Gemme

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Une gemme est une pierre fine, précieuse ou ornementale ou n'importe quelle matière très dure ou colorée ayant l'aspect de ces pierreries et utilisée comme ornement.

Pour mériter l'appellation de gemme, cette matière (minéral, roche ou une substance organique telle que perle, ambre ou corail) doit être attrayante, surtout par sa couleur. Elle doit être peu altérable, et assez solide pour survivre à un usage constant ou aux manipulations, sans se rayer ou s'endommager.

Pierre brute arrachée à la terre par le mineur, une gemme est souvent taillée par le lapidaire pour finir montée sur une bague, en boucle d'oreille ou tout autre ornements de joaillerie. Elle peut être naturelle, traitée ou fabriquée artificiellement (pierre synthétique).

La gemmologie est la science des gemmes.

Les pierres gemmes[modifier | modifier le code]

Dans la législation française[1], les appellations « pierre gemme », « pierre ornementale », « pierre précieuse » sont regroupées sous l'appellation unique de « pierres gemmes » par souci d'harmonisation avec la nomenclature de la CIBJO[2] (commission internationale bijouterie, joaillerie, orfèvrerie) qui ne distingue pas entre les trois expressions[3]. « Pierre précieuse » ne peut s'appliquer qu'à un produit naturel. Cette commission traite à part le diamant.

Quelques exemples :

Pierres précieuses

  • le diamant, transparent (pratiquement toutes les couleurs peuvent être trouvées)
  • l'émeraude (variété de béryl), transparente (vert, à vert-bleuté)
  • le rubis (variété de corindon), transparent (rouge à écarlate)
  • le saphir (variété de corindon), transparent (toutes les couleurs sauf rouge (réservé au rubis))

Pierres fines

Organiques

  • l'ambre, transparent (diverses nuances de jaune, mais aussi verte exceptionnellement bleue)
  • le corail, opaque (rouge écarlate, rose, blanc)
  • le jais, opaque (noir)
  • la mellite, de couleur du miel
  • la nacre (perle), translucide (blanc, jaune, rose, noire)

Les pierres synthétiques[modifier | modifier le code]

Ces pierres comme la moissanite sont synthétisées industriellement, parfois afin d'imiter des pierres naturelles recherchées, comme le diamant.

Une réglementation spécifique existe dans certains pays, obligeant les vendeurs à préciser clairement la nature synthétique de la pierre. Ainsi en France, le décret 2002-65 du 14 janvier 2002 relatif au commerce des pierres gemmes et des perles précise que :

«  Art. 4 : Les qualificatifs suivants complètent respectivement la dénomination des matières et produits mentionnés ci-dessous :

  • (...)
  • « synthétique » pour les pierres qui sont des produits cristallisés ou recristallisés dont la fabrication provoquée totalement ou partiellement par l'homme a été obtenue par divers procédés, quels qu'ils soient, et dont les propriétés physiques, chimiques et dont la structure cristalline correspond pour l'essentiel à celles des pierres naturelles qu'elles copient ;
  • (...)

L'emploi des termes : « élevé », « cultivé », « de culture », « vrai », « précieux », « fin », « véritable », « naturel » est interdit pour désigner les produits énumérés au présent Article. (...) »

Le corindon[modifier | modifier le code]

Le corindon, sous ses deux formes: mono- et poly-cristallines, est utilisé à la fois dans l'industrie horlogère ainsi qu'en bijouterie. Ses gemmes, le rubis et le saphir, sont parfois facettées, parfois taillées en cabochon, parfois sculptées.

Inclusions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Inclusion (minéralogie).

Peu de gemmes sont parfaitement pures. En effet, la plupart renferment des corps étrangers ou présentent divers accidents de cristallisation. Ces accidents sont considérés comme des inclusions, qu'il faut se garder de décrire comme « défauts », car leur présence n'entraîne pas forcément une dépréciation de la gemme.

Les inclusions suivent des lois strictes et peuvent donner des renseignements quant à la formation et aux types de gisement des pierres précieuses, fines ou ornementales.

Ce sont des caractéristiques d'identification : chaque gemme recelant ses propres inclusions, il est possible de rassembler l'ensemble des photographies des inclusions trouvées dans une espèce particulière (par exemple les topazes) et de les ordonner.

Les inclusions sont relativement fréquentes dans les minéraux ; elles sont soit de la même espèce (inclusion de diamant dans du diamant, par exemple) ou étrangères (inclusion d'or dans du quartz, par exemple). Si petites soient-elles, les inclusions peuvent apporter de précieuses indications sur la formation du cristal environnant, appelé «cristal hôte».

Les minéraux inclus peuvent être plus anciens que lui, et avoir été simplement englobés lors de la croissance. Ils peuvent aussi s'être formés en même temps que le cristal hôte, qui, suite à une croissance plus rapide, les a inclus dans sa masse. Il existe, en outre, des inclusions qui sont plus récentes que le cristal hôte : elles proviennent de liquides qui se sont introduits par des fissures dans le cristal.

Galerie : Gemmes à inclusions[modifier | modifier le code]

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Lithothérapie[modifier | modifier le code]

Jadis et selon certains peuples, les pierres fines et ornementales auraient des vertus thérapeutiques, soit en les portant sur soi soit lorsqu'elles se trouvent dans la pièce où l'on vit. Certains thérapeutes contemporains s'intéressent toujours à la lithothérapie.

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Décret no  2002-65 du 14 janvier 2002 relatif au commerce des pierres gemmes et des perles[1].
  • Site de la Commission internationale de la joaillerie, la bijouterie et l'orfèvrerie[4].
  • Livre des pierres gemmes du CIJBO[3].
  • Barriand P. - Poirot J.P., Larousse des pierres précieuses, 2004, réédition de 1998

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Legifrance
  2. CIBJO
  3. a et b (en) [PDF] CIBJO
  4. CIBJO

Liens externes[modifier | modifier le code]