Statue de la Liberté

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Monument national de la statue de la Liberté
Statue de la Liberté.
Statue de la Liberté.
Présentation
Architecte Auguste Bartholdi
Date de construction 1886
Dimensions 46,05 m de haut, sans le socle, 93 m socle compris
Propriétaire National Park Service
Protection  Patrimoine mondial (1984)
Monument national (1924)
National Register of Historic Places (1966)
New York City Landmark (1976)
Géographie
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
État Drapeau de l'État de New York New York
Localisation
Coordonnées 40° 41′ 21″ N 74° 02′ 40″ O / 40.689167, -74.04444440° 41′ 21″ Nord 74° 02′ 40″ Ouest / 40.689167, -74.044444  

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Monument national de la statue de la Liberté

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Monument national de la statue de la Liberté

La Liberté éclairant le monde[1] (Liberty Enlightening The World), plus connue sous le nom de Statue de la Liberté (Statue Of Liberty), est l'un des monuments les plus célèbres des États-Unis. Cette statue monumentale est située à New York, sur l'île de Liberty Island au sud de Manhattan, à l'embouchure de l'Hudson et à proximité d'Ellis Island.

Elle fut construite en France et offerte par le peuple français, en signe d'amitié entre les deux nations, pour célébrer le centenaire de la Déclaration d'indépendance américaine. La statue fut découverte au grand jour le 28 octobre 1886 en présence du président des États-Unis, Grover Cleveland. L'idée venait du juriste et professeur au Collège de France Édouard de Laboulaye, en 1865. Le projet fut confié, en 1871, au sculpteur français Auguste Bartholdi. Pour le choix des cuivres devant être employés à la construction, l'architecte Eugène Viollet-le-Duc eut l'idée de la technique du repoussé. En 1879, à la mort de Viollet-le-Duc, Bartholdi fit appel à l'ingénieur Gustave Eiffel pour décider de la structure interne de la statue. Ce dernier imagina un pylône métallique supportant les plaques de cuivre martelées et fixées.

La statue fait partie des National Historic Landmarks depuis le 15 octobre 1924 et de la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1984[2].

La statue de la Liberté, en plus d'être un monument très important de la ville de New York, est devenue l'un des symboles des États-Unis et représente de manière plus générale la liberté et l'émancipation vis-à-vis de l'oppression. De son inauguration en 1886 jusqu'au Jet Age[3], la statue a ainsi été la première vision des États-Unis pour des millions d'immigrants, après une longue traversée de l'océan Atlantique. Au plan de l'architecture, la statue rappelle le Colosse de Rhodes qui était l'une des sept merveilles du monde antique. Elle constitue l'élément principal du Statue of Liberty National Monument qui est géré par le National Park Service.

Après les attentats du 11 septembre 2001, l'accès a été interdit pour des raisons de sécurité : le piédestal a rouvert en 2004 et la statue en 2009, avec une limitation du nombre de visiteurs autorisés à accéder à la couronne. La statue (y compris le piédestal et la base) a été fermée pendant une année jusqu'au 28 octobre 2012, pour qu'un escalier secondaire et d'autres dispositifs de sécurité puissent être installés (l'accès à l'île est cependant resté ouvert). Un jour après la réouverture, l'accès a été de nouveau interdit en raison des effets dévastateurs de l'Ouragan Sandy. Les accès à l'île et à la statue ont été rouverts le 4 juillet 2013[4] (L'accès du public au balcon entourant la torche est toujours interdit, pour des raisons de sécurité, depuis 1916).

Histoire[modifier | modifier le code]

Cadeau du peuple français aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Auguste Bartholdi, concepteur de la statue de la Liberté.

L'idée d'un présent en gage de l'amitié franco-américaine et pour célébrer le centenaire de la déclaration d'indépendance des États-Unis est attribuée au politicien et historien Édouard de Laboulaye, auteur de Paris en Amérique et des Contes Bleus. Laboulaye, devenu le leader d'un groupe libéral de républicains américanistes après la mort d'Alexis de Tocqueville, organise le 21 avril 1865 un dîner clandestin à Glatigny dont la raison officielle est de célébrer la victoire de l'Union dans la guerre de Sécession (bataille d'Appomattox Court House en avril 1865) alors que les États-Unis sont en pleine période de reconstruction et à l'aube du Gilded Age, c'est-à-dire de la « période dorée »[5]. Après le dîner, alors que ces républicains (dont Oscar du Motier de La Fayette, Charles de Rémusat, Hippolyte Clérel de Tocqueville ou le sculpteur alsacien Auguste Bartholdi qui venait de sculpter le buste de Laboulaye) s'étaient affligés de l'assassinat le 15 avril 1865 d'Abraham Lincoln qu'ils idolâtraient, ils auraient eu l'idée de ce présent qui était de plus un moyen de critiquer le régime du Second Empire qu'ils jugeaient répressif[6]. Bartholdi aurait confié à ce dernier :

« Je lutterai pour la liberté, j'en appellerai aux peuples libres. Je tâcherai de glorifier la république là-bas, en attendant que je la retrouve un jour chez nous[7]. »

L'idée d'une statue en relation avec Lincoln et les États-Unis ne naît pas de ce dîner mais d'une collecte de fonds organisée en 1865 par le quotidien Le Phare de la Loire pour une médaille en or dédiée à Mary Todd Lincoln, la veuve du président américain[8]. Bartholdi a certainement mélangé la campagne pour la médaille et le dîner d'américanophiles pour inventer dans son journal, 20 ans après les faits, un pamphlet donné lors de ce dîner pour lever des fonds[9].

Ce projet né à la fin des années 1860 vacille en raison de la situation politique instable de la fin du Second Empire. Bartholdi, impressionné par les colosses de Memnon qu'il a découverts lors de son voyage en Égypte en 1855, se consacre alors à d'autres sculptures colossales, comme celle d'un grand phare (sous la forme d'une fellahine de 19 m de hauteur tenant une torche en l'air) à l'entrée du canal de Suez qu'il propose en 1867 à Ismaïl Pacha, khédive d'Égypte et qui s’appellerait La Liberté éclairant l'Orient[10].

En 1870, Bartholdi sculpte une première ébauche en terre cuite et en modèle réduit[11] aujourd'hui exposée au musée des beaux-arts de Lyon. La même année, la France entre en guerre contre la Prusse et doit capituler. Le 10 mai 1871, elle cède l'Alsace-Moselle à l'Empire allemand. L'opinion publique et le gouvernement français sont déçus de la sympathie des États-Unis pour les Allemands, dont le nombre était important sur le sol américain. Le projet commémoratif est temporairement écarté en raison des troubles politiques que connaît le début de la Troisième République. En effet, la plupart des Français pensent alors que cette république n'est qu'une solution temporaire qui laisserait place à la monarchie, ou à un régime semblable à celui de Napoléon Ier.

En juin 1871, muni de lettres d'introduction de Laboulaye, Bartholdi part pour cinq mois pour les États-Unis où il repère le site de Bedloe's Island, future Liberty Island, et tente de gagner des partisans. Il rencontre le président américain Ulysses S. Grant le 18 juillet 1871 à New York[12]. Dans un club select de la ville de New York, il organise un dîner pour collecter des fonds auprès de riches républicains, leur révélant le coût initial de la sculpture, 125 000 dollars (correspondant à 2,5 millions au début du XXIe siècle) pour le piédestal à la charge des Américains, 125 000 pour le reste de la statue à la charge des Français, mais il revient en France sans argent, les hommes d'affaire voulant apposer le nom de leur compagnie sur la statue en échange de leur participation financière[13].

Modèles de la statue[modifier | modifier le code]

Isabella Eugenie Boyer (1841-1904) épouse de l'inventeur milliardaire Isaac Merritt Singer, qui aurait servi de modèle pour la statue de la Liberté.

Choix du visage[modifier | modifier le code]

Des sources diverses mettent en avant différents modèles qui auraient servi à déterminer le visage de la statue. Cependant, les historiens en sont réduits à des hypothèses et aucune proposition n'est véritablement fiable et authentique[14]. Parmi les modèles proposés, on trouve Isabella Eugenie Boyer, veuve du milliardaire du monde de la couture ; Isaac Singer qui avait contribué au financement du projet mais Bartholdi ne l'a connue qu'en 1875 alors que le visage existait déjà[15].

Selon certaines sources, Bartholdi se serait inspiré du visage de sa mère, Charlotte Bartholdi (1801-1891), dont il était très proche, pour donner à la statue son visage sévère[16]. Le National Geographic Magazine appuie cette hypothèse, en précisant que le sculpteur n'a jamais expliqué ni démenti cette ressemblance avec sa mère[17]. C'est également la thèse soutenue au Musée Bartholdi de Colmar où l'on peut admirer de nombreuses ébauches de la statue[18].

D'autres modèles ont été avancés sans faire l'unanimité : Bartholdi aurait voulu reproduire le visage d'une jeune fille juchée sur une barricade et tenant une torche, au lendemain du coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte mais Bartholdi n'était pas présent à Paris à cette époque[19]. Il se serait inspiré d'un modèle qui posait pour lui, une certaine Céline, prostituée du quartier Pigalle[20].

Une étude publiée par Nathalie Salmon en août 2013[21] obtient le soutien d'institutions européennes et américaines[22] ainsi que l'apport documentaire de divers organismes [23]. Elle met en avant une jeune Américaine, Sarah Coblenzer, future épouse de son ami intime et fondé de pouvoir Adolphe Salmon : documents à l'appui, l'auteur montre comment elle a posé pour lui à Paris au printemps 1875 lors d'un voyage en Europe[24]. Bartholdi a peut-être réalisé une synthèse de plusieurs visages féminins, afin de donner une image neutre et impersonnelle de la Liberté. Mais la ressemblance avec le visage néo-classique de Sarah Coblenzer est indéniable.

Sources d'inspirations[modifier | modifier le code]

Lors d'une visite en Égypte, Auguste Bartholdi fut inspiré par le projet du canal de Suez dont la construction allait être entamée sous la direction de l'entrepreneur et diplomate français Ferdinand de Lesseps, qui devint par la suite l'un de ses plus grands amis. Il imagina ainsi un immense phare qui serait situé à l'entrée du canal et dont il dessina les plans. Le phare serait à l'image de la déesse Libertas du panthéon romain, divinité de la liberté, mais sa représentation devait être modifiée afin de ressembler à une paysanne égyptienne en robe (une fallaha). La lumière du phare devait resplendir à travers un bandeau placé autour de la tête du phare, ainsi qu'au sommet d'une torche maintenue en l'air, en direction des cieux[25],[26]. Bartholdi présenta ses plans au Khédive Isma'il Pasha en 1867 puis de nouveau en 1869, mais le projet ne fut jamais retenu[27]. Les dessins de ce projet intitulé L'Égypte apportant la lumière à l'Asie ou La liberté éclairant l'Orient ressemblent fortement à la statue de la Liberté, même si Bartholdi a toujours affirmé que le monument new-yorkais n'était pas un réemploi, mais bien une œuvre originale[11].

Le projet de construction d'un phare à l'entrée du canal de Suez s'inspirait lui-même d'un autre monument de l'Antiquité : le Colosse de Rhodes qui était l'une des sept merveilles du monde[28]. Construit à effigie du dieu grec du soleil, Hélios, le colosse aurait eu une taille de l'ordre de 30 mètres, et se tenait également à l'entrée d'un port avec une torche pour guider les navires[28]. La position du colosse, les jambes écartées autour de l'entrée, étant cependant différente de celle de la Statue de la Liberté. C'est également en statue d'Apollon Hélios, coiffée d'une couronne rayonnante, que fut transformée la statue colossale de bronze, de plus de trente mètres, de l'empereur Néron, lorsqu'elle fut déplacée devant le Colisée par Hadrien.

La coiffe de la Liberté est directement inspirée du Grand sceau de France, symbole officiel de la République française depuis la Seconde République en 1848. Les deux "Libertés", française et américaine, portent chacune une couronne à sept branches symbolisant les sept mers et continents de la planète[29]. De nombreuses autres sources d'inspiration sont évoquées, comme la statue de La Liberté de la poésie brisant ses chaînes (1883), monument à Jean-Baptiste Niccolini réalisé par Pio Fedi dans la Basilique Santa Croce de Florence et dont Bartholdi aurait pu voir l'esquisse sur place en 1870[30], la même année où Jules Lefebvre réalisait sont tableau La Vérité et Bartholdi les premières études de sa statue ; tandis que le thème de la liberté figurait déjà avec Le Génie de la Liberté (1836) sur la colonne de Juillet ou dans le tableau de La Liberté guidant le peuple (1830) de Delacroix.

Construction de la statue en France[modifier | modifier le code]

D'un commun accord, il fut convenu que les Français seraient responsables de la conception et de la construction de la statue puis de son assemblage une fois les pièces arrivées sur le sol américain, et que les États-Unis se chargeraient de la construction du socle. Cependant, des problèmes financiers survinrent des deux côtés de l'océan Atlantique.

En France, la campagne de promotion pour la statue débuta à l'automne 1875[31]. C'est le Comité de l’Union Franco-Américaine, pour lever des fonds, fondé en 1875 par Édouard de Laboulaye, qui se chargea d'organiser la collecte des fonds pour la construction de la statue[32]. Tous les moyens de l'époque furent utilisés à cette fin : articles dans la presse, spectacles, banquets, taxations publiques, loterie, coupe-papier à l'effigie de la statue, etc. Plusieurs villes françaises[33], des conseils généraux, des chambres de commerce, par le Grand Orient de France mais aussi des milliers de particuliers firent des dons. Le nombre de 100 000 souscripteurs fut annoncé[34]. Dès la fin de l'année 1875, les fonds rassemblés se montaient déjà à 400 000 francs, mais le devis passa par la suite à un million de francs de l'époque[35]. Ce n'est qu'en 1880 que la totalité du financement fut assurée en France. Parallèlement, aux États-Unis, des spectacles de théâtre, des expositions d'art, des ventes aux enchères ainsi que des combats de boxe professionnels furent organisés pour recueillir de l'argent nécessaire à la construction du socle.

Bartholdi adopta pour sa statue une structure interne recouverte de feuilles de cuivre repoussé, technique qu'il découvrit sur la statue de Charles Borromée (en) en Italie, premier exemple de l'utilisation de cuivre repoussé sur une structure solide, un pylône en maçonnerie et qui lui fut proposée par l'architecte Eugène Viollet-le-Duc (ce dernier avait opté comme structure interne solide des caissons remplis de sable afin de donner à la statue une stabilité face aux vents puissants de la baie)[18]. Les 300 feuilles de cuivre d'un mètre sur trois à la main furent fabriquées dans les ateliers de la fonderie « Gaget, Gauthier et Cie » en 1878. 64 tonnes de feuilles de cuivre furent offerts par un donateur, l'industriel Pierre-Eugène Secrétan, permettant au chantier de démarrer[36]. Les travaux de précision furent ensuite confiés par Eiffel à Maurice Koechlin, l'un de ses proches avec qui il travailla aussi sur la Tour Eiffel. L’armature est construite à Levallois-Perret dans les ateliers Eiffel[37], d'autres éléments dans le 17e arrondissement de Paris[38]. Devenue le plus haut monument de Paris, Bartholdi fit payer une somme modique aux Parisiens pour la visiter[18].

Bartholdi avait espéré que la statue serait terminée et assemblée pour le 4 juillet 1876, date précise du centenaire de l'indépendance, mais de nombreux soucis durant la période de construction retardèrent les travaux; notamment le manque d'ouvriers et artisans (charpentiers, ferronniers, plâtriers) dû au financement incomplet : seulement neuf des 300 feuilles de cuivre étaient achevées ; le plâtre de la main se brisa en mars 1876[39]. Bartholdi, pour sauver sa statue, concentra alors la construction de l'élément le plus symbolique de la statue, le bras tenant la torche, qui put être exposé en septembre 1876 à la Centennial Exposition (exposition du centenaire) de Philadelphie[40]. Les visiteurs pouvaient grimper sur une échelle qui menait au balcon situé autour de la torche, moyennant 50 cents. Des photographies, des affiches et des maquettes de la statue furent vendues pendant l'Exposition. L'argent récolté put être utilisé pour terminer les travaux. Deux années plus tard, en juin 1878, la tête de la statue fut révélée au public dans les jardins du Champ de Mars à l'occasion de l'exposition universelle de Paris de 1878 : les visiteurs pouvaient pénétrer dans la tête jusqu'au diadème au moyen d'un escalier de 43 mètres[41].

Viollet-le-Duc tombé malade plusieurs mois avant de mourir en 1879, Bartholdi engagea un nouvel ingénieur, Gustave Eiffel, qui le convainquit d'adopter la technique du mur-rideau avec un pylône métallique massif (stabilisé de neuf niveaux de traverses horizontales et d'entretoises posées en diagonales) qui soutient la statue, ainsi que le squelette secondaire interne (bandes de fer plates qui agissent comme un ressort) qui permet à la « peau » en cuivre de la statue de tenir d'elle-même en position verticale et d'osciller de 8 cm par vents de 80 km/h[18].

Obtention du brevet[modifier | modifier le code]

Le brevet de la statue, obtenu par Bartholdi en 1879.

Le 18 février 1879, Bartholdi obtient un brevet pour sa statue, le brevet D11,023[42].

Ce dernier la décrit en ces termes :

« Une statue représentant la Liberté éclairant le monde, qui consiste, fondamentalement en un personnage féminin drapé, avec un bras levé, portant une torche, alors que l'autre tient une tablette gravée, et avec un diadème sur la tête, en substance comme indiqué plus avant[43]. »

Le brevet précise aussi que le visage de la statue possède des « traits classiques mais graves et calmes »[44], et note que le corps de la statue est légèrement penché sur la gauche afin de reposer sur la jambe gauche, de telle sorte que le monument tienne en équilibre[45]. Il est en outre précisé que la statue est interdite de reproduction « de toute manière connue en art glyphique sous forme de statue ou statuette, ou en haut-relief ou bas-relief, en métal, pierre, terre cuite, plâtre de Paris ou autre composition plastique[46]. »

Acquisition de l'île[modifier | modifier le code]

La statue est située sur l'île de Liberty Island, dans le port de New York. À l'origine, l'île était connue sous le nom de Bedloe's Island, et servait de base militaire. Elle abritait le Fort Wood, bastion d'artillerie construit en granit et dont les fondations en forme d'étoile à onze branches servirent de base pour la construction du socle de la statue. Le choix du terrain et son obtention demandèrent plusieurs démarches. Le 3 mars 1877, un jour avant la fin de son mandat, Grant signa une résolution approuvée par le Congrès des États-Unis autorisant le président à préparer un site et accepter la statue lorsque la France la présenterait[47]. W. T. Sherman fut nommé pour aménager le terrain où le monument serait bâti. Il choisit le site de Bedloe's Island[48]. Quinze ans avant l’inauguration, Bartholdi avait déjà envisagé de construire son bâtiment sur l’île de Bedloe. Dans son esprit, elle y était déjà construite et tournée vers son continent d'origine, l'Europe dont elle accueillait et allait continuer d'accueillir les immigrants[49]. Ce n'est qu'en 1956 que le Congrès décida du changement du nom de l'île en Liberty Island, c'est-à-dire « île de la liberté ».

Dernières étapes de la construction, puis l'assemblage[modifier | modifier le code]

Socle[modifier | modifier le code]

Le socle, avant d'accueillir Miss Liberty.

La réalisation de l'immense socle de la statue avait été confiée par Bartholdi aux Américains, alors que les Français devaient se charger de la construction de la statue puis de son assemblage. La collecte des fonds nécessaires à la réalisation de l'ouvrage fut placée sous la responsabilité du procureur général, William M. Evarts. Mais comme elle avançait très lentement, Joseph Pulitzer[50] accepta de mettre à la disposition des responsables de la construction les premières pages du New York World afin de récolter de l'argent. Le journal fut également utilisé par son créateur pour critiquer les classes aisées, étant donné leur incapacité à trouver les fonds nécessaires, ainsi que les classes moyennes, qui comptaient sur les plus riches pour le faire. Les critiques acerbes du journal eurent alors des effets positifs, en incitant les donneurs privés à se manifester, tout en procurant au journal une publicité supplémentaire, puisque 50 000 nouveaux abonnés furent enregistrés pendant cette période. Les fonds nécessaires à la construction du socle imaginé par l'architecte américain Richard Morris Hunt et réalisé par l'ingénieur Charles Pomeroy Stone, furent toutefois rassemblés en août 1884. La première pierre du piédestal, renfermant une copie de la Déclaration d'indépendance des États-Unis[18], fut posée le 5 août 1884, et le socle, composé de granite de Kersanton (la kersantite)  fut construit entre le 9 octobre 1883 et le 22 août 1886[51]. La partie socle était à la charge des Américains [52][53]. Lorsque la dernière pierre de l'édifice fut posée, les maçons prirent plusieurs pièces d'argent dans leur poche, et les jetèrent dans le mortier. Les participants à la cérémonie déposèrent leurs cartes de visite, des médailles et des journaux dans un coffret de bronze, déposé dans le socle[54].

Assis sur une pyramide basse sur des fondations en béton de 16 m de hauteur, le piédestal a une base dorique avec des boucliers sculptés dans la pierre, un fût avec des pierres en bossage et une loggia qui lui redonne une dimension humaine, et un couronnement avec balcon[18]. Au cœur du bloc qui compose le socle, deux séries de poutres rattachent directement la base à la structure interne imaginée par Gustave Eiffel de façon que la statue ne fasse qu'un avec son piédestal.

Traversée de l'Atlantique, assemblage et inauguration[modifier | modifier le code]

Médaille pour l'inauguration de la statue par Oscar Roty.

Les différentes pièces de la statue furent assemblées à Paris, dans les ateliers Gaget-Gauthier Rue de Chazelles, tout près du Parc Monceau, de 1881 à 1884[55] [56]. La statue ainsi montée pour la première fois reçut alors plusieurs visiteurs de marque tels que le président de la République Jules Grévy et l'écrivain Victor Hugo[57]. Le 4 juillet 1884, jour de la fête nationale américaine, eut lieu la cérémonie du don puis le démontage commença en février 1885[58].

La statue fut envoyée à Rouen par le train, puis elle descendit la Seine en bateau[59] avant d'arriver au port du Havre. Après une traversée mouvementée et retardée par une tempête, elle entra dans le port de New York le 17 juin 1885, à bord d'une frégate française, l'Isère, et reçut un accueil triomphal de la part des New-Yorkais[60]. Afin de rendre la traversée possible à bord d'un tel navire, la statue fut démontée en 350 pièces, réparties dans 214 caisses, en sachant que le bras droit et sa flamme étaient déjà présents sur le sol américain, où ils avaient été exposés une première fois lors de la Centennial Exposition, puis à New York. 36 caisses furent réservées aux rondelles, rivets et boulons nécessaires à l'assemblage[61]. Une fois arrivée à destination le 17 juillet 1886, la statue fut réassemblée en quatre mois, sur son nouveau piédestal dont le financement s'était accéléré grâce aux dons de nombreux Américains enthousiastes. Les différentes pièces furent jointes par des rivets en cuivre et le drapé permit de résoudre les problèmes de dilatation[62].

Le 28 octobre 1886, la statue de la Liberté fut inaugurée en présence du président de l'époque, Grover Cleveland, ancien gouverneur de New York, devant 600 invités et des milliers de spectateurs[63]. Aucun Noir n'était invité à l'inauguration de ce monument censé aussi inspirer la fin de l'esclavage, pas plus que Joseph Pulitzer, juif et étranger, ou les femmes, d'où la manifestation de suffragettes[18],[38]. C'est Frédéric Desmons, alors vice-président du Sénat, qui représenta la France lors de l'inauguration[64]. Ferdinand de Lesseps et de nombreux francs-maçons étaient également présents. Le monument représentait ainsi un cadeau célébrant le centenaire de l'indépendance américaine, livré avec dix années de retard. Le succès du monument grandit rapidement : dans les deux semaines qui suivirent l'inauguration, près de 20 000 personnes s'étaient pressées pour l'admirer[65]. La fréquentation du site passa de 88 000 visiteurs par an, à un million en 1964 et trois millions en 1987[66].

Phare du port de New York[modifier | modifier le code]

La statue fonctionna comme phare entre la date de son montage, en 1886, et 1902[67]. À cette époque, c'est l'U.S. Lighthouse board qui était chargé d'assurer son fonctionnement. Un gardien de phare avait même été assigné à la statue et la puissance du faisceau lumineux était telle qu'il était visible à une distance de 39 kilomètres[68]. Un générateur d'électricité avait alors été installé sur l'île afin de faire fonctionner la structure.

Évolution[modifier | modifier le code]

Dégâts en 1916[modifier | modifier le code]

La statue fut endommagée lorsque, le 30 juillet 1916, le réseau d'espionnage de l'Empire allemand, dirigé par Franz von Rintelen, fit sauter le dépôt de munitions de Black Tom Island à Jersey City pour empêcher la livraison de celles-ci à l'Entente.

La déflagration fut suffisante pour briser les vitres sur une distance de 40 kilomètres ; on estime généralement sa force à 5,5 sur l’échelle de Richter et l’explosion endommagea la Statue de la Liberté. Une centaine de rivets cédèrent, entre autres dégâts. Depuis, la visite du bras et de la torche de la statue est interdite. Les réparations coûtèrent 100 000 dollars de l'époque (environ 2 millions en dollars 2010)[69].

L'accès de l'île fut interdit les dix jours suivant l'explosion et, pour réparer le flambeau, le gouvernement engagea le sculpteur Gutzon Borglum, qui conçut plus tard le mont Rushmore[70].

Rénovations[modifier | modifier le code]

Financement[modifier | modifier le code]

La statue de la Liberté a été l'un des premiers monuments à bénéficier de ce que l'on appelle en Amérique une campagne de cause marketing. En effet, en 1983, le monument fut placé au cœur d'une opération promotionnelle menée par American Express, visant à récolter des fonds pour entretenir et rénover l'édifice. Il fut convenu que chaque achat fait avec une carte American Express entraînerait un don d'un cent par l'entreprise bancaire. La campagne permit ainsi de réunir 1,7 million de dollars. En 1984, la statue fut fermée afin que des travaux, d'un montant total de 62 millions de dollars, puissent être menés à l'occasion de son centenaire. Le président de Chrysler, Lee Iacocca, fut nommé par le président Ronald Reagan à la tête de la commission responsable de la supervision des œuvres, mais il fut plus tard destitué pour « éviter tout conflit d'intérêts »[71].

En plus du remplacement de la plus grosse partie du fer de la charpente par de l'acier inoxydable et du renforcement de la structure même de la statue, la restauration du milieu des années 1980 concernait aussi le remplacement de la torche originale par une réplique, la rénovation des escaliers internes, l'installation d'un ascenseur dans le socle et l'amélioration du système de climatisation. La statue fut rouverte au public le 5 juillet 1986, le lendemain du Liberty Weekend.

Travaux de restauration[modifier | modifier le code]

Réouverture de la statue en 1986
Le 4 juillet 1986, Nancy Reagan (en rouge) célébra la réouverture de la statue au public.

Les ouvriers chargés des travaux érigèrent un échafaudage autour de l'édifice, dont la vue fut occultée jusqu'à la cérémonie du centenaire le 4 juillet 1986. La statue, entourée de son échafaudage, apparaît d'ailleurs dans le film Remo sans arme et dangereux et Le Retour du Chinois, sortis en 1985. Le travail à l'intérieur de la structure débuta par l'emploi d'azote liquide afin d'enlever les différentes couches de peinture appliquées à l'intérieur de la carcasse en cuivre pendant plusieurs décennies. Une fois ces couches de peinture éliminées, il ne resta plus que les deux couches de goudron d'origine qui servaient à prévenir les fuites et éviter la corrosion. Le goudron fut ensuite à son tour éliminé grâce à du bicarbonate de soude, sans que la structure en cuivre subisse de quelconques dommages. Les plus gros trous présents dans le cuivre furent quant à eux lissés, avant d'être obstrués par de nouvelles plaquettes.

Structure[modifier | modifier le code]

Chacune des 1 350 pièces métalliques soutenant la « peau » dut être ôtée puis remplacée. Le fer avait subi une forte corrosion galvanique, partout où il était en contact avec le cuivre, avec pour effet une diminution de moitié de son épaisseur. Bartholdi avait pourtant anticipé ce phénomène et prévu une combinaison d'amiante et de poix pour séparer les deux métaux, mais l'isolation s'était détériorée plusieurs décennies auparavant. De nouvelles barres en acier inoxydable modelées remplacèrent les barres de fer, avec un film de Téflon les séparant du cuivre pour protéger de la corrosion, pour une meilleure isolation et une réduction des frottements[72]. Puis de l'hydrogène liquide fut à nouveau introduit par un processus cryogénique confié à l'entreprise du Michigan CryoTech (aujourd'hui disparue[Quand ?]), afin de s'assurer que certaines parties de la statue soient renforcées, et résistent longtemps après les travaux.

La structure interne du bras droit fut elle aussi retravaillée. Lors de la construction de la statue, le membre avait été décalé de 46 centimètres sur la droite, et en avant par rapport à la structure centrale d'Eiffel. La tête avait été décalée de 0,61 centimètre sur la gauche, ce qui faussait la charpente. Bartholdi aurait pris cette décision sans le consentement d'Eiffel en se rendant compte que le bras et le visage étaient trop proches. Les ingénieurs considérèrent les travaux de renforcement de 1932 comme insuffisants, et ajoutèrent une écharpe diagonale en 1984 et 1986 pour rendre la structure plus solide.

Torche[modifier | modifier le code]

La torche originale, remplacée en 1986.

La flamme actuelle reprend le modèle original de Bartholdi alors que depuis l'inauguration elle avait été remplacée par un phare, qui n'a d'ailleurs pas fonctionné longtemps (1886-1891). Le flambeau a été entièrement restauré et la flamme en métal recouverte de feuilles d'or, éclairée par des lampes placées sur le balcon qui l'entoure. En 1985, pour rénover le flambeau de la statue, les États-Unis, à l'initiative de Jacques Graindorge directeur de l'artisanat français et de sa chargée de mission pour les métiers d'art Catherine de Logères, ont fait appel à une entreprise de Bezannes, près de Reims, où travaillent des artisans experts en ferronnerie d'art : les Métalliers Champenois. La dorure de la flamme a été réalisée par une autre entreprise rémoise, les Ateliers Gohard. L'ancienne torche est aujourd'hui exposée dans le musée situé dans le hall de la structure.

Festivités du Liberty Weekend[modifier | modifier le code]

Ronald Reagan prononçant un discours lors du Liberty Weekend, le 4 juillet 1986.

La statue fut déclarée monument national le 15 octobre 1924 et fut confiée au National Park Service le 10 juin 1933. En 1986, le centenaire de la statue de la Liberté fut marqué par quatre jours de festivités appelés « Liberty Weekend »[73]. Celles-ci commencèrent le 3 juillet par une cérémonie d'ouverture sur Governors Island, et s'achevèrent le 6 juillet dans le Giants Stadium de New York. Ces quatre jours de fête marquèrent la fin des restaurations de l'édifice menées depuis le début des années 1980, sous la tutelle de la fondation Statue of Liberty-Ellis Island. Ces restaurations, dans lesquelles Chrysler fut partie prenante, furent terminées juste à temps pour la cérémonie du centenaire du monument, c'est pourquoi les différents acteurs des travaux rendirent hommage à la statue lors de ce Liberty Weekend.

La cérémonie d'ouverture, qui se tint le jeudi 3 juillet dans le port de New York et sur Governors Island, attira de nombreuses célébrités, comme Gene Kelly, Gregory Peck et Steven Spielberg. Le président de la République française de l'époque, François Mitterrand, fut quant à lui l'invité d'honneur de la cérémonie. Après plusieurs chansons interprétées par Debbie Allen, Neil Diamond et Frank Sinatra, le président de l'époque, Ronald Reagan prononça deux discours : le premier au milieu de la cérémonie pour dévoiler les travaux sur la statue, et le second à la fin, au moment d'allumer la torche de la statue, puis de déclencher les feux d'artifice. Le 4 juillet, jour de fête nationale fut quant à lui célébré, toujours en présence du président américain, par un déploiement naval de navires de ligne et de grands voiliers dans le port de New York. Reagan aurait alors dit que le cortège auquel le public allait assister était aussi coloré que des feux d'artifices, et que Lady Liberty elle-même[74]. Un concert fut donné plus tard dans la soirée, avec notamment la participation du compositeur John Williams. Le lendemain matin, l'épouse du président, Nancy Reagan prononça un discours marquant la réouverture de la statue au public, et le soir, un opéra fut joué à Central Park. Le 6 juillet, les cérémonies de clôture eurent lieu dans le Giants Stadium situé dans le New Jersey, mais géographiquement proche de la statue.

En prélude à ces festivités, le 6 février 1986, jour de l'anniversaire de Ronald Reagan pour ses 75 ans, l'ambassadeur de France à Washington, Emmanuel de Margerie, accompagné de Catherine Deneuve, avait remis au Président américain une statuette de cristal de 35,5 cm de haut et pesant près de 3 kg, réplique de la statue.

Période récente et après 11 septembre 2001[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Attentats du 11 septembre 2001.
La statue de la Liberté et, au second plan, les tours jumelles du World Trade Center sur le point de s'écrouler.

La visite de l'intérieur de la statue est possible depuis son inauguration, même si l'accès au public a été plusieurs fois fermé pour des raisons de sécurité ou des travaux. Les visiteurs arrivaient par ferry, le plus souvent en provenance de Battery Park, et avaient la possibilité de grimper l'unique escalier en colimaçon au cœur de la structure métallique. La statue étant très exposée au soleil, il n'était pas rare que la température à l'intérieur du monument soit très élevée. Environ trente personnes à la fois pouvaient grimper les 354 marches conduisant à la tête de la statue et à sa couronne. De là, il était possible d'apercevoir le port de New York, mais pas la skyline[75] de Manhattan contrairement à une croyance répandue. Cela s'explique par le fait que le visage de la statue est orienté en direction de l'océan Atlantique et de la France, vers l'est. Elle fait d'ailleurs face à sa réplique parisienne "officielle" la plus célèbre du pont de Grenelle. En outre, ce même panorama était relativement restreint étant donné que les 25 fenêtres de la couronne sont plutôt petites, la plus grande d'entre elles atteignant 46 centimètres de hauteur. Toutefois, cela ne décourageait pas les touristes, qui devaient en moyenne attendre trois heures pour pénétrer dans l'enceinte de la statue, sans compter l'attente au ferry et au guichet pour les billets.

Après les attentats du 11 septembre 2001, Liberty Island fut interdite d’accès, avant d'être à nouveau ouverte au public en décembre de la même année, sans toutefois que l'accès au piédestal et à l'intérieur de la statue ne soit possible. Le piédestal fut de nouveau accessible le 3 août 2004. Seuls le socle de dix étages et le musée qu'il abrite étaient ouverts aux touristes, à condition d'avoir réservé un Monument Access Pass deux jours au moins avant la visite. Bien que l'intérieur de la statue soit inaccessible, une baie vitrée située à l'intérieur du socle permettait de voir la structure interne réalisée par Gustave Eiffel. Tous les visiteurs qui désirent se rendre sur Liberty Island sont contrôlés de la même manière que dans les aéroports.

Le 6 août 2006, la directrice du National Park Service, Fran Mainella annonça dans une lettre adressée à Anthony Weiner, représentant de l'État de New York, que l'intérieur de la statue resterait fermé indéfiniment. Mainella déclara dans sa lettre que « l'actuelle règlementation des accès reflètait une stratégie de gestion responsable dans l'intérêt de tous nos visiteurs »[76]. Malgré cela, le 4 juillet 2009, l'accès du public à l'intérieur de la tête de la statue de la Liberté fut rétabli pendant une durée de deux ans avant une nouvelle fermeture devant permettre une rénovation totale[77] avant réouverture au public.

Le 17 mai 2009, le Secrétaire à l'Intérieur du président Obama, Ken Salazar annonça un « cadeau spécial » pour les États-Unis, en promettant une réouverture de la statue au public le jour de la fête nationale, le 4 juillet[78]. En revanche, seul un nombre limité de personnes pouvait accéder à la couronne de la statue chaque jour[78]

La statue et le piédestal furent de nouveau fermés le 29 octobre 2011 pour permettre l'installation de nouveaux ascenseurs, et la rénovation de plusieurs équipements comme les toilettes. La fermeture dura un an, jusqu'au 28 octobre 2012[79][80][81]. Une journée seulement après la réouverture, la statue fut de nouveau fermée en raison de l'Ouragan Sandy[82]. Bien que la tempête n'ait pas endommagé la statue, elle causa des dégâts sur une partie des équipements de Liberty Island et Ellis Island, comme le quai d'amarrage des ferrys acheminant les passagers sur les deux îles. Le 8 novembre 2012, un porte-parole des Park Services annonça que les deux îles resteraient fermées au public pour une durée indéterminée, le temps que les travaux de réparation puissent être effectués[83]. En raison du manque d’électricité sur Liberty Island, un générateur fut installé pour alimenter temporairement les projecteurs servant à éclairer la statue. La statue rouvrit finalement au public le 4 juillet 2013[84]. Ellis Island resta cependant fermée pendant plusieurs autre mois avant de rouvrir en octobre 2013[85]. Liberty Island fut de nouveau fermée temporairement lors de l'arrêt des activités gouvernementales fédérales de 2013 en compagnie de plusieurs autres musées, parcs et monuments publics[86].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Description et symbolique[modifier | modifier le code]

Buste d'Hélios, divinité solaire de l'Antiquité. Détail d'un sarcophage romain du IIIe siècle. Les rayons de son diadème rappellent ceux de la statue de la Liberté.

La statue représente une femme en station verticale, vêtue d'une robe ample et coiffée d'une couronne comportant sept pointes, symbolisant les « Sept Continents » (Amérique du Nord, Amérique du Sud, Europe, Asie, Afrique, Océanie et Antarctique)[87]. Cependant, les sept pointes pourraient également évoquer les sept océans (Arctique, Antarctique, Atlantique nord et sud, Pacifique nord et sud et Indien)[88]. Le diadème fait aussi penser à celui que portait le dieu du soleil Hélios. En tout cas, Bartholdi n'a pas retenu l'idée du bonnet phrygien, symbole de liberté depuis l'Antiquité. La statue tient dans sa main gauche une tablette, qu'elle garde près de son corps, alors que sa main droite brandit une torche enflammée, maintenue en hauteur. La tablette évoque la loi ou le droit, alors que la torche renvoie aux Lumières. Certains y ont vu un symbole maçonnique[89]. La structure est recouverte d'une fine couche de cuivre, qui repose sur une énorme structure en acier (à l'origine en fer puddlé), à l'exception de la flamme qui est recouverte de feuillets d'or. La structure repose sur un premier socle de forme carrée, lui-même posé sur un autre socle en forme d'étoile irrégulière à onze pointes. La hauteur de la statue de la Liberté est de 46,5 mètres, hauteur qui est portée à 92,9 mètres entre la base du piédestal et la torche[90]. La tablette tenue dans la main gauche est gravée de la date d'indépendance des États-Unis, écrite en chiffres romains : JULY IV MDCCLXXVI. Les vingt-cinq fenêtres symbolisent quant à elles vingt-cinq pierres gemmes trouvées sur la terre et les rayons du ciel qui brillent sur le monde[91]. Au pied de la structure se trouvent des chaînes brisées qui symbolisent la liberté. La statue est tournée vers l'est, c'est-à-dire vers l'Europe, avec laquelle les États-Unis partagent un passé et des valeurs.

The New Colossus, poème d'Emma Lazarus[modifier | modifier le code]

Sur sa base, une plaque de bronze porte gravée, une partie (la fin) du poème de la poétesse américaine Emma Lazarus, intitulé « The New Colossus » (« le nouveau colosse »). La plaque de bronze n'est pas d'origine, elle a été ajoutée en 1903[92]. Voici les derniers vers du poème, tel qu'écrit sur le socle, dans sa version originale puis traduit en français :

“Keep, ancient lands, your storied pomp!” cries she
Give me your tired, your poor,
Your huddled masses yearning to breathe free,
The wretched refuse of your teeming shore.
Send these, the homeless, tempest-tost, to me,
I lift my lamp beside the golden door !

Garde, Vieux Monde, tes fastes d'un autre âge, crie-t-elle
Donne-moi tes pauvres, tes exténués,
Qui en rangs pressés aspirent à vivre libres,
Le rebut de tes rivages surpeuplés,
Envoie-les moi, les déshérités, que la tempête m'apporte
J'élève ma lumière et j'éclaire la porte d'or !

Répliques et produits dérivés[modifier | modifier le code]

Réplique d'Odaiba dans la baie de Tokyo, au Japon. On aperçoit au second plan le Rainbow Bridge.

Miniatures[modifier | modifier le code]

En raison de son statut de monument universel, la statue de la Liberté a été copiée et reproduite à différentes échelles et en divers endroits du globe[93]. Ces reproductions vont des simples miniatures souvenirs vendues dans la boutique du musée aux reproductions à grande échelle qui siègent à l'entrée de certaines villes, soit parce qu'elles sont liées à l'histoire du monument ou de l'un de ses créateurs, soit parce que l'original constitue un symbole majeur de la Liberté à travers le monde[93].

Statue de la Liberté du pont de Grenelle, à Paris (France).

Les premières miniatures de la statue, réalisées par l'entreprise Gaget-Gauthier (dont le nom pourrait avoir donné le mot « gadget » en anglais), commercialisées et distribuées aux nombreuses personnalités présentes lors de la cérémonie d'inauguration du 28 octobre 1886, ont servi de modèles aux diverses répliques construites par la suite. On en trouve surtout en France ou aux États-Unis[94], mais aussi en Autriche, en Allemagne, au Brésil, en Chine, en Italie, au Japon, au Viêt Nam, ancienne colonie française.

Répliques en France[modifier | modifier le code]

La statue du Jardin du Luxembourg.
  • à l'extrémité aval de l'île aux Cygnes à Paris, à la hauteur du pont de Grenelle, près de l'ancien atelier de Bartholdi, haute de 11,50 m. Elle fait face à la statue de New York. Une version de 2,85 m en bronze fondue par Bartholdi en 1889 était exposée jusqu'en 2012 dans le Jardin du Luxembourg, avant d'être remplacée par une copie après qu'elle a été intégrée aux collections du musée d'Orsay. En 1989, une réplique de la flamme, la Flamme de la Liberté, réalisée par deux entreprises françaises ayant participé à la restauration à New York en 1985-1986, « offerte par les États-Unis » grâce à une souscription lancée par l'International Herald Tribune, a été installée à Paris place de l'Alma. Elle est devenue depuis 1997 un monument commémoratif « spontané » de l'accident mortel de la princesse Diana, survenu juste au-dessous.
  • à Lunel (Hérault) A l'entrée Sud du centre-ville, place de la République, elle trône au milieu d'un rond-point. Elle mesure 2,80 m de haut. Henri Canitrot, maire, l'a inaugurée le 25 février 1989 (bicentenaire de la Révolution). La précédente statue de la Liberté installée en 1889 avait été fondue par les Allemands en 1943.
  • à Bordeaux, place Picard, à l'intersection du cours Saint-Louis et du cours Balguerie Stuttenberg[95].
  • à Cambrin, dans le Pas-de-Calais (entre Béthune et La Bassée). Dominant le monument aux morts de la ville, la statue mesure 2,90 m et pèse 550 kg. Elle repose sur un socle en pierre de Soignies d’une vingtaine de tonnes.
  • à Châteauneuf-la-Forêt 87130 (Haute-Vienne) sur la place de la mairie.
  • une réalisée dans les années 1900 sur la place du village de Saint-Cyr-sur-Mer (Var) ;
  • une en fonte, datée de 1906, sur un monument dédié à Henri Saint-Romme sur la place centrale du village de Roybon (Isère),
  • sur la place centrale de Cléguérec (Morbihan), coulée en 1875 en l'honneur du maréchal des logis Pobéguin dans le cadre de l'opération de financement du cadeau de la France aux États-Unis ;
  • sur la place du hameau de Lugné, à Cessenon (Hérault), découpée de la proue du paquebot Maxim’s des mers,
  • sur la place de la Liberté, à Saint-Affrique (Aveyron)[96].
  • Colmar : En venant de Strasbourg, sur un rond point situé à l'entrée de la ville. La statue de la Liberté « colmarienne », d’une hauteur de 12 mètres au flambeau, a été réalisée en 2004 en matériau composite teinté dans la masse pour lui donner l’aspect du cuivre patiné[97]. Elle fut réalisée pour marquer l'année du centenaire de la mort d'Auguste Bartholdi. Avec ses trois tonnes pour douze mètres de haut, elle dépasse de cinquante centimètres son aînée parisienne du pont de Grenelle, jusque-là la plus grande en France.
  • Poitiers : Une réplique en fonte, élevée par souscriptions sur l'initiative des loges maçonniques de Poitiers et Neuville, trône au milieu de la place de la Liberté à Poitiers. Inaugurée le 14 juillet 1903, elle présente une torche singulière, différente de l'originale, et une couronne qui compte seulement 6 flèches[98].
  • Barentin (Seine-Maritime), une copie en polyester de 13,5 m et d'un poids de 3,5 tonnes, utilisée dans le film Le Cerveau de Gérard Oury (1969), qui devait être détruite, faute de dédouanement, après avoir séjourné dans les locaux de la douane de Saint-Maurice, a été conservée grâce à l'action de Paul Belmondo (le père de Jean-Paul Belmondo), du maire André Marie et de Gérard Oury.
  • Narbonne (Aude) latitude 43°10'13.66"N longitude :3° 2'8.06"E
  • Nice (Alpes-Maritimes), sur le Quai des États-Unis, 2014
  • Saint-Étienne (Loire), initialement sur la place Badouillère et aujourd'hui sur la place Jules Ferry, elle date de 1915 mais n'a jamais été inaugurée officiellement. Le flambeau est remplacé par un luminaire.

Répliques dans le monde[modifier | modifier le code]

Emblème historique de la New York Life Insurance Company représentant la Statue de la Liberté assise sur l'aigle américain. Palais New York, Budapest

Ailleurs dans le monde, les répliques les plus célèbres sont celles du casino New York-New York à Las Vegas et celle de l'Odaiba à Tokyo. Durant les manifestations de la place Tian'anmen en 1989 à Pékin, les manifestants exhibèrent une statue baptisée Déesse de la Démocratie[99], qui s'inspirait très largement de la statue de la Liberté ; son sculpteur, Tsao Tsing-Yuan, déclara avoir volontairement changé son apparence pour ne pas paraître trop pro-américain[100].

Il existe d’autres répliques de la Statue de la Liberté, dont Pristina, au Kosovo. Elle symbolise la libération du pays par les Américains[101] ; Buenos Aires (fonte du Val d'Osne) au parc Belgrano.

Une Statue de la Liberté « revue et corrigée façon Salvador Dalí » est située à l'entrée du village de Cadaqués, en Espagne.

Il n'existe pratiquement aucune réplique de la Statue de la Liberté en Angleterre. La Statue de la Liberté est en effet le symbole d'une victoire de la liberté et de la démocratie républicaine contre le système monarchique anglais. Généralement, les symboles républicains français tel que Marianne ou la Statue de la Liberté sont vilipendés ou dénigrés par les monarchistes anglais. Ils sont en revanche appréciés par les républicains et les indépendantistes écossais, traditionnellement sensibles aux idéaux français (voir Auld Alliance).

Culture populaire[modifier | modifier le code]

La statue est très rapidement devenue une icône populaire, figurant sur de nombreuses affiches et images, dans divers films et livres. « Icône vide » donnant une image neutre et impersonnelle de la Liberté, elle peut représenter de nombreux symboles[102]. En 1911, l'écrivain américain O. Henry faisait dialoguer Miss Liberty avec une autre statue. En 1918, le monument figurait sur l'affiche du Victory Loan (prêt de la victoire) accordé par les États-Unis à l'Europe. Dans les années 1940 et 1950, de nombreux magazines à sensation dépeignaient la statue entourée de ruines et de sédiments. Pendant la Guerre froide, la statue était figurée sur les affiches de propagande comme symbole de la liberté ou des États-Unis. Les dessinateurs américains en ont fait l'incarnation de New York au moment des attentats du 11 septembre 2001. La publicité l'a aussi utilisée pour mettre en valeur des produits tels que le Coca-Cola ou le chewing-gum[66]. La statue a également inspiré des peintres du XXe siècle comme Andy Warhol[66].

Dans le cinéma, la statue a fait de très nombreuses apparitions. La toute première remonte à 1917, dans le film de Charlie Chaplin L'Émigrant. En 1942, elle apparaît dans le film d'Alfred Hitchcock, Cinquième Colonne lors de la scène finale[66]. À la fin de la première version de La planète des singes, elle se trouve en partie ensevelie sous le sable d'une plage. Dans SOS Fantômes 2, Miss Liberty prend vie et s'anime pour vaincre les ennemis. Elle est également filmée dans d'autres blockbusters[103] comme Le Cinquième Élément, Le Jour d'après, A.I. Intelligence artificielle, ainsi que dans des cut-scenes de séries télévisées comme Sex and the City ou Les Experts : Manhattan. Dans Cloverfield, film catastrophe réalisé par Matt Reeves, un monstre sème la destruction dans New York. On voit une scène où la tête de la statue de la Liberté s'écrase brutalement en pleine rue.

La statue de la Liberté, submergée dans le lac Mendota à Madison (Wisconsin) en 1979 : un canular grandeur nature...

En 1978, la statue est au cœur d'un canular imaginé à l'université du Wisconsin-Madison. Plusieurs étudiants reproduisent les parties hautes de la statue pour les placer dans un lac gelé de la région, ce qui donne l'impression qu'elle est submergée. Le monument figure en outre sur les plaques d'immatriculation de l'État de New York ainsi que sur celles du New Jersey. Dans le milieu du sport, Lady Liberty sert de logo à l'équipe de la LNH des Rangers de New York, et à l'équipe de basket-ball des Liberty de New York, qui évolue en WNBA. Pour célébrer le centenaire du monument, la Poste française crée en 1986 un timbre représentant le visage de la statue et intitulé « Liberté ». En 2000, le monument fait partie des propositions pour désigner les « sept nouvelles merveilles du monde » (New7Wonders), projet lancé par le réalisateur suisse Bernard Weber. Le logo de l'Université de New York reprend la torche de la statue de la Liberté pour montrer qu'elle est au service de la ville de New York. La torche apparaît à la fois sur le sceau et sur le logo de l'université, dessiné par Ivan Chermayeff en 1965. Il existe également une torche en argent réalisée par Tiffany & Co (un don d'Helen Miller Gould en 1911).

Faits et événements[modifier | modifier le code]

Sauts en parachute, escalade, paramoteur et sauts à l'élastique[modifier | modifier le code]

Le 2 février 1912, le réparateur de clochers Frederick R. Law réussit un saut en parachute depuis le balcon entourant la torche de la statue. L'autorisation lui avait été donnée par le capitaine d'armée chargé de Liberty Island. Selon un article du New York Times, le cascadeur « serait tombé comme un poids d'une hauteur de 23 mètres, alors que le parachute ne montrait aucune intention de s'ouvrir au départ », avant de descendre « gracieusement » mais d'atterrir durement pour enfin s'éloigner en boitillant[104].

La statue sur une pièce commémorative de l'État de New York, « portail de la liberté ».

En 2000, le pacifiste Tito Kayak, de son vrai nom Alberto de Jésus, escalada la statue de la Liberté et y déploya un drapeau portoricain, afin de réclamer la pleine indépendance de l'île[105].

Suicides[modifier | modifier le code]

Le premier suicide enregistré sur la statue de la Liberté remonte au 13 mai 1929. Au Times qui l'interrogeait, un témoin expliqua que celui qu'on allait identifier comme étant Ralph Gleason, avait rampé à l'extérieur depuis l'une des fenêtres de la statue avant de se retourner, comme pour rentrer, puis avait semblé glisser avant de tomber, rebondissant sur la poitrine de la structure dans sa chute. Le corps avait atterri sur un bout de pelouse au pied de la statue, à quelques pas d'un employé en train de tondre[106]. Six ans plus tard, en 1935, Jeffery Magee et Theodore Benz tentèrent de se suicider mais survécurent tous les deux, malgré de graves blessures.

Légende du mot gadget[modifier | modifier le code]

Le jour de l'inauguration de la statue de la Liberté, le 28 octobre 1886, l'entreprise Gaget-Gauthier aurait distribué des miniatures de la statue aux personnalités présentes pour la cérémonie. Les invités se seraient ainsi demandé entre eux, et avec l'accent américain : « Do you have your Gaget? », c'est-à-dire « Avez-vous votre Gaget ? » ce qui aurait donné naissance au mot aujourd'hui très employé dans la langue française gadget[107].

Fonds Bartholdi[modifier | modifier le code]

En 1907, Jeanne Émilie Bartholdi, veuve de l’artiste, a fait don au musée des arts et métiers (Paris, France) d’un ensemble d’épreuves photographiques et d’objets (maquettes, moulages), consacré à la Statue de la Liberté. Parmi ces moulages, on retrouve les originaux ayant servi à Bartholdi pour la réalisation de la statue[108].

Chiffres[modifier | modifier le code]

Statue liberté animation.gif
46,07 m. La hauteur du sol au sommet de la base
92,99 m. La taille totale de la structure, socle compris
5 m. La taille de la main
2,44 m. La taille de l'index
4,40 m. La hauteur de la tête
3,05 m. La largeur de la tête
0,76 m. La largeur d'un œil
1,37 m. La taille du nez
12,8 m. La longueur du bras droit
7,19 m. La longueur de la tablette
4,14 m. La largeur de la tablette
3,5 m. La longueur du plus grand rayon de la couronne
225 En tonnes, la masse de la structure (dont 125 d'acier et 31 de cuivre)
40 Le nombre de personnes qui peuvent tenir dans la tête
3,5 Le nombre de mois nécessaires à l'assemblage de la structure
2,37 L'épaisseur en millimètres des plaques de cuivre
210 Nombre de caisses utilisées pour transporter la statue, démontée, de la France vers les États-Unis
343 000 Le coût estimé, en euros à la construction
12/07/1886 La date du premier rivet posé
04/07/1776 La date inscrite en chiffres romains sur le livre
46,05 m La taille de la statue sans le socle

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Monument[modifier | modifier le code]

Répliques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice de l'œuvre sur le site du musée d'Orsay.
  2. (fr) « Statue de la Liberté »,‎ 2007 (consulté le 24 juin 2007)
  3. Littéralement ère des avions. Il s'agit de la période où les avions - et les vols transatlantiques en particulier - ont commencé à se démocratiser, notamment à partir des années 1950.
  4. (en) Statue of Liberty, closed since Hurricane Sandy, will re-open by July 4, sur le site nydailynews.com, consulté le 22 mars 2014
  5. (en) Edward Berenson, The Statue of Liberty : A Transatlantic Story, Yale University Press,‎ 2012 (lire en ligne), p. 8
  6. (en) Edward Berenson, op. cité, p.9
  7. (fr) « La Statue de la Liberté »,‎ 2007 (consulté le 24 juin 2007)
  8. (en) Edward Berenson, op. cité, p. 10
  9. (en) Rebecca M. Joseph, « The Black Statue of Liberty Rumor », sur National Park Service,‎ septembre 2000
  10. (en) Jonathan Harris, A Statue for America : The First 100 Years of the Statue of Liberty, Four Winds Press,‎ 1985, p. 7–8
  11. a et b R. Belot, D. Bermond, Bartholdi, 2004, p. 237.
  12. R. Belot, D. Bermond, Bartholdi, 2004, p. 255.
  13. Christian Blanchet, Bertrand Dard, Statue de la Liberté. Le livre du centenaire, Éditions Comet's,‎ 1994, p. 78
  14. R. Belot, D. Bermond, Bartholdi, 2004, p. 399.
  15. Ruth Brandon, Singer and the Sewing Machine: A Capitalist Romance, p. 211
  16. Leslie Allen, Liberty: The Statue and the American Dream, p. 21
  17. Alice J. Hall, Liberty Lifts Her Lamp Once More, juillet 1986
  18. a, b, c, d, e, f et g Mark Daniels, documentaire « La statue de la liberté, naissance d’un symbole », Arte, 15 février 2014.
  19. R. Belot, D. Bermond, Bartholdi, 2004, p. 400.
  20. (en) Jill Bossert, Liberty : a centennial history of the Statue of Liberty in post cards, Madison Square Press,‎ 1986, p. 18
  21. L'Est Républicain, 25 août 2013 ; L'Express, 16 octobre 2013
  22. à New York les services culturels de l'Ambassade de France, la French-American Foundation, le FIAF French Institute Alliance Française, à St.Louis le Missouri History Museum, en Allemagne les Archives de la ville de Bad Homburg vor der Höhe, en France le Musée Bartholdi de Colmar
  23. le Conservatoire National des Arts et Métiers (Paris), les Archives de Paris (Paris), le National Archives and Records Administration (New York), le New York Times (New York), le US patent and Trademark Office (New York), la Surrogate's Court (New York), la Yeshiva University (New York), la San Bernardino Historical and Pioneer Society (San Bernardino, CA), la Fondation du Musée Juif (Berlin), la Bibliothèque universitaire JCS (Francfort, Allemagne), in Nathalie Salmon, Lady Liberty I love you, p. 6-10, éditions De Rameau, août 2013, (ISBN 10-91044-06-6)
  24. Nathalie Salmon, Lady Liberty I love you http://www.ladylibertyiloveyou.com
  25. Bartholdi de Suez à New York, Bernard Richard, 24 septembre 2014, blog bernard-richard-histoire.com
  26. Projet de phare à Suez, aquarelle, musée Bartholdi, Colmar, site miladyacoub.fr
  27. (en) American Parks Network, « Statue of Liberty : History »,‎ 2007 (consulté le 20 février 2007)
  28. a et b (en) Harris, Jonathan A Statue for America: The First 100 Years of the Statue of Liberty. New York, N.Y.: Four Winds Press (division de la Macmillan Publishing Company), p. 7-8.
  29. Statue de la Liberté de New York, Linternaute.com
  30. (en) Jane Fortune, To Florence con amore. 90 ways to love the city, The Florentine Press,‎ 2011, p. 48
  31. R. Belot, D. Bermond, Bartholdi, 2004, p. 279-281
  32. Stephen W. Sawyer, « Édouard Laboulaye et la Statue de la Liberté : l’élaboration de l’expérience démocratique », La Lettre du Collège de France, no 26,‎ juin 2008, p. 55
  33. Le Havre offrit 1 000 francs, le conseil municipal de Paris, 10 000 francs ; R. Belot, D. Bermond, Bartholdi, 2004, p. 295.
  34. Chiffre invérifiable : R. Belot, D. Bermond, Bartholdi, 2004, p. 295.
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  44. Extrait du brevet: « Classical, yet severe and calm, features »
  45. Extrait du brevet : « Thrown slightly over to the left so as to gravitate upon the left leg, the whole figure thus being in equilibrium. »
  46. (en) Extrait du brevet : « In any manner known to the glyptic art in the form of a statue or statuette, or in alto-relievo or bass-relief, in metal, stone, terra-cotta, plaster-of-paris, or other plastic composition. »
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  103. Production cinématographique à gros budget
  104. Information provenant du New York Times du 3 février 1912, page 4 : « Parachute Leap Off Statue of Liberty; Steeplejack Had First Thought of Jumping Off the Singer Building. Steers With His Arms And Lands Safely on Stone Coping 30 feet from Water's Edge—He Won't Talk About It. »
  105. George Rishmawi et Jenka Soderberg, « Bilin : 22 blessés dont la lauréate du Prix Nobel de la Paix, Mairead Corrigan Maguire, Tito Kayak a été arrêté », dans Résister ! du 22/04/2007, « http://www.resister.biz/article-6456935.html » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  106. Extrait du New York Times du 14 mai 1929, page 1: Youth Plunges Off Statue of Liberty Crown, 200 Feet High, in First Suicide at That Spot.
  107. voir La Liberté éclairant le monde
  108. Marie-Sophie Corcy, Nathalie Vuhong et Lionel Dufaux, La Statue de la Liberté : Le défi de Bartholdi, Paris, Gallimard, coll. « Hors série découvertes »,‎ 2004, 36 p. (ISBN 978-2070305834)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) Leslie Allen, Liberty: The Statue and the American Dream (ASIN:B000HMACQI).
  • (en) Moreno Barry, The Statue of Liberty Encyclopedia, New York, Simon & Schuster, 2000 (ISBN 978-1-59764-063-3).
  • (en) Serge Hochain, Building Liberty: A Statue is Born, 2004 (ISBN 978-0-7922-6765-2).
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  • (en) Yasmin Sabina Khan, Enlightening the world: the creation of the Statue of Liberty, Cornell University Press, 2010. (p. 135) (ISBN 978-0-8014-4851-5) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Nathalie Salmon, Lady Liberty I Love You, éditions De Rameau 2013 (ISBN 10-91044-06-6)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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