Visker

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Visker
Centre du village
Centre du village
Blason de Visker
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Arrondissement de Tarbes
Canton Canton d'Ossun
Intercommunalité Communauté de communes du Canton d'Ossun
Maire
Mandat
Maryse Verdoux
2014-2020
Code postal 65200
Code commune 65479
Démographie
Gentilé Viskérois
Population
municipale
328 hab. (2011)
Densité 79 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 08′ 22″ N 0° 03′ 59″ E / 43.1394, 0.066443° 08′ 22″ Nord 0° 03′ 59″ Est / 43.1394, 0.0664  
Altitude Min. 397 m – Max. 560 m
Superficie 4,16 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-visker.fr/

Visker (en occitan gascon Bisquèr) est une commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont les Viskérois.

« Visker » viendrait du basque Biskar qui signifie « crête allongée ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue sur la chaîne des Pyrénées depuis Visker.

Visker est un village particulièrement apprécié pour sa situation géographique et son climat. Il se situe à mi-distance de Tarbes, chef-lieu de département, et de Lourdes, centre de pèlerinage. À proximité, se trouve encore Bagnères-de-Bigorre, ville thermale, et Ossun, ville où se déploie l'aéroport international Tarbes-Lourdes-Pyrénées et la zone d'activité Pyrène Aéro Pôle. À 530 mètres d'altitude, il offre de magnifiques panoramas. L'imposante chaîne des Pyrénées ponctue le paysage au sud. Au nord, se déploie en contrebas la plaine de l'Adour et, en son sein, l'agglomération tarbaise. Le village est ainsi souvent le prétexte aux escapades cyclistes ou pédestres. L'observatoire Biscarmiau[1] a trouvé là un terrain idéal pour contempler les étoiles.

La répartition du bâti est fortement influencée par le relief du site. Reproduisant l'archétype du village-rue, il s'étend d'abord en longueur aux abords de la route départementale no 3. Mais cet axe est secondé, en parallèle, par une seconde voirie, prétexte à un habitat plus ou moins dispersé souvent unilatéral. Sur une certaine distance, les routes se déploient sur deux éminences distinctes. Se surajoutent à elles, des voies transversales généralement abruptes, un lotissement-excroissance, un lotissement-hameau situé sur une troisième éminence plus à l'écart, et quelques habitations isolées.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bisquèr : une seigneurie passant de mains en mains[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, Visker est une seigneurie relevant de la baronnie de Bénac. Elle passe dans les mains de six familles consécutives.

Au XIVe siècle, une famille éponyme est à sa tête. Au XVe siècle, la famille de Barbazan, dont Arnault Guilhem est le représentant le plus connu, lui succède. Mais, le 10 avril 1453, Manaud de Barbazan, qui est déjà moine de l'abbaye de Saint-Sever, cède à Auçer de Villembits, son neveu, ses droits sur le village. Sa descendante, Anne de Villembits, ayant été mariée avec Bernard de Soréac, ils sont ensuite transmis aux seigneurs de cette lignée tout au long du XVIe siècle. Ceux-ci finissent par les vendre, le 3 novembre 1593, à François de Saint-Sevié. Ses successeurs deviennent les barons de Montaut à partir de 1636[2]. Ainsi, Françoise de Montaut, apporte Visker, lors de son mariage en 1669 avec Louis de Salgues de Lescure. Cependant, le 12 juillet 1715, elle se démet des droits de sa famille sur Visker, par un acte de vente partiel, en faveur de Dominique d'Intrans. Celui-ci ajoute, à son nom, celui de Visker[3].

Le château de Visker a disparu à une époque impossible à préciser. Était-il proche de l'église ? Nous savons seulement, qu'en 1656, Marie de Noé, mère de Françoise de Montaut, habitait une maison seigneuriale située à un quart de lieue[4]. Les vestiges de deux moulins sont visibles, en contrebas du centre villageois, dans les bois traversés par l'Aube.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Visker

Son blasonnement est : De sinople aux deux renards d'or.

Le seigneurs d'Ossun, de Bénac et de Saint-Martin avaient pour habitude d'aller chasser à Visker. L'un d'eux aurait qualifié les autochtones de "renards" en référence à leurs qualités de traqueurs. Le blason "de sinople aux deux renards d'or, passant l'un sur l'autre" s'inspirerait de cette anecdote.


Un village en mutation au XXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1866, on compte 64 exploitations agricoles. En 1970, il n'en reste que 35[5].

Le village, ayant planifié des lotissements, voit, à la fin du XXe siècle de nouveaux arrivants s'établir. Il s'éloigne ainsi peu à peu de son passé strictement agricole pour accueillir une population travaillant en ville.

La classe unique avait, à l'école, jusque là été la règle. Au début des années 1990, seuls la grande section et le cours préparatoire sont désormais dispensés à Visker, d'autres villages aux alentours devant assurer les autres classes.

En 1994, est inaugurée la « maison du village ». Elle comprend la mairie, la salle des fêtes attenante mais aussi des locaux nécessaires à la vie associative. Ceux-ci accueillent le Foyer ou encore la bibliothèque du village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

École
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2014 Maryse Verdoux    
mars 2001 2008 Jean Duco    
mars 1995 2001 André Bertranne    
mars 1989 1995 André Domec    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Visker appartient à la communauté de communes du Canton d'Ossun.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 328 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
230 258 302 358 404 381 388 384 378
1856 1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901
349 357 358 353 359 338 336 324 307
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
298 288 213 221 222 216 185 189 185
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
183 182 223 245 309 331 331 328 328
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Visker compte de nombreuses exploitations agricoles tournées vers l'élevage extensif bovin et ovin, la production de lait, la culture du maïs et la basse-cour.

Il s'agit d'une destination du tourisme vert. Plusieurs gîtes ruraux accueillent les visiteurs.

Plusieurs artisans y exercent le métier de charpentier ou encore plombier.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Fermes bigourdanes[modifier | modifier le code]

Visker est riche de ces fermes à l'apparence assez monumentale et typique de la Bigorre. On y trouve de beaux exemples de portails monumentaux aux piliers originaux ou encore d'encadrements en pierre.

Lavoirs[modifier | modifier le code]

D'anciens lavoirs, servant encore d'abreuvoirs, sont visibles dans le village dont celui dit "dera Pasada" et celui dit "de la Cantire".

Arbres symboles[modifier | modifier le code]

Platanes remplaçants du chêne de Visker

Le chêne de Visker[modifier | modifier le code]

À l'extrémité est du village, trônait un imposant chêne tricentenaire qui aurait servi de tour de guet aux troupes napoléoniennes. Abattu en 1964 par décision municipale, l'endroit est aujourd'hui occupé par deux platanes. Il offre un magnifique panorama sur l'ensemble de l'agglomération tarbaise.

L'arbre de la Laïcité[modifier | modifier le code]

En 2010, un arbre de la laïcité a été planté à l'entrée ouest du village.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église brûla en 1569 durant les guerres de religion, de même que les églises d'Averan, d'Orincles, de Louey et de Lanne. Elle est encore fortement endommagée en 1660 et 1815 suite à des séismes. Elle est alors reconstruite par souscription volontaire des habitants. En 1999, après des travaux commencés en 1998, l'église de Visker retrouve son éclat originel.

Des croix sont disposées à certains carrefours ou en d'autres lieux. Ce geste d'antan, quasi-superstitieux, est ainsi perpétué.

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

La commune compte des terrains de football, de pétanque et un de basket désafecté.

Clubs sportifs du Marquisat[modifier | modifier le code]

Louey abrite un club de football (U.S. Marquisat) et un de rugby à XV (R.C. Louey Marquisat) comptant des joueurs dans une dizaine de villages dont Visker.

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Observatoire Biscarmiau (site officiel)
  2. François-Alexandre Aubert de la CHENAYE-DESBOIS et Jacques BADIER, Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire et la chronologie des familles nobles de France, Tome 10, 2e édition, Antoine Boudet, Paris, 1775, p. 264
  3. A. DUFFOURC, Le Bénaqués ou La baronnie de Bénac, Imp. Émile Crohare, Tarbes, 1895, p.71-80
  4. Acte notarié d'un bail à la ferme Carrere
  5. J.-F. LE NAIL et J.-F. SOULET (dir.), Bigorre & Quatre Vallées, Société Nouvelle d'Éditions Régionales et de Diffusion, Pau, 1981, p. 841
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]