Dyslexie

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Dyslexie

Classification et ressources externes

CIM-10 R48.0
CIM-9 315.02
OMIM 127700
DiseasesDB 4016
MeSH D004410
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On parle de dyslexie pour distinguer le trouble de la lecture en général et plus récemment un trouble spécifique de l'apprentissage de la lecture qui tend à être rapporté à une cause physiologique. (Peinture d'Eduard Geselschap)

Dyslexie signifie trouble de la lecture et renvoie à diverses acceptions et sous-ensembles mais le plus couramment employé est celui d'un trouble spécifique de l'apprentissage (abrégé TSA[1]).

Définir précisément la dyslexie reste un sujet de controverse (voir le paragraphe définition). Elle peut aussi bien être définie scolairement par la difficulté de lecture relativement à la moyenne[INSERM_2007 1], que médicalement (voir ce paragraphe) comme un trouble spécifique qui exclut les causes sensitives (problème de vue ou d'audition) ou les causes contextuelles (sociales, psychologiques) pour mettre en évidence un trouble neurologique spécifique, parfois supposé inné.

Le diagnostic à proprement parler se fait selon cette deuxième définition d'ordre médical, selon les critères précis des classements de référence que sont la classification internationale des maladies (CIM) et le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM) (voir paragraphe diagnostic).

La compréhension des mécanismes en cause dans la, ou les dyslexies, a beaucoup évolué grâce à l'imagerie cérébrale qui a mis en évidence des corrélations avec l'utilisation de différentes aires cérébrales à la lecture, notamment moindre de celles impliquées dans le langage, mais aussi accrue d'autres aires (voir paragraphe mécanismes).

Enfin la prise en charge peut prendre différents aspects en fonction de la spécificité de chaque cas qui doit être évalué par un bilan pluridisciplinaire (voir le paragraphe prise en charge). Quelle que soit l'acceptation de la notion de dyslexie les solutions envisagées doivent être adaptées et ne se limitent pas au cas particulier envisagé d'« une organisation cérébrale différente, qui existe donc "dès la naissance" »[2], comme le défend par exemple l’association dyslexie suisse romande.

Présentation contextuelle[modifier | modifier le code]

La dyslexie fait partie des troubles spécifiques durable de l’acquisition communément appelés "dys": la dysphasie (du langage oral), la dyscalculie (du calcul) et la dyspraxie (du développement des coordinations et praxies)[3].

Nature du handicap[modifier | modifier le code]

La dyslexie est reconnue handicap par l'OMS en 1993, mais cela ne définit pas une déficience individuelle car l'OMS avait depuis les années 1980 développé une approche environnementale du handicap. Contrairement à l'approche médicale du handicap qui prévaut jusque dans les années 1970 et qui désigne une déficience de l'individu, l'approche environnementale est définie ainsi :

« Le handicap est fonction des rapports des personnes handicapées avec leur environnement. Il surgit lorsque ces personnes rencontrent des obstacles culturels, matériels ou sociaux qui sont à la portée de leurs concitoyens. Le handicap réside donc dans la perte ou la limitation des possibilités de participer, sur un pied d'égalité avec les autres individus, à la vie de la communauté (1982). »

Le dyslexique est ainsi reconnu handicapé par un rapport plus difficile au langage qui le défavorise, mais sans présomption de cause. Il peut s'agir d'une défaillance physiologique aussi bien que d'un décalage fonctionnel, un mode de fonctionnement alternatif qui ne serrait défavorable à l'individu que par l'effet du contexte culturel prédominant.

Définitions[modifier | modifier le code]

Cette difficulté d'apprentissage de la lecture est relative à la scolarité, voire à l'éducation et la pédagogie, mais en tant que trouble spécifique de l'individu elle se rapporte aussi à la psychologie et la médecine qui la répertorient et la définissent dans leurs classements : CIM, DSM… Si « la cause exacte de la dyslexie n’est pas encore connue » on dépiste néanmoins un trouble dont « l’origine est neurologique et la cause génétique »[4] car certains chercheurs affirment l’existence d'une origine biologique[5] même si des doutes sont émis[6], certains allant jusqu'à affirmer que la dyslexie comme trouble cognitif spécifique n'existe pas[7].

Les doutes subsistent d'autant plus que les critères de définition, d'inclusion où d'exclusion restent discutés. Si on parle de 8 à 12 % de la population mondiale touché selon l'OMS, le rapport d'expertise de l'INSERM en 2007 indique que la prévalence du trouble ne fait pas l'objet de consensus car « les critères peuvent varier d’un auteur à l’autre et les seuils également[INSERM_2007 2] ». « Si le choix se porte sur 1 écart-type, dans une distribution normale on trouve 16 % d’individus sous le seuil. Si on choisit 2 écarts-types (comme proposé par la classification internationale CIM-10), on n’en trouve plus que 2,5 %[INSERM_2007 3]. »

En France on estime néanmoins que « Les élèves qui présentent des difficultés de lecture et d'orthographe dues à un trouble de la reconnaissance des mots, appelés dyslexiques et dysorthographiques, sont estimés à environ 5 à 8% de la population scolarisée. » Mais on précise bien ensuite qu'« il est important de distinguer parmi les enfants faibles lecteurs ceux qui présentent de simples difficultés de lecture (retard simple) et ceux dont les faibles compétences en lecture résultent d'un trouble cognitif (les enfants dyslexiques)[8]. »


Évolution des critères[modifier | modifier le code]

La dyslexie est difficile à définir précisément, néanmoins on observe une activation différente des aires cérébrales chez des enfants dyslexiques qui activent moins les aires du langages du cerveau gauche (comme l'aire de Broca ici représenté) mais aussi plus d'autres aires comme leurs symétrique dans le cerveau droit.

L'histoire du trouble attribue la première description à l’ophtalmologiste Allemand Oswald Berkhan en 1881 et la dénomination à Rudolf Berlin en 1887 mais sa formalisation date seulement de 1991 quand l'Organisation mondiale de la santé reconnaît la spécificité d'un trouble du développement des acquisitions scolaires et le classe parmi les handicaps[9].

Entre temps, en 1929 le neurologue Samuel T. Orton distingue des dyslexies acquises à la suite d'une lésion cérébrale chez des personnes qui lisaient tout à fait normalement avant cette atteinte du système nerveux central, appelé aussi alexie ce cas neurologique est alors distingué des autres dyslexies liée à l'apprentissage et dites développementales.

Décris par Pringle et Morgan dès 1896 ce trouble de l'apprentissage est d'abord non exclusif et inclue toutes les causes comme le précise encore Krik en 1963[10] mais à la recherche d'une singularité spécifique on distingue « un ensemble de difficultés des apprentissages qui ne peuvent être attribuées ni à un retard intellectuel, ni à un handicap physique, ni à des conditions adverses de l’environnement. »[INSERM_2007 4].

Cette spécificité dont l'attribution à la génétique est très débattue trouve néanmoins un écho physiologique observable en Imagerie cérébrale depuis les années 1990. Par exemple par IRM fonctionnelle « l’activité cérébrale de 144 enfants, dyslexiques et témoins, réalisant des tâches liées à la lecture. Les enfants témoins activent des aires précises du cortex gauche, ainsi qu’une zone frontale impliquée dans le langage, là aussi à gauche. Les dyslexiques « compensent » la moindre activité de ces zones en utilisant des régions plus ou moins symétriques de l’hémisphère droit, et s’appuient beaucoup plus sur les aires frontales des deux côtés[11]. »

Génétique ou pas, cause ou effet, toujours est-il qu'une spécificité fonctionnelle, neurologique, cognitive, qui touche certains enfants et pas d'autres à tendance à définir la dyslexie, mais cette redéfinition ne satisfait pas certains intervenant qui craignent que l'on perde de vue le rôle des facteurs environnementaux dont l'influence est elle aussi mise en évidence.

Le rôle du contexte[modifier | modifier le code]

Les facteurs environnementaux qui ont une forte corrélation avec la dyslexie sont notamment l’origine sociale et l’environnement linguistique[INSERM_2007 5].

L'environnement linguistique désigne notamment la langue parlée, car les langues plus transparentes sont moins handicapantes. Ainsi, les enfants dyslexiques qui doivent maîtriser des langues transparentes comme l'italien ou l'espagnol lisent le plus souvent sans erreur ; leur trouble se manifeste essentiellement par une lenteur de lecture. Au contraire, les erreurs de lecture (déformation des mots, décodage partiel) sont fréquentes dans les langues plus opaques comme l'anglais ou le français. Dans ces langues, le trouble affecte à la fois la qualité (exactitude) et le temps de lecture.

On définit ainsi un trouble de l'apprentissage dont les mécanismes seraient internes, physiologique, cognitive, mais qui reste néanmoins sensible à l'environnement. La synthèse du rapport de l'INSERM le précise ainsi :

« Même si la définition de ces troubles dans les classifications exclut une origine culturelle, sociale, économique, pédagogique ou psychologique, cela ne signifie pas pour autant que ces facteurs ne jouent pas un rôle[INSERM_2007 6]. »

Diagnostic[modifier | modifier le code]

L'OMS classe la dyslexie parmi les handicaps et les maladies en général (par le CIM), mais une déficience cognitive directement identifiable sans passer par les effets constatés reste insaisissable par les chercheurs. Alors on propose 3 critères de définitions [INSERM_2007 7] :

  • critère de « discordance » (discrepancy) entre les difficultés à des épreuves liées au trouble en question et les bonnes performances à d’autres épreuves cognitives ;
  • critère d’exclusion : les troubles ne doivent pas avoir comme cause primaire ni un retard global, ni un handicap sensoriel, ni un environnement défavorable (pédagogie inadaptée, niveau socioculturel insuffisant, diversité linguistique), ni troubles mentaux avérés ;
  • le trouble est dû à des facteurs intrinsèques à l’enfant (ce point dérive directement des deux précédents et met l’accent sur l’origine neurobiologique des troubles).

Bilan pluridisciplinaire[modifier | modifier le code]

Diagnostiquer « c'est identifier le trouble, en précisant le caractère spécifique et la sévérité de celui-ci. Le diagnostic pluridisciplinaire s'appuie sur un bilan médical, orthophonique et (neuro) psychologique[12]. »

La Fédération Française des dys précise que « compte-tenu de la difficulté de poser un diagnostic, la composition d’équipes plurielles permet de bénéficier de regards croisés et d’une complémentarité des approches pour considérer l’enfant dans sa globalité »[13].

De son coté l'INPES explique ainsi que « La démarche diagnostique s’appuie sur un bilan complet à la recherche de troubles «dys», mais aussi de troubles auditifs, visuels, etc. Ce bilan sert également à préciser la nature et l’intensité du trouble. Enfin, il va permettre d’élaborer un projet d’accompagnement[14]. »

Le diagnostic de dyslexie suppose donc un bilan pluridisciplinaire (médecin, psychologue, orthophoniste) qui permet d'éliminer d'autres causes possibles des difficultés rencontrées (diagnostic différentiel). Ce bilan vise également à caractériser le degré de sévérité du trouble (associations d'autres types de déficits ou comorbidité) et à cerner le profil cognitif de l'enfant (déficits cognitifs associés ou processus préservés). Ce bilan pluridisciplinaire doit enfin conduire à proposer des réponses adaptées aux besoins de l'enfant en termes d'aménagements scolaires, de prise en charge éducative et de remédiation personnalisée.

Selon les références médicales[modifier | modifier le code]

La dyslexie apparaît dans la classification internationale des maladies (CIM) de l'OMS en 1994, et dans le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM) de l'American Psychiatric Association. Ces approches médicales visent à identifier et à différencier les troubles les uns des autres mais le CIM-10 rend le trouble spécifique de la lecture « prédominant par rapport à tous les autres troubles de l'apprentissage, comme la dyscalculie, tandis que le DSM-IV permet de porter plusieurs diagnostics. »[INSERM_2007 8]

Ainsi les critères exacts sont formulés différemment selon les sources et les dates alors que la dénomination même évolue. La CIM parle de dyslexie et autres troubles de la fonction symbolique[15], et « le DSM 5 utilise le terme de « trouble d’apprentissage » en considérant qu’il appartient à la fois au domaine de l’éducation et de la psychologie. »[1]

Évolutions et critiques[modifier | modifier le code]

Sur le terrain elles sont souvent ignorées et des scientifiques visent à utiliser des critères plus intrinsèques [INSERM_2007 12]. Des critères d'origine neurobiologique ont été ajoutés par certains à leur définition [16] voire héréditaires [17],[18] même si cela est discutable pour d'autres [19].

Le rapport de l'INSERM de 2007 conclut à un certain accord de définition mais des critères et des interprétations variables[INSERM_2007 13], et précise qu'« il existe une grande diversité de théories explicatives de la dyslexie ... due à plusieurs facteurs :

  • il existe sans doute plusieurs causes distinctes de la dyslexie, et donc plus d’une théorie pourrait être correcte, chacune pour un sous-ensemble de la population dyslexique ... ;
  • la présentation clinique de la dyslexie est complexe, incluant de nombreux symptômes.... Chacun de ces symptômes a donné lieu à des spéculations théoriques ;
  • la dyslexie est fréquemment comorbide avec d’autres troubles développementaux ...[INSERM_2007 14] »

Types de dyslexies[modifier | modifier le code]

Différentes formes de dyslexie développementale ont été décrites, elle sont diversement étudiées ou reconnues :

  • la dyslexie visuelle[20] résulterait d'un déficit du système visuel au niveau attentionnel mais il n'y a pas de consensus. Des difficultés de lecture des mots abstraits et des erreurs de type visuelles (omission, substitution etc) sont observées ;
  • la dyslexie par négligence[21] est caractérisée par des difficultés à focaliser son attention souvent sur les lettres finales d'un mot, quel que soit le sens de lecture de la langue ;
  • La dyslexie profonde[INSERM_2007 15] est caractérisée par une difficulté accrue à lire les mots exprimant des notions abstraites. Généralement associée à des déficiences intellectuelles cette distinction n'est généralement pas jugée pertinente ni conforme aux critères de définitions modernes de la dyslexie développementale.
  • la dyslexie phonologique[22] se caractérise par une incapacité à utiliser la voie phonologique. Les mots sont difficilement analysés. Ce qui explique les difficultés à lire et orthographier les pseudo mots ainsi qu'à différencier et mémoriser les sons correspondant aux syllabes ;
  • la dyslexie de surface[23] résulte d'un dysfonctionnement de la voie lexicale. Les mots irréguliers sont lus comme des mots réguliers et sont difficiles à orthographier. Il peut y avoir des erreurs visuelles comme confondre des lettres proches graphiquement « d » et « b » ;
  • la dyslexie mixte[24] résulte d'un dysfonctionnement qui concerne la voie phonologique et la voie lexicale à des degrés différents. Des troubles de la mémoire à court terme lui sont associés avec la présence de troubles du langage.

Mécanismes[modifier | modifier le code]

Des chercheurs ont identifiés des corrélations entre la dyslexie et des mécanismes divers, allants du linguistique au biologique, en passant par tout ce qui intervient entre le langage et son traitement par le cerveau.

S'il n'existe pas de consensus sur ce que pourrait être une éventuelle cause de la dyslexie, il en existe sur l’existence de singularités dans le fonctionnement des dyslexiques observé par l'imagerie cérébrale ainsi que sur la présence de facteurs aggravants identifiés statistiquement.

Cognition du verbale[modifier | modifier le code]

Schéma de correspondance entre des mots anglais écrits (graphème) le son associé aux voyelles (phonème). Comme le français, l'anglais n'est pas une langue transparente donc il n'y à pas de logique globale et réversible ce qui est un facteur aggravant du handicap dyslexique.

Divers travaux neuro-scientifiques récents associent le trouble dyslexique à l'association des systèmes sensoriels visuel et auditif[25]. De ce point de vue la difficulté réside dans la nécessité d'intégrer des données globalement paradoxales lorsqu'elles sont traitées conjointement sur ces deux plans. Par exemple « a + e + u », l'« eau » se prononce « o » ; l'exception détruit la règle globale de correspondance. Si l'identification du signe linguistique renvoie autant au son /a/ qu'à la lettre « a » alors le mot « eau » perturbe cet apprentissage.

Les aires cérébrales verbales du cerveaux, situées à gauche, ont plutôt tendance à indexer chaque nouvelles données indépendamment les unes des autres, elle ne sont donc pas sensibles aux incohérences globales des signes linguistiques. On retrouve bien à l'imagerie cérébrale une moindre activation des parties verbales du cerveau chez les enfants dyslexiques, mais aussi une sur activation d'autres aires, comme leurs symétriques dans le cerveau droit[11].

On observe ainsi un traitement cérébrale non pas moindre mais autre, inapproprié aux singularités linguistiques des langues contenant des paradoxes dans les correspondances visuelle et auditive ce qui rejoint les déductions faites à partir de la linguistique.

Linguistique[modifier | modifier le code]

Le fonctionnement neurologique associé à la dyslexie a un caractère universel, avec un même pourcentage de personne concernées quelle que soit la langue d'origine de l'individu. Par contre le degré de sévérité du trouble de l'apprentissage et le pourcentage de diagnostique de dyslexie est fortement lié à la langue utilisée en fonction de la différence qu'il peut y avoir dans cette langue entre la forme écrite (le graphème) et la forme sonore (le phonème).

Divers travaux ont démontré la moins grande fréquence du diagnostic de dyslexie dans les pays utilisant une « langue transparente » (comme l'italien, l'espagnol, ou encore l'allemand) par rapport à ceux utilisant une « langue opaque » (comme l'anglais)[26].

La langue française occuperait à cet égard une position intermédiaire, liée à une forte opacité dans le sens oral écrit (par exemple prédire l'orthographe d'un mot se terminant par le son « o ») alors que dans l'autre sens (prédire la prononciation d'une forme orthographique), il y a moins de variabilité, donc moins de difficultés (hormis les mots dits irréguliers comme « femme », « monsieur », « fusil », « baptême » …). De tels mots irréguliers sont très rares (voire inexistants) en espagnol, par exemple, alors qu'ils sont très fréquents en anglais, où il existe par ailleurs une grande variabilité, dans l'autre sens, des règles de conversion grapho-phonémiques (par exemple le nombre important de prononciations de la désinence ough, qui, selon le mot dans lequel elle est utilisée, peut se prononcer de quatre ou cinq façons différentes).

En ce qui concerne les langues asiatiques (de type logographique), un dyslexique japonais ("prononçant" des kanji) aurait moins de difficultés à lire qu'un dyslexique français. Car les Kanji sont des signes à valeur sémantique[27] alors que le français est composé de lettres alphabétiques à valeur phonologique et orthographique. Cela se traduit au niveau anatomique par des différences d'activations cérébrales[28].

Quelle que soit la langue parlée, le caractère imaginable d'un mot est un facteur qui peut jouer en faveur des personnes dyslexiques[29]. Un mot qui peut être rattaché à un élément concret sera plus facilement lu qu'un mot qui renvoie à une abstraction, ce qui renvoie encore à la notion de traitement plus globale, ou diffus.

Neurologie[modifier | modifier le code]

Lors du traitement verbale, les lobes pariétaux du cerveaux (représenté ci-dessus) sont relativement moins activés dans le cerveau gauche des dyslexiques mais plus activés dans leurs cerveau droit.

Un fonctionnement neurologique spécifique associé à la dyslexie est mis en évidence[30], ce qui fait dire à certains qu'il y a bien une « biologie de la dyslexie »[n 1], sous entendu un rapport aux mécanismes fonctionnel du corps.

Un lien avec la latéralisation cérébrale a été suspecté de longue date[31] et plus récemment mis en évidence grâce à l'électroencéphalogramme : dans une activité de langage, et par rapport à la norme, les dyslexiques ont de façon quasi systématique une activité réduite du lobe pariétal gauche et une activité plus importante du lobe droit[32].

Un défaut de fonctionnement des aires verbales du cerveau situé dans le cerveau gauche, est donc recherchée chez des dyslexiques. Les travaux de Galaburda et collaborateurs, aux États-Unis, ont été les premiers à mettre l'accent sur une anomalie potentielle de la maturation neuronale de ces aires, plus particulièrement un trouble des étapes précoces de leur maturation que sont la migration neuronale et la croissance axonale[33].

Mais les aires cérébrales négligées par les dyslexiques peuvent aussi être réactivées par la rééducation car le fonctionnement cérébrale peut évoluer, on parle de plasticité neuronale. On à ainsi observé une meilleure activations des aires cérébrale du verbale, comme le cortex tempo-pariétale gauche, après une un processus de remédiation centré sur les processus auditif et l'entraînement au langage orale. Cette amélioration est en corrélation avec l'évolution des capacités relative au langage[34]. Voir également[35].

Le laboratoire de psychologie et neurocognition de Grenoble, en France, (Dr Sylviane Valdois) propose en 2007 d'explorer une « hypothèse complémentaire selon laquelle un bon nombre des dyslexies seraient dues à des troubles d'ordre visuel[36]. » Les personnes qui seraient touchées par cette forme de dyslexie n'auraient pas la faculté d'identifier simultanément le même nombre de lettres que les personnes non atteintes.

Une autre approche consiste à rechercher ces anomalies chez des enfants avant même l'apprentissage de la lecture, en comparant par exemple des enfants génétiquement à risque de dyslexie (par la présence de cas dans leur famille) à ceux n'en possédant pas[37].

Génétique[modifier | modifier le code]

L'implication de la génétique est induite par plusieurs données : 70 % des dyslexiques ont des antécédents familiaux[38] et la dyslexie touche majoritairement des garçons (trois fois plus que de filles)[39].

Plusieurs équipes scientifiques ont affirmé avoir découvert le gène de la dyslexie. Leurs résultats se contredisent puisqu'il s'agit de gènes différents (quatre en 2006)[n 2][réf. incomplète], mais ils convergent puisque ces gènes sont tous impliqués dans un même mécanisme : la migration neuronale, c'est-à-dire la méthode par laquelle les neurones voyagent de leur lieu de naissance à leur position finale dans le cerveau. Elle se déroule pendant le développement de l'embryon. À ce stade, il y aurait un défaut dans la migration des cellules neuronales[40]. La cause serait une inactivation anormale de certains gènes se situant sur le chromosome 6, se traduisant au niveau cellulaire par un regroupement atypique de cellules neuronales dans la région superficielle du lobe temporal et préfrontal gauche. Cela entraînerait des conséquences sur les fonctions du langage.

Un projet de recherche a été lancé en septembre 2006 pour trouver des réponses sur ce sujet. Les participants sont l'INSERM, le CNRS et l'institut Pasteur. Nommé Genedys, il fait partie du projet à l'échelle européenne Neurodys[41].

Orientation[modifier | modifier le code]

Lacune[modifier | modifier le code]

La rotation mentale est un processus qui permet de faire pivoter mentalement l'image d'un objet ou d'une lettre, dans des directions différentes de l'espace[42](bidimentionnel et tridimentionnel). Une défaillance au niveau de ce processus chez les dyslexiques, entraînerait une incapacité à reconnaître une lettre normale d'une lettre en miroir[43]. Ce qui entraînerait des difficultés dans la correspondance graphèmes en phonèmes. Les études actuelles[44] s'intéressent à l'hypothèse d'un déficit cérébelleux qui serait à l'origine d'un déficit dans la rotation mentale.

ou différence[modifier | modifier le code]

L'hypothèse inverse est faite par Ronald Dell Davis, dyslexique lui-même, qui explique une hyper capacité à la circulation mentale dans l'espace, efficace pour les objets mais qui crée de la désorientation relativement aux symboles (dont les mots) qui ne sont pas relatifs à l'espace mais à une subjectivité collective. Cette absence de relativité à l'espace désoriente et donne une impression de « mal de mer » voire des nausées, compensées par le mouvement (se lever, taper du pied, etc.). La cause serait ainsi le traitement du verbale qui renvoie implicitement à sa propre unité[n 3] par d'autres zones cérébrales qui n'indexent pas ainsi, on parle par exemple de pensée visuelle ou du cerveau droit entre autres.

Pour résoudre ce problème Ronald Dell Davis défend avoir une solution particulièrement efficace, utiliser la subjectivité spatiale. Sa méthode consiste à demander au dyslexique de circuler en pensée dans l'espace réel qui l'entoure, comme une caméra extérieure à lui-même, puis de revenir se placer au niveau de sa propre tête. Il recrée ainsi en représentation visuelle la subjectivité implicite des logiques verbales rarement explicitée, mais indispensable pour définir ce qui est juste. Le sens de la lettre, la notion de direction (haut, bas, gauche droite...), de présent ou de passé, et bien d'autres choses qui posent typiquement problème aux dyslexiques, reposent sur ce positionnement qui reste une précision inutile pour la pensée verbale.

Il présente ainsi la dyslexie comme un possible effet secondaire au même titre que l'hyperactivité et les autres « dys- » (dysgraphie, dyscalculie, etc.)[45].

Psychanalyse[modifier | modifier le code]

La psychanalyse (et certaines psychologies cliniques qui s'en inspirent) propose d'autres voies de compréhension liées à l'affect. Françoise Dolto rapporte un exemple de dyslexie acquise collective lors de l'évacuation des jeunes Parisiens, loin de la capitale, avec leurs institutrices. L'explication proposée plus tard par Guy Rosolato ou Gérard Haddad sera une difficulté dans la structuration psychique et en particulier dans les images d'identification parentales. Celle-ci exprimerait un dysfonctionnement entre identité sexuelle, organisation de la personnalité et signifiants symboliques[46].

Selon cette approche, le symbole demanderait, pour être facilement assimilé, d'avoir une construction psychologique proche de celle qui l'a engendré. Il serait lié à une représentation subjective du monde en général, et donc du schéma familial constitutif en particulier. Toutefois, la grande majorité des chercheurs[Qui ?] sont d'accord pour reconnaître que ce type de mécanisme à l'origine de troubles de la lecture est véritablement exceptionnel, et que rien n'indique que la nature de la difficulté observée puisse ressembler à une dyslexie habituelle. Du reste, la récupération brutale, « quasi-miraculeuse » des facultés de lecture lors de troubles psycho-affectifs, les distingue bien d'une « vraie dyslexie » qui ne peut s'améliorer que sous l'effet d'une rééducation souvent longue de plusieurs années.

Prise en charge[modifier | modifier le code]

« Le pronostic est assez bon dans l’ensemble, l’amélioration est souvent incontestable si les troubles ne sont pas trop importants et la dyslexie prise en charge tôt ; les troubles peuvent disparaître[47]. »

Pour certains « la dyslexie est un trouble développemental caractérisé par une organisation cérébrale différente, qui existe donc « dès la naissance » »[48], mais ce qui est à soigner n'est de toute façon pas cette organisation qui ne se guéris pas[49] et qui n'est d'ailleurs pas nécessairement lacunaire à tout point de vue, mais le rapport handicapant à la lecture, qu'il en découle ou pas.

Si ce trouble handicapant est diagnostiqué assez tôt, au alentour de 7 ans avec l'apprentissage scolaire de la lectures, des méthodes adaptés au cas particulier de l'enfant sont mises en places. La prise en charge de la dyslexie se fait par l'orthophoniste, au cœur d'un parcours de soins qui peut inclure la prise en charge de problème sensoriel, moteur, psychologique ou neurologique, le tout en lien avec les enseignants de l'enfant.

Orthophonie[modifier | modifier le code]

Rééducations de type orthophonique est au cœur de la prise en charge de la dyslexie car elle repose sur des principes généraux issus des connaissances scientifiques acquises et validées au cours des dernières années[INSERM_2007 16]. Les caractéristiques principales de la rééducation orthophonique de la dyslexie sont[INSERM_2007 17] :

  • l’entraînement des capacités phonologiques de l’enfant ;
  • la rééducation de la lecture avec des méthodes souvent différentes de celles possibles en classe ;
  • la mise en place de stratégies de compensation pour permettre à l’enfant de contourner les déficits identifiés.

Rééducation et traitement ciblés[modifier | modifier le code]

Le bilan pluridisciplinaire peux permettre d'identifier des causes diverses qui peuvent être à traiter directement, en parallèle à la rééducation orthophonique. Ces traitements ciblés d'une difficulté identifié ne sont donc pas applicable à chaque enfant dyslexique. On trouve ainsi présenté de façon non exhaustive[INSERM_2007 18] :

  • Rééducation auditive : traitement auditif temporel, méthode Tomatis, sémiophonie[50] (ou méthode lexiphone)
  • Rééducation visuelle : occlusion d’un œil, lentilles ou lunettes et transparents teintés, stimulation hémisphérique spécifique, rééducation audiovisuelle non linguistique
  • Rééducations motrices ou proprioceptives : de la motricité et de l’équilibre, des réflexes archaïques, de la proprioception
  • Traitements médicamenteux ou nutritifs : Méthylphénidate, Antihistaminiques, Piracétam, Acides gras polyinsaturés
  • Psychothérapie, par exemple en cas de trouble anxieux.
  • Logiciel adapté au "dys" :( tel que Médialexie...),

La rééducation motrice est souvent cité par les divers biais de la psychomotricité (posture, graphisme), en orthoptie, en ergothérapie (adaptations à l'école, logiciels informatiques de prédictions). Une explication est proposé par la méthode Padovan, s'inspirant des travaux de Rudolph Steiner, qui reprend le développement de l'individu, depuis ses premières acquisitions motrices (marche), pour l'amener vers le langage, puis la pensée. Il est alors question de posturologie[51] (rétine, labyrinthe et vestibule, récepteurs, musculaires, articulaires, capteurs plantaires…) qui informent en permanence le système nerveux central, du degré de contraction musculaire, de la position des différents segments corporels et de la position des objets dans l’environnement. Cet angle permet de proposer différentes approches que certains plébicitent[52], et que d'autre craignent.

En effet une myriade de solutions sont ainsi proposées, et Frank Ramus souligne que « la dyslexie est un vaste marché : beaucoup de « solutions », voire des remèdes miracles, sont vendus aux parents de dyslexiques, aux orthophonistes et aux ophtalmologues […] Tous ces traitements doivent être considérés avec la plus grande prudence. Les traitements et méthodes de rééducation pour la dyslexie devraient idéalement être évalués avec autant de rigueur scientifique que les traitements médicamenteux proposés pour toute maladie. Malheureusement, les traitements non médicamenteux ne nécessitent pas d’autorisation de mise sur le marché. C’est ce vide juridique qui permet la prolifération de méthodes à l’efficacité non prouvée[53]. »

Histoire[modifier | modifier le code]

La première distinction du trouble est faite en Allemagne par Oswald Berkhan en 1881[54][réf. insuffisante]. Cet ophtalmologiste désigne alors des difficultés pour de jeunes garçons face à la lecture et l'écriture en l'absence d'altération des autres capacités. Le terme dyslexie n'a été appliqué à cette identification que 6 ans plus tard par Rudolf Berlin[55].

C'est ensuite un médecin anglais, W. Pringle Morgan, qui publie en 1896 la description d'un trouble spécifique de la lecture dans un article du British Medical Journal intitulé Congenital Word Blindness (La cécité congénitale du mot). Ce sera aussi le titre d'un ouvrage de l'ophtalmologiste James Hinshelwood sur le même sujet paru en 1917 après la publication de nombreux articles autour des années 1900[56].

En 1929, Samuel T. Orton, un neurologue qui étudie principalement les victimes d'accident vasculaire cérébral, découvre le cas d'une perte de la capacité de lire. On connaissait déjà depuis une cinquantaine d'années la perte de la capacité de parler, ou aphasie, décrite par Paul Broca, mais Orton se met à étudier les difficultés liées plus spécifiquement à la lecture, et il découvre un syndrome qui n'est pas lié à des dommages cérébraux. Il la nomme « strephosymbolia », ce qui signifie « signes tordus », et il l'associe à la difficulté d'associer des signes sous leur forme visuelle et sous leur forme parlée. Il précise que ce déficit n'est pas strictement lié à un déficit visuel[57].

Il estime que ce trouble est lié à l'asymétrie cérébrale, et causé par l'échec de l'établissement d'une position dominante (d'un hémisphère sur l'autre)[58]. Il a également fait observer qu'il a majoritairement eu affaire à des gauchers ou des ambidextres (bien que cette prédominance soit difficile à généraliser)[59]. Il fut aussi influencé par les travaux de kinesthésie de Helen Keller et Grace Fernald dans sa recherche d'un moyen d'enseigner la lecture en utilisant à la fois les fonctions cérébrales du « cerveau gauche » et du « cerveau droit »[57]. Orton a ensuite travaillé avec la psychologue Anna Gillingham à l'établissement d'un modèle éducatif approprié, ce qui aboutira aux premières méthodes d'éducation multi-sensorielle[60].

Ces dernières années, les progrès en neurosciences cognitives ont permis d'étudier les bases cérébrales de la dyslexie.

Divers[modifier | modifier le code]

Certains mouvements sectaires considèrent les dyslexiques comme des personnes dotées d'une intelligence et d'une maturité spirituelle supérieures voire de pouvoirs paranormaux. Ils utilisent ainsi les difficultés rencontrées par les enfants pour séduire les parents en présentant leur situation sous un angle favorable. Il convient donc d'aborder ces approches de la dyslexie avec circonspection[61].

Ouvertures[modifier | modifier le code]

Il est clairement établi que la pratique de la lecture, de l'écriture, de la mémorisation, de l'apprentissage des langues, même, change le cerveau de l'enfant comme de l'adulte. Considérant le lien entre dyslexie et neurologie, la plasticité du cerveau humain permet beaucoup d'espoirs pour les dyslexiques. De nombreuses études ont permis d'observer ce phénomène : plus les dyslexiques avancent dans leurs études, plus ils semblent aptes à gérer leurs difficultés. Ce phénomène relève d'un mécanisme neurobiologique général connu sous le terme de plasticité du cerveau.

Enfin, une solution, envisagée par les avant-gardes poétiques dans les œuvres de Lautréamont et Mallarmé[62], consiste à imaginer un autre langage, nouveau dans sa graphie des syllabes. Ces symboles graphiques de sons seraient plus cohérents entre l'empreinte, l'impression mentale laissée par le son et un équivalent de forme pris dans le monde, impliquant la création d'une nouvelle graphie de phonèmes en correspondance son-forme du monde. Cette théorie est un sujet de controverses chez les spécialistes.

Plus pragmatiquement, le livre audio (livre lu par un lecteur et enregistré sur différents supports) peut rendre la lecture moins contraignante pour les dyslexiques.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Publications[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Prenez le cas de l'autisme. L'examen post mortem du cerveau ne montre pas de lésions. Mais l'imagerie révèle des défaillances fonctionnelles au niveau du cortex frontal. Il y a donc bien une biologie de l'autisme. On peut dire la même chose de la dyslexie » dixit le professeur Richard Frackowiak, de la Fondation Ipsen (cité sur Précoces.org).
  2. Le gène DCDC2 du chromosome 6 découvert en 2005 par Jeffrey Gruen, université Yale. Les gènes « DYX1C1 » et « Robol » découverts en 2003 et 2005 ? par une équipe de chercheurs finlandais. [1] (à compléter et à mieux référencer).
  3. Comme l'explique Jill Bolte Taylor qui en a perdu un temps l'usage à la suite d'un AVC touchant l'aire du langage dans voyage au-delà de mon cerveau notamment p. 170-174 (ISBN 978-2-293-01838-5[à vérifier : ISBN invalide])

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Le DSM 5 : Quels nouveaux critères diagnostiques ? Quelles nouvelles implications ?
  2. À partir de quand peut-on déceler la dyslexie ?
  3. http://www.adsr.ch/index.php/fr/la-dyslexie/532-un-parcours-de-soin-structure.html
  4. D'après une clinique d'évaluation du trouble de Montréal La dyslexie : trouble spécifique de la lecture
  5. http://dyslexique.fr/article.php/?sid=73 De l’origine biologique de la dyslexie, 2005, Franck Ramus (autre source au format pdf)
  6. Trouble sur l'origine de la dyslexie,
  7. Fijalkow J., (2000), "Vers une France dyslexique", Les Actes de Lecture, n°69, 35-38
  8. Lecture de mots et dyslexie : approche cognitive d’après le portail Portail national des professionnels de l'éducation du ministère de l'éducation national
  9. Nicole Catheline, Psychopathologie de la scolarité 2e édition, Masson,‎ 2007 (ISBN 978-2-294-70056-9, lire en ligne), p. 67.
  10. (en) KIRK SA. Behavioral diagnosis and remediation of learning disabilities. Proceedings of the Conference on eploration into the problems of the perceptually handicapped child 1963, 1 : 1-23
  11. a et b Trouble sur l'origine de la dyslexie La recherche, 2003 ; renvoyant à une étude de Sally et Bennett Shaywitz de l'université de Yale en 2002
  12. D'après le portail national des professionnels de l'éducation : La dyslexie à l'école Repérer, Dépister, Diagnostiquer
  13. [2]
  14. INPES 2009 Trouble "dys" de l'enfant - Guide de ressources pour les parents
  15. Dyslexie et autres troubles de la fonction symbolique, non classés ailleurs
  16. GALABURDA AM . Developmental dyslexia: A multilevel syndrome. Dyslexia 1999, 5 : 183-191
  17. PENNINGTON BF , GILGER JW . How is dyslexia transmitted? In : Developmental dyslexia. Neural, cognitive and genetic mechanisms. CHASE CH , ROSEN GD , SHERMAN GF (eds). York Press, 1996
  18. LYYTINEN H , AHONEN T , EKLUND K , GUTTORM T , KULJU P , et coll. Early development of children at familial risk for dyslexia-follow-up from birth to school age. Dyslexia 2004, 10 : 146-178
  19. PADGET SY . Lessons from research on dyslexia: Implications for a classification system for learning disabilities. Learn Disability Quaterly 1998, 21 : 167-178
  20. (en) Valdois S, Gérard C, Vaneau P, Dugas M. « Peripheral developmental dyslexia: a visual attentional account? » Cognitive Neuropsychology 1995;12:31-67.
  21. (en) Friedmann N, Nachman-Katz I. « Developmental neglect dyslexia in a Hebrew reading child » Cortex 2004;40:301-13.
  22. (en) Temple CM, Marshall JC. « A case study of developmental phonological dyslexia » British Journal of Psychology 1983;74:517-33.
  23. (en) Boder E. « Developmental dyslexia: a diagnostic approach based on three atypical reading-spelling patterns » Developmental Medicine and Child Neurology 1973;15:663-87.
  24. (en) Brundson RK, Hannan TJ, Nickels L, Colheart M. « Successful treatment of sublexical reading deficits in a child with dyslexia of the mixed type » Neuropsychological Rehabilitation 2002;12:199-229.
  25. (en) Vera Blau et collaborateurs, Brain vol. 133, no 3, mars 2010, p. 868–879.
  26. Par exemple cette étude : La dyslexie dans trois pays européens
  27. Iwata, M., 1984. Kanji versus kana – neuropsychological correlates of the Japanese writing system. Trends in Neurosciences 7, 290–293
  28. (en) Buchweitz A, Mason RA, Hasegawa M, Just MA. « Japanese and English sentence reading comprehension and writing systems: an fMRI study of firstand second language effects on brain activation » Bilingualism-Language and Cognition 2009;12:141–51.
  29. Hayashi, A., et al., Visual imagery while reading concrete and abstract Japanese kanji words: An fMRI study.Neurosci. Res. (2013)
  30. Stanislas Dehaene, Les neurones de la lecture, éditions Odile Jacob. Résumé sur [3].
  31. (en) Orton S. Reading, writing and speech problems in children. Norton, New York, 1937.
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  33. (en) Galaburda AM, Sherman GF, Rosen GD, Aboitiz F, Geschwind N. « Developmental dyslexia: four consecutive patients with cortical anomalies. » Ann Neurol 1985,18:222-33.
  34. (en) Neural deficits in children with dyslexia ameliorated by behavioral remediation: Evidence from functional MRI.
  35. Hoeft et al. 2011, http://www.pnas.org/cgi/doi/10.1073/pnas.1008950108.
  36. http://www2.cnrs.fr/presse/journal/3333.htm
  37. (en) Raschle, N.M. et al. « Structural brain alterations associated with dyslexia predate reading onset » NeuroImage (2010) DOI:10.1016/j.neuroimage.2010.09.055
  38. http://www.esculape.com/fmc/dyslexie.html
  39. http://sante-az.aufeminin.com/w/sante/s220/maladies/dyslexie.html
  40. Gabel LA: Layer I neocortical ectopia: cellular organization and local cortical circuitry. Brain Res 2011, 1381:148-158
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  42. SHEPARD RN. et METZLER J., Mental rotation of three dimensionnal objects, Science, 1971, 171, 701-703
  43. Podzebenko, K., Egan, G.F.,&Watson, J.D.(2002). Widespread dorsal stream activation during a parametric mental rotation task, revealed with functional magnetic resonance imaging. Neuroimage, 15, 547–558
  44. Lachmann, T., Schumacher, B., & Van leeuwen, C. (2009). controlled but independent : Effects of mental rotation and developmental dyslexia in dual task settings. Perception, 38, 1019-1034
  45. Le don d'apprendre, 2004, Ronald Dell Davis (ISBN 978-2-220-05508-4).
  46. G. Rosolato : Éléments de l'interprétation ou G. Haddad : Manger le livre, entre autres peuvent aider à saisir ce lien.
  47. La dyslexie par le site Maladies et troubles psychique
  48. À partir de quand peut-on déceler la dyslexie ?
  49. 2.1 Peut-on guérir de la dyslexie ?  : « Non. La dyslexie est une condition qui perdure tout au long de la vie, même si ses manifestations seront les plus probantes durant les années de scolarité. »
  50. Article : Connaissez-vous la sémiophonie ? par apedys en 2005
  51. l'analyse des troubles des récepteurs périphériques.
  52. le site du Dr Da Silva sur ce sujet.
  53. Franck Ramus, In : Actes des journées de l’Observatoire National de la Lecture, 2005 « Aux origines cognitives, neurobiologiques et génétiques de la dyslexie »
  54. Berkhan O. Neur Zent. 28 1917.
  55. (en) Rudolph Wagner, « Rudolf Berlin: Originator of the term dyslexia », Annals of Dyslexia, vol. 23, no 1,‎ , p. 57-63 (ISSN 0736-9387, DOI 10.1007/BF02653841, lire en ligne).
  56. (en) Hinshelwood, J., Congenital Word-blindness, HK Lewis \& Co., ltd.,‎ .
  57. a et b (en) Samuel Orton, « 'Word-blindness' in school children », Archives of Neurology and Psychiatry, vol. 14,‎ , p. 285–516.
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  61. Revue Marie-France, de mars 2007 (et rapporté sur prévensecte).
  62. Révolution du langage poétique par Julia Kristeva.
  1. p. 650
  2. p. 192
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  4. p. 160 renvoyant à Rutter M, « Child psychiatric disorders » in: « ICD-10 », J Child Psychol Psychiatry 1989;30:499-513 ; mais de même propos sont tenus plus tôt dans Rutter M, « Dyslexia ». In: Dyslexia, Pearl D (eds). Oxford Univ. Press, An appraisal of current knowledge. Benton AL, 1978
  5. p. 153
  6. p. 635
  7. p. 642 (Fletcher et coll., 2004)
  8. p. 163
  9. p. 160
  10. p. 160
  11. p. 161
  12. p. 184
  13. p. 18(
  14. p. 683(
  15. p. 212
  16. p. 609 les références en question sont Shankweiler et coll., 1979 ; Snowling, 1981 ; Frith, 1986 ; Vellutino et coll., 2004) es mêmes principes ont inspiré des programmes d’entraînement en langue anglaise qui ont été évalués chez les enfants dyslexiques (Vellutino et coll., 1996 ; McCandliss et coll., 2003).
  17. p. 609
  18. p. 596 à 606