Cervens

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Cervens
Vue de la mairie de Cervens.
Vue de la mairie de Cervens.
Blason de Cervens
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Arrondissement de Thonon-les-Bains
Canton Canton de Thonon-les-Bains-Ouest
Intercommunalité Communauté de communes des Collines du Léman
Maire
Mandat
Gil Thomas
2008-2014
Code postal 74550
Code commune 74053
Démographie
Population
municipale
1 119 hab. (2011)
Densité 176 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 17′ 12″ N 6° 26′ 32″ E / 46.2866666667, 6.44222222222 ()46° 17′ 12″ Nord 6° 26′ 32″ Est / 46.2866666667, 6.44222222222 ()  
Altitude Min. 565 m – Max. 1 230 m
Superficie 6,36 km2
Localisation

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Cervens est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Rhône-Alpes. Elle compte 1 119 habitants (2011).

Géographie[modifier | modifier le code]

Cervens, situé à 614 m d'altitude, se trouve à 10 kilomètres au sud-ouest de Thonon-les-Bains (à vol d'oiseau). Il appartient à la région du Bas-Chablais, près de la source du ruisseau de la Gurnaz, au pied du massif du Chablais et du col de Cou.

La superficie communale atteint 6,36 km² et se partage en plusieurs zones : au nord, on trouve le plateau du Bas-Chablais où coulent les ruisseaux de la Gurnaz et du Redon en direction du lac Léman. Au sud et au sud-est, la pente augmente d'abord doucement puis plus rapidement jusqu'au Crêt Vernay (1220 m). Avec la Pointe de Targaillan, située au sud-est du col de Cou, on atteint le point culminant de la commune (1230 m).

Les hameaux de Terrotet (605 m) et Pessinges (624 m), dépendants de la commune de Cervens, se trouvent au pied du Crêt Vernay. Les communes limitrophes sont Perrignier au nord, Draillant à l'est, Habère-Poche au sud ainsi que Fessy et Lully à l'ouest.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Cervens viendrait d'un gallo-romain du nom de Cervinus. Cervenz (1344).

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières constructions du village remontent à l'époque des Burgondes. En effet, des tuiles, des statuettes et des pièces datant de l'époque romaine y sont découvertes. Une grange du chef-lieu remonte quant à elle au XVIIe siècle.

Une grande famille de Cervens, dont les armoiries sont un cerf, participe aux croisades et lègue au village son symbole.

En 1956, Hergé place une scène de L'Affaire Tournesol sur la D25 à 5,2km de Cervens (p33), certainement dans la forêt de Plambois. Plus loin (p36) Haddock se fait renverser par une voiture italienne dans un village qui est probablement Cervens. Quelques minutes plus tard (p38), la voiture italienne dans laquelle Tintin et Haddock ont pris place traverse un marché du village[réf. nécessaire].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Cervens

Les armes de Cervens se blasonnent ainsi :

  • d'argent au chef d'azur, et brochant sur le tout, à un cerf saillant de gueules, ramé du champ et chargé sur son épaule d'un croissant du même; le tout abaissé sous un chef cousu de gueules à une croix d'argent, qui est de Savoie[1]

Les armes de Cervens viennent très certainement de celles de Jean de CERVENS dit de Launay, Maréchal de Savoie,Seigneur de la Rochette,et chevalier du collier de l'annonciade de 1383 à1391.La surcharge de "Savoie" est postérieure[2].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2008 Jean-Claude Reynaud PCF  
mars 2008 en cours Gil Thomas PCF  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 119 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
330 368 373 430 599 600 547 572 579
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
612 615 604 580 572 538 503 517 505
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
409 406 409 404 353 397 377 376 409
1982 1990 1999 2006 2011 - - - -
410 593 729 897 1 119 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Avec 729 habitants (en 1999), Cervens est l'une des plus petites communes de Haute-Savoie. Toutefois, dans les dernières décennies, une croissance forte et continue du nombre d'habitants s'est manifestée dès les années 1970 et s'est accélérée dès les années 1980. À l'extérieur du village, des lotissements sont progressivement apparus.

Économie et infrastructure[modifier | modifier le code]

Cervens était, jusqu'à la deuxième moitié du XXe siècle, un village dominé par l'agriculture. Dans les années 1950, on y trouve ainsi une cinquantaine de paysans. Aujourd'hui, il n'en reste que 3. Toutefois, des PME se sont créées. Pourtant, de nombreux habitants partent quotidiennement travailler à Thonon-les-Bains, Annemasse voire Genève (Suisse).

Le village se trouve à l'écart des grands axes de circulation mais est relié à Perrignier par la départementale 903 (Saint-Cergues - Thonon-les-Bains). Des routes communales le relient à Draillant et Lully.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

BOCCAGNY (Albert, François)[5]

Né le 28 mai 1894 à Perrignier (Haute-Savoie) et décédé le 21 novembre 1983 à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) était un militant communiste de la première heure. Tout d'abord membre de la SFIO, Albert Boccagny rejoignit les rangs de la SFIC (Section Française de l'Internationale Communiste, premier nom du Parti communiste français) lors du Congrès de Tours de décembre 1920.

Albert Boccagny resta fidèle toute sa vie à son idéal communiste et pris des responsabilités au sein de son parti. Cet engagement le conduit également à briguer des mandats électifs.

Maire de la commune à partir de 1927. Il est révoqué par Vichy et c'est à son retour de déportation qu'il retrouve ses fonctions.

Conseiller général du canton de Thonon-les-Bains.

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante. Député de la Haute-Savoie de 1946 à 1951 et de 1956 à 1958.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.newgaso.fr/lecture_fiche_commune.php3?page=f74053
  2. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5420950h.image.r=annonciade.f15.langFR
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. Ces informations sont extraites du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français de Jean Maitron et de sa fiche biographique à l'Assemblée Nationale

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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