Comté de Bigorre

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Comté de Bigorre

IXe siècle – 1607

Blason
d'or aux deux lions léopardés de gueules, armés et lampassés d'azur, passant l'un sur l'autre
alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Carte des fiefs de Gascogne vers 1150

Informations générales
Capitale Tarbes
Histoire et événements
avant 907 Création du comté
1194 le roi Pierre II d'Aragon oblige Bernard IV de Comminges à abandonner la Bigorre à sa fille Pétronille et la marie à Gaston VI de Béarn.
1216 Pétronille épouse Guy de Montfort, fils du chef de la croisade des Albigeois.
1247-1292 Crise de succession de Bigorre.
1302 Philippe IV le Bel l'annexe.
1425 La Bigorre est cédée à Jean Ier de Foix-Béarn.
1589 Henri III de Navarre, entre autres comte de Bigorre, devient roi de France, sous le nom d'Henri IV.
1607 Henri IV rattache la Bigorre au domaine royal.

Entités précédentes :

Entités suivantes :

  • domaine royal

Le comté de Bigorre est situé dans le duché de Gascogne, qui apparaît au IXe siècle, est rattaché au domaine royal une première fois en 1302, avant d'en être détaché de 1425 à 1607.

Étendue géographique[modifier | modifier le code]

Il était entouré par l'Armagnac et l'Astarac au nord, le Béarn à l'ouest et la chaîne des Pyrénées au sud et le Comminges à l'est. De nos jours, son étendue correspond à la majeure partie du département des Hautes-Pyrénées.

Sa capitale était Tarbes et ses principales villes Lourdes, Campan, Vic, Cauterets, Bagnères-de-Bigorre, Barèges et Saint-Sever.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la conquête romaine, il était occupé par le peuple aquitain des Bigerriones qui ont donné leur nom au comté. À la fin de la période mérovingienne, la Bigorre se trouve dans le duché de Vasconie.

Selon la charte d'Allaon, Loup Centulle, duc de Vasconie, donne au début du IXe siècle le comté de Bigorre à son fils Donat Loup. Mais la charte d'Allon est reconnue comme un faux du XVIIe siècle, et si l'existence de Donat Loup n'est pas mise en cause[1], elle est cependant repoussée à la fin du IXe siècle. Des études récentes[2] considèrent plutôt Donat Loup comme un arrière-petit-fils de Louis Centulle.

Article détaillé : Liste des comtes de Bigorre.

Le comté de Bigorre qui revient à Raymond Dat († v. 947), passe successivement dans la maison de Foix (ca. 1032/4), puis dans celle de Béarn (1080), de Marsan (1129), de Comminges (1180) et de Montfort (1216). Il devient l'enjeu entre plusieurs seigneurs voisins. Ainsi, en 1194, le roi d'Aragon doit forcer le comte de Comminges à y renoncer pour le confier au vicomte de Béarn. Plus tard, Simon IV de Montfort fait annuler le mariage de Nuno Sanchez avec la comtesse Pétronille pour la donner en mariage à son fils Guy.

Article détaillé : Crise de succession de Bigorre.

Du temps d'Eschivat de Chabanais, le comte Simon V de Montfort avait revendiqué la Bigorre. Après la mort de Simon, son héritier vends ses droits au roi Henri Ier de Navarre, tandis que le vicomte Gaston VII de Béarn revendique la Bigorre au nom de sa fille Constance de Moncade. Il s'ensuit plusieurs procès, qui aboutissent finalement à l'annexion du comté en 1302 par le roi de France.

Au traité de Brétigny (1360), la couronne de France doit céder le comté aux Anglais. Il est reconquis en 1370. Il fait retour en 1425 à Jean Ier de Foix-Grailly comte de Foix et vicomte de Béarn. Celui-ci portera à partir de cette date le titre de comte de Bigorre.

La maison de Foix-Grailly s'éteint en 1483, et le comté passe à cette date à la maison d'Albret, puis en 1563 à celle de Bourbon. En 1589, Henri III de Bourbon, roi de Navarre, duc de Bourbon et de Vendôme, comte de Foix, de Périgord, d'Armagnac, de Bigorre et vicomte de Béarn devient roi de France sous le nom d'Henri IV et unit définitivement le comté de Bigorre à la Couronne en 1607.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Renée Mussot-Goulard, les princes de Gascogne, Lectoure,‎ 1982
  2. Christian Settipani, La Noblesse du Midi Carolingien, Oxford, Linacre College, Unit for Prosopographical Research, coll. « Prosopographica et Genealogica »,‎ 2004, 388 p. (ISBN 1-900934-04-3), p. 14, 16

Articles connexes[modifier | modifier le code]