Séméac

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Séméac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Arrondissement de Tarbes
Canton Canton de Séméac
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Tarbes
Maire
Mandat
Geneviève Isson
2014-2020
Code postal 65600
Code commune 65417
Démographie
Gentilé Séméacais
Population
municipale
4 669 hab. (2011)
Densité 742 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 13′ 45″ N 0° 06′ 27″ E / 43.2292, 0.107543° 13′ 45″ Nord 0° 06′ 27″ Est / 43.2292, 0.1075  
Altitude Min. 310 m – Max. 436 m
Superficie 6,29 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Séméac est une commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont les Séméacais.

Deux thèses s’affrontent quant à l’origine du nom de Séméac. La toponymie de Séméac viendrait de sémi, semé et aqua, ac signifiant "terrain semé d’eau", allusion au sous-sol qui recèle une des plus grandes nappes phréatiques du secteur. Une autre thèse tend à rapprocher ce nom de tous les noms de lieux terminés par « ac » comme Bernac, Préchac, Arcizac... qui désignaient un domaine gallo-romain identifié par le nom de son propriétaire : Séménius, dans le cas de Séméac.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du piémont pyrénéen située en Bigorre dans l'aire urbaine de Tarbes aux portes de Tarbes, Séméac s’étend, sur la rive droite de l’Adour et sur le canal d'Alaric.

Histoire[modifier | modifier le code]

Si des traces d'occupation au Paléolithique, puis dans l’Antiquité, ont été trouvées, la véritable histoire de Séméac remontent au Moyen Âge : la seigneurie de Séméac apparaît à la fin de la dynastie carolingienne. Auparavant possession tarbaise, elle est le fruit de l’échange, en 1020, entre le duc de Sanche, Guillaume, prince et duc de Gascogne, et Arnaud-Raymond de Bas ou de Coarraze d’un terrain situé à Saint-Pé, dont le premier avait besoin pour construire le monastère des Bénédictins.

L’existence de Séméac apparaît dans les textes dès 1032.

Plus tard, les barons de Castelbajac dépossédèrent les Coarraze de ce domaine, qu’ils conservèrent pendant près de trois siècles.

Le village lui-même, constitué de l’église, du premier château et de quelques maisons, fut fondé vers 1275 par Raimond de Castelbajac. En 1540, le baron Bernard de Castelbajac vendit sa seigneurie à Claire de Gramont, alors unique héritière du nom et des armes des Gramont, famille originaire des confins de la Navarre et du Béarn, qui partagea dès lors sa vie entre les châteaux de Bidache, Bayonne, Pau puis Séméac.

Au XVIIe siècle, Séméac fut érigé en marquisat. Le premier marquis de Séméac, Henri (1619-1679), comte de Toulonjon, Gramont et Asté, sénéchal et gouverneur de Gascogne, rasa le premier château et le fit reconstruire avec une telle magnificence qu’il mérita le surnom de « Petit Versailles ».

Dans la longue suite des Gramont de Séméac, se détachent quelques personnages :

  • Antoine 1er de Gramont, fils de Claire, seigneur de Séméac, maire de Bayonne depuis l’âge de neuf ans, libéra Tarbes assiégé par les Huguenots du baron d’Arros en 1574 ;
  • Antoine II, lui, mourut à Séméac en 1644, l’année où il avait été fait duc et pair de France par le jeune Louis XIV ;
  • Antoine III, Maréchal de France en 1641, servit Richelieu et Mazarin ;
  • en 1660, Charlotte de Gramont épousa Louis Grimaldi, un ancêtre du prince Rainier III de Monaco ; Deux mois plus tard, ils furent invités aux fêtes du mariage de Louis XIV ;
  • un des arrière- petits-neveux d’Henri, Antoine VII, mena une vie de dissipation et ruina consciencieusement sa famille. Il fut le dernier propriétaire du château où, paraît-il, il n’était jamais venu ! Par suite du manque d’entretien, l’angle méridional du bâtiment s’écroula en 1777. Ruiné, incapable de le faire réparer, retiré à Bidache, Antoine VII ordonna la démolition complète en juillet 1777. Beaucoup de ses pierres ont servi à la construction des vieilles maisons de Séméac, et même de l’hôpital de Vic-en-Bigorre !

La Révolution française provoqua le renversement de l’aristocratie locale, son expropriation et la confiscation des biens du clergé. Les terres ainsi récupérées furent mises à la disposition de la Nation. Confisquées et mises en vente, elles furent achetées par les grands bourgeois tarbais : les Caussade (marchands, avocats), Théaux (avocats au Parlement), Sireix (greffiers)...

Après 1850, les moyens et petits paysans du village, d’abord journaliers, purent les acheter, lorsque les premiers propriétaires les revendirent pour placer ailleurs leurs capitaux. Il faut voir là l’origine des propriétés paysannes établies solidement à Séméac pendant tout le XXe siècle

Économie[modifier | modifier le code]

L’irrigation relativement aisée des terres favorisa l’élevage des vaches laitières et les cultures maraîchères : Séméac alimentait autrefois une bonne partie de la ville de Tarbes en lait et en légumes frais.

Longtemps village à dominante agricole, Séméac a vu le nombre de ses fermes diminuer et il n’en reste que très peu actuellement.

Parallèlement, les activités artisanales, et surtout commerciales et industrielles, se sont développées. C’est surtout l’usine Alstom qui a fait basculer l’économie locale vers l’industrie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
octobre 1947 juin 1985 André Noguès PS Conseiller général du Canton de Séméac (1973-1988)
juin 1985 18 décembre 2010 Guy Dufaure PS Conseiller général du Canton de Séméac depuis 1988
21 décembre 2010 en cours Geneviève Isson PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Séméac fait partie de la Communauté d'agglomération du Grand Tarbes. Née de la Communauté de communes de l’agglomération tarbaise créée en 1995, ses compétences touchent aux transports, aux gens du voyage, à la culture, aux sports, à l'environnement, au pôle universitaire et à la politique de la ville.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 669 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
570 539 695 738 840 913 940 960 963
1856 1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 002 1 005 1 062 1 205 1 287 1 375 1 359 1 520 1 537
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 530 1 580 1 604 2 107 2 456 2 752 3 184 3 579 4 589
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
5 122 5 158 5 012 4 428 4 751 5 028 5 031 4 679 4 669
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Passée de 26 « feux » en 1429 à 1 695 habitants en 1806, 1 304 en 1914, 2 751 en 1936, la population a connu un bel essor après 1945 avec la construction de nouveaux lotissements (Hispano-Suiza, Baticoop), passant alors à 3 054 habitants en 1946, 4 596 en 1962, 5 012 en 1982.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Du sud au nord de Seméac serpente le canal Alaric, dont le nom viendrait, d’après une légende, du roi Wisigoth qui aurait fait creuser ce canal pour alimenter en eau le campement de sa cavalerie.
  • Église Notre-Dame de l’Assomption. La première église avait été édifiée vers 1285 par Raimond-Arnaud de Castelbajac. Incendiée par les Huguenots en 1569, elle fut reconstruite, en 1609, par les ducs de Gramont, avec les vestiges de l’ancienne, puis remaniée au XVIIIe siècle, où fut réalisé le retable, par Dominique Ferrère (1723-1808), petit-fils de Jean Ferrère, fondateur d’une dynastie de sculpteurs spécialisés, installés à Asté. De leurs ateliers sortirent pendant près de deux siècles les éléments les plus originaux du décor et du mobilier des églises haut-pyrénéennes. Le clocher et le porche avaient été ajoutés sous le règne de Louis XV. La voûte en berceau, reposant sur 8 colonnes, date du XIXe siècle. Les grilles de la cour et du portail de l’église furent installées en 1898 et sont le fruit de la générosité d’un mécène séméacais. L’église porte le nom de sa Sainte-Patronne : Notre-Dame de l’Assomption, fêtée le 15 août

Sports[modifier | modifier le code]

Semeac possède un club de Rugby,le Semeac Olympique evoluant en 3e Série dans le championnat territorial armagnac bigorre. Ils jouent à domicile au Stade André Nogues.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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