Sainte-Marie-de-Gosse

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Sainte-Marie-de-Gosse
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Arrondissement de Dax
Canton Canton de Saint-Vincent-de-Tyrosse
Intercommunalité Communauté de communes de Maremne-Adour-Côte-Sud
Maire
Mandat
Francis Betbeder
2014-2020
Code postal 40390
Code commune 40271
Démographie
Population
municipale
1 059 hab. (2011)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 33′ 27″ N 1° 14′ 13″ O / 43.5575, -1.2369444444443° 33′ 27″ Nord 1° 14′ 13″ Ouest / 43.5575, -1.23694444444  
Altitude Min. 0 m – Max. 108 m
Superficie 26,54 km2
Localisation

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Sainte-Marie-de-Gosse est une commune française située dans le département des Landes en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

En bordure de l'Adour (12 km de rives) et au confluent avec les Gaves réunis (Horgave) le bourg se trouve sur la partie haute, le Séqué (sec). Altitude 100 m environ (point géodésique au Tuc Lambert 109m). La partie basse des barthes est large d'environ 3 à 400 mètres, et borde le fleuve Adour dans sa partie devenue très large à cause de l'apport des eaux des Gaves Réunis dont le débit est plus important que celui du fleuve.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sainte-Marie-de-Gosse Blason Écartelé: au 1er d'azur au bœuf soutenu d'un canard, le tout d'or, au 2e d'azur à l'épi de maïs senestré d'une tranche de kiwi, le tout d'or, au 3e d'azur à trois fasces ondées d'argent, au 4e d'azur à l'alose, soutenue d'une pibale [civelle/anguille], le tout d'or; à la croix pattée estrée d'argent brochant sur la partition.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs explications possibles au nom de la commune :

  • La terminaison « osse » proviendrait du suffixe euskarien « otz(a) » qui indique un domaine, un lieu. Ce suffixe basque est resté en gascon (-os(se) \ -òç(a)) et aragonais (-ués) et a constitué de nombreux noms de village dans l'aire vasconne (Tosse, Seignosse, Biaudos, Angresse, Seyresse, Tarnos, Tyrosse, Biscarosse…). Voir l'article connexe Toponymie basque.
  • Il semblerait que « gosse » vienne de Gosse < Garros < (Goi/garai)-oz, 'lieu en hauteur' (dans la commune, le quartier Gayrosse proviendrait du même fond proto-basque).
  • Le mot « gosse » pourrait être une déformation de l'anglais goose, oie, car ce volatile est très présent dans cette région des Landes, conquise par les Anglais pendant la guerre de Cent Ans

Fondée par les Bénédictins, ancienne halte des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Au cours de la période de la Convention nationale (1792-1795), la commune porta le nom révolutionnaire de Barra[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Francis Betbeder PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 059 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 180 1 126 1 223 1 367 1 512 1 480 1 494 1 514 1 559
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 570 1 533 1 498 1 562 1 455 1 403 1 420 1 162 1 462
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 412 1 367 1 323 1 168 1 140 1 059 1 057 970 897
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
854 821 765 729 815 878 1 016 1 036 1 059
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Monuments[modifier | modifier le code]

L'architecture des maisons de la commune est proche du style bas-navarrais (maisons carrées aux murs blanchis, volets peints, pierres d'angle visibles), propre au pays d'Orthe (Peyrehorade) et du Seignanx (Saint-Martin, Saint-André, Tarnos…).

  • Église Notre-Dame de Sainte-Marie-de-Gosse, fortifiée. Fondée par les bénédictins (XIIe siècle). De style roman à l'origine, elle a été modifiée au XVIe siècle en adoptant le style gothique. On y découvre un beau tableau de la nativité qui aurait été offert par Napoléon III. Église inscrite à l’Inv. suppl. des Monuments historiques le 1er février 1999.
  • Château d'Aranguiche.
  • Château de Bordus.
  • Château de Routger.
  • Moulin de Gayrosse. Bâtiment surmonté d’une croix bénédictine. Ancienne possession de l'Abbaye de Sorde (Mentionné dans le Cartulaire de l’abbaye de Sorde, XIIe siècle [3],[4]). Le moulin à eau figure sur la carte de Cassini. Inventaire général.
  • Moulin de Lorta.
  • Maysoun Blanque (Maison blanche). Maison natale d'Isidore Salles.
  • Maysoun du Rey (Maison du Roi, sur les rives de l'Adour) où serait passé Henri IV pour des rendez-vous galants.
  • Domaine de Miradour. Maison construite vers 1930 par les architectes Louis et Benjamin Gomez pour Alfred Eluère maire de Soorts-Hossegor de 1935 à 1972. Résidence du Dr Delay, ancien maire de Bayonne. (XIXe siècle), Inventaire général.
  • Maison Lacoste (Actuellement poste), Maison construite vers 1782 pour ou par A. Lacoste, Inventaire général.
  • Mairie, Maison portant au-dessus d'une porte de l'élévation antérieure, l'inscription : Fait par Charles Galtier 1748. Inventaire général.
  • Domaine de Labégorre, Inventaire général.
  • Ferme de Campet, Inventaire général.

Paysages pittoresques[modifier | modifier le code]

  • Barthes de l'Adour.
  • Site de Horgave (ou Bec du Gave) avec de belles maisons anciennes.
  • Île de Mirepeich (sur l'Adour, desservie par un accès à découvert seulement à marée basse).
  • Tuc Lambert (sommet de la commune).
  • Tuc de Luc (belle vue sur les Pyrénées).
  • Cascade de Lorta (moulin de Lorta).
  • Étang de Gayrosse (moulin de Gayrosse).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale de Sainte-Marie-de-Gosse », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 7 juillet 2012) .
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  3. Cartulaire de l'abbaye de Saint-Jean de Sorde XLVIII - De Ferran de Somsec
  4. Bulletin de la Société des sciences, lettres et arts de Pau et du Béarn 1889-1890 « Le cartulaire de Sorde nous apprend que Ferran de Somsec, entre 1072 et 1105, avait donné à l’abbaye de Saint-Jean-de-Sorde un casal et ses aleux pour le repos de son âme et de celles de ses parents, et que Gérald, abbé de Sorde, le donna à son tour à Raymond Fort de Gayrosse […], moyennant la redevance de deux aloses et qu’à sa mort cette propriété rentrerait à l’abbaye. L’Adour coule au pied du coteau de Somsec, un peu en amont de sa jonction avec le gave, au lieu dit de Hourgave, où l’on prend en la saison quantité d’aloses et de saumons. La redevance s’explique par la situation même du casal de Somsec et sa cession par l’abbé au seigneur de Gayrosse a pour raison que, sur le versant opposé du coteau de Somsec et au pied nord-ouest de la colline, se trouve un moulin qui autrefois a appartenu à la maison de Gayrosse et porte encore le nom de moulin de Gayrosse, bien que situé à 7 ou 8 Km du château de ce nom. Le moulin de Gayrosse et Somsec sont dans Ste-Marie-de-Gosse, dont l’ancienneté comme paroisse paraît remonter beaucoup moins haut que les paroisses voisines. »


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]