Ger (Hautes-Pyrénées)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ger.
Ger
L'église de Ger.
L'église de Ger.
Blason de Ger
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Argelès-Gazost
Canton Lourdes-Est
Intercommunalité Communauté de communes de Castelloubon
Maire
Mandat
Joseph Fourcade
2014-2020
Code postal 65100
Code commune 65197
Démographie
Gentilé Gérois
Population
municipale
177 hab. (2011)
Densité 91 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 03′ 19″ N 0° 02′ 19″ O / 43.0553, -0.038611111111143° 03′ 19″ Nord 0° 02′ 19″ Ouest / 43.0553, -0.0386111111111  
Altitude Min. 390 m – Max. 720 m
Superficie 1,94 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Pyrénées

Voir sur la carte administrative des Hautes-Pyrénées
City locator 14.svg
Ger

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Pyrénées

Voir sur la carte topographique des Hautes-Pyrénées
City locator 14.svg
Ger

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Ger

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Ger

Ger est une commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Gérois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ger est une petite commune (1,94 km2) située dans les Pyrénées à 5 km au sud de Lourdes et à 8 km au nord d’Argelès-Gazost, dans le Lavedan, en vallée de Castelloubon. presque exclusivement en rive droite du gave de Pau.

Le territoire de la commune comprend deux zones distinctes :

- une zone montagneuse (pentes de la montagne Arrimount et vallon de l'Arruau). La montagne Arrimount (altitude 805 m) comprend deux grottes, dont une, la Tute du loup, est assez grande pour servir de refuge aux animaux.

- une zone de plaine, en fond de vallée, s’étendant jusqu’au gave de Pau. La plaine est très cultivée et traversée par la route départementale 13.

Le village ancien est blotti au pied de la montagne, entre le Castera (petite colline) et le cône d'éboulis du ruisseau Arruau, tandis que des constructions plus récentes sont éparpillées dans la plaine. Le sud de la commune est dominé par les ruines du château de Geu (Castet Gelos).

Le ruisseau « Arruau » (à sec la plupart du temps), descend des hauteurs de Berbérust dans un vallon très escarpé, débouche au sud du village puis est canalisé à travers la plaine jusqu'au gave de Pau. Ce ruisseau, aidé par sa pente très prononcée, devient torrentiel lors de fortes pluies, et charrie des cailloux, graviers, sables et détritus de toute sorte.

Le gave de Pau constitue la limite ouest de la commune, même si près du lieu-dit Asticotière, le territoire communal s'étend quelque peu sur sa rive gauche. Ses crues sont fréquentes et ont causé de nombreux dégâts dans le passé, en franchissant les digues construites par les habitants, surtout lors de la période de fonte des neiges. Le lit du gave atteignait parfois le village et l'église. Ce n'est qu'en 1871 avec la construction de la voie ferrée (qui faisait office de digue), que le lit du gave put être contenu. Malgré tout, le village a connu des crues importantes du Gave de Pau, notamment en 1937 et en 2013.

Accès[modifier | modifier le code]

La route départementale 13 (RD13) qui traversait le village ancien a été déviée à la fin des années 1980. La ligne de chemin de fer Lourdes - Pierrefitte traversait le territoire de la commune et fut en service jusqu’au début des années 1990. Cette voie ferrée, aujourd’hui désaffectée, a été transformée en piste cyclable et piétonne, dénommée « Voie verte des Gaves », qui rencontre un certain succès.

Crue du 18 juin 2013[modifier | modifier le code]

Le 18 juin 2013, le gave de Pau en crue a dévasté la commune. Quatorze maisons et une étable ont été envahies par les eaux. Vingt hectares de prairies ont été recouverts de 20 à 40 cm de vase. Les installations sportives du Sailhet ont été emportées et recouvertes de sable. Comme en 1937, l'eau est arrivée aux portes du village, au lavoir.

La création récente de la route à quatre voies Lourdes-Argelès a amplifié les conséquences de la crue pour le village de Ger. En effet, du fait de la présence de cette route et de son remblai, les eaux de la crue ne peuvent plus se répandre sur la rive gauche du gave comme elles le faisaient auparavant et se reportent vers le village et ses habitations. Le rétrécissement naturel de la vallée au niveau du village de Lugagnan, encore rétréci artificiellement par la nouvelle route, a joué le rôle de retenue des eaux, en les empêchant de s'écouler et en les faisant refluer vers les maisons du village.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Ger est limitrophe de six autres communes.

Carte de la commune de Ger et des proches communes.
Communes limitrophes de Ger
Lugagnan Saint-Créac
Viger Ger
Agos-Vidalos Geu Berbérust-Lias

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon Dauzat, Ger est une variante de gar, signifiant « rocher »[1].

Le mot « ger » signifie en patois local « grange entourée de prairies »[2]. Cette signification est reprise sur le blason de la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

Épidémie de fièvre[modifier | modifier le code]

Source : Jean Bourdette, Annales du Labéda, tome IV, pages 286 à 289.

En 1815, le village de Ger qui comptait 120 habitants, fut frappé par une épidémie meurtrière qui dura cinq ans. Cette épidémie de fièvre fit de nombreux morts au regard de la population de la commune (8 morts en 1815, 10 en 1816 et 22 dans les six premiers mois de 1817).

Le médecin de l'époque en attribua la cause à la qualité putride de l'air due au cimetière positionné dans l'enceinte du village, aux eaux stagnantes des marais situés près du gave de Pau et aux très nombreux arbres très serrés (noyers) qui empêchaient l'air de circuler.

Par un arrêté du 3 octobre 1817, le sous-préfet d'Argelès, M. de Larouzière, prescrivit plusieurs mesures de salubrité qui furent exécutées sans tarder par le maire du village, Jacques Borde :

  • déplacement du cimetière à l'extérieur du village, au nord. Ce dernier était auparavant situé autour de l'église du village ;
  • dessèchement des marais près du gave de Pau en donnant un libre cours aux eaux qui stagnent ;
  • abattage d'un grand nombre d'arbres surtout des noyers, dont les médecins attribuaient une action malfaisante aux émanations des feuilles ;
  • autres travaux d'assainissement pour empêcher les eaux de pluie de croupir dans les rues du village ;

Après ces mesures, l'épidémie qui avait désolé le village de 1815 à 1819 disparut enfin et n'a plus reparu.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur au mont cousu de sinople sommée d'une maison de sable, ouverte et ajourée d'argent, surmontée d'un soleil d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1974 en cours Joseph Fourcade SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 177 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
147 106 157 125 142 199 190 213 190
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
188 173 205 223 210 211 216 202 182
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
189 190 191 171 164 152 151 143 136
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
113 117 125 130 118 128 165 170 177
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Gilles.
  • L’église Saint-Gilles est construite en 1864, à l’emplacement d’une église plus ancienne et fortement endommagée par des tremblements de terre. L'église, flanquée de deux chapelles latérales, est de style néoroman. Le mur-pignon s'élève à 14 m et renferme deux cloches (l'une de 1740 et l'autre de 1866). Les ouvertures du chœur, de la nef et des chapelles sont garnies de vitraux. L'ameublement de l'église comprend un maître-autel sculpté en bois polychrome du XVIIIe siècle.
  • La fontaine (en pierre) de la place du village est alimentée par une source d’eau potable. Jusqu'à la fin des années 1970, une croix en pierre sur un socle en pierre, (le tout faisant approximativement quatre mètres de hauteur) existait à coté de la fontaine. Elle fut détruite pour permettre la construction de l'abribus.
  • Un lavoir en pierre a récemment été restauré.

Monuments disparus[modifier | modifier le code]

L'ancienne église de Ger[modifier | modifier le code]

L'ancienne église de Ger[5], de dimensions 13,15m x 7,60m, était située approximativement à l'emplacement de l'église actuelle. Elle était orientée, c'est-à-dire que le chœur était tourné vers l'orient, ce qui n'est pas le cas de la nouvelle église. À l'ouest s'élevait l'épais « mur-pignon » avec à la base, la porte d'entrée, et au sommet, deux ouvertures pour les cloches. Sur le flanc nord de la nef était la sacristie. Dans le chœur se trouvait l'autel en bois sculpté et polychrome que l'on voit encore dans l'église actuelle. C'était une église romane. En 1808, elle avait perdu sa voute en pierre et était dans un état déplorable. Le toit était ruiné. L'eau de pluie rentrait à l'intérieur. Jusqu'en 1818, le cimetière entourait l'église au sud et à l'ouest.

La route départementale 13 venant de Geu et Boô-Silhen (au sud) montait sur la place actuelle du village, contournait en redescendant l'église par le nord (l'actuelle rue René Billères) puis bifurquait vers le nord en direction de Lugagnan. Cette église romane fut détruite en 1862. L'église actuelle fut construite de 1862 à 1864. La route départementale 13 fut déviée à cette occasion et longe la nouvelle église à l'ouest.

Le château du Castéra[modifier | modifier le code]

Le Castéra était un refuge fortifié[6] situé sur une petite colline dominant le village au nord. Il était destiné aux paysans et leurs troupeaux qui s'y réfugiaient en cas de troubles. Sur cette hauteur, on voyait très bien le château fort de Lourdes et le château de Geu. Il s'inscrivait ainsi dans le système de relais par feux, qui signalaient un danger d'un château à l'autre.

Des restes de murs sont encore visibles. Certaines maisons du village ont été construites avec des pierres issues de ce petit château. Aujourd'hui, la rue du Castéra rappelle l'existence de cet ouvrage disparu.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. A. Dauzat et Ch. Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, 2e édition, Librairie Guénégaud, 1re édition en 1963, (ISBN 2-85023-076-6), p. 316.
  2. Explication affichée par la Mairie sur un panneau d'information au lieu-dit "Le Sailhet".
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. L'Écho de Bigorre du 16 janvier 1965
  6. Revue A Nouste no 58 de mars 2007

Liens externes[modifier | modifier le code]