Château-Thébaud

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Thébaud et Château (homonymie).
Château-Thébaud
Les bords de Maine à Pont-Caffino.
Les bords de Maine à Pont-Caffino.
Blason de Château-Thébaud
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Vertou-Vignoble
Intercommunalité Communauté de communes Sèvre, Maine et Goulaine
Maire
Mandat
Jean-Paul Loyer
2014-2020
Code postal 44690
Code commune 44037
Démographie
Population
municipale
2 894 hab. (2011)
Densité 164 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 07′ 33″ N 1° 25′ 07″ O / 47.1258333333, -1.4186111111147° 07′ 33″ Nord 1° 25′ 07″ Ouest / 47.1258333333, -1.41861111111  
Altitude Min. 2 m – Max. 60 m
Superficie 17,64 km2
Localisation

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Château-Thébaud
Liens
Site web http://www.chateau-thebaud.fr/

Château-Thébaud est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

La commune fait partie de la Bretagne, dans le pays traditionnel du Vignoble nantais et dans le pays historique du Pays nantais.

Ses habitants s'appellent les Castelthébaldais et Castelthébaldaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Château-Thébaud dans le département de la Loire-Atlantique

Château-Thébaud est situé à 20 km au sud-est de Nantes.

Les communes limitrophes sont Vertou, Maisdon-sur-Sèvre, Saint-Fiacre-sur-Maine, Le Bignon, Aigrefeuille-sur-Maine et Montbert.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Château-Thébaud est une commune rurale monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Nantes et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme « Castrum Theobaldi » paraît en 1201, lors de la fondation de l'abbaye de Villeneuve, située actuellement sur la commune des Sorinières, par la Duchesse Constance de Bretagne. Le lieu-dit Château-Thébaud est donc antérieur à 1201. Plusieurs hypothèses pourraient expliquer ce nom :

  • Un seigneur Thébaud dont ne subsisterait que le patronyme, aurait vécu en cet endroit à une période reculée, peut-être mérovingienne, mais aucun écrit ne vient confirmer cette thèse.
  • Une autre explication s'appuie sur la situation géographique du village : une rivière encaissée entre deux vallons (La carrière de Caffineau n'existe que depuis le début du XXe siècle) avec une tour en surplomb, d'où Castrum et Théobaldi qui signifie près de Dieu.

Château-Thébaud possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Chastèu-Tebaut (écriture ELG)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'emplacement de la tour médiévale qui surplombait la vallée est indiqué sur le cadastre napoléonien de 1830, la mairie se trouve à l'emplacement du lieu-dit « bénéfice de la tour ». Un autre lieu-dit, placé celui-là au centre du bourg : l'Aire de la salle, indique une construction mérovingienne fortifiée, bâtie à l'emplacement d'un site gallo-romain.

Mais la découverte de haches polies du néolithique, nous plonge dans la nuit des temps en nous faisant faire un bon de 4000 dans le passé. Ces armes furent découvertes tout près du site de St Gabriel. Le choix d'un nom d'archange pour désigner un lieu, telle la butte de St Gabriel, est également l'indication d'un habitat préhistorique qui va se perpétuer au fil du temps. Au XIXe siècle un archéologue, Charles Marionneau, y découvrira une villa gallo-romaine de grande importance. Outre l'Aire de la Salle, un troisième site gallo-romain a été répertorié au Petit Douet sur notre commune ainsi que le village « les montils » qui aurait sans doute aussi été un village gallo-romain.

Le Moyen Âge laissera de nombreux vestiges sur la commune, la Templerie en est un des plus remarquables. Elle dépendait de la commanderie de Clisson. Dans le bourg, rue de l'abbé Ménardeau le promeneur peut admirer une tour du XVe siècle qui jouxte l'ancien presbytère.

Le château de la Bourdinière est également un haut lieu médiéval dont l'importance était reconnue ; ses seigneurs avaient droit de lisière, de banc et enfeu. Ils étaient alliés à la seigneurie de la Templerie. Le prieuré St Thomas relevait de L'abbaye de Saint-Jouin de la Marne, près de Thouars. Il percevait la dîme sur toutes les cultures fruitières. Au début du XVIIIsiècle l'armateur Guillaume Grou, va acquérir le vieux manoir de la Placelière pour en faire la « folie nantaise » que l'on connaît.

Le passé négrier de notre région marquera durablement de son empreinte notre commune, ainsi François Valéry qui fit planter ces essences exotiques en provenance de l'île Maurice dans le parc du Rafflay. À la veille de la Révolution française un conflit va opposer les paroissiens de Château-Thébaud : le choix de l'église. Celle de la paroisse, Saint-Martin, est située au centre du cimetière trop excentré par rapport au bourg. La vétusté de l'église ainsi que celle de la cure qui lui est adossée, amène le recteur à demander l'élévation de la Chapelle St Vincent, située au centre du bourg près du lieu dit de la Tour, église paroissiale.

S'en suivra un procès qui donnera raison aux « amis de St Martin » (qui soutiennent les Blancs). Mais à la fin de la Révolution l'état de délabrement de celle-ci amènera à choisir St Vincent (dont les amis soutiennent les Bleus).

La révolution va notablement affecter notre commune. Nous avons relevé la trace d'exécution dans les registres de l'état-civil. Au désastre humain s'ajoute également les dégradations commises sur le patrimoine architectural, la Bourdinnière sera détruite en partie : une tour va disparaître, la Templerie sera brûlée, le blason au fronton du portail d'entrée de cette maison, porte les traces des coups de marteau chargés de le faire disparaître. La Placelière sera incendiée et la Blanchetrie subira aussi des dégâts.

L'abbé Agaisse, desservant de la commune, ira se réfugier dans une profonde cachette dans la Chauvinière, mais il restera actif et usera de tout son talent de négociateur pour obtenir plusieurs remises d'armes à l'issue d'entretiens discrets avec le général Hoche. À la fin de cette période tourmentée il achètera à l'armée napoléonienne, cantonnée place Viarme à Nantes, deux cloches qui seront installées dans le nouveau clocher de l'église St Vincent. Nommé curé de la paroisse en 1803, il s'éteindra dans son logis du St Thomas le 8 janvier 1850.

La commune sera occupée lors de la seconde guerre mondiale. Le moulin Chupin n'ayant plus de toiture servira de guet à l'armée allemande. De mauvaises langues diront « qu'heureusement qu'un muret de pierre en ceignait le sommet ! » car les représentants de l'armée d'occupation, abusant parfois de muscadet, auraient pu moultes fois tomber d'en haut.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De sable au croissant d'or accompagné de trois croisettes ancrées d'argent, 2 et 1.
Commentaires : Armes de la famille Thébaud.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Gérard Bousseau    
mars 2008 en cours Jean-Paul Loyer[Note 1] Divers droite retraité de l'industrie électrique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 894 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 610 984 1 515 1 631 1 682 1 691 1 712 1 793 1 773
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 695 1 663 1 708 1 687 1 708 1 685 1 680 1 594 1 513
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 489 1 592 1 537 1 398 1 394 1 295 1 446 1 330 1 417
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 461 1 377 1 573 2 144 2 357 2 474 2 731 2 894 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,8 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (20,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,3 % contre 48,7 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à Château-Thébaud en 2009 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,9 
90 ans ou +
0,7 
5,0 
75 à 89 ans
7,7 
13,5 
60 à 74 ans
13,8 
20,0 
45 à 59 ans
19,2 
22,1 
30 à 44 ans
24,6 
16,0 
15 à 29 ans
12,8 
22,4 
0 à 14 ans
21,3 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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  • Château du Rafflay : Maison-mère des Petites Servantes de Saint-Jean-Baptiste. La communauté, dont l'office divin est mené selon le rite tridentin, a une vocation dite hospitalière. La chapelle Notre Dame du (XIXe) [7]. À côté l'ancienne résidence de personnes âgés est devenue en 2008, le Cours Saint Albert le Grand, une école de jeunes filles dirigée par des sœurs Dominicaines.
  • Église Saint-Martin (XIXe).
  • Manoir de Bel Abord (XIXe).
  • Chateau de la Bourdinière (XVe).
  • Manoir (vestiges) de la commanderie de la templerie (XIIIe).
  • Manoir de la Placelière (XVIIIe) ; le bâtiment était utilisé comme hôpital, géré par le CHU de Nantes. Aujourd'hui celui-ci est fermé.
  • Tour du Presbytère (1576).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pascal Delhommeau (1978 - ), footballeur du FC Nantes Atlantique de 1992 à 2008 qui rejoint en 2011 l'US Château-Thébaud dans le but de former des équipes de jeunes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2014.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]