Édouard de Savoie

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Édouard de Savoie
Titre Comte de Savoie
(13231329)
Autre titre Comte d'Aoste et de Maurienne
Prédécesseur Amédée V de Savoie
Successeur Aymon de Savoie
Biographie
Dynastie Maison de Savoie
Naissance 1284
Château de Pont-d'Ain
Décès 4 novembre 1329
Gentilly
Père Amédée V de Savoie
Mère Sibylle de Baugé
Conjoint Blanche de Bourgogne
Enfants Jeanne

Armoiries Savoie 1180.svg

Édouard de Savoie, dit le Libéral, né en 1284 au château de Pont-d'Ain[1], mort à Gentilly le 4 novembre 1329, est comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne de 1323 à 1329.

Biographie[modifier | modifier le code]

Édouard de Savoie est le fils aîné d'Amédée V, comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne, et de Sibylle de Baugé.

Il fait ses premières armes en Flandre sous Philippe IV le Bel, roi de France et a la régence du comté pendant l'expédition de son père en Italie. Devenu comte, il est battu par Guigues VIII, dauphin du Viennois à la bataille de Varey en 1325, puis se distingue dans l'armée de Philippe VI de Valois à la bataille de Cassel, en 1328.

Il autorise les juifs à s'établir en Savoie, et abolit la compensation pécuniaire pour les crimes. Il accorde de nombreuses franchises, d'où le surnom de « Libéral ».

Le 18 octobre 1307 au château de Montbard, il épouse Blanche de Bourgogne (1288-1348), fille de Robert II, duc de Bourgogne, et d'Agnès de France, belle sœur de Louis X de France et de Philippe VI de Valois qui lui donne une fille; Jeanne, mariée à Jean III (12861341), duc de Bretagne.

En 1320, il assiège et prend le château de Château-Neuf et se conduit en allié fidèle des Valois.

Titres[modifier | modifier le code]

Comte de Savoie, de Maurienne et d'Asti, duc de Chablais et d'Aoste, seigneur d'Ivrée et de Bresse, marquis de Suze et d'Italie, prince de Piémont et du Saint-Empire [2].


Succession[modifier | modifier le code]

Lors de son décès, sa fille Jeanne, épouse du duc Jean III de Bretagne, réclame son héritage, Édouard n'ayant pas eu de fils. Bertrand Ier de Bertrand, archevêque-comte de Moûtiers-Tarentaise, qui préside les État généraux de Savoie, lui apporte la réponse suivante : « que par une ancienne coutume du pays de Savoie, les filles ne succédoient jamais à sa couronne pendant qu'il y avoit des mâles ; et que les Etats de Savoie ne tombaient jamais de lance en quenouille. »[3]

C'est finalement le frère d'Édouard, Aymon de Savoie, qui lui succède.

Références[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  1. Marie-Claude Guigue, Topographie historique du département de l'Ain,‎ Bourg-en-Bresse et Lyon, A. Brun, 1873, p. 299 disponible en ligne sur Gallica.
  2. Histoire généalogique de la royale maison de Savoie Tome I Par Samuel Guichenon page 374
  3. Jean-Louis Grillet, Dictionnaire historique, littéraire et statistique des départements du Mont-Blanc et du Léman, contenant l'histoire ancienne et moderne de la Savoie, et spécialement celle des personnes qui y étant nées ou domiciliées, se sont distinguées par des actions dignes de mémoire, ou par leurs succès dans les lettres, les sciences et les arts, volume 3, Puthod, 1807, p. 120.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]