Le nom de Binche pourrait provenir du latin Binchium, dérivé de Bincina, signifiant « colonie ». Selon une autre hypothèse, la source viendrait de Binez, terme celtique pour désigner une courbure de rivière[2].
Diverses orthographies de Binche sont relevées dans les textes historiques :
Les Pastures, Faubourg Saint-Paul, Faubourg Saint-Jacques, Faubourg du Posty, Transvaal, Battignies, ancienne commune rattachée en 1881, le Four à Chaux, le quartier des Millionnaires, le quartier résidentiel de l'Athénée et le quartier de la gare
Binche est situé au sommet d'un escarpement rocheux au pied duquel coule la rivière Samme. Mis à part les terrils, les parties les plus élevées de la commune de Binche (environ 150 m) sont situées au sud-est à Buvrinnes. C'est là que la rivière Samme prend sa source. L'altitude la moins élevée (environ 50 m) se situe à Bray au niveau du ruisseau des Estinnes qui se jette dans la rivière Haine.
On note également la présence de plusieurs terrils, résultat de l'exploitation minière dans la région du Centre : le terril Sainte-Élisabeth, Sainte-Marguerite, de la Caspienne, Sainte-Barbe, Saint-Albert et Sainte-Marie qui atteignent jusqu'à 175 m d'altitude.
La Samme (aussi appelée La Princesse) qui prend sa source à Buvrinnes traverse le territoire de Binche en passant à Ressaix, Épinois, Binche, Péronnes-lez-Binche et va se jeter dans la Haine à Trivières[2]. La rivière a été canalisée et est voûtée dans les parties urbaines de Binche. Cela n'a pas empêché qu'à de nombreuses reprises, la Samme inonde certaines parties du territoire et de la ville de Binche. La Samme reçoit le ruisseau de Bonne-Espérance avant d’atteindre Péronnes ainsi que la rivière Bruille.
Le territoire de Bray est traversé par le ruisseau des Estinnes qui se jette dans la rivière Haine.
Outre le limon et le sable, le sous-sol de Binche est constitué de schiste, de grès et de houille déposée il y a plusieurs centaines de millions d’années lors de l’ère primaire, pendant la période géologique du Carbonifère. Le grès de Bray a servi à la construction de l'hôtel de ville de Binche et du palais de justice.
Les terrils qui ponctuent le paysage binchois sont constitués de résidus miniers, principalement de schistes et, en plus petite quantité, de grès carbonifères et de résidus divers.
Binche se situe sur la « Faille du midi » qui court du nord de la France à Liège presque à l'horizontale. Cette faille correspond à une importante ligne de rupture géologique située à la limite nord du massif du midi (Condroz-Ardenne), apparue au paléozoïque[4].
Dans l'Antiquité, Binche et la vallée de la Haine faisaient partie du territoire de la peuplade gauloise des Nerviens. Des fouilles archéologiques effectuées entre 1905 et 1914 au lieu-dit de la Courte ont permis de découvrir à Leval-Trahegnies des tombes celtes où l'on a pu mettre au jour plusieurs accessoires dont une goupille d'essieu, trois anneaux de rênes ainsi que des céramiques de belles qualités. Cet ensemble de découverte est attribué au IIIe siècle av. J.-C.
À l'époque romaine, la commune de Binche se trouvait sur le tracé de la chaussée Brunehaut, voie romaine menant de Bavay à Tongres construite à l'instigation d'Agrippa gendre de l'empereur Auguste. Une borne milliaire de l’époque d’Antonin (IIe siècle apr. J.-C.) a ainsi été trouvée à Péronnes-lez-Binche en bordure de la chaussée Brunehaut. Cette borne milliaire est à présent conservée et exposée au Musée royal de Mariemont. La chaussée Brunehaut est à l'origine d'une bourgade, le vicus Vogdoriacum ou vogo Dorgiacum, ville des Nerviens dans la province romaine de Belgique Seconde, situé à Waudrez à 2 kilomètres du centre de Binche. C'était pendant l'époque gallo-romaine, un lieu d'étape et une agglomération commerçante d'une certaine importance où se vendent les produits de l'industrie locale. Le site archéologique occupe une surface de 70 ha. Des recherches archéologiques ont mis au jour une grande habitation romaine, avec installation de bains et un puits de 3 mètres de diamètre et 14 m de profondeur. Des monnaies, des poteries, des objets en fer, en bronze, des céramiques en terre sigillée y sont également découverts. Depuis 1976, les origines et le devenir de ce relais gallo-romain sont présentés au Musée gallo-romain de Waudrez[6].
Au cours du haut Moyen Âge, Binche n'était qu'un modeste village dépendant de la paroisse de Waudrez. En 1124, il se nommait Bincio (il existe une forme néerlandaise inusitée[7]Bing[8]).
La dentelle de Binche.
Baudouin IV, comte de Hainaut, également connu sous le nom de Baudouin le Bâtisseur, construit le premier château de Binche au XIIe siècle et entoure la ville de puissants remparts, qui sont presque entièrement préservés à ce jour. Le château est connu sous le nom de « Château de la Salles » au XVe siècle. Philippe le Bon, duc de Bourgogne, restaure le château en 1461. Marguerite d'York, veuve de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, qui a reçu Binche en dot l'agrandit vers 1500 d'un corps de logis[9].
À partir du XIIIe siècle et du XIVe siècle, la ville de Binche prospère grâce à la création d'une industrie de la draperie qui perdurera jusqu'au XVIIIe siècle. Elle est aussi un important marché à bestiaux qui alimente la tannerie, l'artisanat du cuir et des peaux. Les moulins permettent une mécanisation des procédés de fabrication[10].
En 1398, la peste fait des ravages à Binche et décime sa population. Le début du XVe siècle voit une guerre éclater entre la Principauté de Liège et le comté de Hainaut. Les environs de Binche sont dévastés en 1407 par les Liégeois qui seront ensuite vaincus à la bataille d'Othée par les troupes hennuyères alliées à Jean Sans Peur, duc de Bourgogne[2].
Après le siège, la ville de Binche se rend au duc d’Anjou, le 7 octobre 1578. Au premier plan le duc d’Anjou à cheval, derrière lui ses armées marchent dans la ville.
À partir du XVe siècle, la dentelle de Binche, produit de luxe, contribue à l'essor de la ville. Cette industrie prospèrera jusqu'au XIXe siècle malgré les vicissitudes de l'histoire.
En 1528, Marie de Hongrie devient gouvernante des Pays-Bas. Elle séjourne souvent à Binche, qui devient l'une de ses résidences préférées. En , son frère, Charles Quint, lui donne, en apanageviager, le domaine de Binche puis la seigneurie de Turnhout. Marie décide de raser la partie médiévale du château de Binche et de construire un somptueux palais à sa place. C'est l'un des premiers palais de la Renaissance aux Pays-Bas. Le célèbre architecte Jacques Du Brœucq est responsable de la conception.
En 1549, Marie reçoit Charles Quint et son neveu, le futur roi Philippe II. La procession impériale arrive à Binche le . Marie de Hongrie, voulant honorer l'empereur souverain des Pays-Bas organise les Triomphes de Binche : fêtes, bals et tournois se succèdent pendant six jours. À son retour en Espagne, le roi Philippe II est tellement impressionné par le palais de Binche qu'il s'en sert d'inspiration pour la construction des palais royaux d'Aranjuez, d'El Pardo et de Valsain. Brantôme dira même que le palais « faisoit honte aux sept miracles (merveilles) du monde tant renommés de l’antiquité ».
Les troupes du duc d'Anjou rentrent dans Binche.
Peu après ces festivités, l'ancien conflit entre l'Espagne et la France reprend. La ville est assiégée par les Français en juillet 1543. Les remparts subissent de gros dégâts mais Henri II, encore dauphin, bat en retraite. Au printemps 1552, l'armée impériale entre en Picardie et détruit le château royal de Folembray. Les Français contre-attaquent : ils s'emparent de Binche le et de son palais qu'ils pillent, saccagent et incendient. La collégiale Saint-Ursmer toute proche est aussi partiellement détruite[11]. Henri II fait attacher une plaque aux ruines du palais : « souviens-toi de Folembray, reine insensée ».
La ville et son enceinte médiévale.
Certaines parties du palais sont sauvées de la destruction. Les travaux de restauration commencent dès 1554, mais cessent lorsque Marie quitte les Pays-Bas en 1556 pour se rendre en Espagne avec Charles Quint après que celui-ci ait démissionné de son poste d'empereur. Le Palais de Binche ne retrouverait jamais le lustre du XVIe siècle. La guerre ayant éclaté entre la France et l'Espagne, la ville est de nouveau pillée lors de sa conquête par les troupes du duc d'Anjou lors du siège de 1578.
Le XVIIe siècle est un siècle de malheur pour les Binchois. En 1626, la peste refait son apparition à Binche et y fait de nombreuses victimes[2]. De nouvelles guerres éclatent entre la France et les Espagnols dont Binche fait les frais. La ville est prise d'assaut par les Français en 1643, 1654 et 1667. En 1672, elle est prise par les Hollandais en guerre contre la France[2].
Après le XVIIe siècle, Binche perd toute importance comme place de guerre et son palais a quasiment disparu. À partir de 1733, la route reliant Binche à Mons est achevée ce qui permet la reprise du commerce et le retour de la prospérité. La liaison routière entre Binche et Charleroi ne sera terminée qu'à partir de 1810.
Vue des vestiges des remparts avec le musée du Carnaval et du Masque et la collégiale Saint-Ursmer.
Au début de l’époque napoléonienne, le conseil municipal de Binche décide de rouvrir le Collège des Augustins, aujourd’hui musée MUMASK. Fondé en 1570 sous le règne du duc d’Albe dans un hôtel appartenant à la famille de Lalaing, il fut reconstruit en 1593, agrandi par des ailes en 1738 et 1778, puis confié aux religieux du même nom. Plus ancien établissement d’enseignement secondaire de la ville, il voit sa direction confiée par le nouveau bourgmestre, Nicolas Coquiard, à Jérôme Ducarme, alors responsable du pensionnat de l’Ermitage à Épinois[12]. À la veille du sacre de Napoléon en 1804, Binche se dote d’une justice de paix, d’une école communale, d’une brigade de gendarmerie, d’un bureau d’enregistrement, d’un bureau de poste, de trois études notariales, d’une recette des droits réunis, d’un bureau central de bienfaisance, d’un octroi municipal et d’un bureau des contributions directes[12].
Au cours des premières décennies du XIXe siècle, la vie commerciale à Binche retrouve de l’élan. De nouvelles cultures, comme la betterave sucrière et la chicorée, sont implantées dans les environs. Les industries minières et métallurgiques connaissent un véritable essor, tout comme la dentelle et le tissage des toiles. Une distillerie d’eau-de-vie voit le jour. La loi du a levé l’interdiction, en vigueur sous l’époque autrichienne, d’utiliser des grains pour la fabrication de boissons alcoolisées[12].
Beaucoup de Binchois combattront aux côtés des Français pendant les guerres napoléoniennes. Plus de cinquante recevront la médaille de Sainte-Hélène, remise en 1821, année de la mort de l’empereur, aux « gardes d’honneur » ayant servi dans les rangs français de 1792 à 1815. Des batailles d'Austerlitz à Wagram, en passant par Iéna, Eylau et Friedland, ces campagnes entraînent à Binche, en plus de nouveaux impôts, l’ouverture d’un magasin militaire pour stocker les fourrages destinés à l’armée. En 1811, Napoléon traverse la ville pour la première fois, après la construction de la route reliant Mons à Charleroi. Occupée à plusieurs reprises par des troupes russes et allemandes, Binche accueille, le , les cosaques du général Winzingerode. Peu après, les deux vainqueurs, l’empereur Alexandre Ier de Russie et le roi de Prusse Frédéric-Guillaume III, y font aussi halte[13]. Lors de la Convention de Londres en 1814, Binche fut intégrée au royaume des Pays-Bas[13].
Pendant la révolution belge en 1830, plus de 400 Binchois, formés en corps de Francs-Tireurs, furent placés sous le commandement du chevalier Charles-Eugène de Biseau de Hauteville, fils du bourgmestre du même nom, promu major des volontaires. Leurs drapeaux, aux couleurs brabançonnes et hennuyères, portaient l’inscription : « Binche, union et force ». Le , ils participèrent à la prise de Vilvorde aux côtés de volontaires venus de Fontaine-l’Évêque, Namur et Couvin. Les principales places fortes de Wallonie tombèrent ensuite les unes après les autres : Ath, Mons, Tournai et Philippeville. En octobre, ce fut au tour de Dinant, Namur et Charleroi. En Flandre, les Binchois poursuivirent leur avancée, combattant à Walhem et à Berchem avant d’atteindre Anvers, où le souverain fit retirer ses troupes[14]. En 1832, la ville a reçu le drapeau d'honneur pour sa participation à l'indépendance du pays[15].
Au XIXe siècle, diverses industries étaient installées le long de la rivière Samme en utilisant sa force hydraulique et ses ressources en eau : les tanneurs, corroyeurs, brasseurs et même une verrerie[16].
Le XIXe siècle voit la création et le développement du transport par chemin de fer. En 1857, la Compagnie de chemin de fer du Centre construit une ligne de chemin de fer reliant Binche au réseau ferroviaire régional ainsi que d'une gare en son sein. Sa construction va accélérer l'essor industriel la région de Binche[17]’[18]’[19]. Ces développements, avec l’ouverture de nouvelles routes, la multiplication des industries et commerces et la croissance démographique, vont être des moteurs de l’essor du carnaval. Pendant ces années-là, la popularité du Gille grandit et il acquiert un nouveau statut. À partir de 1870, les autorités communales l’honorent en le recevant à l’hôtel de ville. Les fruits locaux sont alors remplacés par des oranges. Les masques de cire, portés le matin et l’après-midi, renforcent l’anonymat[20]. De 1880 à 1900, le nombre de Gilles augmentera de plus de 40 %[21].
À cette époque, la révolution industrielle imprime sa marque sur le paysage binchois avec l'exploitation de la houille en vue de son utilisation dans l'industrie sidérurgique. En 1857, la société Desmedt-Van Montfort décide de sonder la concession minière de Ressaix. Elle y crée la Société du Centre dont le siège est implanté aux Trieux. En 1882, cette société s'étend au nord-ouest en absorbant la concession du Levant de Péronnes, une zone qui comprend entre autres des extensions vers Binche et Waudrez qui compte alors deux puits, le Puits de la Garde de Dieu et le Puits de recherche no 1. Ces puits, jugés trop pauvres, ne sont par la suite plus exploités[22].
En 1886, la Société du Centre fonde un second siège : les Trieux no 2. Cette société est ensuite achetée en vente publique par Évence-Narcisse Coppée, grand industriel et financier belge détenteur depuis 1879 d'une cokerie à Ressaix. Celui-ci entreprend une unification des sociétés minières limitrophes par le rachat de celles-ci. En 1890, la Société des Charbonnages de Leval-Trahegnies, active depuis 1872 et possédant le siège de la Courte ainsi qu'un ancien puits, nommé « Georges », situé à Epinois est rachetée par Évence-Narcisse Coppée. La Société du Centre change alors de nom pour devenir la Société des Charbonnages de Ressaix. Sa production est alors de 85.000 tonnes de charbon par an, un charbon gras qui sert à développer plusieurs batteries de fours à coke. D'une qualité inégalée, le coke produit participe grandement à l'essor des fonderies du Centre. En 1891, la société absorbe la seconde partie de la concession des Charbonnages de Péronnes, la concession de la Princesse, une puissante zone d'exploitation houillère qui comprend alors : le siège no 2 Sainte-Marie, no 4 Sainte-Barbe et no 5 Saint-Albert. Parallèlement, les terrils se dressent dans le paysage de Binche avec les terrils Sainte-Élisabeth, Sainte-Marguerite, de la Caspienne, Sainte-Barbe, Saint-Albert et Sainte-Marie[22]. Dans la seconde moitié du XXe siècle, les ressources houillères de la région s'épuisent progressivement. L'activité extractive des Charbonnages du Centre prend fin en 1969 après avoir assuré la prospérité économique de la région.
Au fil des décennies du XIXe siècle et jusqu’en 1921, le bourgmestre Eugène Derbaix, élu en 1885, initia en 1916 des fouilles archéologiques sur le site de l’ancien palais de Marie de Hongrie. Il fit construire une nouvelle gare, inaugurée en 1911, et ériger le monument de l’Indépendance, rendant hommage aux révolutionnaires de 1794 et de 1830, aux soldats de la Première Guerre mondiale et aux déportés de 1916, l’ensemble étant dominé par une figure féminine symbolisant la ville. Pendant son mandat, il engagea en 1896 la restauration de l’hôtel de ville dans son style du XVe siècle, fit démolir les taudis accolés aux remparts et bâtir de nouvelles maisons ouvrières[23].
Le , l'avant-garde anglaise du maréchal French parcourt les rues sous les acclamations enthousiastes des habitants. Dans l’après-midi, ils creusent des tranchées le long de la voie ferrée vers Erquelinnes, près de la route de Mons. Ce jour-là, la bataille de la Sambre éclate. Le général français Lanrezac tente de refouler les soldats allemands de l’autre côté de la rivière[24].
Le , les Allemands arrivent à Péronnes et installent un rideau de 50 pièces d’artillerie de chaque côté de la rue de Nivelles. Dans la sucrerie près du Pont de la Princesse, 150 Britanniques, armés de seulement trois mitrailleuses, vont opposer une résistance héroïque face à 5000 hommes[24]. Vers midi, alors qu’ils étaient sur le point d’être anéantis, ils parviennent à s’échapper vers Bray après avoir mis hors de combat des centaines d’ennemis. Quatre d’entre eux trouvent la mort et quinze autres sont blessés. Les habitants de Péronnes paient cher ces affrontements : 60 maisons, plusieurs granges, des écuries et trois fermes sont incendiées[24]. Quelques jours après, dans ce village, des soldats allemands découvrent les corps de deux de leurs officiers. Furieux, ils signalent la mort de l’un d’eux. Traduit devant un simulacre de conseil de guerre, le bourgmestre Alphonse Gravis tente en vain de prouver son innocence. Lui et son domestique sont condamnés à mort et exécutés sur le perron de la maison communale[24], le [25].
Le , la ville est occupée par les troupes allemandes[26]. Ils apparaissent sur la grand-place et prennent possession de l'hôtel de ville[24]. Le , 615 Binchois furent déportés en Allemagne, au camp de Wittemberg, et seize d’entre eux y trouvèrent la mort[27]’[28]’[29]. Le , sur les routes de Mons et de Merbes, on assiste à la déroute des troupes ennemies, poursuivies dans leur retraite par des avions alliés. Au cours de la nuit suivante, un entrepôt allemand installé dans une verrerie située rue de Versailles est choisi comme cible[30]. Le , jour de l’armistice, les Anglais entrent dans la ville[31] suivi par les écossais[32].
Le , une bombe s’abat sur un bâtiment de l’avenue de Brulet, provoquant de gros dégâts mais sans faire de victimes. Ce même jour, la Wehrmacht perce une brèche de 100 km entre Sedan et Namur. Le , elle entre à Binche. Dès cette année-là, la résistance belge voit ses rangs grossir au fur et à mesure que les souffrances et privations de la population s’intensifient. Fin 1942, Binche et ses 130 hommes font partie du groupe de résistants G-391, qui deviendra le Refuge B-30 « Alouette », puis B-40 « Le Roitelet »[33]. Le , les premiers soldats américains et alliés libèrent la ville en arrivent par la rue de Mons et en rentrant sur l'avenue Charles Deliège[34].
Juste après la libération en 1947, la ville a commémorée les festivités de 1549 organisées par Marie de Hongrie en l’honneur de son frère Charles Quint[35]. Depuis le début du XXe siècle, de nombreux projets de logements ouvriers ont été lancés pour reloger les habitants vivant dans des taudis le long des remparts. En 1950, un ambitieux plan de nouveaux quartiers à Binche a vu le jour, mais seule une partie a finalement été concrétisée[36].
Au niveau administratif, l'ancienne commune de Battignies est rattachée à Binche dès 1881. Le , les communes de Bray, Buvrinnes, Épinois, Leval-Trahegnies, Péronnes-lez-Binche, Ressaix et Waudrez et de Binche sont fusionnées. La section de Binche est le chef-lieu de l'entité binchoise qui regroupe l'ensemble de ces anciennes communes.
En 2024, la ville célèbre son 900e anniversaire[37],[38].
Blason de Binche. Les armoiries octroyées en 1838 montraient les armoiries des seigneurs de Binche qui ont dirigé la ville pour les Comtes de Hainaut.
En 1857, les armoiries ont été changées et se basaient alors sur le sceau de la ville de 1245. Ce sceau montrait le château local l'un des principaux châteaux des Comtes de Hainaut. De part et d'autre du château se situent deux petiots écus, un avec les armoiries du Hainaut et l'autre avec le lion de Binche. Les armoiries ont été mieux décrites (blasonnées) et octroyées à nouveau en 1980 après la fusion des communes[39].
Blasonnement :D'azur au château fort d'or, le mur d'enceinte crénelé percé de fenêtres et d'une porte à la herse levée et surmontée d'un pignon munit de quatre tours également crénelées à toit conique dont deux de part et d'autre de la porte, le troisième angle, le toit de la quatrième apparaissant derrière un donjon aux fenêtres de style gothique dont la cheminée est surmontée d'une cigogne. Le château fort est adextré d'un écu écartelé aux 1 et 4 d'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules, aux 2 et 3 d'or au lion de gueules, armé et lampassé d'azur (Hainaut), et senestré d'un écu d'argent au lion de sable, armé et lampassé de gueules (Binche)[40].
Ancien blason de Binche, avant l'arrêté royal du confirmé en 1980.
Blasonnement :D'argent au lion de sable armé et lampassé de gueules.
Par arrêté de la Communauté française du , la ville de Binche possède son propre drapeau, dont les motifs proviennent des anciennes armoiries : « Drapeau blanc chargé d'un lion noir, les griffes et la langue rouges »
Résultats des élections et répartitions des sièges au conseil communal depuis la fusion des communes (1977). Le conseil communal de Binche, y compris le bourgmestre et les échevins, est actuellement composé de 31 membres (commune de 30 000 à 34 999 habitants). Le collège des bourgmestre et échevins de Binche comprend quant à lui le bourgmestre et 7 échevins.
Le , le premier échevin de la ville, Albert Van Bastelaere (UNION) ainsi que le directeur gérant de la société Habitations sociales de Binche et environs, Philippe Gaillard, sont placés sous mandat d'arrêt. Les deux hommes sont inculpés d'abus de biens sociaux, de corruption active et sont écroués à la prison de Jamioulx[43]. Quelques jours après cette arrestation, Van Bastelaere est privé de ses attributions scabinales[44].
D'après les résultats du scrutin, le parti UNION, cartel composé du Mouvement socialiste (Belgique) du bourgmestre sortant André Navez, du cdH, du parti local Oser et d'indépendants, dispose de 16 sièges sur 31. Le Parti socialiste conduit par la ministre-présidente de la Communauté française de Belgique, Marie Arena, récolte 14 sièges, le dernier siège revenant au Mouvement réformateur binchois mené par Jérôme Urbain (25 ans). Même si, de chaque côté, on affirme qu'il n'y a pas eu de «pratique de débauchage», tant dans le parti UNION qu'au sein du PS binchois, la tentation de récupérer l'un ou l'autre siège du camp adverse en vue de conforter une majorité est grande.
Un véritable coup de théâtre se produit lorsqu'une élue du parti UNION, Marie-Rose Trézegnies, décide de quitter le parti, de siéger comme indépendante et de s'allier avec le PS et le MR binchois. La nouvelle coalition négociée par Marie Arena (PS) et Olivier Chastel (MR) dispose donc de 16 sièges sur 31 et compte présenter son pacte de majorité le [45].
Scandalisés, les élus d'UNION décident alors d'organiser une manifestation chaque vendredi sur la Grand-Place de Binche. La première manifestation rassemblera environ 1 500 personnes[46].
Le premier conseil communal de la nouvelle mandature tenu le à l'hôtel de ville de Binche se déroule dans une ambiance électrique et fait la une des journaux télévisés le lendemain : Marie-Rose Trézegnies est la cible des invectives d'une foule de partisans du bourgmestre sortant André Navez. Ce dernier crée la polémique lorsqu'il annonce qu'un élu PS, Philippe Labar, ne peut prêter serment, étant donné qu'il occupe un poste d'enseignant dans cette même commune. Labar décide alors de remettre sa lettre de démission en séance, ce qu'André Navez refuse, demandant alors l'expulsion de Labar de l'hôtel de ville par la police[47]. Le résultat étant de 15 voix de chaque côté, un nouveau conseil communal est tenu le pour régler la situation. Ce jour-là, les membres de la nouvelle majorité PS-MR peuvent désormais prêter serment : Laurent Devin (PS), élu PS ayant remporté le plus grand nombre de voix devant Marie Arena, devient bourgmestre de Binche et Jérôme Urbain, élu MR devient 1er Echevin[48].
Lors des élections d'octobre 2012, le PS retrouve la majorité absolue au conseil communal et Laurent Devin est réélu bourgmestre. Aux élections communales de 2018, le PS obtient de nouveau la majorité absolue. Laurent Devin, réélu bourgmestre, ouvre toutefois la majorité socialiste communale au MR-CI.
La collégiale Saint-Ursmer (XVe et XVIIe siècles).La collégiale Saint-Ursmer : elle incorpore quelques vestiges du monastère Sainte-Marie, qui a présidé à la naissance de la ville de Binche[51]. La collégiale actuelle remonte au XIIe siècle et est de style roman. Le chapitre de la collégiale de Lobbes est transféré à Binche en 1409, est l'église devint une collégiale et donne le nom du patron de la collégiale de Lobbes. Au début du XVe siècle quand la communauté religieuse est transféré, les chanoines de Lobbes sont arrivés à Binche avec les reliques de Saint-Ursmer. Le remarquable trésor de la collégiale de Binche est le bras-reliquaire de saint Jacques, bras-reliquaire de saint Pierre, buste-reliquaire de saint Ursmer, etc. Le sanctuaire a contribué à l'essor de la ville de Binche au Moyen Âge[52]. La collégiale est restaurée en 1897 et en septembre 2021.
La chapelle Saint-André, située dans le parc communal.L'église du Saint-Sacrement, dite « des Récollets » . Construite à l'époque où l'ancien palais de Marie de Hongrie en ruine servait de carrière il est probable que les matériaux ont été utilisés pour l'édification de l'église provienne du palais. La nef a été reconstruite en 1767 et les fenêtres ont été adaptés en style néo-gothique en 1878[53]. Cette église a été incendiée en juin 2022, et est depuis soutenue par un échafaudage. Lors du passage de la tempête Ciarán, une brique est tombée de l'édifice, provoquant la fermeture de la rue des Récollets durant plusieurs jours[54].
Le couvent des Récollets. En 1598, la communauté fut installée sur l'emplacement de l'ancien béguinage de Cantimpré. Les bâtiments actuels sont construits au cours du XVIIIe siècle. En 1798, les religieux sont expulsés et les bâtiments sont occupés par les Dames du Sacré-Cœur en 1822 puis par les Servantes du Saint-Sacrement en 1880[55]. En 1894, la ville de Binche vend une partie du couvent à une religieuse d'Angers. En 1976, l'église devient paroissiale et l'ancien couvent devient une maison de repos[53].
L'église Sainte-Elisabeth dite des Récollets avant l'incendie de 2022.L'ancien prieuré de Prisches[51]. Le domaine de Prisches était une prévôté qui dépendait de l'abbaye Sainte-Rictude de Marchienne au Moyen Âge. Le château est composé d'une cour et d'un jardin clôturé par une muraille[56].
L'église du Sacré-Cœur : construite en 1931 par l'architecte Pire[57], elle se situe sur l'avenue de Burlet.
L'ancien refuge de l'abbaye de Bonne-Espérance[51]. Reconstruit au début du XVIe siècle et transformé en musée archéologique dans les années 50 et abandonné par manque de gestion et c'est dans les années 80 qu'on entreprit une étude archéologique complète de ce monument et suivie de sa restauration[58].
La chapelle Sainte-Anne de Battignies : érigée par l'abbé de Marchiennes-en-Ostrevent, Jean de Jonquoy[51]. Construite aux XVIe et XVIIe siècles en style néo-gothique, c'est un petit édifice composé d'une nef rectangulaire et d'un chevet à trois pans et surmonté d'un clocheton. À l'intérieur de la chapelle, des œuvres d'art sont conservées : une statue de sainte Anne trinitaire en chêne polychromé contemporaine, un Christ gothique en bronze doré ainsi que deux têtes d'angelots en chêne de style Renaissance datant du premier tiers du XVIIe siècle[59].
La chapelle Saint-André[61]. Aussi appelée chapelle du Vieux cimetière, datant du XVIe et XVIIe siècles[62].L'hôtel de ville avec son beffroi.La Justice de Paix, bâtie au début du XXe siècle.
L'hôtel de ville : construit au XIVe siècle[63], le rez-de-chaussée accueillit une boucherie communale[64]. Il est restauré entre 1896 et 1899[64], puis en 2023. L'hôtel de ville est classé le [65].
Le théâtre communal. Érigé en 1933-34 selon les plans de l'architecte Saintenoy[66], il remplace l'ancien vaux-hall érigé sous la période hollandaise, le théâtre fut transformé en 1990 et inauguré en 1997[67].
Le Centre de la Dentelle : association fondée en 1989 et possédant un magasin et lieu d'expositions (« Le Fuseau ») sur la Grand Place, ainsi qu'un atelier de confection dans la rue Saint-Moustier.
La justice de paix : bâtie en 1902 par l'architecte Paul Saintenoy en style néo-gothique[68]’[69], et se situe dans l'avenue Charles Deliège. Monument classé le [69].
L'hôtel des postes : construit en 1895 par l'architecte Janlet[70]’[69]. La rue Carlo Mahy, située à côté, a été dégagée vers 1909, passant du statut de ruelle à celui de route résidentielle.
Le château de Bois-le-Comte à Buvrinnes construit en 1883 dans un style renaissance flamande et agrandi en 1910.
L'ancien hôpital Saints-Pierre-et-Paul. Vaste complexe datant des XVIIIe et XIXe siècles qui s'articule autour d'un portail classique du XVIIIe siècle qui fut une maison de retraite, abrite aujourd'hui les services administratifs de la ville de Binche et une bibliothèque[72]. Le bâtiment est classé le [73].
Le Kursaal, ancien cinéma reconverti en salle polyvalente. Des évènements et spectacles y sont organisés.
Le monument au Gille : sculpture de Gille installée à l'entrée du parc en 1952[74], est l'œuvre du sculpteur Robert Delnest[74].
La statue du Paysan, rue de Bruxelles.
La statue du Marin, place Pont-Martine.
Le monument au Gille à l'entrée du parc.La statue du Tamboureur, rue de la Pépinière.
La statue du Musicien, avenue Charles Deliège près de l'ancienne église du Saint-Sacrément (Récollets).
La statue du Pierrot, rue Saint-Paul.
La statue du Joueur de viole, rue Georges Dehavay.
La statue de l'Arlequin dans la cour du musée du Carnaval.
La fontaine de l'Indépendance de la Belgique avec plusieurs statues dues à Aloïs De Beule. Inaugurée en 1932[75], elle est située au centre du square Derbaix.
Les statues d'Arnould de Binche, Marguerite d'York, Baudouin le Bâtisseur et de Yolande de Gueldre, personnages qui ont jalonné l'histoire de la ville[76]. Situées sur des colonnes sur le square Derbaix.
Le théâtre communal.Le Musée international du Carnaval et du Masque : situé dans l'ancien bâtiment de l'athénée royal (auparavant collège des Augustins), datant de 1738. Une plaque commémorant l'ancien bourgmestre Charles Deliège (1901-1970) figure à l'entrée du musée.
Musée gallo-romain et site archéologique de Waudrez.
Centre de la Dentelle et des Métiers d’Art de Binche fondé en 1989.
Théâtre communal de Binche.
Les bibliothèque communales de Binche et de Péronnes-lez-Binche.
La gare de Binche attire de nombreux réalisateurs de films et de documentaires par son impressionnante architecture néogothique ainsi que par son auvent style XIXe siècle sur le quai arrière.
The Missing (série télévisée) à plusieurs reprises dans la première saison comme la gare de la ville française fictionnelle de « Châlons-du-Bois » en 2014 ;
Le carnaval de Binche est sans doute le plus célèbre de Belgique[78],[79]. Chaque année, il attire de plus en plus de visiteurs étrangers, notamment grâce à sa reconnaissance, en 2003, par l'UNESCO comme faisant partie du patrimoine mondial en tant que chef-d'œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité.
Tous les Mardis gras, près d'un millier de Gilles arborant des habits chamarrés et des masques de cire envahissent la petite cité du Hainaut. Leur nom viendrait du prénom espagnol « Gil », très courant au XVIe siècle, lorsque l'Espagne occupait les Pays-Bas. Les Binchois se seraient alors inspirés à la fois des conquistadors et des costumes des Incas pour créer la tenue des personnages de leur carnaval.
Vue du carnaval de Binche.
Gilles au croisement des rues de la Pépinière et du Moulin Blanc dans le quartier de Battignies.
Collège Notre-Dame de Bonsecours (sections primaire et secondaire), institut du Sacré-Cœur (sections maternelle et primaire), institut Provincial Charles Deliège (secondaire professionnel) et Athénée royal de Binche (sections maternelle, primaire et secondaire).
Le Groupe Wanty, société belge familiale spécialisée dans les travaux d'infrastructure (voirie, déconstruction, génie civil, terrassement, promotion immobilière, ouvrages d'art, etc.) a son siège social à Péronnes-lez-Binche. Le groupe Wanty est composé de 20 sociétés liées et de cinq sociétés affiliées établies principalement en Belgique et emploie environ 1500 travailleurs en Belgique et à l'étranger. Depuis 2013, le Groupe Wanty s'est fait connaître du grand public au niveau national et international en sponsorisant une équipe professionnelle de cyclisme sur route qui fait partie de l'UCI WorldTeam depuis 2021.
La brasserie « La Binchoise ».
La brasserie La Binchoise est une brasserie artisanale fondée à Binche au XIXe siècle et située dans une ancienne malterie au Faubourg Saint-Paul. En 1995, la brasserie lance la Bière des Ours qui décroche la médaille d'or aux World Beer Championships à Chicago. À la suite de ce succès, la production, relativement confidentielle jusque dans les années 1980, a fortement augmenté à la fin des années 1990. La brasserie La Binchoise exporte désormais ses bières artisanales vers de très nombreux pays et la production dépasse à présent les 3500 hectolitres. En 2001, Bruno Deghorain, Jean Fadel, Gabriel Smet et Christophe Wanty (du Groupe Wanty) s’associent pour créer la S.A. La Binchoise. Depuis 2002, Bruno Deghorain est le maître brasseur chargé de la production de la bière[83],[84]. Les bières sont fabriquées selon une méthode traditionnelle à partir d’eau, de malts, de houblons et d’un mélange d’aromates. Une taverne et un musée de la brasserie sont rattachés à la structure principale de la brasserie dans la malterie du Faubourg Saint-Paul[85].
La ville possède des maisons de repos et de soins : Les Récollets, maison de repos et de soins[86], rue de Merbes, Résidence de la Princesse (SPRL Nouvelle Résidence de la Fontaine)[87], rue de la Princesse et Résidence Jeanne Mertens[88], rue du Moulin Blanc.
Plusieurs lignes de bus passent par Binche ; toutes sont exploitées par le TEC Hainaut.
N°
Terminus
Jours de service
Remarques
E44
Épinois - Mons
Lu Ma Me Je Ve
Ligne express : desserte uniquement en semaine scolaire (trois fois le matin et trois fois le soir), nombre limité d'arrêts, desserte du P.A.E. de Bray-Péronnes.
21
Binche - Estinnes
Lu Ma Me Je Ve
Desserte uniquement en semaine scolaire, quatre fois par jour (le matin et le soir) dans chaque direction.
22
Binche - Mons
Lu Ma Me Je Ve Sa Di
Cadencée en moyenne à la demi-heure en semaine, et à l'heure les week-ends et jours fériés ; une variante dessert l'HELHa en semaine scolaire.
34/
Binche - Givry/Mons
Lu Ma Me Je Ve Sa
Cadence irrégulière en semaine, et une fois par jour les week-ends et jours fériés ; certains passages sont prolongés jusqu'à Mons.
Cadencée à l'heure la semaine, toutes les deux heures les week-ends et jours fériés ; elle dessert d'abord la commune de Morlanwelz avant de passer par Binche.
133
Idem au niveau de la cadence ; emprunte l'itinéraire du 132 en sens inverse.
136
La Louvière - Anderlues
Cadencée à la demi-heure en semaine scolaire, à l'heure en semaine non-scolaire, et toutes les deux heures les week-ends et jours fériés ; une variante dessert la cité Nazareth, à La Hestre, toutes les heures en semaine scolaire. Il s'agit de la seule ligne desservant la localité de Ressaix.
Le parc est entouré par les remparts de Binche. Le tour du chemin de ronde au sommet des remparts offre une vue sur la campagne environnante. En haut des remparts, on peut d'observer les vestiges du palais de Marie de Hongrie. Le site a connu un vaste programme de fouilles archéologiques et est classé depuis 1936. On y trouve également la chapelle Saint-André datant du XVIe siècle et du XVIIe siècle, édifice en briques et moellons de grès.
Le site du Chênoû, aussi connu comme le « marais de Buvrinnes » qui couvre 2.5 hectares, est localisé à Buvrinnes à l'est de Binche. Il s'agit d'une zone humide entourée de prairies. Le site est alimenté par plusieurs sources et est traversé par la Samme (ou Princesse). La réserve englobe une friche humide et divers habitats propres aux zones humides. Le marais est également peuplé de vénérables saules et aulnes. On y observe différentes espèces d'oiseau protégées. Parmi les oiseaux de passage et/ou hivernants, on note la présence de la bécassine des marais du le busard des roseaux et le râle d'eau[91].
Une réserve naturelle domaniale y a été créée en 2019 par convention entre les Cercles des Naturalistes de Belgique et la Commune de Binche[91]. La réserve est classée zone Natura 2000 par la Région wallonne.
Piscine communale de Binche, rue de la Coopérative, terrain de minifoot et basket, rue de la Coopérative, centre sportif, rue de l'Industrie à Ressaix, hall omnisports de Binche (DBM), rue du Moulin Blanc et stade Aimé Vachaudez, rue du Cœur Dolent.
Binche connait un grand nombre d'associations, elles font partie intégrante de la vie de la ville. Bon nombre d'associations n'existent plus actuellement mais portent avec elles une partie de l'histoire locale.
L'A.D.F. (association pour la défense du folklore) la jeune garde libérale, la royale jeunesse catholique, la jeunesse socialiste, l'A.D.L. (association de défense du Lundi Gras), Les Chics types, Les Ladies.
↑Jean Germain, Guide des gentilés : les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française, (lire en ligne).
↑ abcd et eThéophile Lejeune, Histoire de la ville de Binche, Binche, V. Winance-Nachtergaele, (lire en ligne)
↑Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 1 : Communes wallonnes A-L, Bruxelles, Dexia, , p. 174
↑Charles-Joseph Voisin, vicaire général à Tournai, « La Danse Macabre et la fleur de la mort à la chapelle du cimetière de Binche », Bulletin des Commissions royales d'art et d'archéologie, t. VIII, , p. 246-254 (lire en ligne)