Binche

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Binche
Binche
La Grand Place avec l'hôtel de ville.
Blason de Binche
Héraldique
Drapeau de Binche
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement La Louvière
Bourgmestre Laurent Devin (PS)
Majorité PS - MR-CI
Sièges
PS
MR-CI
UNION
ECOLO
31
20
5
5
1
Section Code postal
Binche
Bray
Waudrez
Buvrinnes
Épinois
Leval-Trahegnies
Péronnes-lez-Binche
Ressaix
7130
7130
7131
7133
7134
7134
7134
7134
Code INS 58002
Zone téléphonique 064 et 065
Démographie
Gentilé Binchois(e)[1],[2]
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
33 470 ()
48 %
52 %
546,6 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
20,22 %
61,58 %
18,20 %
Étrangers 8,95 % ()
Taux de chômage 19,03 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 18 189 €/hab. (2021)
Géographie
Coordonnées 50° 24′ 37″ nord, 4° 09′ 55″ est
Superficie
– Terr. non-bâtis
– Terrains bâtis
– Divers
61,22 km2 (2021)
77,79 %
12,24 %
9,97 %
Localisation
Localisation de Binche
Situation de la ville dans l’arrondissement de La Louvière et la province de Hainaut
Géolocalisation sur la carte : Belgique
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Binche
Géolocalisation sur la carte : Belgique
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Binche
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
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Binche
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Binche
Liens
Site officiel www.binche.be

Binche (prononcé : /bɛ̃ʃ/ ; en wallon : Bince) est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Hainaut. Elle est célèbre pour son carnaval et son patrimoine architectural. Binche est située dans la région du Centre sur l'axe reliant les villes de Mons et de Charleroi.

Toponymie - Étymologie[modifier | modifier le code]

  • Anciennes appellations : Bincium : 1124, 1182, 1193, 1200, 1229, 1248 - Binzium : 1159, 1204, 1206, 1209 - Bins : 1162, 1197, 1460 - Bonc : 1167, 1179, 1181, 1239 - Binchium : 1177, 1246, 1258 - Bince : 1279 - Bains : XVIe siècle - Beins : XVI et XVIIe siècle - Binch : 1232, 1256, 1790 -
  • Étymologie (hypothèse) : Le nom proviendrait du latin Binchium, dérivé de Bincium, signifiant "colonie".

Géographie[modifier | modifier le code]

Structure communale[modifier | modifier le code]

Battignies a fusionné avec Binche le grâce à la loi du .

Binche fusionne à Bray, Buvrinnes, Epinois, Leval-Trahegnies, Péronnes-lez-Binche, Ressaix et Waudrez lors de la fusion des communes de 1977.

# Nom Superf.
(km²)[3]
Habitants
(2020)[3]
Habitants
par km²
Code INS
1 Binche (I)
dont Battignies
3,64 8.691 2.388 58002A
2 Ressaix (VII) 4,27 4.078 955 58002B
3 Leval-Trahegnies (V) 7,78 6.411 824 58002C
4 Épinois (IV) 3,63 1.718 474 58002D
5 Buvrinnes (III) 16,37 1.950 119 58002E
6 Waudrez (VIII) 8,97 2.720 303 58002F
7 Bray (II) 6,30 2.992 475 58002G
8 Péronnes-lez-Binche (VI) 10,27 4.888 476 58002H
Total 61,22 33.448 546 58002

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Quartiers et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Vue aérienne.
    Les Pastures.
  • Faubourg Saint-Paul.
  • Faubourg Saint-Jacques.
  • Faubourg du Posty.
  • Transvaal.
  • Battignies, ancienne commune rattachée en 1881.
  • Le Four à Chaux.

Portes[modifier | modifier le code]

  • Porte Neuve.
  • Porte de la Sablonnière.
  • Porte des Mélion.
  • Porte à Pollewaignon.
  • Porte Notre-Dame.
  • Porte du Posty.
  • Porte à Selvèle.

Topographie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'enceinte médiévale.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Binche se développe au Moyen Âge à deux pas de la « chaussée Brunehaut » qui reliait dans l’Antiquité Bavay à Cologne et restera longtemps un axe de communication important.

Formes anciennes : 1124 Bincio. (Il existe une forme néerlandaise inusitée[4] Bing[5].)

La ville atteint son apogée en matière économique et de pouvoir lorsque la Belgique était sous domination espagnole.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Elle est au XVIe siècle le lieu de résidence de Marie de Hongrie, sœur de Charles Quint. Elle y organise, en 1549, les Triomphes de Binche.

La ville est pillée par les troupes du duc d'Anjou, lors du siège de 1578. Le château qui avait été édifié par l'architecte Jacques Du Brœucq et qui devait rivaliser avec celui de Fontainebleau est alors détruit.

Sur la commune se trouve le village de Waudrez, lieu de naissance de François Sébastien de Croix de Clerfayt.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La section de Binche est le chef-lieu de l'entité binchoise qui regroupe plusieurs anciennes communes (Bray, Buvrinnes, Épinois, Leval-Trahegnies, Péronnes-lez-Binche, Ressaix et Waudrez). L'ancienne commune de Battignies fut annexée à Binche dès 1881, les autres furent fusionnées avec Binche le 1er janvier 1977.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Folklore binchois[modifier | modifier le code]

« Gilles portant leur masque de cire ».

Le carnaval de Binche est sans doute le plus célèbre de Belgique[6],[7]. Chaque année, il attire de plus en plus de visiteurs étrangers, notamment grâce à sa reconnaissance, en 2003, par l'UNESCO comme faisant partie du patrimoine mondial en tant que chef-d'œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité.

Tous les Mardis gras, près d'un millier de Gilles arborant des habits chamarrés et des masques de cire envahissent la petite cité du Hainaut. Leur nom viendrait du prénom espagnol « Gil », très courant au XVIe siècle, lorsque l'Espagne occupait les Pays-Bas. Les Binchois se seraient alors inspirés à la fois des conquistadors et des costumes des Incas pour créer la tenue des personnages de leur carnaval.


Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Binche. Les armoiries octroyées en 1838 montraient les armoiries des seigneurs de Binche qui ont dirigé la ville pour les Comtes de Hainaut. En 1857, les armoiries ont été changées et se basaient alors sur le sceau de la ville de 1245. Ce sceau montrait le château local l'un des principaux châteaux des Comtes de Hainaut. De part et d'autre du château se situent deux petiots écus, un avec les armoiries du Hainaut et l'autre avec le lion de Binche. Les armoiries ont été mieux décrites (blasonnées) et octroyées à nouveau en 1980 après la fusion des communes[8].
Blasonnement : D'azur au château fort d'or, le mur d'enceinte crénelé percé de fenêtres et d'une porte à la herse levée et surmontée d'un pignon munit de quatre tours également crénelées à toit conique dont deux de part et d'autre de la porte, le troisième angle, le toit de la quatrième apparaissant derrière un donjon aux fenêtres de style gothique dont la cheminée est surmontée d'une cigogne. Le château fort est adextré d'un écu écartelé aux 1 et 4 d'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules, aux 2 et 3 d'or au lion de gueules, armé et lampassé d'azur (Hainaut), et senestré d'un écu d'argent au lion de sable, armé et lampassé de gueules (Binche)[9].
Ancien blason de Binche, avant l'arrêté royal du confirmé en 1980.
Blasonnement : D'argent au lion de sable armé et lampassé de gueules.
Par arrêté de la Communauté française du , la ville de Binche possède son propre drapeau, dont les motifs proviennent des anciennes armoiries : « Drapeau blanc chargé d'un lion noir, les griffes et la langue rouges »
DC - AE


Devise[modifier | modifier le code]

La devise de la ville est « PLVS OVLTRE » (toujours plus loin), devise de Charles Quint.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Démographie: Avant la fusion des communes[modifier | modifier le code]

  • Source: DGS recensements population

Démographie : Commune fusionnée[modifier | modifier le code]

En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante:

Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.

  • Source: DGS , de 1831 à 1981=recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque 1er janvier

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des bourgmestres depuis 1800[modifier | modifier le code]

Bourgmestres Mandat Parti
C. Lecocq 1800-1801 -
Nicolas Coquiart 1801-1823 -
Maximilien de Biseau d'Hauteville 1824-1836 -
Hubert Wanderpepen 1836-1856 Parti libéral
Gustave Wanderpepen 1856-1883 Parti libéral
Alfred Pourbaix 1884-1885 -
Eugène Derbaix 1885-1921 Parti catholique
Charles Derbaix 1921-1946 Parti catholique
Charles Deliège 1947-1970 Parti libéral
PLP
Simone Mabille-Leblanc 1970-1973 Parti libéral (PLP)
Fernand Derval 1973-1976 PSB
Armand Le Roi 1977-2000 PSB
André Navez 2000-2006 PS / MS
Laurent Devin Depuis 2006 PS

Résultats des élections communales[modifier | modifier le code]

Résultats des élections et répartitions des sièges au conseil communal depuis la fusion des communes (1977). Le conseil communal de Binche, y compris le bourgmestre et les échevins, est actuellement composé de 31 membres (commune de 30 000 à 34 999 habitants). Le collège des bourgmestre et échevins de Binche comprend quant à lui le bourgmestre et 7 échevins.

Résultats des élections de 1976 Résultats des élections de 1982
Parti Votes (19 179) Sièges Parti Votes (18 975) Sièges
PS 9 657 (50,4 %) 18 PS 10 994 (57,9 %) 20
PSC 4 968 (25,9 %) 8 RC 5 598 (29,5 %) 10
PRL 2 134 (11,1 %) 3 UAC 1 490 (7,9 %) 1
RW 1 507 (7,9 %) 2 PCB 893 (4,7 %) 0
PCB 913 (4,8 %) 0
Résultats des élections de 1988 Résultats des élections de 1994
Parti Votes (18 850) Sièges Parti Votes (18 286) Sièges
PS 10 882 (57,7 %) 20 PS 10 350 (56,6 %) 21
PSC 3 228 (17,1 %) 5 NG 2 952 (16,1 %) 5
AGIR 3 036 (16,1 %) 4 OSER 2 214 (12,4 %) 3
ECOLO 1 577 (8,4 %) 2 ECOLO 1 394 (7,6 %) 1
PTB 127 (0,7 %) 0 GU 1 160 (6,3 %) 1
PTB 216 (1,2 %) 0
Résultats des élections de 2000 Résultats des élections de 2006
Parti Votes (19 129) Sièges Parti Votes (20 537) Sièges
UNION 9 131 (47,7 %) 16 UNION 9 432 (45,93 %) 16
PS 6 513 (34,0 %) 11 PS 8 154 (39,70 %) 14
PRL-MCC 2 287 (12,0 %) 3 MRB 1 367 (6,66 %) 1
ECOLO 1 198 (6,3 %) 1 ECOLO 844 (4,11 %) 0
MCB 579 (2,82 %) 0
DLC 161 (0,78 %) 0
Résultats des élections de 2012 Résultats des élections de 2018
Parti Votes (20 288) Sièges Parti Votes (20 292) Sièges
UNION 4 748 (23,4 %) 7 UNION 3 387 (16,69 %) 5
PS 11 573 (57,04 %) 20 PS 11 566 (57,00 %) 20
MR 2 672 (13,17 %) 3 MR-CI 3 164 (15,59 %) 5
CDH 1 295 (6,38 %) 1 ECOLO 1 272 (6,27 %) 1

Habitations sociales de Binche[modifier | modifier le code]

Le , le premier échevin de la ville, Albert Van Bastelaere (UNION) ainsi que le directeur gérant de la société Habitations sociales de Binche et environs, Philippe Gaillard, sont placés sous mandat d'arrêt. Les deux hommes sont inculpés d'abus de biens sociaux, de corruption active et sont écroués à la prison de Jamioulx[11]. Quelques jours après cette arrestation, Van Bastelaere est privé de ses attributions scabinales[12].

Élections du 8 octobre 2006[modifier | modifier le code]

D'après les résultats du scrutin, le parti UNION, cartel composé du Mouvement socialiste (Belgique) du bourgmestre sortant André Navez, du cdH, du parti local Oser et d'indépendants, dispose de 16 sièges sur 31. Le Parti socialiste conduit par la ministre-présidente de la Communauté française de Belgique, Marie Arena, récolte 14 sièges, le dernier siège revenant au Mouvement réformateur binchois mené par Jérôme Urbain (25 ans). Même si, de chaque côté, on affirme qu'il n'y a pas eu de «pratique de débauchage», tant dans le parti UNION qu'au sein du PS binchois, la tentation de récupérer l'un ou l'autre siège du camp adverse en vue de conforter une majorité est grande.

Un véritable coup de théâtre se produit lorsqu'une élue du parti UNION, Marie-Rose Trézegnies, décide de quitter le parti, de siéger comme indépendante et de s'allier avec le PS et le MR binchois. La nouvelle coalition négociée par Marie Arena (PS) et Olivier Chastel (MR) dispose donc de 16 sièges sur 31 et compte présenter son pacte de majorité le [13].

Scandalisés, les élus d'UNION décident alors d'organiser une manifestation chaque vendredi sur la Grand-Place de Binche. La première manifestation rassemblera environ 1 500 personnes[14].

Le premier conseil communal de la nouvelle mandature tenu le à l'hôtel de ville de Binche se déroule dans une ambiance électrique et fait la une des journaux télévisés le lendemain : Marie-Rose Trézegnies est la cible des invectives d'une foule de partisans du bourgmestre sortant André Navez. Ce dernier crée la polémique lorsqu'il annonce qu'un élu PS, Philippe Labar, ne peut prêter serment, étant donné qu'il occupe un poste d'enseignant dans cette même commune. Labar décide alors de remettre sa lettre de démission en séance, ce qu'André Navez refuse, demandant alors l'expulsion de Labar de l'hôtel de ville par la police[15]. Le résultat étant de 15 voix de chaque côté, un nouveau conseil communal est tenu le pour régler la situation. Ce jour-là, les membres de la nouvelle majorité PS-MR peuvent désormais prêter serment : Laurent Devin (PS), élu PS ayant remporté le plus grand nombre de voix devant Marie Arena, devient bourgmestre de Binche et Jérôme Urbain, élu MR devient 1er Echevin[16].

Élections de 2018[modifier | modifier le code]

Les élections de 2018 confirment à nouveau Laurent Devin en tant que bourgmestre de Binche.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Monument au Gille à l'entrée du parc.
    La Collégiale Saint-Ursmer : elle incorpore quelques vestiges du monastère Sainte-Marie, qui a présidé à la naissance de la ville de Binche[17]. Cette collégiale est l'un des plus anciens édifices de la ville. L’état primitif de l’église actuelle remonte au XIIe siècle et est de style roman. À cette époque, le sanctuaire, qui a contribué au développement de la ville de Binche au Moyen Âge, est dédié à la Vierge et est connu sous le nom de monastère de Moustier-Sainte-Marie. En 1409, le chapitre de la collégiale de Lobbes est transféré à Binche ; l’église devient une collégiale et prend le nom du patron de la collégiale de Lobbes. Lors du transfert de leur communauté religieuse au début du XVe siècle, les chanoines de Lobbes sont arrivés à Binche avec les reliques de saint Ursmer. Le trésor de la collégiale de Binche est remarquable : bras-reliquaire de saint Jacques, bras-reliquaire de saint Pierre, buste-reliquaire de saint Ursmer[18], etc. La collégiale est restaurée en 1897 et en septembre 2021.
  • L'Hôtel de ville : construit au XIVe siècle. Le bâtiment servait autrefois de halle aux viandes. Il est restauré entre 1896 et 1899, puis en 2023.
  • Le théâtre communal : construit en 1934 sur l'emplacement de celui du XIXe siècle.
  • La chapelle Saint-André[19] : également appelée « chapelle du Vieux cimetière » du fait de sa situation dans un cimetière désaffecté au XIXe siècle. D’allure modeste, datant des XVIe et XVIIe siècles, il s’agit d’un des ensembles les plus complets conservés de nos jours par sa construction, son ameublement et sa décoration[20].
    Les remparts.
  • Les remparts de la ville repris sur la liste du patrimoine immobilier exceptionnel de la Wallonie.
  • Les ruines du château comtal : ancienne résidence royale de Marie de Hongrie, construite entre 1546 et 1549, et détruite en 1554 par les soldats du roi Henri II de France.
  • Plaque commémorative à l'entrée du musée.
    Le Musée international du Carnaval et du Masque : situé dans l'ancien bâtiment de l'athénée royal (auparavant collège des Augustins), datant de 1738. Une plaque commémorant l'ancien bourgmestre Charles Deliège (1901-1970) figure à l'entrée du musée.
  • Le Centre de la Dentelle : association fondée en 1989 et possédant un magasin (« Le Fuseau ») sur la Grand Place, ainsi qu'un atelier de confection dans la rue Saint-Moustier.
  • Le Monument au Gille : sculpture de Gille installée à l'entrée du parc en 1952.
  • La Justice de Paix : bâtie en 1902 par l'architecte P. Saintenoy en style néo-gothique, et se situe dans l'avenue Charles Deliège.
  • La ville et son enceinte médiévale.
    L'Hôtel des postes : bâtiment des services postaux construit en 1895 par l'architecte Janlet. La rue Carlo Mahy, située à côté, a été dégagée vers 1909, passant du statue de ruelle à celui de route résidentielle.
  • La gare de Binche : le premier bâtiment a été inauguré en 1857, puis démoli en 1905 pour construire le bâtiment actuel, conçu par l'architecte Pierre Langerock et est de style néogothique. Ce dernier a été inauguré en 1911 et est classé au patrimoine en 1978.
  • L'église du Saint-Sacrement, dite « des Récollets » : elle a été construite en 1707 à l’époque où l’ancien palais de Marie de Hongrie, alors en ruines, servait de carrière de pierre. Il est probable que les moellons de grès utilisés pour l’édification de l’église proviennent du palais. Dans le chœur se trouvent des éléments décoratifs provenant également de cet édifice disparu : dix-huit hautes colonnes à chapiteaux ioniques reliées par un entablement et huit niches surmontées d’un écusson provenant de la chapelle du palais. La nef a été reconstruite en 1767 et les fenêtres ont été adaptées en style néogothique en 1878[21]. Cette église a été incendiée en juin 2022, et est depuis soutenue par un échafaudage. Lors du passage de la Tempête Ciarán, une brique est tombée de l'édifice, provoquant la fermeture de la rue des Récollets durant plusieurs jours[22].
  • Le couvent des Récollets : communauté installée en 1598 sur l'emplacement du vieux béguinage de Cantimpré. Les bâtiments actuels, l'église et et cloître ont été élevés au cours du XVIIIe s. Les religieux ont alors été expulsés en 1798 et les bâtiments occupés par les Dame du Sacré-Cœur en 1822 puis par les Servantes du Saint-Sacrement en 1880[23]. En 1894, la ville de Binche vend une partie du couvent à une religieuse d’Angers, la communauté des dames du Saint-Sacrement vient alors s’y installer. Les sœurs y vivent cloîtrées et dans la pauvreté jusqu’en 1976; l’église devient alors paroissiale et l’ancien couvent est transformé en maison de repos[21].
  • L'ancien prieuré de Prisches[17] : au Moyen Âge, le domaine de Prisches était une prévôté qui dépendait de l’abbaye Sainte-Rictude de Marchiennes. Le château se compose alors d’un grand bâtiment rectangulaire pourvu de deux pavillons. Une chapelle castrale se situe dans une tour octogonale qui se trouve à l’arrière de l’édifice. La partie avant du château est composée d’une cour et d’un jardin clôturé par une muraille percée de trois ouvertures. La ferme se présente à l’origine sous la forme d’un grand quadrilatère qui a depuis été divisé en deux propriétés séparées par un mur. L’une d’elles a été convertie en résidence et la seconde a conservé sa vocation agricole[24].
  • L'église du Sacré-Cœur : construite en 1931 par l'architecte Pire, elle se situe sur l'avenue de Burlet.
  • L'ancien refuge de l'abbaye de Bonne-Espérance[17].
  • La chapelle Sainte-Anne de Battignies : érigée par l'abbé de Marchiennes-en-Ostrevent, Jean de Jonquoy[17]. Il s’agit d’un petit édifice de style gothique construit à la charnière des XVIe et XVIIe siècles. Elle a été érigée avec les matériaux traditionnels de l’époque et de la région : brique, pierre calcaire et ardoise. Le sanctuaire adopte un plan composé d’une nef rectangulaire et d’un chevet à trois pans. L’édifice est surmonté d’un clocheton octogonal. Plusieurs œuvres d’art sont conservées à l’intérieur : une statue de sainte-Anne trinitaire en chêne polychromé contemporaine de l’édification de la chapelle, un Christ gothique en bronze doré ainsi que deux têtes d’angelots en chêne peint de style Renaissance datant du premier tiers du XVIIe siècle[25].
  • L'église Notre-Dame du Travail[26], reprise sur la liste du patrimoine immobilier exceptionnel de la Wallonie.
  • L'ancien hôpital Saints-Pierre-et-Paul : ce vaste complexe qui fut aussi une maison de retraite abrite aujourd’hui les services administratifs de la ville de Binche, ainsi que la bibliothèque communale. Il se compose de bâtiments datant des XVIIIe et XIXe siècles qui s’articulent autour d’une cour dont l’accès se fait par un portail classique du XVIIIe siècle. À droite du portail se trouve une façade de type "tournaisien", caractérisée par une réduction de l’utilisation de la pierre dans l’ornementation des façades. La pierre de taille est reléguée aux soubassements, aux chaînages d’angles et aux baies. Le plus souvent, le reste de la maçonnerie de brique est recouvert d’un enduit, ce qui n’est toutefois pas le cas ici[27].
  • Le Kursaal, ancien cinéma reconverti en salle polyvalente. Des évènements et spectacles y sont organisés.
  • Le patrimoine immobilier classé.

Galerie[modifier | modifier le code]

Transports et communication[modifier | modifier le code]

Bus[modifier | modifier le code]

Plusieurs lignes de bus passent par Binche; toutes sont exploitées par le TEC Hainaut.

Terminus Jours de service Remarques
E44 Épinois - Mons Lu Ma Me Je Ve Ligne express : desserte uniquement en semaine scolare (trois fois le matin et trois fois le soir), nombre limité d'arrêts, desserte du P.A.E. de Bray-Péronnes.
21 Binche - Estinnes Lu Ma Me Je Ve Desserte uniquement en semaine scolaire, quatre fois par jour (le matin et le soir) dans chaque direction.
22 Binche - Mons Lu Ma Me Je Ve Sa Di Cadencée en moyenne à la demi-heure en semaine, et à l'heure les week-ends et jours fériés; une variante dessert l'HELHa en semaine scolaire.
34/ Binche - Givry/Mons Lu Ma Me Je Ve Sa Cadence irrégulière en semaine, et une fois par jour les week-ends et jours fériés; certains passages sont prolongés jusqu'à Mons.
108 Binche - Erquelinnes Lu Ma Me Je Ve Cadence irrégulière; une variante dessert les localités de Vellereille-les-Brayeux et Merbes-Sainte-Marie dans les deux sens.
132 La Louvière (via Binche) Lu Ma Me Je Ve Sa Cadencée à l'heure la semaine, toutes les deux heures les week-ends et jours fériés; elle dessert d'abord la commune de Morlanwelz avant de passer par Binche.
133 Idem au niveau de la cadence; emprunte l'itinéraire du 132 en sens inverse.
136 La Louvière - Anderlues Cadencée à la demi-heure en semaine scolaire, à l'heure en semaine non-scolaire, et toutes les deux heures les week-ends et jours fériés; une variante dessert la cité Nazareth, à La Hestre, toutes les heures en semaine scolaire. Il s'agit de la seule ligne desservant la localité de Ressaix.

Train[modifier | modifier le code]

La gare, dont le bâtiment est classée depuis 1978.

Routes[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à Binche[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La commune de Binche abrite aussi de nombreux clubs de sport dans des disciplines diverses :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Germain, Guide des gentilés : les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française, (lire en ligne), p. 29.
  2. Binchou en dialecte local (ibid.).
  3. a et b https://statbel.fgov.be/fr/open-data/population-par-secteur-statistique-10
  4. Binche dans les médias flamands
  5. Armorial du Royaume de Belgique et du Grand Duché de Luxembourg. 1931
  6. Chloé Monge-Cadet, « De Binche à Eupen: les 8 carnavals à ne pas manquer en Belgique (carte interactive) », Le Soir,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. « Qui sont les personnages de nos carnavals? », L’Avenir,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. Heraldy of the World (https://www.heraldry-wiki.com/heraldrywiki/index.php?title=Binche)
  9. Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 1 : Communes wallonnes A-L, Bruxelles, Dexia, , p. 174
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]