Gourin

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Gourin
Manoir de Tronjoly.
Manoir de Tronjoly.
Blason de Gourin
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Gourin (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du pays du roi Morvan
Maire
Mandat
David Le Solliec
2014-2020
Code postal 56110
Code commune 56066
Démographie
Gentilé Gourinois, Gourinoises
Population
municipale
4 076 hab. (2011)
Densité 55 hab./km2
Population
aire urbaine
25 412 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 08′ 28″ N 3° 36′ 21″ O / 48.1411, -3.6058 ()48° 08′ 28″ Nord 3° 36′ 21″ Ouest / 48.1411, -3.6058 ()  
Altitude Min. 83 m – Max. 301 m
Superficie 74,72 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.gourin.fr/

Gourin [ɡuʁɛ̃] est une commune du département du Morbihan, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

localisation de la commune de Gourin sur une carte administrative du Morbihan

Gourin appartient à la Cornouaille morbihannaise : elle faisait partie de l'évêché de Quimper. La langue utilisée était le breton cornouaillais jusqu'au basculement linguistique vers le français qui eut lieu dans les années 1950. Le Cornouaillais était utilisé dans les communes des cantons de Gourin et du Faouët situées sur la rive droite de la rivière Ellé, tandis que le reste du département utilisait le Breton vannetais (sauf la partie est parlant gallo).

Gourin a la particularité de se trouver à 98 kilomètres de Vannes, son chef-lieu de département, et seulement à 43 kilomètres de Quimper, le chef-lieu du Finistère.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Gourin se situe sur le flanc sud des Montagnes Noires, un des principaux reliefs du massif armoricain, dont le point culminant est le Roc'h Toullaeron à 318 m, sur la commune limitrophe de Spézet. Le département du Morbihan culmine à 301 m d'altitude à Gourin. Le sous-sol gourinois renferme des roches de nature diverses. On trouve notamment sur les flancs des Montagnes Noires des gisements de schiste d'âge ordovicien qui furent exploités de manière intensive au XIXe siècle et au XXe siècle pour produire des ardoises (gisements d'ardoise de Lannuon et de schiste de Kermoal). Du granite, qui affleure dans le sud-ouest de la commune aux abords du village de Kergus, fut également exploité autrefois ainsi que du grès à Minez Cluon.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Inam, principal cours d'eau de la commune, draine une bonne partie du territoire communal. Il prend sa source au nord-est du bourg qu'il contourne par le nord avant de se diriger vers le sud puis matérialiser la frontière avec Guiscriff. Il est alimenté par de nombreux ruisseaux qui forment un réseau hydrographique dense : ruisseau de Rastal Grout, ruisseau du Moulin Pré, ruisseau de Kergonan, ruisseau du moulin Quilliou, ruisseau de Menguionnet.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Aux XIe et XIIe siècles Gourin était le siège d'une vicomté qui s'étendait sur les paroisses de Gourin, Guiscriff, Langonnet, Le Faouët et Leuhan et les trèves de Roudouallec, Le Saint, Lanvénégen et La Trinité. Parmi les vicomtes de Gourin citons les noms de Cadoret qui se souleva en 1075 contre le duc Hoël et Tanguy Ier qui participa à la première croisade avec son duc Alain Fergent. La vicomté fut rattachée au domaine ducal dès 1265. Gourin devient alors le siège d'une barre ducale qui après l'acte d'union de la Bretagne à la France en 1532 deviendra le siège d'une sénéchaussée royale jusqu'à sa suppression à la Révolution.

Révolte des bonnets rouges[modifier | modifier le code]

Des paroissiens participent à l'attaque de Carhaix le 6 et 7 juillet 1675 et au pillage le 11 juillet 1675 du château de Kergoët en Saint-Hernin propriété du sieur Le Moyne de Trévigny. La paroisse et ses trèves doivent verser 5 500 £ de dédommagements au sieur Le Moyne de Trévigny. Charles Morvan, le meneur des révoltés pour Gourin, fut envoyé aux galères pour servir d'exemple.

Emigration vers l'Amérique[modifier | modifier le code]

Réplique de la statue de la Liberté située dans le centre ville

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe, Gourin a connu une très forte émigration vers l'Amérique du Nord. Beaucoup des Bretons vivant actuellement aux États-Unis sont originaires de la région de Gourin.

En 1913, Joseph Ulliac, originaire du domaine de Tronjoly, quitte Gourin avec sa femme Marie-Louise Cosperec, et dix autres membres de sa famille. Ils fondent ensemble le village de Gourin City dans la province de l'Alberta au Canada au pied des Montagnes Rocheuses. En 1923, Gourin City obtient un bureau de poste. Une douzaine de familles bretonnes rejoignent par la suite les premiers colons[1].

Dès 1928, on dénombre environ 3 000 habitants de Gourin à New York, 400 d'entre eux étant directement employés par Michelin (créée en 1901 au sud de New-York à Miltown et qui recrutait de façon privilégiée des Bretons). Il y eut une seconde vague d'émigration depuis les cantons de Gourin et Roudouallec dans les années 1950 à la suite de la visite du consul canadien. Entre les seules années 1946 et 1955, 747 émigrants quittent Gourin (13,4 % de la population) dont une large part vers les États-Unis. Trois agences « Compagnies Générales Transatlantiques » ont d'ailleurs à l'époque leur siège à Gourin et Roudouallec pour organiser les flux à destination des États-Unis.

Les ardoisières[modifier | modifier le code]

La seconde moitié du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle correspondent à l'âge d'or de l'exploitation des ardoisières à Gourin. Celles-ci étaient déjà exploités aux siècles précédents mais elles vont prospérer par la suite notamment grâce à un accroissement de la demande régionale (les toits en ardoise remplacent alors progressivement les couvertures de chaume à cause des risques d'incendie) et à la construction en 1892 de la ligne de chemin de fer à voie métrique reliant Guingamp à Rosporden. Elles devront fermer en 1962 en raison de la concurrence trop forte des ardoisières de Trélazé.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Gourin : le Monument aux morts

Le monument aux morts de Gourin porte les noms de 303 soldats gourinois morts pour la France pendant la Première guerre mondiale[2].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Les actions de résistance contre l'occupant nazi[modifier | modifier le code]

Dans la soirée du 14 juillet 1941, 200 gourinois narguent les autorités allemandes en place, en défilant dans les rues de la ville, de l'actuelle place Charles de Gaulle jusqu'au collège, drapeau tricolore en tête. Il s'ensuit une vague d'arrestations. Les cinq auteurs principaux de la manifestation sont arrêtés et purgent une peine de trois à six semaines dans la prison Nazareth à Vannes.

Un réseau de résistance FTPF, dénommé "Front National"[3], fut créé à partir de mai 1942 par Raymond Bosser[4], imprimant et distribuant des tracts, récupérant des armes volées aux Allemands, etc.., mais il fut décimé en septembre 1943[5].

Le monument aux résistants des Montagnes Noires à Gourin

Un autre réseau de résistance dénommé "Turma-Vengeance" se développe à partir de mai 1943 dans le Centre Bretagne et l'ensemble du Finistère. À Gourin, le groupe local, dirigé par Jean Bariou[6], aide aussi bien les aviateurs alliés en créant des filières d'évasion, en réceptionnant les parachutages d'armes et de munitions, etc.. que les réfractaires au STO[7], est formé aussi de Raymond Cougard, Jo Vétel, Jean Perrot, Paul Le Goff, Sam Février, Jean-Pierre Le Bris, Jean Picaud, Jo Le Bras, Eugène Le Dour, René Le Guillou, Jean Fichen, Charles Le Dû, François Morzellec, Jean Le Scouarnec, Charles Le Guillou (réfugié), etc., originaires pour la plupart de Gourin, Guiscriff, Roudouallec, etc[8]. Le 16 mai 1944, cinq des six gendarmes de la brigade de Gourin (Alban Le Cair[9], l'adjudant Jules Le Gal, les gendarmes Noël Le Gac[10], Joseph Rault, Joseph Le Flour), membres du réseau "Turma-Vengeance", sont arrêtés par la Gestapo et déportés en Allemagne en juillet 1944 au camp de concentration de Neuengamme où tous décédèrent.

Le 21 mai 1944, deux avions alliés mitraillent une locomotive en gare de Gourin ne causant que peu de dégâts matériels[11].

Le monument aux résistants des Montagnes Noires de Gourin porte 59 noms[12]. La famille la plus touchée fut la famille Bouchard qui perdit trois de ses membres, le père et ses deux fils aînés, Albert et Ernest, arrêtés le 24 mai 1944 dans les camps de concentration, pour avoir abrité sous son toit un résistant mortellement blessé, Joseph Scotet, surnommé "Job la Mitraille", chef du maquis des Montagnes Noires. Les Allemands découvriront en effet quelque temps plus tard le corps enterré de ce résistant dans un champ à la suite d'une dénonciation. Le docteur Paul Lohéac, aussi arrêté pour avoir opéré Joseph Scotet, est également déporté[13].

Parmi les autres résistants gourinois déportés, Nathan Schmerler[14]. Cinq résistants sont arrêtés à l'hôtel-restaurant Perrot de Gourin cerné par la Gestapo dans la nuit du 8 au 9 janvier 1944, emprisonnés à la prison Saint-Charles de Quimper et fusillés sur la dune du Poulguen à Penmarc'h le 21 avril 1944[15] : Marcel Guérin[16], Eugène Cadic (23 ans), Eugène Lorec (24 ans), Jean-Louis Lancien (23 ans), Roger Signor (23 ans)[17].

Le 24 juin 1944, trois gourinois, François Bernard, Félix Daouphars et Samuel Lessard, font partie des seize résistants fusillés à Rosquéo en Lanvénégen et quatre autres sont fusillés le 29 juin 1944 : Yves Le Corre, Jean Poher, Jean Le Roux et Joseph Chanut. Cinq gourinois du groupe "Vengeance" de Gourin, Yves Faucheur (de Langonnet), Jean-Louis Poher, Joseph-Marie Le Corre, François-Marie Le Roux (tous trois de Gourin) et Antoine Marchica (réfugié à Langonnet, mais originaire de Lorient), qui avaient été arrêtés fin juin 1944 à Plouray lors d'un parachutage d'armes, après avoir été torturés à l'école Sainte-Barbe du Faouët[18], firent partie des 16 résistants fusillés le 6 juillet 1944 à Landordu en Berné[19]. Un autre résistant gourinois, Raymond Bosser, qui fit partie des jeunes organisateurs de la manifestation du 14 juillet 1941 à Gourin (voir ci-dessus), engagé dès 1942 dans le groupe de résistants Front national, adhéra dans les premiers mois de 1943 au groupe FTPF de la région de Gourin, en compagnie de son oncle Job Hénaff, puis au 3ème bataillon FTPF de Plouray, puis, membre du 6ème bataillon FFI du Morbihan combat à partir de juin 1944 dans la région de Bubry - Inguiniel contre les Allemands de la poche de Lorient et meurt dans un accident de circulation, sa voiture percutant un camion blindé américain, le 26 août 1944 à Keryhuel en Inguiniel[20].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • l'église Saint-Pierre et Saint-Paul : sa construction a débuté en 1490, sous le ministère de Payen Daviou, premier recteur connu à Gourin, avec l'appui des seigneurs de Kergoët, de Kerbiguet et de Tronjoly et a été achevée sous le ministère de Christophe Rivoalen.
  • une réplique de la statue de la liberté, sur la place centrale, témoigne de l'exode de la population de Gourin vers le continent américain.

Vestiges préhistoriques et antiques[modifier | modifier le code]

l'allée couverte de Menguionnet

Chapelles[modifier | modifier le code]

la chapelle Saint-Hervé

De nombreuses chapelles jalonnent la commune et ses hameaux environnant. Elles sont souvent entretenues par des associations locales qui y organisent annuellement des fêtes traditionnelles: les pardons.

  • la chapelle Saint-Hervé (1518-1536), édifiée par Henry et Vincent de Kergoët (seigneurs de Tronjoly et de Menguionned). Reconstruite de 1518 à 1536 par Yves de Boutteville, abbé de Langonnet et fils de Jean IV de Boutteville, baron du Faouët. Pardon fin septembre.
  • la chapelle Saint-Nicolas (1507), édifiée par Jacob Le Trancher et Thomine de Bodilleau. Pardon mi-juillet.
  • la chapelle Notre-Dame-des-Victoires ou chapelle de la Vierge (1509). Détruite par un incendie, la chapelle est restaurée et agrandie en 1830 sous le ministère du curé Le Goff, On y trouve la pierre tombale du Tad Mad (Jean Marie Le Gorrec, curé de Gourin de 1758 à 1772): selon une tradition populaire, faire gambader les nourrissons sur la pierre tombale du Tad Mad accélère leur apprentissage de la marche.
  • la chapelle Saint-Philibert (1668), située à Landevec: Pardon fin-août.
  • la chapelle Notre-Dame-de-Consolation (XVIe ‑ XVIIe siècles), située à Moustérien et reconstruite en 1874-1875. Cet édifice (encore surnommé « Mouster Yann ») dépendait autrefois de la commanderie des templiers de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem (dont l'autorité locale siégeait à Roudouallec). Le pardon y est célébré à la mi-août.
  • la chapelle Saint-Gwénolé (1688), elle semble avoir remplacé un édifice plus ancien qui a été restaurée en 1649. Pardon célèbré fin juillet.
  • la chapelle Saint-Symphorien ou chapelle de Bever ou Besver ou Bezuer (1704), reconstruite en 1878 au fief de Jacques Sébastien de Kerguz. Cette chapelle, non datée, est citée en 1704. La chapelle de Bever est située entre Gourin et Cudel non loin de la route D1, menant vers Roudouallec. Aujourd'hui à l'abandon, on y célèbre encore un pardon tous les ans au début de l'été.
  • la chapelle Saint-Diboan ou Saint Diboën ou Saint-Abidon (1885). Cette chapelle est édifiée en 1885 à la place d'un édifice plus ancien, dédié à sainte Julienne dont le lieu-dit a gardé le nom, sous le rectorat de M. Le Gand, par le propriétaire de Menguionned, M. de Ruberzo. Elle reste d'ailleurs plus connue sous le nom de Ste Julienne et le pardon en est célébré le troisième week-end de juillet.
  • l’ancienne chapelle Saint-Claude (XVIIe siècle). Édifiée dans un lieu isolé et mentionné encore en 1930, elle a été restauré par les riverains en 2009. Pardon célébré fin juin.

Châteaux & manoirs[modifier | modifier le code]

manoir de Kerbiquet
  • le manoir de Kerbiguet ou Kerbiquet ou Kerbiged (1564-1580), est édifié par la famille Guegan à qui appartient la seigneurie (de 1445 à 1663). Puis propriété successive des familles du Fresnay, seigneurs du Faouët, et Euzenou de Kersalaün (en 1754).
  • le manoir de Kerambris ou Kerbris (XVIe siècle), propriété successive des familles Le Trancher (en 1426 et en 1530), Kervenozaël de Guiscriff (de 1636 à 1773), Dresnay, Le Gorju (en 1795).
manoir de Menguionnet
  • le manoir de Menguionnet ou Menguyonnet, Mengueonet (XVe ‑ XVIe siècles), La seigneurie avait jadis sa chapelle privée dédiée à saint Yves. Propriété successive des familles Kergoët (dès 1300), Le Moyne de Trévigny (en 1542), Michau, sieurs de Ruberzo (en 1695).
  • le manoir de Gwel Kaer La première construction date de 1880. Le manoir est agrandi et aménagé dans sa forme actuelle en 1907.
  • l'ancien manoir de Conveau (XVIe siècle). En 1426, Conveau (ou Convoye) dépendait de l'abbaye de Langonnet. Un manoir en ruines datant du XVIe siècle existait là en 1684
  • l'ancien manoir de Crondal ou Cromear (XVe siècle). Propriété successive des familles Maitret (en 1426), Le Gentil, dame de Kerorchant (en 1542). L'édifice actuel est daté de 1735 ;
  • l'ancien manoir de Droloré ou Lanzent (XVe siècle). Propriété successive des sires du Faouët (de 1447 à 1644), puis des familles Bannier et Le Sech (en 1695), Gallic de Kergonan (en 1774) ;
  • l'ancien manoir de Kerandraon (XVIe siècle). La seigneurie était à la famille Kergus (en 1426), puis à la famille Kergoët (en 1542) et Kerstang. Le manoir appartient à la famille Hamon des Roches, seigneurs du Diarnelez en Le Faouët (de 1778 à 1781) ;
  • l'ancien manoir de Kerblézec ou Kervleizec (XVIe siècle). La seigneurie appartient successivement aux familles Corre (en 1447), Kerblézec (en 1540), Coëdic (en 1637 et en 1743) ;
  • l'ancien manoir de Kerstang (XVe siècle), ruiné dès 1848. Propriété successive des familles Kergoët, Kergus (en 1500). Il avait haute, moyenne et basse justice et les seigneurs possédaient des prééminences dans l'église ;
  • l'ancien manoir de Lanvoellan ou Langoelan ou Lanvolez (XVe siècle). Propriété de la famille Le Trancher (en 1426 et en 1452), puis de la famille Hémery (au XVIe siècle) ;
  • l'ancien château de Launay ou « le Guern » (XVIIIe siècle). Propriété successive des familles Guern-Herpin (en 1426 et en 1447), Allano (en 1500), Le Téoff (en 1662), Mascle (en 1774 et en 1795). Il possédait jadis un colombier ;
  • Manoir de Tronjoly : Propriété successive des familles Kergoët (de 1426 à 1669), Lollivier (jusqu'à la fin du XVIIIe siècle), Rouxel (à la Révolution) et Lescoët (jusqu'en 1900). Hermine de Lescoët épouse le baron Joseph de Salvaing de Boissieu, qui décède en 1955 et laisse la demeure à sa fille Madeleine. C'est un Rouxel de Lescoët qui le restaure à la fin du XIXe siècle, à la suite d'un incendie. La demeure possédait autrefois une chapelle privée, un parc et un colombier. Le domaine est racheté par la commune de Gourin en 1984, édifié en 1768 à l'emplacement d’un ancien manoir.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Gourin (Morbihan).svg

Les armoiries de Gourin se blasonnent ainsi :

Écartelé : aux un et quatre d’argent à cinq fusées de gueules accolées en fasce et accompagnées en chef de quatre roses du même ; aux deux et trois d’azur à la croix pattée alésée d’or ; au chef d’hermine.
(Fusées et roses sont les armes de Kergoët)
Conc. M. van Berten.

Coiffe traditionnelle[modifier | modifier le code]

Coiffe gourinoise

La coiffe gourinoise est une « corleden » avec brides. Ces dernières sont relevées en forme d'anses et épinglées au sommet de la tête.

Pour entrer à l'église, les jeunes filles pieuses dégrafaient leurs brides et les laissaient retomber. Tout le canton de Gourin portait la même coiffe à l'exception de Plouray[21].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

la mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1868 1870 Roger du Bourg    
1870 1883 Félix Stenford    
1884 1910 Comte Joseph-Louis-Amédé Rouxel de Lescouët   Conseiller général
    Baron Marie Joseph Edouard Guy de Salvaing de Boissieu   Conseiller général
1919 1937 Jean-Louis Kergaravat Rad.  
    Jacques Rodallec    
1953 1960 Alexis-Joseph Kergaravat SFIO  
1965 1983 Emile Le Gall    
1995 2001 Robert Ulliac PS Conseiller régional
mars 2001 mars 2008 David Le Solliec UMP  
mars 2008 2014 David Le Solliec UMP Conseiller régional
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 076 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 496 3 579 3 002 3 261 3 626 3 394 3 783 4 062 4 310
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 192 4 021 4 184 4 181 4 419 4 448 4 555 4 529 4 723
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 919 5 053 5 409 5 766 5 522 5 909 5 737 6 391 5 576
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
5 195 5 128 5 199 4 925 4 734 4 464 4 193 4 131 4 076
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2004[23].)
Histogramme de l'évolution démographique


Langue bretonne[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2013, 79 élèves étaient scolarisés dans les filières bilingues publiques et catholiques (soit 22,3% des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [24].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Wendy Lévénez : Élue Miss Internet France 2014 à Lyon, Miss Internet Bretagne 2013 à Dinan, Dauphine de Miss France 2013 (-1,70 m) à Paris.
  • Le grand-père d'Alan Stivell (et père de Georges Cochevelou) est né à Nouec Vihan, près de Gourin.
  • Emile Le Gall maire de Gourin. 3 mandats ; ancien champion cycliste. Stade Emile Le Gall
  • Xavier Le Floch, triathlète international
  • Floriane Guillou, coureur cycliste
  • Roselyne Bachelot-Narquin, plusieurs fois ministre, petite fille de François et Corentine Le Dû, étude primaire au Couvent Bleu.
  • Claude Besson
  • Anne Dieu-le-veut

Les associations de la ville[modifier | modifier le code]

  • À Ciel Ouvert : association culturelle [1]

Évènements[modifier | modifier le code]

  • Au mois de juillet, Gourin revendique le titre de capitale de la crêpe en organisant depuis 1992 la Fête de la Crêpe, dans le parc de Tronjoly.
  • Chaque année, le premier dimanche de septembre, sont organisés, dans le parc du château de Tronjoly, les championnats de Bretagne de musique traditionnelle.
  • La commune est également réputée pour sa Festy Gay, manifestation festive en forme de gay pride, organisée chaque année le premier week-end d'août. L'organisation d'un tel évènement dans cette petite commune (le cortège ne se déplaçant que sur 600 mètres[25]) a surpris de nombreux observateurs, avant que la Festy Gay ne gagne en notoriété, d'année en année[26],[27].
  • Juillet et août :expositions d'été au Château de Tronjoly par l'association À Ciel Ouvert et Bretagne TransAmerica. Artistes variés : peintres, sculpteurs, verriers, exposition de coiffes et costumes bretons (Da Vro), et l'histoire de l'émigration vers la Nouvelle France de BTA [2]...

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Paul R. Magosci, Encyclopedia of Canada's peoples, page 286
  2. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?act=view&insee=56066&pays=France&dpt=56&idsource=44654&table=bp&lettre=&fusxx=&debut=0
  3. Rien à voir avec le parti Front national actuel
  4. Originaire de Gourin, il fut élevé par ses grands-parents car ses parents étaient partis travailler aux États-Unis où ils étaient décédés. En 1943 il intégra l'école d'instituteurs d'Angers où il poursuivit son action résistante avant de reprendre la lutte dans la région de Gourin un an plus tard
  5. http://www.lesamisdelaresistancedufinistere.com/resources/ami-15.pdf
  6. Né le 10 novembre 1924 à Tréboul, préparateur en pharmacie à Gourin, voir http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=53483 et http://www.lesamisdelaresistancedufinistere.com/resources/ami-15.pdf
  7. Christian Bougeard, "Histoire de la Résistance en Bretagne", Les Universels Gisserot, 1992
  8. http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=53483
  9. Son nom a été donné en 2013 à la 45e promotion de l'École de gendarmerie de Châteaulin, voir http://www.gourin.fr/alban-le-cair-gendarme-gourinois-et-r%C3%A9sistant-parrain-de-la-45%C3%A8me-promotion-de-l%E2%80%99%C3%A9cole-de.html
  10. Né le 3 décembre 1902 ; choisi comme parrain de la promotion 2014 de l'École de gendarmerie de Châteaulin, voir http://www.gourin.fr/c%C3%A9r%C3%A9monie-dhommage-au-gendarme-no%C3%ABl-le-gac.html
  11. Éric Rondel, La Bretagne bombardée, 1940-1944, éditions Ouest et Cie, 2011, [ISBN 9-782364-28007-6]
  12. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?insee=56066&dpt=56&idsource=44653&table=bp07
  13. Paul Lohéac est envoyé d'abord au camp de Compiègne avant d'être déporté au camp de concentration de Neuengamme le 28 juillet 1944, puis dans des kommandos de la ville de Hambourg et enfin dans le mouroir du camp de Sandbostel où il est victime du typhus, mais finalement libéré par les troupes britanniques, voir Paul Lohéac, "Un médecin français en déportation", éditions Bonne Presse, 1949 et http://www.terreneffacepasleursvisages.com/article-un-medecin-fran-ais-en-deportation-de-paul-loheac-116529589.html
  14. Né le 2 juillet 1927 à Paris, mais résistant dans la région de Gourin, juif, âgé de 17 ans lorsqu'il est déporté dans le camp de concentration de Dachau le 5 juillet 1944 après avoir transité par le camp de Compiègne
  15. http://www.lesamisdelaresistancedufinistere.com/page3/styled-20/page322/index.html
  16. Marcel Guérin, de son vrai nom Jacques Gavois, né en 1922 en région parisienne
  17. Originaire de Camaret ; fut membre du maquis de Saint-Goazec - Spézet avant de rejoindre celui des Montagnes Noires
  18. Servant alors de prison, plusieurs dizaines de résistants y furent torturés et condamnés à mort
  19. http://www.ouest-france.fr/le-6-juillet-1944-seize-resistants-etaient-fusilles-landordu-710279
  20. http://www.lesamisdelaresistancedumorbihan.com/resources/ami-85.pdf
  21. Maurice Bigot, 100 Coiffes anciennes de Bretagne, ed. O.L. Aubert, St Brieuc, 1928
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  24. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  25. J'irai Danser chez Vous - La Gay Pride de Gourin sur brain-magazine.com du 7 septembre 2011
  26. La Gay pride de Gourin en passe de devenir une institution ! sur morbihan.lemensuel.com du 8 septembre 2011
  27. Une gay pride dans un village breton? C'est samedi à Gourin sur tetu.fr du 5 août 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • ARLAUX (C.), Gourin, Roudouallec, Le Saint, Édition Keltia Graphic, Spézet, 1998, 179 p.
  • BERNARD (L.). L'émigration américaine de la région de Gourin et ses conséquences géographiques, Norois, no 34, avril-juin 1962, p. 185-195.
  • CARMARD (M.), Gourin et son canton, Alan Sutton, Joué-les-Tours, 2000, 128 p.
  • JOUAS (J.). L'émigration des Bretons du Centre-Bretagne vers les États-Unis, Les Cahiers de l'Iroise, no 177, 1998, p. 3-20.
  • LIGAON (A.). Gourin au XIXe siècle, Rue des scribes éditions, Rennes, 1992, 272 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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