Momères

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Momères
L'église Saint-Christophe.
L'église Saint-Christophe.
Blason de Momères
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Arrondissement de Tarbes
Canton Canton de Laloubère
Intercommunalité Communauté de communes Gespe Adour Alaric
Maire
Mandat
Jean-Marie Tapie
2014-2020
Code postal 65360
Code commune 65313
Démographie
Gentilé Momèriens
Population
municipale
665 hab. (2011)
Densité 284 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 10′ 43″ N 0° 05′ 28″ E / 43.1786, 0.0911 ()43° 10′ 43″ Nord 0° 05′ 28″ Est / 43.1786, 0.0911 ()  
Altitude Min. 361 m – Max. 395 m
Superficie 2,34 km2
Localisation

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Momères est une commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Momèriens, Momèriennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du piémont pyrénéen située en Bigorre, dans la vallée de l'Adour, dans l'aire urbaine de Tarbes, voisine des communes de Horgues, Odos et Salles-Adour au nord, de Saint-Martin et de Bernac-Debat au sud et à l'est, de Hibarette à l'Ouest. La plus grande ville à proximité de Momères est la ville de Tarbes, située au nord de la commune, à 6 km. L'Adour est le principal cours d'eau qui traverse le village de Momères. Les canaux du moulin et de la Gespe, qui dérivent de l’Adour, viennent fertiliser et y entretenir la verdure et la fraîcheur

Histoire[modifier | modifier le code]

Il est difficile d’établir sur des bases solides et même sur des documents précis l’étymologie du nom de la commune. Il est permis cependant, étant donné le caractère de la population, de supposer une étymologie rationnelle. Le nom de Momères pourrait bien avoir pour origine Momerie. Cette hypothèse semble puiser un certain crédit dans le fait que la commune actuelle était autrefois, en partie, propriété d’un couvent de bénédictines, dont chaque habitant recevait toutes les semaines trois petites miches. De là vient sans doute l’origine du surnom dont on a gratifié les Momériens « croque michetas de Momères ». Quoi qu’il en soit, c’était là une condition qui devait imposer aux habitants certains devoirs religieux rigoureusement remplis, ces devoirs n’eussent-ils pas été tout à fait à leur goût. De ces dehors obligés à l’idée de Momerie, il n’y a qu’un pas, et ce pas a dû être vite franchi dans un pays où la raillerie est peut-être le principal caractère de la population.

L’existence du couvent des bénédictines rappelle une légende très vague comme tout ce qui est légende. On parle d’un combat que le prieur du couvent, à la tête des Momériens, aurait livré à un ennemi qui serait venu l’attaquer. Quel était cet ennemi, quelle est la date du combat, on n’en sait absolument rien. Quelque éloignée que soit déjà de nous cette lamentable époque, les événements qu’elle a vu s’accomplir appartiennent à l’histoire. Il faut évidemment remonter plus haut et atteindre les incursions des Sarrasins, du moins les luttes qu’on avait l’habitude de se livrer entre voisins puissants dans les cours du XIe siècle ou la présence des Anglais dans le pays pendant la guerre de Cent Ans.

Le prieuré fut établi au XIIème siècle à Momères par les Dames de Fontevrault, ordre placé sous les règles de l'ancien Chevalier-Croisé Robert d'Arbrissel. Et l'on sait que Pétronille, comtesse de Bigorre de 1191 a 1253 fut l'un de ses plus ardents soutiens.Ce prieuré eut à souffrir des guerres de religion et ses titres furent malheureusement brulés en 1569 par les troupes de Montgomery. Il resta cependant actif jusqu'à la Révolution.

il s'agit du village natal de Monseigneur Peyramale, dont le père et le frère furent médecins de la commune.

Bernadette Soubirous y séjourna du lundi 3 octobre au samedi 19 novembre 1864, avant son départ pour Nevers. Ce sont les seules et uniques vacances de sa vie. Ce séjour, aux dires de sa cousine Jeanne védère, institutrice de l'école des filles, restera pour elle "un oasis de bonheur". Chaque jour, elle priait devant la vierge en bois polychrome de l'église paroissiale, datant de l'époque des Dames de Frontevrault. 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent à la croix de Malte d'azur, au chef du même chargé de trois croissants d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2014 Jean Marie TAPIE SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 665 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
405 455 499 534 635 666 660 668 662
1856 1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901
651 618 610 575 560 531 510 510 484
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
480 447 382 393 420 415 417 405 392
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
471 510 517 535 589 605 620 661 665
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Mgr Dominique Peyramale, curé de Lourdes à l'époque des dites apparitions de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous,y est né.
  • Bernadette Soubirous, qui possédait de la famille à Momères: sa cousine, Jeanne Védère, y fut institutrice et son grand père y possédait un moulin. La mère de Jeanne védère était la soeur ainée de François Soubirous, père de Bernadette.
  • Le Général Deffis, commandant de l'école militaire de Saint-Cyr en 1881

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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