Abbaye de Maredsous

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Maredsous.

Abbaye de Maredsous
Image illustrative de l’article Abbaye de Maredsous
Présentation
Culte catholique
Type Prieuré en 1872
Abbaye en 1878
Rattachement Ordre de Saint-Benoît
Début de la construction 1872
Fin des travaux 1892
Style dominant Néogothique
Site web www.maredsous.be/index.php?id=16&L=2Voir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Département Drapeau de la province de Namur Province de Namur
Ville Anhée
Coordonnées 50° 18′ 08″ nord, 4° 46′ 00″ est

Géolocalisation sur la carte : Province de Namur

(Voir situation sur carte : Province de Namur)
Abbaye de Maredsous

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Abbaye de Maredsous

L'abbaye de Maredsous est un monastère bénédictin situé à Maredsous, dans la commune de Anhée, en province de Namur (Belgique). Elle fut fondée sous la forme d'un prieuré le par l'abbaye de Beuron, avec l'appui financier de la famille Desclée, qui fit don des terres, paya les plans et la construction des bâtiments dessinés par l'architecte Jean-Baptiste Bethune.

En 1878, le prieuré de Maredsous est élevé au rang d'abbaye par le pape Léon XIII et fait alors partie de la Congrégation de Beuron. L'abbaye est ensuite affiliée à la congrégation de l'Annonciation au sein de la confédération bénédictine, à partir de 1920. C'est par bref pontifical de Pie XI daté du que l'église abbatiale a accédé au titre de basilique mineure.

Si le fromage de Maredsous est bien produit dans la fromagerie du monastère même, la bière dénommée bière de Maredsous n'est pas brassée au monastère, l’abbaye en ayant confié la production et la commercialisation à la brasserie Duvel Moortgat situé à Puurs.

Repères chronologiques[modifier | modifier le code]

Supérieurs et abbés de Maredsous[modifier | modifier le code]

  • 1872-1874 : Jean Blessing, Supérieur
  • 1874-1876 : Placide Wolter, Prieur
  • 1877-1878 : Gérard van Caloen, Prieur
  • 1878-1890 : Placide Wolter, Abbé
  • 1890-1909 : Hildebrand de Hemptinne, Abbé
  • 1909-1923 : Bhx Columba Marmion, Abbé (Béatifié par Jean-Paul II le 3 septembre 2000)
  • 1923-1950 : Célestin Golenvaux, Abbé
  • 1950-1968 : Godefroid Dayez, Abbé
  • 1968-1969 : Olivier du Roy, Prieur
  • 1969-1972 : Olivier du Roy, Abbé
  • 1972-1978 : Nicolas Dayez, Prieur
  • 1978-2002 : Nicolas Dayez, Abbé
  • 2002-présent : Bernard Lorent, Abbé

Aspects artistiques et culturels[modifier | modifier le code]

Œuvres photographiques oniroscopistes[modifier | modifier le code]

Circle-icons-scissors.svg Cette section est trop longue. Elle pourrait gagner à être raccourcie ou répartie en plusieurs sous-sections.
Il est également possible que sa longueur crée un déséquilibre dans l'article, au point d'en compromettre la neutralité en accordant à un aspect du sujet une importance disproportionnée.
2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (décembre 2018)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

L'abbaye expose en permanence et détient comme bien patrimonial " La Cène en 13 actes " de San Damon. La particularité de cette œuvre et la seule au monde, certifiée par la Vatican, à comprendre 13 tableaux-photographiques de chacun de des apôtres et ce avec leurs points de vue. La symbolisme et l'interprétation de la tragédie se joue là, tant sur la forme que sur le fond. La Cène, le dernier repas du Christ est abordé ici de manière inattendue, en effet, si ce tableau, ou sa représentation, a souvent été traité et bien avant De Vinci, il ne l’a jamais été en prenant comme axes de point de vue ceux des apôtres et l’évolution presque en temps réel de leurs réactions, une conscience et une intuition de chacune des personnes prises au vif. Cette traduction historique de cet acte primordial dans l’histoire de l’humanité réunit ici, sans nul doute parce que les personnages sont de notre époque, une symbolique toute particulière. Le temps n’est plus en suspens comme il l’est dans les autres œuvres traitant de ce sujet, mais au contraire il s’écoule au fur et à mesure que l’on l’observe.Les deux doubles triptyques qui accompagnent la Cène centrale permettent de rentrer de plain-pied dans l’instant, dans les minutes qui s’écoulent après que Jésus a dit à ses disciples conviés ces mots : « En vérité je vous le dis, l’un de vous me trahira ». Écoutez la 9e (mouvement scherzo) de Beethoven et fixez la Cène de San Damon,vous y verrez le foisonnement des arbres, le frémissement des feuilles, les personnages de bronze débordés par leurs instincts et cette table de convives mise et ornée de victuailles chanceler sous le drame qui s’ourdit.Et pourtant une sorte de plaisir qui va au-delà nous emporte, celui d’en découvrir les secrets, la réjouissance d’en savoir davantage. Tous d’abord prenons le cadrage du décor de la Cène, tableau central.Elle semble hors du temps, son espace et son lieu n’en déterminent rien.Certes, il y a l’indication de l’habillement des personnages, mais il ne saute pas aux yeux directement car on est absorbé par autre chose….l’abondance de la végétation, dense et épaisse.Mais notre attention est aussi retenue par une serre légèrement montante en arrière-plan des personnages, elle structure ce qui va se jouer sous nos yeux.Au premier plan, une très longue table à la nappe tombante vient presque de ses plis heurter l’herbe.Le Christ reste calme comme s’il attendait, ou plus encore, observait la réaction de ses disciples. Le décor est exubérant, la flore inonde de partout et pourtant les personnages sont là, charismatiques;dans la tragédie, il y a d’abord l’humain et ses multiples faiblesses. Le recul vis-à-vis de l’œuvre dans son ensemble est désormais indispensable, prendre le temps de tout estimer.Ensuite, il est bon de s’approcher du premier acte du double triptyque. Acte I : On a le point de vue de Barthélémy,devrais-je dire, on est Barthélémy, l’apôtre debout à l’extrême gauche de la table.Il est la raison, celui qui veut savoir qui est le traître, l’axe prend l’ensemble de la tablée et les premiers sentiments se font sentir. Le second est celui de la crainte, Jacques le mineur connaît le contexte de l’autorité et appréhende la réaction de celle-ci, on aperçoit déjà un changement qui traverse les visages. André se présente comme étant l’innocence, il veut immédiatement faire savoir qu’il n’y est pour rien, ses mains en évidence, il marque ce fait, les regards se croisent et se questionnent. Vient Judas,il dissimule une bourse, que San Damon dans son œuvre montre peu, il faut chercher entre les personnages, entre les objets étalés sur la table.

Judas arbore un visage que la liturgie connaît bien, son léger sourire en dit long sur ces heures qui ont précédé ce dernier souper, il semble être le seul à ne pas vraiment s’indigner, à ce moment précis on ressent explicitement qu’il ne sait pas qu’il se suicidera le lendemain. Et puis il y a Pierre, Pierre qui en messe basse tient, à l’oreille de Jean, à donner son avis, sans qu’il ne soit trop entendu, ou peut-être à réconforter.Il est la prudence. Arrive Jean ou Marie-Madeleine,obscure ici aussi.Quoi qu’il en soit, le personnage semble triste, résigné, écoutant les paroles de Pierre. On est au centre de la table, la puissance du Christ est incontestable, la majesté est en lui, il attend son sort, serein, sachant que ce qu’il va apporter à ceux qui croient en lui les mettra hors de portée de toutes tragédies, il va pour eux subir le pire.Son visage est de nacre, déterminé, prêt à braver les offenses.

À cet instant San Damon fait entrer en scène un treizième personnage, Mathias, qui après que Judas se sera pendu le lendemain de ce repas, le remplace, et surtout sera le seul apôtre à assister à la crucifixion de Jésus de Nazareth. Mathias se penche à l’oreille du Christ, on peut penser qu’il l’assure de son soutien, qu’il cherche, si le doute demeure encore, à savoir qui est le traître. Et pour cause, c’est à partir de ce septième tableau que les autres axes sont pris depuis son point de vue, plus intimistes, proches de la confidence. Les émotions évoluent et le trouble s’installe sur les visages au fur et à mesure que l’on avance entre les disciples. Mathias se tourne d’abord sur sa droite, les regards ont encore changé, trois visages sont en gros plan. Thomas l’incrédule, qui s’avance, l’index accusateur contre un tel propos, il est celui qui met en doute, qui demande des preuves de ce qu’il vient d’entendre. Jacques le majeur, assis juste à côté de Jésus, semble vouloir le retenir. Il est celui qui croit cela possible, il veut qu’on laisse parler le Christ, il veut en savoir davantage. Debout derrière eux, Philippe, qui refuse que l’on puisse penser qu’il est le traître. Matthias se tourne sur sa droite et regarde comme en plan rapproché les visages des six premiers apôtres. Certains d’entre eux sont déjà flous, comme exclus du débat. Peut-être la conséquence implicite que le félon y soit. Ensuite et jusqu’aux derniers des tableaux, Mathias s’immisce entre les disciples, les axes peu communs sont davantage sujets à mieux saisir les sentiments de chacun d’entre eux. Mathieu, qui clame : « Entendez-vous cela ? », révolté qu’un traître soit parmi eux. Simon : « Je ne comprends pas qu’une telle chose soit envisageable ». Thaddée discute, semble prendre conseil auprès de Simon. Le déséquilibre conscient nous fait mettre en raison les différents caractères des témoins de ce dernier repas. Et il est indiscutable que sont ici représentés les différents aspects et contradictions de l’être humain.

Aspects patrimoniaux[modifier | modifier le code]

L'abbaye a été construite entre 1872 et 1881 par l'architecte Jean de Béthune en style néo-gothique. Quelques bâtiments, depuis lors, ont été adjoints aux premiers : école abbatiale (1881), école des métiers d'art (1903), bibliothèque (1947) et centre d'accueil (1948). L'abbaye est intégrée dans la société contemporaine, ayant organisé son économie en fonction des exigences du sacré et des besoins de la communauté. C'est à la fois un centre d'enseignement et un centre d'artisanat d'art et d'édition[1].

Éléments architecturaux et artistiques[modifier | modifier le code]

L'ensemble a été édifiée au moyen de matériaux d'origine locale. Il est axé sur une basilique que signalent deux tours de 54 m de haut et dont le vaisseau, long de 76 m et large de 28 m, est éclairé par des vitraux réalisés, pour la plupart, par le maître-verrier Colpaert. On y remarque un grand Christ en chêne du sculpteur Williame, une statue de saint Benoît en bois sculptée du XVIIe siècle, de grandes peintures murales, de belles grilles en fer forgé — œuvre des moines — et le maître-autel avec ciborium[1].

Index des artistes[modifier | modifier le code]

Liste chronologique des artistes ayant travaillé à l'abbaye de Maredsous, ou dont une œuvre s'y trouve.

Aspects culturels[modifier | modifier le code]

Si le fromage de Maredsous est bien produit dans la fromagerie du monastère même, la bière dénommée bière de Maredsous n'est pas brassée au monastère, l’abbaye en ayant confié la production et la commercialisation à la brasserie Duvel Moortgat situé à Puurs[2].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Avec plus de 400 000 visiteurs par an, l'abbaye est l'une des cinq attractions touristiques les plus fréquentées de Wallonie[3].

Le chemin menant à l'abbaye est propice au pèlerinage, aux randonnées ou aux rallyes. Le Centre d'accueil Saint Joseph comprend une restaurant, une pleine de jeux, une boulangerie, un magasin de souvenirs et des visites guidées. De plus, un service d'hôtellerie accueille toute personne pour de cours séjours. NB: en transports en commun, l'accès s'effectue y accèdent depuis la gare de Namur par le bus 21.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Joseph Delmelle, Abbayes et béguinages de Belgique, Rossel Édition, Bruxelles, 1973, p. 63 et 64.
  2. Site officiel de la brasserie Duvel Moortgat
  3. Environnement.wallonie.be

Pour compléter[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Misonne, En parcourant l'histoire de Maredsous, Édition de Maredsous et "Les amis de la bibliothèque de Maredsous", 2005

Liens externes[modifier | modifier le code]