Bernard van Orley

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Bernard van Orley
Albrecht Dürer - Bernard von Reesen - Gemäldegalerie Alte Meister Dresden.jpg

Anonyme (portrait présumé de Bernard van Orley) par Albrecht Dürer

Naissance
Décès
Activité

Bernard van Orley, Barend van Orley, Bernaert van Orley ou encore Barend van Brussel est un peintre de la Renaissance né à Bruxelles vers 1488 et mort à Bruxelles le 6 janvier 1541.

Peintre de sujets religieux et de portraits, auteur de cartons de tapisseries et de vitraux, il fait partie des peintres qui dans le nord de l'Europe de l'ouest marqueront le passage du gothique à la renaissance.

On trouve sa vie dans Les Effigies des peintres célèbres des Pays-Bas de Dominique Lampson.

Biographie[modifier | modifier le code]

Joris van Zelle
1519, Bruxelles

Sa famille, installée à Bruxelles, est originaire du Luxembourg et descend des Seigneurs d'Ourle (ou d'Orley). Ils ont émigré dans le Duché du Brabant où est né son père Valentin van Orley (v. 1466-1532). Valentin, enfant illégitime, n'a pas hérité des titres de noblesse de son père. Il a eu quatre fils artistes : Bernard van Orley, Philipp (c.1491-1566) (dessinateur de cartons de tapisserie) ; Everard (né après 1491), peintre et Gomar, peintre (actif vers 1533).

Bernard van Orley, a probablement été formé par son père.

Marguerite d'Autriche
1520, Anvers

En 1512, il épouse Agnes Seghers, et en 1518, il devient peintre à la cour de la gouvernante des Pays-Bas, Marguerite d'Autriche à Bruxelles.

Entre 1515 et 1519, les cartons de Raphaël ont été expédiés à Bruxelles et nombre des œuvres de Bernard van Orley, témoignent de l'influence du maître italien[1].

Lorsqu'il réalisa en 1519, le portrait de Joris van Zelle, il habitait comme lui, place saint-Géry, au coin de la rue de la Digue. Ils appartenaient tous les deux à la chambre de rhétorique De Corenbloem[2].

En 1520, Philippe Haneton, premier secrétaire du Grand Conseil de Charles Quint, lui commande un Triptyque pour être placé au-dessus de la tombe familiale dans l'église Sainte-Gudule à Bruxelles. Van Orley, qui fut ausi un célèbre décorateur, reprend la même composition, élargie par la présence d'un paysage et du tombeau, dans une tapisserie conservée à National Gallery of Art à Washington[2].

C'est à cette époque qu'il rencontra Dürer qui voyageait aux Pays-Bas[1].

En 1521, il réalise le Triptyque de la vertu de la patience, probablement commandé par Marguerite d'Autriche. Dans cette œuvre maîtresse pour lui, il allie la tradition flamande, les nouveautés de l'art italien et sa propre faculté d'invention. Il le souligne par sa devise Elx syne tyt (chacun de son temps) inscrite sur le pilier à gauche, sur le panneau central[2].

En 1539, peu après la mort d'Agnes Seghers, il épouse Catherina Helluick.

À la fin de sa vie, il travaille intensément à des dessins pour des tapis et des vitraux[1].

Il a été le père de six enfants, dont quatre ont suivi ses traces pour devenir peintres, en particulier : Michael van Orley, Hieronymus I van Orley, peintre (actif vers 1567-1602) et Giles van Orley, peintre (v. 1535-1553).

Hieronymus et Giles ont poursuivit la tradition familiale :

  • Giles van Orley fut le père de Hieronymus II van Orley, peintre et décorateur
  • Hieronymus II van Orley fut quant à lui père de Hieronymus III van Orley, peintre portraitiste, décorateur et graveur (documenté en 1652); Pieter van Orley (1638, mort après 1708), miniaturiste et peintre de paysage ; François van Orley, peintre de tableaux représentant des scènes d'Histoire; Richard I van Orley
  • Pieter van Orley (1638-1708) fut le père de : Richard II van Orley (1663-1732), peintre et graveur ; Jean van Orley (1665-1735), peintre et graveur.
Portrait de Charles Quint, par Bernard van Orley
Piéta (triptyque d'Haneton), par Bernard van Orley
Vierge à l'enfant et Saint Jean Baptiste, Prado

Corpus (en cours)[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Jeanne van Waadenoijen, « Biographies », dans Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti, Paris, Editions Place des Victoires, (ISBN 2-84459-006-3), p. 659
  2. a, b et c Sabine van Sprang, Musée d’Art Ancien : Œuvres choisies, Musées royaux des beaux-arts de Belgique, Bruxelles, (ISBN 90-77013-04-0), p. 64-69
  3. Wolfgang Prohaska, Le Kunsthistorisches Museum de Vienne : Peinture, C.H. Beck/Scala Books, (ISBN 3 406 47459 4), p. 62
  4. autre exemple
  5. Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti : La Peinture à Florence, Editions Place des Victoires, (ISBN 2-84459-006-3), p. 303

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Wauters, Bernard van Orley, sa famille et ses œuvres, Bruxelles 1893
  • C. Terlinden, A. J. Bernet Kempers, M. Crick-Kuntziger et J. Lavalleye, Bernard van Orley. 1488-1541, Bruxelles, Dessart, 1943.
  • L. van Puyvelde, 'La Renaissance flamande de Bosch à Breughel, Bruxelles, 1971, p. 169-172.
  • M.J. Friedländer, E.N.P., VIII, 1972.
  • La Cathédrale Saint-Michel. Trésors d'art et d'histoire, cat. exp. cath. St-Michel, Bruxelles, 1975, p. 85, 113-124.
  • J.D. Farmer, Bernard van Orley of Brussels, (thèse Princeton Univ., 1981) Ann Arbor, 1983.
  • D. De Vos, P. Vanden Bussche et H. Vanden Borre, De restauratie van het Passiedrieluik van Barend van Orley in de O.L.V.-kerk te Brugge, in Jb. Brugge Sted. Mus., 1983-1984, p. 106-134.
  • B. Joos, De wandtapijten met de geschiedenis van Jakob. Een verborgen signatuur van Bernart van Orley, in Bull. M.R.A.H., 56, 2, 1985, p. 61-73.
  • S. Schneebalg-Perelman, Les Chasses de Maximilien: réponse au compte rendu de Guy Delmarcel, in Rev. B.A.H.A., LV, 1986, p. 126-133.
  • M.W. Ainsworth, Bernart van Orley as a designer of tapestry, (thèse Princeton Univ., 1982) Ann Arbor, 1986.
  • N. Dacos, Autour de Bernard van Orley. Peeter de Kempeneer et son compagnon, in Rev. de l'Art, 75, 1987, p. 17-28.
  • J. Bialostocki, Quelques portraits dissimulés dans les tableaux de Barend van Orley, in Bull. M.R.B.A.B., 1-3, 1985-1988, p. 87-96.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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