Philippe (roi des Belges)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Philippe de Belgique (1837-1905) et Philippe.

Philippe
Illustration.
Le roi Philippe, le 21 juillet 2018.
Titre
Roi des Belges
En fonction depuis le
(6 ans, 3 mois et 26 jours)
Premier ministre Elio Di Rupo
Charles Michel
Sophie Wilmès
Prédécesseur Albert II
Prince héritier de Belgique

(19 ans, 11 mois et 12 jours)
Monarque Albert II
Prédécesseur Albert,
prince de Liège
Successeur Élisabeth,
duchesse de Brabant
Biographie
Titre complet Voir Titulature
Dynastie maison de Belgique
Nom de naissance Philippe Léopold Louis
Marie de Belgique
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Laeken (Belgique)
Nationalité Belge
Père Albert II
Mère Paola Ruffo di Calabria
Conjoint Mathilde d'Udekem d'Acoz
Enfants Élisabeth de Belgique,
duchesse de Brabant
Gabriel de Belgique
Emmanuel de Belgique
Éléonore de Belgique
Héritier Élisabeth (depuis 2013)
Religion catholicisme
Résidence palais royal de Bruxelles
château de Laeken

Signature de Philippe

Philippe (roi des Belges) Philippe (roi des Belges)
Rois des Belges

Philippe (Filip en néerlandais, Philippe en allemand), né le au château du Belvédère à Bruxelles[1], est, depuis le , le septième roi des Belges. Fils aîné du roi Albert II et de la reine Paola, il devient roi en prêtant serment le 21 juillet 2013 à 12 h 12, devant les chambres réunies, en néerlandais, français et allemand, après l'abdication de son père selon l'annonce faite par ce dernier le [2],[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le au château du Belvédère, le prince Philippe est baptisé un mois plus tard, le en l'église Saint-Jacques-sur-Coudenberg de Bruxelles[4]. Son parrain est son grand-père paternel le roi Léopold III, sa marraine est sa grand-mère maternelle, la princesse italienne Luisa Ruffo di Calabria[5]. Son prénom rend hommage à son trisaïeul, Philippe de Belgique, comte de Flandre, frère du roi Léopold II[6].

Formation[modifier | modifier le code]

Le prince Philippe effectue en français ses études primaires et ses trois premières années secondaires au collège Saint-Michel d'Etterbeek. Il est ensuite interne pendant ses trois dernières années d'humanité en néerlandais à l'abbaye de Zevenkerken à Sint-Andries, Bruges[1].

De 1978 à 1981, le prince Philippe suit des cours à l'école royale militaire de Bruxelles avec la 118e Promotion Toutes Armes[7]. Nommé sous-lieutenant en 1980, le prince reçoit ses ailes de pilote de chasse des mains du roi Baudouin le [7]. Après la force aérienne, il rejoint la force terrestre à l'École du régiment Para-Commando[7].

Après sa formation militaire, il séjourne deux mois au Trinity College de l'université d'Oxford et poursuit ses études à partir de à la Graduate School de l'université Stanford en Californie. Le , il y obtient le diplôme de master of Arts en sciences politiques[8]. À partir de , il reçoit une dotation publique pour pouvoir s'entourer de ses propres conseillers en plus de ceux de son père ou de son oncle. Elle s'élève à 14 millions de francs belges par an[9].

Il est promu lieutenant-général et vice-amiral, en 2010[10].

Prince héritier[modifier | modifier le code]

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Le prince Philippe, en 2008.

À la suite du décès du roi Baudouin le et de l'accession au trône de son père le suivant, Philippe devient prince héritier et reçoit le titre de duc de Brabant[11]. Il succède à son père à la présidence d'honneur de l'office belge du commerce extérieur (OBCE). À la suite de la régionalisation partielle du commerce extérieur et la disparition de l'OBCE, le prince Philippe est nommé président d'honneur de la nouvelle agence pour le commerce extérieur, le [12]. Comme le veut la coutume, le prince héritier prête serment le comme sénateur de droit[8] et y est rejoint quelques années plus tard par sa sœur, la princesse Astrid et son frère, le prince Laurent. Chaque année, il préside plusieurs missions économiques de plusieurs jours à l'étranger. La présence du fils du roi à la tête d'une délégation facilite la signature de contrats et donne une couverture médiatique plus importante pour les entreprises belges, en premier lieu dans les pays visités[13]. En Belgique même, il visite des usines ou des sociétés, rencontre des patrons et s'intéresse aux projets économiques du gouvernement.

D' à , le prince Philippe assume la présidence du Conseil national du développement durable, qui avait vu le jour à la suite de la conférence de Rio. Lorsqu'en 1997, cette institution s'est transformée en conseil fédéral du développement durable, il en accepta la présidence d'honneur[14]. En , il présida avec le premier ministre Guy Verhofstadt la délégation belge au sommet des Nations unies sur le développement durable à Johannesbourg en Afrique du Sud[14].

Le , il lance le fonds prince Philippe, qui a pour mission de contribuer à entretenir un dialogue permanent entre les trois communautés de Belgique. Il vise à favoriser des échanges, des rencontres et un dialogue entre des groupes de citoyens (principalement des écoles), afin de stimuler une plus grande reconnaissance mutuelle dans le respect de la spécificité et de la culture de chacun[15]. Le fonds Prince Philippe connaît beaucoup de succès.

Il a épousé le , Mathilde d'Udekem d'Acoz, devenue princesse de Belgique et duchesse de Brabant par son mariage. Après leur mariage, le duc et la duchesse ont accompli la tradition des Joyeuses Entrées dans les chefs-lieux des provinces du pays.

Le couple vit au château de Laeken et a quatre enfants[8] :

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Depuis 2000, le prince Philippe accorde son haut patronage à l'ONG Plan International Belgique. En 2002, il a reçu le titre de docteur honoris causa de la Katholieke Universiteit Leuven. Le prince est aussi le président d'honneur de la Fondation polaire internationale, de l'Amicale nationale Para-Commando et de Bio, une société belge d'investissement pour les pays en voie de développement.

En 2004, Philippe (âgé de 44 ans) réussit ses examens pratiques de pilote d'hélicoptère à la base aérienne de Brustem à bord de son propre appareil, un Robinson R44 rouge immatriculé OO-PFB. Parmi ses autres passions : l'astronomie, les sciences et la philosophie.

Le prince Philippe et la princesse Mathilde acceptent de participer à l'émission diffusée le par la chaîne de télévision VTM dans le cadre du « Levenslijn », une opération en faveur de la sécurité routière pour les enfants. Le prince a fait une promenade à vélo avec des adolescents, la princesse a rencontré des personnes hospitalisées à cause d’un accident de voiture et le couple a ensuite répondu aux questions de VTM.

Accession au trône[modifier | modifier le code]

Le couple royal lors de l'avènement du roi Philippe, le 21 juillet 2013.

Des rumeurs couraient régulièrement sur l'éventuelle abdication du roi Albert II et l'accession du prince Philippe sur le trône de Belgique. Dans son édition du , le journal Le Soir évoque même une abdication le , et par la même occasion l'accession au trône du duc de Brabant.

Le , lors d'une allocution radiotélévisée[2],[3], le roi Albert II s'adresse à la population et annonce sa décision d'abdiquer le , à la suite de quoi Philippe lui succédera comme roi des Belges en prêtant serment devant les Chambres réunies.

Le , Albert II abdique et Philippe devient le septième roi des Belges.

Règne[modifier | modifier le code]

Un sondage réalisé un mois après son arrivée sur le trône annonce que deux Belges sur trois ont une perception positive du nouveau souverain[20], avec une popularité en forte hausse, y compris en Flandre[21].

Maison du roi[modifier | modifier le code]

Le roi dispose du droit absolu de choisir librement ses proches collaborateurs pour sa Maison, attachée à la Cour belge[22].

Chef de cabinet[modifier | modifier le code]

Chef de la Maison militaire[modifier | modifier le code]

Armoiries royales[modifier | modifier le code]

Les armoiries royales ont été modifiées par l'arrêté royal du , paru au Moniteur belge du (2e édition). La modification principale consiste en l'ajout, sur l'épaule du lion d'or, d'un écusson burelé d'or et de sable de dix pièces, au crancelin de sinople, brochant en bande sur le tout. Cet écusson saxon, qui avait été adopté en 1425 par les Wettin comme symbole de leur dignité électorale, figurait dans le blason royal de Belgique jusqu'après la Première guerre mondiale. Aucun texte n'avait expressément confirmé cet abandon de l'écusson saxon mais il ne figurait plus depuis lors dans les armoiries royales. L'arrêté royal du rétablit ainsi une longue tradition en rétablissant l'écusson saxon dans les armoiries royales.

De plus, la devise du royaume L'union fait la force y figure désormais dans les 2 autres langues nationales.

Par ailleurs, le même arrêté royal prévoit que le roi ou la reine qui a abdiqué porte ces mêmes armes mais chargées d'un lambel à trois pendants de gueules.

Titulature[modifier | modifier le code]

  • -  : Son Altesse royale Philippe, prince de Belgique (naissance) ;
  • -  : Son Altesse royale le duc de Brabant[25], prince de Belgique ;
  • depuis le  : Sa Majesté le roi des Belges.

Fonctions officielles[modifier | modifier le code]

  • Chef des Forces armées belges
  • Depuis 1993 : président d’honneur de l'Agence pour le commerce extérieur (avant le  : Office belge du commerce extérieur)
  • Du au  : sénateur de droit
  • Depuis 1997 : président d’honneur du Conseil fédéral du développement durable
  • En 1998 : création du Fonds Prince Philippe, au sein de la Fondation Roi Baudouin
  • Depuis 2003 : président d'honneur de la Société belge d'Investissement pour les pays en développement (BIO)
  • En 2004 : président d'honneur du Chapitre européen, Club de Rome et président d'honneur de l'International Polar Foundation

Décorations et distinctions[modifier | modifier le code]

Honneurs belges[modifier | modifier le code]

  • Ordre de Léopold (fondé le )
    • Grand cordon : 1990–2013, décrété par son oncle, le roi Baudouin[26].
    • Grand maître : depuis 2013.

Honneurs étrangers[modifier | modifier le code]

autres

Autres distinctions[modifier | modifier le code]

Ascendance[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

Les portraits officiels des souverains ont été réalisés par Marie-Jo Lafontaine et Marina Cox et dévoilés dès le . Ils sont destinés aux bâtiments officiels[30].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Christian Laporte, « Philippe, un Roi et un homme en pleine maturité », sur La Libre.be, (consulté le 11 décembre 2015)
  2. a et b « Le Roi Albert abdique », sur RTBF (consulté le 3 juillet 2013)
  3. a et b « Discours radiotélévisé du Roi », sur Site de la Monarchie belge.
  4. J.M., « Le baptême en l'église royale... », sur DH.be, (consulté le 11 décembre 2015)
  5. « Prince Philippe : la ligne du temps d'une vie passée devant les caméras », sur RTBF.be, (consulté le 11 décembre 2015).
  6. Damien Bilteryst, Philippe Comte de Flandre, Frère de Léopold II, Bruxelles, 2014, p.8
  7. a b et c Stéphane Étienne, « Philippe, le prince méconnu », Histoire d'un règne : Baudouin, no 10,‎ , p. 42-45
  8. a b et c « Le Roi », sur Site de la Monarchie belge (consulté le 31 mai 2016)
  9. Martin Buxant et Steven Samyn, Belgique, un roi sans pays, Plon, , 124 p. p. (ISBN 225921505X, lire en ligne)
  10. « Abdication du roi Albert II : la vie du prince Philippe, futur roi des Belges, en images », sur L'Avenir.net, (consulté le 11 décembre 2015)
  11. « Le prince Philippe passe au rang de quinquagénaire », sur RTBF.be, (consulté le 11 décembre 2015)
  12. « Président d'honneur - Sa Majesté le Roi », sur Site de l'Agence pour le commerce extérieur (consulté le 11 décembre 2015)
  13. Frédéric Brebant, « Astrid à la tête des missions économiques : oui, mais pour quoi faire ? », sur Trends Tendances.be, (consulté le 11 décembre 2015)
  14. a et b Élodie Fontaine, « Le CV du Prince Philippe », sur Références, (consulté le 11 décembre 2015)
  15. Christian Laporte, « Un Fonds Prince Philippe pour un meilleur métissage belge », sur Le Soir, (consulté le 11 décembre 2015)
  16. Christian Laporte, « Elisabeth est née », sur Le Soir, (consulté le 11 décembre 2015)
  17. Christian Laporte ; Frédéric Soumois ; Rudolph Marton, « Le fils du prince Philippe et de la princesse Mathilde est né mercredi à l'hôpital universitaire Erasme Gabriel, ce « grand et fort gaillard » », sur Le Soir, (consulté le 11 décembre 2015)
  18. A.d.L., « Un petit prince pour Philippe et Mathilde », sur Le Soir, (consulté le 11 décembre 2015)
  19. « Les photos de la petite Eléonore », sur La Libre.be, (consulté le 11 décembre 2015)
  20. http://www.lalibre.be/actu/belgique/la-popularite-du-roi-philippe-prend-son-envol-522854e03570e50954e4c1c8
  21. http://www.levif.be/info/levif-blog/le-midi-du-vif/le-roi-philippe-a-la-conquete-de-la-flandre/opinie-4000392499023.htm
  22. « Le roi choisit seul les dignitaires de sa maison, sans intervention politique. [...] Même si la nomination des dignitaires de sa maison constitue un acte du roi, ce qui en vertu du principe de l'irresponsabilité constitutionnelle du roi justifierait qu'elle soit contresignée par un ministre, tant la doctrine que les usages constitutionnels préservent au contraire le roi de toute intervention politique, fût-elle formelle, dans la nomination comme dans la révocation de ses collaborateurs. Le bien-fondé et le respect de cette règle ont encore été rappelés par le premier ministre Guy Verhofstadt, interpellé en 1999 à ce sujet au parlement suite à une allusion contraire d'un membre du gouvernement fédéral. », cf. Pierre-Yves Monette, Métier de Roi : Famille, Entourage, Pouvoir, de A à Z, Bruxelles, Alice Éditions, , 256 p. (ISBN 2-930182-51-2), p. 21, 53.
  23. Agence Belga, « Le général Jef Van den Put Officier dans l'Ordre de la Légion d'honneur », sur RTBF, (consulté le 2 novembre 2019)
  24. a et b « Agenda - Maison Militaire du Roi », sur Monarchie.be, (consulté le 2 novembre 2019)
  25. Le titre de duc de Brabant est le titre décerné automatiquement au fils aîné (depuis 1840) ou à la fille aînée (depuis 2001) du roi. Philippe ne porte plus le titre de duc de Brabant depuis le 21 juillet 2013. C'est maintenant Élisabeth, l'aînée de ses enfants, qui porte le titre de duchesse de Brabant.
  26. De monarchie in België, Pierre Wyvekens, 1992, Brussel, Inbel.
  27. https://www.parlement-wallonie.be/visite-de-s-m-le-roi
  28. [1]
  29. Le roi des Belges Philippe a été fait citoyen d'honneur de la ville de Séoul. Front de l'information, 26.03.2018
  30. J. LGG., « Les portraits officiels de Philippe et Mathilde », sur La Libre.be, (consulté le 11 décembre 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fernand Colleye, Philippe de Belgique, éditions Vander, 1992.
  • Fernand Colleye, Philippe et Mathilde : princes de l'an 2000, éditions Vander, 2000.
  • Barend Leyts, Brigitte Balfoort et Mark Van den Wijngaert, Philippe, prince héritier, éditions Luc Pire, 2008.