de mètres plus loin, on retrouve une passerelle franchissant la même ligne.

Le viaduc d'Horloz, à Tilleur.

En ce qui concerne la ligne de chemin de fer industrielle, on y trouve un viaduc (le viaduc d'Horloz) franchissant une vallée au-dessus de la rue Ferdinand Nicolay et un second viaduc passant au-dessus de la rue Bordelais. C'est sur cette même ligne que l'on aperçoit deux tunnels ferroviaires, le premier passant sous une crête et sous la rue du Vieux Thier et le second passant de nouveau sous une crête et sous une cité, comprenant les rues du Coq, Avenue des Marronniers, Avenue François van Belle et l'Avenue du Point de Vue.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 691 ha dont 51% est non bâtie, concernant Liège, qui occupe une superficie de 6 843 ha, 52% de la ville est non bâtie. Cette comparaison montre que Saint-Nicolas est bel et bien dans la prolongation urbanistique de la ville de Liège. Ce pourcentage bâtie s'explique aussi par les topographies naturelles de la vallée de la Meuse et notamment des terrils.

Évolution de l'occupation du sol à l'échelle communale[7]
Catégories d'occupation du sol 2001 2006 Évolution
Ha % Ha % Ha %
Terrains artificialisés Terrains résidentiels 292 42,2 297 43,0 5,5 1,9
Terrains occupés par des commerces, bureaux et services 12 1,7 11 1,6 -1,2 -10,0
Terrains occupés par des services publics et équipement communautaires 34 4,9 39 5,7 5,6 16,6
Terrains à usage de loisirs et espaces verts urbains 9,0 1,3 7,3 1,1 -1,7 -18,8
Terrains occupés par des bâtiments agricoles 1,1 0,2 1,1 0,2 - -
Terrains à usage industriel et artisanal 20 2,9 20 2,8 -0,3 -1,4
Carrières, décharges et espaces abandonnés 13 1,9 13 1,9 -0,2 -1,6
Autres espaces artificialisés - - - - - -
Sous-total 380 55,1 388 56,2 7,7 2,0
Terrains non artificialisés Terres arables et cultures permanentes 52 7,5 51 7,3 -1,3 -2,6
Surfaces enherbées et friches agricoles 86 12,4 79 11,4 -6,6 -7,7
Forêts 1,0 0,1 1,0 0,1 - -
Milieux semi-naturels 79 11,5 79 11,5 - -
Zones humides - - - - - -
Surfaces en eau - - - - - -
Sous-total 218 31,6 210 30,4 -7,9 -3,6
Infrastructures de transport et terrains de nature inconnue 92 13,4 93 13,4 0,2 0,2
Total 691 100 691 100 - -

Ce tableau ci-dessus montre à quel point la commune est densément peuplée. Près de la moitié du territoire est occupée par des habitations. Le logement dans l'agglomération de Liège étant de plus en plus sollicité, cela explique ainsi la régression des espaces verts et urbains en vue de construire des projets urbanistiques. Les espaces de loisirs et les espaces verts urbains sont très peu présents sur la commune. En comparaison avec la commune de Liège, 313 liégeois se partagent un espace vert contre 3 106 Saint-Clausiens.

Occupation du sol selon le plan de secteur[8]
Zones urbanisables au plan de secteur (%)
Habitat Services publics et équipements communautaires Zone de loisirs Activités économique Aménagement communal concerté Aménagement communal concerté industriel
Saint-Nicolas 77,7 5,9 - 4,1 6,1 -
Liège 50,5 9,8 0,6 8,1 6,1 -

Ce tableau compare les zones urbanisables au plan de secteur de la ville de Liège et de la commune de Saint-Nicolas. On remarque que l'habitat est beaucoup plus présent sur Saint-Nicolas que la ville. Cette « surcharge » de l'habitat crée ainsi un différent entre les deux communes au niveau des activités économiques.

Les terrils représentent une part importante du territoire communal. On peut nommer le terril du Gosson 1 et le terril du Gosson 2 qui sont assez important. Ils figurent même parmi les plus grands terrils de la région liégeoise (en terme de volume en m3). Le premier terril cité occupe 14 ha, le second en occupe 17 et s'étend aussi sur la commune de Seraing[9]. Bien qu'occupant un espace important, ils serviraient comme une sorte de poumon constituant une respiration des quartiers d'habitat et des usines entre les communes de Saint-Nicolas et Seraing. En effet, il y a peu d'espace vert sur Saint-Nicolas et les seuls espaces verts importants de la commune de Seraing se situent plus haut sur la commune, à plus de quatre kilomètres, avec notamment le bois de la Vecquée[10]. On remarque cette différence sur le tableau ci-dessous, Seraing étant plus verte :

Les terrains non artificialisés (Seraing et Saint-Nicolas) (en 2006)[11]
Principales catégories d'occupation du sol Seraing Saint-Nicolas
% %
Terres arables et cultures permanentes 1,9 7,4
Surfaces enherbées et friches agricoles 9,6 11,6
Forêts 28,3 0,1
Milieux semi-naturels 3,9 11,4
Sous-total (n'est pas compris dans le pourcentage la part des terrains artificialisés) 43,6 30,7

Une préservation du site du Gosson a eu lieu entre les deux communes. Par cette entente de préservation, les dernières mares de la commune de Saint-Nicolas on put être préservées[12].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Tissu urbain[modifier | modifier le code]

La commune fait partie entièrement du tissu urbain de Liège, qui s'étend du côté de Saint-Nicolas jusqu'à Flémalle. Plus précisément, on peut réduire cette continuité urbaine à plusieurs petits groupes urbains précis :

  • L'extrême sud de la commune

Au sud de la ligne de chemin de fer, à l'ouest, on a un quartier densément peuplé et urbanisé qui est dans le prolongement urbanistique de Jemeppe-sur-Meuse. En effet, si on regarde une cartographie, on pourrait confondre ce quartier avec la commune de Seraing. La partie est de cette partie de la commune se confond lui avec le quartier de Sclessin de la ville de Liège.

  • Le nord de la ligne de chemin de fer

Ce petit quartier pourrait se confondre avec celui cité précédemment bien que divisé par la ligne de chemin de fer, le rendant donc isolé. C'est un petit centre urbanisé partant vers le nord de la commune par plusieurs rues encaissées dans les différentes vallées de la commune. C'est en empruntant une de ces rues qu'on peut remonter jusqu'à une cité formant un quartier résidentiel à part entière.

Le reste de la commune est une grande urbanisation s'articulant autour du centre Sportif du Bonnet. Une partie ouest de la commune se voit tout de même un peu plus isolé que le reste de la commune par les différents terrils. Le terme « isolé » s'applique ici à l'échelle de la commune car cet isolement ne se remarque que très peu. Sans aucun centre-ville précis et par une place importante de l'habitation dans la commune, on pourrait confondre la commune avec un grand quartier de Liège, sans aucune caractéristique urbanistique propre.

Quartiers[modifier | modifier le code]

Montegnée.

Saint-Nicolas est composées de trois quartiers. En Belgique, on utilise plutôt le terme de sections communales. Ce sont : Saint-Nicolas, Montegnée et Tilleur. Saint-Nicolas est le nom du quartier ayant donné le nom à la commune. Les quartiers se situent respectivement au centre, au nord et au sud de la commune. Il existe de nombreuses autres localités et lieux-dits.

Logements[modifier | modifier le code]

La Société des Habitations Sociales de Saint-Nicolas est une société agréée par la Société Wallonie du Logement. Elle gère près de 1500 logements sur la commune[13].

Le tableau ci-dessous nous montre l'âge du logement de la commune et de la région, on remarque que les statistiques se rejoignent grossièrement mise à part une plus faible part de logement concernant la tranche 1991-2001.

Âge du logement (2001) en %[14]
Saint-Nicolas Wallonie
Avant 1946 28% 33%
1946 à 1970 22% 17%
1971 à 1990 13% 15%
1991 à 2001 3% 7%
Inconnu 34% 28%

Toponymie[modifier | modifier le code]

Elle doit son nom à l'érection, vers 1147, d'un sanctuaire, consacré par l'évêque de Liège Henri II de Leez, le 22 juillet 1151, dédié à saint Nicolas. Ce sanctuaire devient rapidement un prieuré, dépendant de l'abbaye Saint-Laurent, sous le vocable de la chapelle de Saint-Nicolas-en-Glain. Les offices religieux y sont célébrés jusqu'à l'annexion de la Principauté de Liège à la France. À cette date, la chapelle devient une annexe de l'église paroissiale de Saint-Gilles, puis est vendue en 1807. Devenue une grange au cours du XIXe siècle, elle est détruite en 1906.

Démographie[modifier | modifier le code]

La commune compte au , 24 298 habitants, 11 675 hommes et 12 623 femmes[15], pour une superficie de 6,84 km2, soit une densité de 3 552,34 habitants/km2.

Le graphique suivant reprend sa population résidente au 1er janvier de chaque année :

Les chiffres des années 1846, 1900 et 1947 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.

Données diverses[modifier | modifier le code]

  • Superficie : 684 ha 23 a 95 ca
  • Nombre d'habitants au 01  : 24.103[16] dont
  • Densité de la population : 3524 habitants au km²
  • Âge moyen au  :
    • < 18 ans = 21,95 %
    • 18 - 64 ans = 60,22 %
    • ≥ 65 ans = 17,83 %

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Personnalités nées à Saint-Nicolas[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Football

handball

Futsal

Basket

Royal Renaissance Basket Montegnée

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des communes de Belgique par population
  2. a et b SPW - DGARNE, Fiche environnementale de Saint-Nicolas, éd. 2010, p. 4.
  3. SPW - DGARNE, Fiche environnementale de Saint-Nicolas, éd. 2010, p. 5.
  4. « National Centers for Environmental Information (NCEI) formerly known as National Climatic Data Center (NCDC) | NCEI offers access to the most significant archives of oceanic, atmospheric, geophysical and coastal data. », sur www.ncdc.noaa.gov (consulté le 10 juin 2021)
  5. a b et c SPW - DGARNE, Fiche environnementale de Saint-Nicolas, éd. 2010, p. 3.
  6. Région Wallonne, Ville de Liège et commune de Saint-Nicolas : Rapport Urbanistique et Environnemental ZACC de « Sclessin-Horloz ». Exemplaire de la Ville de Liège, mai 2011, SPAQuE, p. 186.
  7. Région Wallonne, Ville de Liège et commune de Saint-Nicolas : Rapport Urbanistique et Environnemental ZACC de « Sclessin-Horloz ». Exemplaire de la Ville de Liège, mai 2011, SPAQuE, p. 106.
  8. Région Wallonne, Ville de Liège et commune de Saint-Nicolas : Rapport Urbanistique et Environnemental ZACC de « Sclessin-Horloz ». Exemplaire de la Ville de Liège, mai 2011, SPAQuE, p. 107.
  9. Julie Bedoret, Emilie Crespin-Noël, Fanny Saint-Viteux et Symi Nyns, Le site du Gosson, de la friche minière à un parc urbain et pédagogique nature admise ?, p. 163.
  10. Julie Bedoret, Emilie Crespin-Noël, Fanny Saint-Viteux et Symi Nyns, Le site du Gosson, de la friche minière à un parc urbain et pédagogique nature admise ?, p. 166.
  11. Julie Bedoret, Emilie Crespin-Noël, Fanny Saint-Viteux et Symi Nyns, Le site du Gosson, de la friche minière à un parc urbain et pédagogique nature admise ?, p. 166.
  12. Julie Bedoret, Emilie Crespin-Noël, Fanny Saint-Viteux et Symi Nyns, Le site du Gosson, de la friche minière à un parc urbain et pédagogique nature admise ?, p. 176.
  13. « Habitations Sociales de Saint-Nicolas – Rue des Charbonnages 95 à 4420 Saint-Nicolas » (consulté le 14 juin 2021)
  14. SPW - DGARNE, Fiche environnementale de Saint-Nicolas, éd. 2010, p. 2.
  15. http://www.ibz.rrn.fgov.be/fileadmin/user_upload/fr/pop/statistiques/stat-1-1_f.pdf
  16. « Etat civil — Administration communale de Saint-Nicolas », sur www.saint-nicolas.be (consulté le 21 octobre 2016)

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