Pierre de taille

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Appareillage en pierre de taille entourant la porte du minaret de la Grande Mosquée de Kairouan, à Kairouan, en Tunisie.

De la pierre de taille est de la pierre dont toutes les faces sont dressées, c'est-à-dire taillées pour obtenir des plans plus ou moins parfaits. Les joints du parement (face visible du bloc) sont alors rectilignes, l'appareil (arrangement de la maçonnerie) est polygonal. Les moellons n'ont pas la même forme ajustée. D'après Jean-Marie Pérouse de Montclos, la pierre de taille est « une pierre aux pans soigneusement dressés et aux arêtes vives, dont la mise en œuvre donne une maçonnerie à joints fins et réguliers »[1].

La hauteur de l'assise (rang de pierres de même hauteur) va distinguer (voir appareil) :

  • le « grand appareil » (plus de 35 cm de haut) ;
  • le « moyen appareil » (entre 35 et 20 cm) ;
  • le « petit appareil » (moins de 20 cm).

La pierre de taille doit être :

  • résiliente : une pierre trop longtemps exposée aux intempéries sur toutes ses faces, ou chargée sur ses arêtes, perd sa résistance aux chocs ;
  • non gélive : une pierre poreuse ou micro-fissurée est gélive.

Le plus souvent extraite dans des carrières spécifiques, la pierre de taille, calcaire ou grès de construction, était l'un des principaux matériaux utilisés pour l'édification des cathédrales. Plus que leur résistance à l'écrasement, c'était dans ce cas la finesse du grain et la facilité à être travaillée qui était privilégiée dans le choix des batisseurs.

On y trouve souvent dans les renseignements immobiliers, l'abréviation « PdT » pour signifier un immeuble Pierre de Taille.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pérouse de Montclos, L'architecture à la française: du milieu du XVe siècle à la fin du XVIIIe siècle, éd. Picard, 2001, p. 90

Articles connexes[modifier | modifier le code]