Jean-Claude Marcourt

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Jean-Claude Marcourt
Jean-Claude Marcourt en février 2014.
Jean-Claude Marcourt en février 2014.
Fonctions
Vice-Président du Gouvernement wallon

Ministre de l’Économie, de l’Industrie, de l’Innovation et du Numérique
Vice-Président du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et des Médias
En fonction depuis le
Gouvernement Magnette I
Législature 6e législature de la Région wallonne et de la Communauté Française
Vice-Président du Gouvernement Wallon
Ministre de l'Économie, des P.M.E., du Commerce extérieur et des Technologies nouvelles
Vice-Président du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Ministre de l'Enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles
En fonction depuis le
Législature 5e législature de la wallonne et de la Communauté Française
Prédécesseur Marie-Dominique Simonet
Ministre wallon de l’Économie, de l’Emploi, du Commerce extérieur et du Patrimoine
Gouvernement Demotte I
Législature 4e législature wallonne
Prédécesseur Michel Daerden (Patrimoine)
Successeur Paul Furlan (Patrimoine)
André Antoine (Emploi)
Ministre wallon de l’Économie, de l’Emploi et du Commerce extérieur
Gouvernement Di Rupo II
Législature 4e législature wallonne
Prédécesseur Marie-Dominique Simonet (Relations extérieures)
Ministre wallon de l’Économie et de l’Emploi
Gouvernement Van Cauwenberghe II
Législature 4e législature wallonne
Prédécesseur Serge Kubla (Économie, P.M.E.)
Marie Arena (Emploi)
Biographie
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Awans, Province de Liège
(Belgique)
Nationalité Belge
Parti politique Parti socialiste Logo du Parti socialiste belge.png
Conjoint Monique Marcourt-Defrene[1]
Diplômé de Université de Liège

Jean-Claude Marcourt

Jean-Claude Marcourt, né à Awans (Province de Liège) le , est un homme politique socialiste wallon (PS belge).

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir effectué ses études secondaires au collège Saint-Barthélémy à Liège, il fréquente un certain nombre de militants socialistes et alternatifs et adhère au mouvement wallon qui conduit à la régionalisation provisoire.

Licencié en droit de l’Université de Liège (1979), il exerce la profession d’avocat et rejoint un premier cabinet ministériel, celui de Willy Claes, en 1988 en tant qu’expert pour la sidérurgie. Il entame, dès 1992, un long parcours de chef de cabinet des ministres Guy Mathot (1992-1994), Bernard Anselme (1994-1995), Jean-Claude Van Cauwenberghe (1995-1997), Elio Di Rupo (1998-1999) et Laurette Onkelinx (1999-2004), au sein de gouvernements de la Région wallonne, de la Communauté française et de l’État fédéral.

À la suite des élections régionales et européennes de juin 2004, il devient ministre de l’Économie et de l’Emploi de la Région wallonne dans un gouvernement présidé par Jean-Claude Van Cauwenberghe. Il lance et pilote alors le plan Marshall, se charge de redéployer l’économie wallonne avec, notamment, la création de pôles de compétitivité. En octobre 2005, quand Elio Di Rupo succède à Jean-Claude Van Cauwenberghe, il reçoit la compétence du Commerce extérieur. En 2007, il devient, en sus, ministre du Patrimoine.

Depuis le 4 décembre 2006, il est également conseiller communal de la ville de Liège.

Jean-Claude Marcourt fait partie en 2008 du groupe des 18 responsables politiques chargés de négocier la prochaine réforme de l’État sous la houlette d’Yves Leterme.

Aux élections du 7 juin 2009, il emmène la liste PS pour le Parlement européen qui, premier parti, remporte trois sièges sur les huit du collège francophone. À titre personnel, il récolte 155 409 voix de préférence. Appelé à rempiler au poste de ministre, il ne siègera toutefois pas à Strasbourg.

Il est en effet nommé Vice-Président des Gouvernements de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles à la tête, d’un côté, de l’Économie, des PME, du Commerce extérieur et des Technologies nouvelles et, de l’autre, de l’Enseignement supérieur.

En 2010, pendant la plus longue crise politique que connut la Belgique (541 jours sans gouvernement fédéral entre Leterme II et Di Rupo), il coprésida avec Jan Jambon un groupe dit de haut niveau chargé de plancher sur la réforme de la loi de financement.

À l’automne 2011, il lance Creative Wallonia, programme-cadre destiné à placer l’économie wallonne sous le double signe de l’innovation et de la créativité. Creative Wallonia vaudra à la Wallonie d’être, aux côtés de la Toscane, labellisé « district créatif européen » par la Commission européenne. En octobre 2012, aux élections communales, il pousse la liste socialiste à Liège. Il réalise le deuxième meilleur score derrière le bourgmestre, tête de liste. Aux lendemains des élections, il devient chef de groupe au conseil communal.

En 2012 également, il lance le programme NEXT, axe transversal et multi sectoriel de politique industrielle en Wallonie. En juin 2013, via ce programme, la Wallonie est la première région au monde à conclure un partenariat avec la Fondation Ellen MacArthur, pionnière de l’économie circulaire.

Au cours de cette législature, il initie « Reverse Metallurgy », qui réunit différents partenaires industriels et académiques wallons dans le but de permettre le développement de techniques capables de récupérer les matériaux rares au départ de matériaux recyclés. Par ailleurs, à la Fédération Wallonie-Bruxelles, Jean-Claude Marcourt pilote la réforme du paysage de l’enseignement supérieur. En janvier 2014, l’ARES, Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur, est mise sur pied.

Aux élections du 25 mai 2014, il emmène la liste PS pour le Parlement wallon à Liège. Il récolte plus de 38.000 voix de préférences, faisant de lui le premier élu de l'arrondissement de Liège.

Le 22 juillet 2014, il est reconduit à la vice-présidence des Gouvernements de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, à la tête, en Wallonie, de l'Économie, de l'Industrie, de l'Innovation et du Numérique, ainsi que de l'économie sociale et du commerce extérieur, et en Fédération Wallonie-Bruxelles, de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et des Médias.

Les réformes de la législature 2014-2019[modifier | modifier le code]

Plan Marshall 4.0[modifier | modifier le code]

Le 29 mai 2015, le Gouvernement Magnette lance le Plan Marshall 4.0 qui poursuit le travail entamé depuis 2006 grâce aux deux premiers plans. Ce plan de 2.4 milliards d’euros renforce les actions en faveur d’un cadre propice à la création d’activités et d’emplois, consolide l’attention prioritaire à la formation, à la recherche et à sa valorisation, poursuit les efforts en matière de mobilisation du territoire à des fins de dynamisation du tissu économique et concentre son action de soutien à la transition énergétique. La dimension numérique est intégrée et a pour ambition de placer la Wallonie en pointe dans le cadre de la quatrième révolution industrielle. Une attention particulière est également portée à l’économie circulaire[2].

Plan numérique[modifier | modifier le code]

En février 2015, le Ministre Jean-Claude Marcourt met en place le Conseil du numérique, avec pour mission de structurer la réflexion sur la stratégie du numérique en Wallonie. Ce plan en cours de conception a pour ambition de placer la Wallonie dans le peloton de tête des régions digitalisées qui comptent sur la carte du monde[3].

VERDIR[modifier | modifier le code]

En mai 2014, le Gouvernement wallon décide d’octroyer un financement de 2 millions d’euros au projet VERDIR (Valorisation de l’Environnement par la Réhabilitation Durable et l’Innovation Responsable) par le biais de Be.fin, filiale de la SRIW, spécialisée dans l’économie de la fonctionnalité. VERDIR est un projet global interdisciplinaire et intégrateur porté par l’Université de Liège pour contribuer au déploiement social, culturel et économique de la région liégeoise. Il repose sur une nouvelle conception d’appropriation de zones industrielles, qui allie les pratiques d’agriculture urbaine et de production de biomasse à haute valeur ajoutée et la création de nouveaux modèles économiques fondés sur l’économie circulaire ou à tout le moins l’économie systémique, les circuits courts, les processus de co-intelligence et de co-working et l’innovation sociale, source d’économie sociale[4].

Réforme de la recherche[modifier | modifier le code]

En avril 2015, le Ministre Marcourt décide d’octroyer 330 millions d’euros au renforcement de l’efficacité et de la simplification des aides à la recherche qui se spécialisent davantage.

Cette une réforme du paysage de la recherche vise l’excellence, la simplification et l’efficience des aides octroyées à l’ensemble des acteurs.

Les grands axes stratégiques sont renforcés autour des domaines porteurs que sont l’aérospatial, l’agro-industrie, les sciences du vivant, le génie mécanique, la logistique et la chimie verte, correspondant au plan d’action des 6 pôles de compétitivité.

De grands axes transversaux (le numérique, l’économie circulaire et la créativité) sont également concernés.

Le lien de la Recherche avec l’Industrie est ainsi clairement confirmé afin de densifier le tissu industriel de la Wallonie dans des domaines porteurs de croissance et vecteurs d’emplois durables[5].

Coopératives[modifier | modifier le code]

En juin 2015, le Ministre décide de doper les coopératives en Wallonie : Brasero. La volonté est d’apporter un soutien aux coopératives afin de relocaliser l’économie, mobiliser l’épargne citoyenne, impliquer les citoyens dans ces projets et les encourager à en devenir de véritables acteurs. Cette mesure de soutien est fondée sur un principe simple : 1 euro investi par les coopérateurs est doublé par les pouvoirs publics.

Paysage 2.0[modifier | modifier le code]

Le décret définissant le paysage de l'enseignement supérieur et l'organisation académique des études a été promulgué le 13 novembre 2013. Il regroupe les établissements d’enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles en 5 pôles académiques (Hainaut, Liège-Luxembourg, Namur, Louvain, Bruxelles) afin de renforcer les synergies et les collaborations entre les institutions d’une même zone géographique.

Par ailleurs, l’Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur (ARES) a été créé afin de piloter et d’assurer la cohérence de l’Enseignement Supérieur.

Le décret crée également une nouvelle organisation des études sur base de la modularisation des cursus et harmonise les structures, la législation et les critères d’évaluation.

La mise en œuvre concrète du décret Paysage lors de l’année académique 2014-2015 a permis d’identifier les dispositions qu’il convenait de clarifier, de compléter ou d’ajouter afin d’optimaliser le fonctionnement de l’enseignement supérieur. Ce décret paysage 2.0 constitue l’aboutissement d’un travail de concertation avec les différents acteurs de l’enseignement supérieur et s’inscrit dans une démarche participative.

Décret filtre médecine et dentisterie[modifier | modifier le code]

Suite à une stricte interprétation d’un arrêté fédéral, l’attribution des numéros INAMI aux étudiants de médecine et de dentisterie était menacée. Maggie De Block, Ministre fédérale de la Santé, s’est engagée à délivrer les numéros INAMI pour tous les étudiants d’ores et déjà engagés et en contrepartie le Ministre Marcourt s’est engagé à organiser un concours en fin de première année. Le décret introduisant un filtre à la fin de la première année d’étude en médecine et dentisterie a été adopté le 8 juillet 2015. Il permet à l’étudiant de se familiariser avec les premières matières médicales, il maintient des aides à la réussite et les possibilités de réorientation, autant d’outils supplémentaires au service de l’étudiant.

Liste des mandats politiques exercés[modifier | modifier le code]

  • 2004-2009 : Ministre de l’Économie et de l’Emploi de la Région wallonne
  • Octobre 2005 : Il reçoit la compétence du Commerce extérieur.
  • 2007 : Il reçoit la compétence du Patrimoine.
  • Depuis 2006 : Conseiller communal de la ville de Liège.
  • 2009-2014 : Vice-Président des Gouvernements de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ministre de l’Économie, des PME, du Commerce extérieur des Technologies nouvelles et de l’Enseignement supérieur.
  • Depuis 2014 : Vice-Président des Gouvernements de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ministre de l'Économie, de l'Industrie, de l'Innovation, du Numérique, de l'Économie sociale, du Commerce extérieur, de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et des Médias.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Directrice générale de l'Université de Liège
  2. « Le gouvernement wallon adopte le Plan Marshall 4.0 », sur Digital Wallonia,‎ 2015 (consulté le 16 septembre 2015).
  3. « Plateforme pour la Wallonie numérique », sur Digital Wallonia,‎ 2015 (consulté le 12 décembre 2015).
  4. « VERDIR », sur GRE Liège,‎ 2014 (consulté le 2 septembre 2015).
  5. « La recherche en Wallonie, une nouvelle stratégie d’excellence orientée développement industriel », sur Jean-Claude Marcourt,‎ 2015 (consulté le 20 avril 2015).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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