Lourdes
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
| Lourdes | ||
| Pays | ||
|---|---|---|
| Région | Midi-Pyrénées | |
| Département | Hautes-Pyrénées | |
| Arrondissement | Argelès-Gazost | |
| Canton | chef-lieu de 2 cantons | |
| Code Insee | 65286 | |
| Code postal | 65100 | |
| Maire Mandat en cours |
Jean-Pierre Artiganave UMP 2008-2014 |
|
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Lourdes | |
| Latitude Longitude |
||
| Altitude | 343 m (mini) – 960 m (maxi) | |
| Superficie | 37 km² | |
| Population sans doubles comptes |
16 150 hab. (2009) |
|
| Densité | 411 hab./km² | |
|
Localisation sur la carte départementale
|
||
Lourdes (en gascon écrit en graphie dite classique Lorda) est une commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées et la région Midi-Pyrénées.
Centre de pèlerinage catholique, elle accueille chaque année plus de 6 millions de pèlerins ou visiteurs venus du monde entier dont environ 60 000 malades et invalides.
Ses habitants sont appelés les Lourdais.
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Topographie
Lourdes se situe au pied des Pyrénées, dans la région historique de Bigorre, sur le gave de Pau, au sud-ouest de Tarbes. Le sanctuaire se situe à la sortie de la ville en suivant le gave de Pau.
La ville s'est bâtie autour d'un piton rocheux sur lequel a été construit le château et dans une cuvette glaciaire issue du creusement opéré par le glacier dit d'Argeles ou du gave de Pau, lors de la dernière phase de la glaciation de Wurm (30000 à 12000 BP), puis par le gave lui même après la fonte du glacier. Le sud de la cuvette est dominé par les massifs calcaires karstiques, à dolines et cavités, du Pic du Jer et du Béout, séparés par la vallée du gave. Au nord, on trouve des traces de l'expansion maximale de ce glacier qui divergea en plusieurs langues autour du site de Lourdes après s'être heurté à des reliefs préglaciaires[1] : le lac de Lourdes en particulier avec sa zone humide classée Natura 2000[2],[3] mais aussi la tourbière dite de Biscaye ou de Poueyferré et celle du Monge, ainsi que des arcs morainiques périphériques qui offrent des dépôts rocheux visibles, vers Peyrouse à l'ouest, Bartrès au nord ouest, et au dessus de la lande de Sarsan qui domine la ville au nord est, vers Bourréac, face à la chaîne de montagne.
Cet ancien bassin glaciaire est aujourd'hui très largement occupé par la ville tout en constituant un carrefour de communication entre les différentes vallées qui y débouchent.
[modifier] Voies de communication et circulation
Lourdes est à la fois un important centre de destination et la porte d'entrée qui donne l'accès aux sept vallées du Lavedan et, en particulier, aux grands pôles touristiques pyrénéens de Cauterets-Pont d'Espagne, Luz-Saint-Sauveur-Gavarnie, Argelès-Gazost-Val d'Azun.
La ville est située sur la ligne ferroviaire de Toulouse à Bayonne. La Gare de Lourdes est desservie par des TGV (vers Paris et vers Tarbes), des trains Corail et TER, et reçoit également de nombreux trains de pèlerins.
L'aéroport de Tarbes-Lourdes-Pyrénées (anciennement « aéroport d'Ossun ») est situé à peu près à mi-chemin entre Tarbes et Lourdes et offre, entre autres, des vols vers Paris (aéroport d'Orly) et Londres.
Pour ce qui est de la desserte routière, une route express à deux fois deux voies assure la liaison vers le sud avec Argelès-Gazost (ancienne route nationale 21, maintenant RD 821). Au nord, la RN 21 est en cours de mise à deux fois deux voies entre Tarbes et Lourdes, distants de vingt kilomètres ; les travaux devraient être achevés dans quelques années. De fait un enjeu du développement dans le futur résidera dans l'élargissement de la rocade (boulevard du Centenaire et boulevard d'Espagne qui contourne la ville par l'est sur l'axe nord-sud.
Le plan de la ville est accessible via le lien[4])
Certains logiciels de gestion d'itinéraire font sortir au péage de Soumoulou les véhicules venant de Toulouse et désirant se rendre à la Grotte. La fermeture en juillet 2009, sur décision préfectorale, de la traversée de la voie ferrée, à l'entrée de la ville, à la hauteur du point de rencontre des deux routes conduisant à Lourdes par Bétharram (route de Pau) et par Soumoulou (avenue Antoine Béguère), conduit à déconseiller fortement cet itinéraire. On retiendra donc la sortie normale au péage de Tarbes ouest.
Certaines voies du centre de Lourdes sont à sens unique alterné, en particulier la rue de la Grotte et le boulevard de la Grotte : le sens de circulation dans ces voies change tous les quinze jours.
[modifier] Histoire
[modifier] Origine légendaire du nom
Selon la légende, Lourdes tire son nom et son blason (de gueules à trois tours d'or, maçonnées de sable sur un roc d'argent; celle du milieu plus haute, surmontée d'un aigle de sable éployé, tenant au bec une truite d'argent, en pointe d'azur aux six montagnes d'argent baignées d'un Gave au naturel) d’une histoire datant du règne de Charlemagne. Un Sarrasin du nom de Mirat avait pris la ville et s’y était retranché, assiégé de longs mois durant par l’armée de l’empereur (en l’an 778). Un jour un aigle volant au dessus du château et tenant dans ses serres une énorme truite argentée, la fit soudain tomber au milieu des maures assiégés. Mirat jeta la truite par dessus les remparts. Charlemagne crut alors que les sarrasins avait assez de vivre pour soutenir encore longtemps le siège et décida de lever le camp. Mais l'évèque du Puy en Velay, Turpin, alla proposer un marché à Mirat: il pourrait garder la ville à condition de rendre les armes à la vierge. Mirat accepta et en posant les armes devant la vierge noire du Puy en Velay, il décida de prendre le nom de LOUERDA ("la rose" en Arabe), en l'honneur de la vierge aux roses. C'est le nom arabe de louerda qui donnera plus tard Lourdes.[réf. nécessaire]
[modifier] Préhistoire
Favorablement situé entre plusieurs vallées, le site de Lourdes est habité depuis la préhistoire. Des traces d'occupation (dont des outils, des bijoux, des tessons de céramique et des sépultures) ont été découvertes, entre autres, dans la grotte des Espélugues[1]. Le musée d'archéologie nationale date le « cheval de Lourdes », une figurine de 7,3 cm de long taillée dans de l'ivoire de mammouth, de 13 000 ans avant notre ère (Paléolithique supérieur)[2].
Dans les Grottes Arrouza, les traces d'occupation sont datées du Néolithique et de l'Âge du Bronze[3].
Des fouilles plus importantes permettraient probablement de mettre à jour des traces conséquentes de l'habitat protohistorique sur le territoire de Lourdes[4].
[modifier] Antiquité et Haut Moyen Âge
L'histoire ancienne de Lourdes reste peu connue en raison du faible nombre de fouilles entreprises sur le site de la ville jusqu'à récemment. En effet, les travaux d'urbanisme déclenchés par le pèlerinage n'ont pas toujours été précédés de fouilles préventives, ce qui a probablement causé la destruction de nombreux vestiges[5].
L'oppidum du château est vraisemblablement occupé dès le Ier siècle av. J.-C.[6]. Des pans de murailles romaines ont d'ailleurs été découverts lors des travaux effectués par le génie militaire au château au XIXe siècle. À cette occasion, plusieurs fragments lapidaires (morceaux de statue, fragments d'autel) ont été mis au jour[5]. De même, à l'est de l'oppidum, la place Peyramale a livré des vestiges antiques à deux occasions.
Entre 1904 et 1907, lors de la démolition de l'ancienne église paroissiale Saint-Pierre, des substructions appartenant à un temple dédié aux Tutelles (divinités des eaux) ont été découvertes, accompagnées de fragments de céramiques et de trois autels votifs remployés dans les fondations de l'ancienne abside[7]. Cet édifice avait été ensuite remplacé par une église paléochrétienne (au Ve siècle) détruite par un incendie, comme l'atteste la calcination des pièces découvertes[8]. Une nécropole, dont l'étendue n'a pas pu être mesurée, entourait le lieu de culte. Des traces de celle-ci ont été dégagées au pied du château, ce qui fait penser qu'elle s'étendait jusqu'au pied de l'oppidum[8]. Les sarcophages, dont la datation et la chronologie est délicate à établir, ont pour partie été entreposés à l'entrée du château[9].
En 1990, l'aménagement du parking de la place a de nouveau nécessité des fouilles préventives. Une voie urbaine datée du Ier siècle av. J.-C. ou du début du Ier siècle (as de Nîmes découvert sur place) et orientée nord-sud a été dégagée. Des traces d'ornières croisant cette trajectoire ont été mises au jour, laissant penser à la présence d'une autre voie, perpendiculaire (est-ouest), ce qui a amené les spécialistes à se demander si Lourdes ne s'était pas développée au croisement de deux itinéraires antiques. Certains attribuent d'ailleurs Lourdes à l'Oppidum Novum mentionné dans l'Itinéraire d'Antonin, mais les preuves archéologiques manquent. De plus, les données toponymiques accusant la présence de deux axes respectivement est-ouest et nord-sud, de même que la découverte de ce temple des Tutelles, montrent bien que Lourdes s'est développée autour d'un carrefour routier[10].
[modifier] Le Moyen Âge
Au Moyen Âge, Lourdes et son château sont le siège du comte de Bigorre[11]. Avec la Croisade des Albigeois, le château, considéré comme un des verrous de la province, est disputé entre différentes factions. Il passe sous la domination des comtes de Champagne, également rois de Navarre, puis entre les mains des rois de France sous Philippe le Bel, pour être ensuite livré aux Anglais en 1360 pendant la Guerre de Cent Ans, et ce jusqu'au début du XVe siècle. Ils surent d'ailleurs profiter de la situation stratégique de la ville et de son marché[12].
En effet, située au carrefour de deux axes de communication majeurs (vers l'Espagne au sud, vers Toulouse à l'est et l'Atlantique à l'ouest), la ville abrite un marché d'assez grande importance protégé par le comte (première mention au début du XIe siècle portant sur les revenus du sel). Ce marché fait encore référence au XIVe siècle, et reste donc une source de revenus importante pour celui qui se rend maître du château[13].
Pendant la guerre de cent ans, Pierre Arnaud de Béarn tient le château de Lourdes, ainsi que toute la Bigorre et le Lavedan, pour le roi d'Angleterre. Après 1374 son frère en devient le capitaine, mais son territoire est réduit à la zone montagneuse. Jean tiendra le château de Lourdes jusqu'en octobre 1407, où, après un dur siège du parti du roi de France et en l'absence de secours anglais, il vendra cher sa reddition et disparaîtra. Jean de Béarn fut un chef routier de grande réputation; à partir de Lourdes il écumait le sud ouest [5]. La ville médiévale se dresse à l'est du château et est ceinte de murailles (dont il ne reste que la Tour de Garnavie). Elle compte environ 150 feux vers le XIIIe siècle, et 243 au début du XVe siècle[13].
[modifier] De la Renaissance à la Révolution
La ville va traverser les crises des XVIe siècle et XVIIe siècle. L'église paroissiale est détruite lors des Guerres de Religion[14], comme l'abbaye de Saint-Pé-de-Bigorre toute proche[15].
Cependant, Lourdes sait tirer profit de sa situation. Elle est, entre autres, une étape sur la "route des bains" de Barèges, dont les sources servent à soigner les soldats blessés et malades[16]. Le château reste un important lieu stratégique, "verrou du Lavedan"[17].
La population est en augmentation au XVIIIe siècle, malgré les famines et épidémies[18]. 2315 habitants en 1696[18], 1189 habitants en plus entre 1730 et 1772 par le plus grand nombre de naissances par rapport aux décès[19]. Mais les crises ramènent la population à 2300 environ à l'aube de la Révolution[20]. Vers 1755, la population est composée d'environ 40% d'agriculteurs, de 40% d'artisans (secteur dominé par le textile) et 8.5% de carriers (ardoise et tailleurs de pierres) et d'ouvriers du bâtiment, plus environ 13% de services (marchands, santé...)[21].
Dans les années qui suivent, l'agriculture va perdre de l'importance face aux "fonctions urbaines", dont bénéficie surtout l'artisanat dont l'effectif augmente[22]. La paix signée avec l'Espagne entraîne la perte de l'intérêt stratégique du château, qui devient prison. En 1788 il est d'ailleurs question de supprimer la garnison du château, formée par des invalides, et qui sera défendue par une supplique envoyée à Louis XVI[17].
Durant la Révolution, la ville est tenue de fournir du matériel et des vivres à l'armée révolutionnaire du fait de sa position stratégique. Elle compte alors 2741 habitants. Avec la création du département des Hautes-Pyrénées en 1790, Lourdes demande à être le siège du chef-lieu du nouveau district du gave, l'un des cinq que compte le département. Cependant, Argelès-Gazost lui est préférée de par sa position stratégique à l'intérieur du Lavedan. Le reste des fonctions (dont le tribunal) sont installées à Lourdes[23]. La ville fournit ensuite de nombreux volontaires aux armées lors des guerres révolutionnaires[24]. Le danger est important en 1793 lors de la guerre avec l'Espagne et la menace d'invasion par le Lavedan, non avérée[25]. La paix est signée en 1795 et entraîne la démilitarisation du château, qui abrite de nouveau une garnison d'invalides à partir de 1797[26].
[modifier] De la Révolution à nos jours
Durant la première moitié du XIXe siècle, la ville est un bourg agricole où se pratique l'élevage des porcs. Des carrières de pierre y sont exploitées.
La population est évaluée à 4000 habitants en 1843[27].
En 1858, Bernadette Soubirous dit que la Vierge lui serait apparue à plusieurs reprises dans la petite grotte de Massabielle, en bordure du gave de Pau à l'ouest de la ville[28]. Une ferveur de plus en plus grande s'empare des habitants des environs qui viennent se recueillir devant la grotte, qui peu à peu prend l'allure d'une chapelle, mais seule Bernadette dit « voir » la Vierge[29]. Devant l'afflux massif de fidèles et de curieux, les autorités municipales interdisent provisoirement l'accès à la grotte en la fermant par une barrière en bois, retirée début octobre 1858 sous la pression populaire et l'intervention d'Eugénie de Montijo, femme de Napoléon III et fervente catholique. En 1862, les « apparitions » sont reconnues officiellement par Mgr Laurence, évêque de Tarbes[30]. Les travaux des sanctuaires débutent la même année. Une première chapelle est remplacée par la basilique Notre-Dame-du-Rosaire, surmontée d'une deuxième église appelée la basilique de l'Immaculée-Conception[31]. Elles sont toutes deux situées au-dessus de la grotte. Une partie de la ville est déclarée « cité mariale » par l'Église, entre le gave, les sanctuaires et le château[32]. La municipalité de Lourdes, sous la pression des autorités religieuses et malgré l'opposition locale, élargit les rues de la ville médiévale et trace le boulevard de la Grotte (1879-1881) menant aux sanctuaires en contournant le château par le nord. Les terrains sont alors lotis, avec construction de boutiques et d'hôtels pour accueillir les pèlerins[33]. À la fin du XIXe siècle, Lourdes se dote d'une nouvelle église paroissiale. L'ancienne, dédiée à saint Pierre, est rasée en 1904. Son mobilier est transféré au château[34].
Aujourd'hui, Lourdes est l'un des plus grands pèlerinages catholiques du monde au même titre que Fátima, Rome, Czestochowa et Guadalupe. Le pape Jean-Paul II est venu deux fois en pèlerinage à Lourdes (en 1983 et 2004). Du 8 décembre 2007 au 8 décembre 2008, plus de 9 millions de pèlerins se sont rendus à Lourdes pour célébrer le jubilé du "150e Anniversaire des Apparitions". À cette occasion, le pape Benoît XVI s'est rendu dans les sanctuaires en septembre 2008.
En octobre 2007, la fermeture du tribunal de Lourdes est annoncée par la garde des sceaux[35].
[modifier] Économie
[modifier] Le tourisme et le pèlerinage marial
Lourdes accueille chaque année plus de 5 millions de visiteurs venus du monde entier. Ses 230 hôtels la placent au troisième rang des villes hôtelières de France après Paris et Nice.
L'essentiel de l'économie lourdaise repose sur l'activité touristique liée aux pèlerinages. L'affluence atteint son maximum en mai, mois de Marie, et en août, pour l'Assomption. Chaque soir d'été, on fête la Madone aux flambeaux.
Aux alentours des sanctuaires, le commerce de souvenirs religieux est très développé. Les commerçants sont parfois comparés aux "marchands du Temple" du Nouveau Testament. Des boutiques de luxe ont même fait leur apparition, chose étonnante pour une ville où la pauvreté est encouragée.
[modifier] Autres industries
Lourdes est le site d'une des usines du Groupe SEB.
[modifier] Administration
Liste des maires de Lourdes depuis la révolution française de 1789[36] :
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| février 2000 | 2014 | Jean-Pierre Artiganave | UMP | Commerçant |
| mars 1989 | février 2000 (démission) | Philippe Douste-Blazy | UDF | Cardiologue |
| 14 mars 1971 | mars 1989 | François Abadie | PRG | Mécanicien automobile |
| 14 mars 1965 | Justin Lacaze | Commerçant | ||
| 12 décembre 1960 | Noël Viron | |||
| 30 décembre 1952 | 23 octobre 1960 (décès) | Antoine Beguere | Entrepreneur du bâtiment | |
| janvier 1945 | 11 décembre 1952 (décès) | Georges Dupierris | Ancien enseignant | |
| août 1944 | Albert Borde | |||
| juillet 1941 | Auguste Brenjot | |||
| mai 1929 | Lucien Gazagbe | |||
| octobre 1926 | Lucien Latapie | Avocat | ||
| mai 1925 | Justin Lacaze | |||
| 1794 | Dufo | |||
| 1790 | Normande | |||
| 1789 | Abadie | |||
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2008 | 2009 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 16 023 | 17 939 | 17 870 | 17 425 | 16 300 | 15 203 | 15 808 | 16 150 |
| Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes | |||||||
[modifier] Lieux et monuments
[modifier] Patrimoine religieux
- Le site des sanctuaires a pour centre névralgique la Grotte de Massabielle et la basilique Notre-Dame-du-Rosaire que surplombe la Basilique de l'Immaculée-Conception. L'impressionnante basilique Saint-Pie X, œuvre toute en béton de l’architecte Pierre Vago, s’étend encore plus à l'écart sous terre. Le Pèlerinage de Lourdes accueille chaque année plusieurs millions de pélerins.
- L’actuelle église paroissiale est celle du Sacré-Cœur. Elle n’a été inaugurée qu’en 1903.
- L'église de la Dormition-de-la-Vierge est une Église grecque-catholique ukrainienne qui dépend de l'Exarchat apostolique de France des Ukrainiens de la Sainte Croix.
[modifier] Patrimoine civil : vieux Lourdes et château
Le château fort de Lourdes, tour à tour résidence principale du comte de Bigorre aux XIe siècle et XIIe siècle, passant de mains en mains aux XIIIe siècle et XIVe siècle siècles, prison royale aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle puis Musée pyrénéen (arts et traditions populaires des Pyrénées) à partir de 1921.
Le vieux Lourdes se situe entre la Rue Saint-Pierre et le château. Les petites ruelles et placettes ont été rénovées ou sont en cours de rénovation. Les façades ont pour la plupart été joliment restaurées.
Vestige des fortifications, la tour de Garnavie (déformation de Gavarnie) se dresse sur une petite placette au sud est du château. Il s'agit d'une tour quadrangulaire surmontée d'une bretèche. Elle est généralement datée du XIVe siècle et constitue le dernier vestige visible de l'enceinte de la ville (inscription à l'inventaire des Monuments Historiques en 1946).
On pourra également voir les différents bâtiments qui constituaient le patrimoine de la famille de Bernadette Soubirous : sa maison et le Moulin de Boly propriété des Soubirous jusqu'en 1854, transformés en musées.
[modifier] Musées
Lourdes compte de nombreux musées étant souvent privés :
- Musée Pyrénéen établi dans les murs du château
- Musée de la Nativité : crèches animées par un son et lumière
- Musée de Lourdes : évoquant l'histoire de Lourdes depuis 1858 à nos jours
- Musée de cire : 18 scènes et 100 personnages en cire
- Musée du Petit Lourdes : promenade en pleine nature autour d'un Lourdes miniature en l'année 1858.
- Maison de Bernadette et sites familiaux des Soubirous.
- L'Aquarium : plus récent, il abrite les espèces aquatiques pouvant être rencontrées du Pic du Midi de Bigorre à l’embouchure de l’Adour.
- Avant 1956 existait, sur le site actuel des hôtels du Panorama et Saint Sauveur, le dernier panorama Français peint par Pierre Carrier Belleuse, le panorama de Notre Dame de Lourdes.
[modifier] Lieux bâtis remarquables autres que les sanctuaires
Ils se trouvent tous dans ce qu'on appelle la ville haute par opposition avec la ville basse dont la vie est organisée autour des sanctuaires.
- La principale place de Lourdes est la Place Peyramale surplombant le parking du même nom. On y trouve l'office du tourisme et un imposant monument aux morts.
- Non loin, se profile la plus modeste Place du Marcadal où il est agréable de boire un verre bercé par l'eau s'écoulant de la fontaine monumentale.
- Le long de l'avenue maréchal Foch, se sont établis plusieurs bâtiments publics aux murs rouges formant un ensemble architectural remarquable. Un agréable jardin doté d'un kiosque fait la liaison entre l'Hôtel de Ville et le bâtiment regroupant le cinéma Le Palais et une salle d'exposition.
- Les halles et le marché couvert construits au centre de la vaste place du Champ Commun constituent le centre d'animation de la ville haute. Une médiathèque moderne dont la liste d'ouvrages est accessible en ligne [6]et une cyberbase, dépendantes toutes deux de la Communauté de communes du Pays de Lourdes, occupent depuis 2007 la moitié du bâtiment des halles d'origine reconverties à cette nouvelle fonction.
- Plus éloignée, la belle construction 1900 de l'ancien tribunal vient encore compléter l'ensemble.
[modifier] Patrimoine naturel
- Les « grottes du Loup ».
- Le lac de Lourdes et son site Natura 2000[7]
[modifier] Aux environs
- Le Pic du Jer, au pied duquel s'étend la ville, est accessible par le funiculaire qui porte son nom. Reconnaissable à sa grande croix illuminée la nuit, il offre un magnifique panorama.
- Le golf de Lourdes, golf 18 trous, aménagé dans un site remarquable dominant le lac et entouré d'arbres
- Les ruines de l'ancienne abbaye bénédictine l'abbaye de Saint-Pé-de-Bigorre.
[modifier] Personnalités liées à la commune
- François Abadie, ancien ministre et maire de la ville, y est né en 1930.
- Antoine Béguère, ancien maire, entrepreneur et joueur de rugby à XV, a son nom associé au renom de la ville à sa haute époque rugbystique.
- Philippe Douste-Blazy, petit fils du précédent, ancien maire de Lourdes puis de Toulouse, ancien ministre, y est né.
- Sophie Lacaze, compositrice française née à Lourdes en 1963.
- Arnaud et Jean-Marie Larrieu, réalisateurs et producteurs de cinéma respectivement nés à Lourdes en 1965 & 1966.
- Lucien Latapie, ancien maire de Lourdes, auteur d'un roman à thèse, Tu t'en vas, o mon Pays, autrefois livre culte localement, construit autour du déclin d'une famille souche et du culte de la maison dans le système familial pyrénéen.
- Louis Le Bondidier et son épouse Margalide, fondateurs et conservateurs du Musée pyrénéen de Lourdes.
- Jean Prat, Monsieur Rugby, joueur international de rugby à XV mondialement connu.
- Bernadette Soubirous, qui a déclaré avoir vu à Lourdes, dans la grotte de Massabielle, une dame qui lui a dit être l'Immaculée Conception.
- Pierre-Marie Théas, évêque de Montauban puis de Tarbes Lourdes, résistant, à l'initiative de la construction de la Basilique Saint-Pie X.
- Antoine Tisné, compositeur français et lauréat du Prix de Rome y est né en 1932.
[modifier] Lourdes dans la littérature
Le Lourdes des sanctuaires, l'atmosphère religieuse, voire, pour certains, selon les cas, le mysticisme qui imprègne les lieux ou son contraire, les commerces qui s'y trouvent, n'ont pas manqué de susciter l'intérêt d'écrivains. On citera en particulier ceux de deux grands représentants du naturalisme (littérature), Émile Zola et Joris-Karl Huysmans.
De passage à Lourdes en 1891, Émile Zola est saisi par la ferveur qui règne dans la cité mariale. L'année suivante, il revient à Lourdes et poursuit son reportage. De son enquête critique naîtra un livre, Lourdes, qui s'inscrit dans la série des Trois Villes avec Rome et Paris.
À l'ouvrage de Zola, roman traditionnel dans sa forme, rationaliste et scientiste sur le fond, s'oppose en 1906 Les Foules de Lourdes de Joris-Karl Huysmans qui, sur le même sujet, soutient une thèse adverse. Déjà malade, Joris-Karl Huysmans, converti à la foi catholique en 1895, tourne le dos au naturalisme et rédige un texte inclassable, une profession de foi, un journal, une hagiographie de Bernadette Soubirous, ainsi qu'une fervente défense du miracle et de l’idée d’intervention surnaturelle dans les guérisons miraculeuses de Lourdes. Ce livre est un mélange de ferveur ressentie dans cet « endroit inégalable » et de rejet violent de ce qu’il appelle « les églisiers »[37].
Dans l'abondante historiographie consacrée à Lourdes et à Bernadette Soubirous, ainsi qu'au culte marial dans la religion catholique, on distinguera particulièrement les ouvrages de l'abbé René Laurentin qui font référence.
[modifier] Particularités et anecdotes
|
|
Les sections « Anecdotes », « Autres détails » ou « Le saviez-vous ? » sont déconseillées sur Wikipédia.
Pour améliorer cet article il convient, si ces faits présentent un intérêt, de les intégrer dans d'autres sections.
|
[modifier] Le métier de feutier
Le métier de feutier n'existe qu'à Lourdes[réf. nécessaire] : ils sont chargés de nettoyer les brûle-cierges tous les soirs. L'été, on manque de place pour brûler tous les cierges. Ils évacuent ainsi les déchets des 600 tonnes de cierges brûlés chaque année.
[modifier] Références et notes
- ↑ LUSSAULT Agnès, Les Hautes Pyrénées (Carte archéologique de la Gaule), Fondation Maison des Sciences de l'Homme, 1997, pages 176-177, paragraphe 3
- ↑ http://www.musee-antiquitesnationales.fr/pages/page_id18163_u1l2.htm
- ↑ LUSSAULT Agnès, Les Hautes Pyrénées (Carte archéologique de la Gaule), Fondation Maison des Sciences de l'Homme, 1997, page 176, paragraphe 1
- ↑ COLLECTIF, Lourdes de la Préhistoire à nos jours, Musée Pyrénéen, 1987, page 59
- ↑ a b COLLECTIF, Lourdes de la Préhistoire à nos jours, Musée Pyrénéen, 1987, page 61
- ↑ COLLECTIF, Lourdes de la Préhistoire à nos jours, Musée Pyrénéen, 1987, page 63
- ↑ LUSSAULT Agnès, Les Hautes Pyrénées (Carte archéologique de la Gaule), Fondation Maison des Sciences de l'Homme, 1997, page 181, paragraphe 16
- ↑ a b LUSSAULT Agnès, Les Hautes Pyrénées (Carte archéologique de la Gaule), Fondation Maison des Sciences de l'Homme, 1997, page 182, paragraphe 17
- ↑ COLLECTIF, Lourdes de la Préhistoire à nos jours, Musée Pyrénéen, 1987, page 83
- ↑ LUSSAULT Agnès, Les Hautes Pyrénées (Carte archéologique de la Gaule), Fondation Maison des Sciences de l'Homme, 1997, page 183, paragraphe 19
- ↑ COLLECTIF, Lourdes de la Préhistoire à nos jours, Musée Pyrénéen, 1987, pages 101-102
- ↑ COLLECTIF, Lourdes de la Préhistoire à nos jours, Musée Pyrénéen, 1987, pages 102-103
- ↑ a b COLLECTIF, Lourdes de la Préhistoire à nos jours, Musée Pyrénéen, 1987, page 103
- ↑ COLLECTIF, Lourdes de la Préhistoire à nos jours, Musée Pyrénéen, 1987, page 70
- ↑ DURLIAT Marcel, Pyrénées Romanes, Ed. Zodiaque, 1978, page 226
- ↑ COLLECTIF, Lourdes de la Préhistoire à nos jours, Musée Pyrénéen, 1987, page 130
- ↑ a b COLLECTIF, Lourdes de la Préhistoire à nos jours, Musée Pyrénéen, 1987, page 131
- ↑ a b COLLECTIF, Lourdes de la Préhistoire à nos jours, Musée Pyrénéen, 1987, page 109
- ↑ COLLECTIF, Lourdes de la Préhistoire à nos jours, Musée Pyrénéen, 1987, page 110
- ↑ COLLECTIF, Lourdes de la Préhistoire à nos jours, Musée Pyrénéen, 1987, page 129
- ↑ COLLECTIF, Lourdes de la Préhistoire à nos jours, Musée Pyrénéen, 1987, page 119
- ↑ COLLECTIF, Lourdes de la Préhistoire à nos jours, Musée Pyrénéen, 1987, page 120
- ↑ COLLECTIF, Lourdes de la Préhistoire à nos jours, Musée Pyrénéen, 1987, pages 131-132
- ↑ COLLECTIF, Lourdes de la Préhistoire à nos jours, Musée Pyrénéen, 1987, page 132
- ↑ COLLECTIF, Lourdes de la Préhistoire à nos jours, Musée Pyrénéen, 1987, pages 133-134
- ↑ COLLECTIF, Lourdes de la Préhistoire à nos jours, Musée Pyrénéen, 1987, page 136
- ↑ Philippe Le Bas, Le Maître, Augustin François Lemaitre, L'Univers, Histoire et description de tous les peuples, dictionnaire encyclopédique de la France, tome 10e, 1843, p.428
- ↑ COLLECTIF, Lourdes de la Préhistoire à nos jours, Musée Pyrénéen, 1987, page 149
- ↑ COLLECTIF, Lourdes de la Préhistoire à nos jours, Musée Pyrénéen, 1987, pages 150-151
- ↑ COLLECTIF, Lourdes de la Préhistoire à nos jours, Musée Pyrénéen, 1987, pages 152-153
- ↑ COLLECTIF, Lourdes de la Préhistoire à nos jours, Musée Pyrénéen, 1987, pages 154-155
- ↑ COLLECTIF, Lourdes de la Préhistoire à nos jours, Musée Pyrénéen, 1987, page 170
- ↑ COLLECTIF, Lourdes de la Préhistoire à nos jours, Musée Pyrénéen, 1987, pages 172-173
- ↑ COLLECTIF, Lourdes de la Préhistoire à nos jours, Musée Pyrénéen, 1987, pages 67-68
- ↑ Rachida Dati Présentation aux acteurs du monde judiciaire du projet de schéma d’organisation des Cours d’appel de Pau et de Bordeaux, Cour d’appel de Pau – Vendredi 19 octobre 2007
- ↑ Source : Liste des maire de Lourdes sur http://www.francegenweb.org/mairesgenweb/ MairesGenWeb - Recensement des Maires de France à travers l'Histoire
- ↑ François Angelier, « Joris-Karl Huysmans, de Là-bas aux Foules de Lourdes, histoire d’une conversion » sur http://radiofrance.fr, 5 janvier 2008
[modifier] Voir aussi
[modifier] Bibliographie
- Agnès Lussault, Les Hautes-Pyrénées (Carte archéologique de la Gaule), Fondation Maison des Sciences de l'Homme, 1997. ISBN : 2-87754-052-9. Pages 176-184.
- Collectif, Lourdes de la Préhistoire à nos jours, Musée Pyrénéen, 1987.
- Laurence Catinot-Crost, Autrefois Lourdes, Éditions Atlantica, 2005.
[modifier] Liens internes
- Autres lieux de pèlerinage
- Communes des Hautes-Pyrénées
- Bigorre
- Hautes-Pyrénées
- Pèlerinage de Lourdes
[modifier] Liens externes
- Site officiel des sanctuaires Notre-Dame de Lourdes
- Portails des sites officiels de Lourdes
- Site de la commune de Lourdes
- Office de tourisme de Lourdes
- Lourdes sur le site de l'Institut géographique national
- Lourdes sur le site de l'Insee
- Lac de Lourdes et Natura 2000

