Les Angles (Hautes-Pyrénées)

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Les Angles
Vue générale
Vue générale
Blason de Les Angles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Argelès-Gazost
Canton Lourdes-Est
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Lourdes
Maire
Mandat
Yvette Lacaze
2014-2020
Code postal 65100
Code commune 65011
Démographie
Population
municipale
125 hab. (2011)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 05′ 01″ N 0° 00′ 27″ E / 43.0836111111, 0.007543° 05′ 01″ Nord 0° 00′ 27″ Est / 43.0836111111, 0.0075  
Altitude 400 m (min. : 407 m) (max. : 647 m)
Superficie 3,1 km2
Localisation

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Les Angles

Les Angles est une commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village des Angles est situé dans les Hautes-Pyrénées sur le Piémont pyrénéen. Il se trouve à 7 km de Lourdes. Pour s'y rendre depuis Lourdes prendre la sortie direction Bagnères-de-Bigorre puis suivre la départementale 937 jusqu'à Arcizac-ez-Angles. Dans Arcizac-ez-Angles, prendre la départementale n°307 sur 1,5 km.

Les Angles est construit dans la vallée de l'Echez, affluent de l'Adour, qui prend sa source dans le village voisin de Cheust et qui traverse Les Angles du sud vers le nord pour se poursuivre dans Arcizac ez Angles.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune des Angles et des proches communes.
Communes limitrophes de Les Angles
Lourdes Lézignan Arcizac-ez-Angles
Jarret Les Angles Gez-ez-Angles
Artigues Sère-Lanso Arrodets-ez-Angles

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouvera les principales informations dans le Dictionnaire toponymique des communes des Hautes Pyrénées de Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[1] qui rapporte les dénominations historiques du village :

  • Augeriu de Angulis, latin (vers 1110, Cartulaire de Bigorre, arch. des H.P.)
  • Auger dels Angles (vers 1125, Cartulaire de Bigorre, arch. des H.P)
  • loc deus Ancles (1338, Livre vert, Bénac)
  • loc deus Ancles, los Ancles (1429, Censier de Bigorre)
  • Aux Ancles (1541, Archives département Pyrénées Atlantiques B1010)
  • Les angles (1790, Département 1)
  • Lous Angles (1790, Département 2)
  • Les Angles (v 1810, Carte de Cassini)

Prononciation locale figurée : [éts 'anglés]
Nom occitan : Eths Angles

Étymologie : Du latin angulus, signifiant angle et désignant aussi une terre en forme de coin[2]. La désignation d'un coin ou recoin de terre aurait une origine médiévale[3] ,[4].
De ce qui précède et de l'histoire associée, il résulte que dans l'ordre chronologique probable, le nom a d'abord été celui d'un village, puis celui de la seigneurie, puis celui du petit pays.

Les vestiges d'un castrum, au lieu dit "le Castet", témoignent d'une présence romaine.

Les seigneurs des Angles[modifier | modifier le code]

Écu du premier baron des Angles

La seigneurie de la Baronnie des Angles a existé du Moyen Âge à la Révolution française, en passant au fil des siècles sous le contrôle de différentes familles dont l'historiographie a été retracée par Jean Bourdette dans un ouvrage intitulé Notice des Barons de Angles[5].
On se reportera à l'article Baronnie des Angles pour l'histoire de cette seigneurie au sein du Comté de Bigorre.
Le blason premier des Angles était « à l’écus de gueules tout plain ».

La Baronnie des Angles passera dans diverses familles :

  • Famille des Angles jusqu’en 1310
  • Famille d’Armagnac de 1310/1377
  • Jean de Béarn de 1377/1407
  • Famille d’Armagnac de 1407/1430
  • famille de Lomagne de 1430/1481
  • famille d’Aure d’Asté de 1481/1534
  • famille de Gramont de 1534/1576
  • famille de Hélène de Clermont, vicomtesse d’Asté de 1576/1594
  • famille de Gramont de 1594/1694
  • famille de Lons de 1694/1734
  • famille Roux de Gaubert de 1734/1789.

Les Angles, siège d'un archidiaconé du diocèse de Bigorre[modifier | modifier le code]

Archidiaconés des Hautes-Pyrénées dont celui des Angles

En tant que siège d’un archidiaconé et d'un archiprêtré, les Angles fut le centre d’une grande activité ecclésiastique. L’archidiacre résidait à Tarbes près de l’Évêque et gérait quatre Archiprêtrés dont celui des Angles. Dix-sept communes lui étaient rattachées en 1342 (Voir l'article Baronnie des Angles). On dénombrait :

  • L’église de Saint Barthélemy située à proximité de la grange « Berdolou ». Détruite, il ne reste qu’une montjoie commémorative appelée «  La Vierge de la Berdoulette . »
  • L’église de Saint Étienne du XVIIe siècle et son retable du XVIIIe siècle, œuvre des frères Ferrère.
  • La chapelle haute détruite pendant les guerres de religion. Reconstruite, elle deviendra une Faderne, puis en 1860 une Mairie et une école jusqu’en 1960.
  • Un presbytère construit en 1641, restauré à l’identique en 2003 par la commune, il sert de maison paroissiale.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la bande d'or, accompagnée en chef d'une colombe essorante d'argent et en pointe d'un lion aussi d'or.[6]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 2020 Yvette Lacaze    
mars 1983 2014 Jean Cassou    
mars 1965 1983 Savin Cassou    
mars 1953 1965 François Saintpastous    
mars 1945 1953 Benjamin Cassou    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 125 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
331 330 346 328 356 369 353 372 346
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
324 343 318 314 293 292 281 262 257
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
227 212 215 180 190 192 177 151 150
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
162 151 130 134 145 141 129 126 125
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Étienne
Lavoir

Outre le château et son moulin, les autres éléments remarquables du village sont son église et des maisons traditionnelles du Pays de Lourdes.

Église Saint Étienne[modifier | modifier le code]

L'église saint Étienne construite durant le XVIIe siècle. Son retable est une œuvre maîtresse de la famille Ferrère. Il est classé à l'inventaire des monuments historiques. Visite possible sur demande auprès de la mairie.

Maisons bigourdanes[modifier | modifier le code]

Les Angles offre de beaux exemples de maisons traditionnelles typiques du canton de Lourdes-Est. Tel est le cas en particulier du presbytère construit le 10 juin 1641, tombé dans le domaine communal à la Révolution et restauré à l'identique en 2003.

Le château des barons des Angles[modifier | modifier le code]

Chateau des Angles

Le château fort des Angles, sur sa motte féodale, domine le village à l'écart de celui-ci.
Construit durant le XIe siècle, abandonné à partir du XVe par les barons des Angles[9], le château laissé à l'abandon tomba en ruines. Passé dans le domaine public, le château y demeura jusqu'en 1980. De l'édifice perdu au milieu des taillis de châtaigners ne restait qu'une bâtisse à l'entrée du site et le donjon, imposant encore, dont une partie était écroulée. En 1980, Jack Cernaix et son épouse parvinrent à racheter les ruines et le terrain à la municipalité de l'époque[10],[11]. Le donjon a été reconstruit, selon les plans des architectes des bâtiments de France, à l'identique de la construction originelle, ainsi que l'ancien logis qui est aujourd'hui un gîte rural. L'ensemble des bâtiments ainsi restaurés laisse une impression visuelle forte dans le paysage du territoire de la Baronnie au point que ce château en est redevenu un élément identitaire repris dans le logo de la Baronnie des Angles.

La môle du castet ou moulin banal[modifier | modifier le code]

Moulin des angles après sa restauration en 2002

La Môle du Castet était un moulin à eau, déjà connu depuis 1429, soumis à banalité, dont le monopole appartenait au Baron des Angles. Ce petit moulin a été reconstruit en 1734 sous le château seigneurial. Il sera restauré en 1825, en 1849 et en 2002 par la commune. À la Révolution française, le droit de banalité aboli, le moulin est vendu en bien national. Une dizaine de familles se porteront acquéreur le 9 messidor de l'an IV. Ses deux roues tourneront jusqu'en 1985. À l'abandon, la commune l'a racheté pour le restaurer et l'ouvrir au public en 2002 en le mettant en activité sur demande. Le moulin est membre de l'association des moulins des Hautes-Pyrénées. La visite et les démonstrations de mouture sont possibles sur demande auprès de la mairie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La Maison Dupré (chez Casavant) fut la propriété de la famille Dupré, noblesse d’empire. Cette famille est la branche maternelle du Maréchal Foch.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail, Dictionnaire toponymique des communes des Hautes Pyrénées intégrant les travaux de Jacques Boisgontier, Conseil Général des Hautes Pyrénées, 2000.
  2. Dauzat Albert) et Rostaing (Charles), Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Guénégaud, 1963, (DENLF)
  3. Aymard (Robert), Dictionnaire des noms de lieux des Hautes-Pyrénéées, Uzos, chez l'auteur, 1996
  4. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Volume III : Formations dialectales (suite) ; formations françaises. Notices 26388-90, p 1447-48
  5. Jean Bourdette : Notice des Barons des Angles. Extrait du Bulletin de la Société Ramond, 1905-1908. Un volume, 1908, 166 pp, 16 x 25,5 cm, disponible à la Médiathèque de la CCPL
  6. Banque du Blason
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  9. Pierre Gintrand, Châteaux, Maisons Nobles des Hautes-Pyrénées, 237 pages, Ed. Val d'Adour, 2002
  10. Jack Cernaix, communication verbale, 2009
  11. Jean Cassou, maire des Angles, communication verbale, 2009