Benjamin Jaurès

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Benjamin Jaurès
Benjamin Jaurès
Benjamin Jaurès

Naissance 3 février 1823
à Albi
Décès 13 mars 1889 (à 76 ans)
à Paris
Origine Français
Allégeance Drapeau de l'Empire français Empire français
Drapeau de la France France
Arme Pavillon de la Marine du Premier Empire Marine impériale française
Pavillon de la marine française Marine nationale française
Grade Contre-amiral
Années de service 1839
Conflits Guerre de Crimée
Expédition de Chine
Guerre franco-allemande de 1870
Distinctions Grand-croix de la Légion d'honneur
Médaille militaire

Médaille de Crimée
Médaille commémorative de la campagne de Chine
Médaille commémorative de la campagne d'Italie
Médaille commémorative de la campagne du Mexique
Commandeur de l'Ordre de Léopold (Belgique)
Grand Croix du Nichan Iftikhar (Tunisie)

Autres fonctions Ministre de la Marine
Ambassadeur de France en Espagne
Ambassadeur de France en Russie
Sénateur inamovible

Ministre de la Marine

Constant Louis Jean Benjamin Jaurès, né à Albi le 3 février 1823 et mort à Paris le 13 mars 1889, est un officier de marine français, frère cadet de l'amiral Charles Jaurès et grand-cousin de Jean Jaurès qui l'appelait affectueusement « mon oncle » en raison de leur différence d'âge. En effet, Benjamin Jaurès avait 36 ans quand Jean Jaurès est né[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il entre dans la Marine en 1839. Nommé aspirant en sortant de l'École navale de Brest le 1er septembre 1841, il embarque sur la Triomphante, à la station du Pacifique ; en 1842, il participe aux opérations à Tahiti et aux îles Marquises, à bord de la Reine-Blanche.

Enseigne de vaisseau le 1er novembre 1845, lieutenant de vaisseau le 8 mai 1850, aide de camp de l'amiral Léonard Victor Charner sur le du Guesclin en 1853. Il commande l'aviso Ariel et la station de Granville en 1856 et 1857.

Il prit part à la guerre de Crimée (notamment au siège de Sébastopol), aux expéditions de Chine, de Cochinchine. À nouveau aide de camp de l'amiral Charner, commandant la Division des mers de Chine, à bord de l'Impératrice Eugénie, il est remarqué lors des opérations de débarquement à l'embouchure du Bai He (août et septembre 1860) et, en Cochinchine, à l'attaque des lignes de Kin-Hoa et la prise des forts de la rivière de Saïgon en février 1861.

Il est promu capitaine de frégate le 26 août 1861. Au 1er janvier 1869, il est nommé officier de la Légion d'honneur. Capitaine de vaisseau le 22 mai 1869 ; en mai 1870, il commande la frégate cuirassée Héroïne, comme capitaine de pavillon de Jauréguiberry.

Lorsque survint, en 1870, la guerre avec la Prusse, Jaurès est appelé à un commandement dans l'escadre de la mer du Nord ; mais l'expédition maritime qu'on projetait n'ayant point eu lieu, il fut chargé de fortifier Carentan. Il doit débarquer en septembre 1870, car il est appelé par Léon Gambetta, et nommé général de division du 21e Corps d'armée de Terre, où il s'illustrd.

Peu après, Gambetta, alors ministre de la guerre, l'appela à l'armée de la Loire avec le grade de général de brigade, sous les ordres de Jauréguiberry, amiral nommé, lui, général de division à titre auxiliaire. Mis à la tête du 21e corps le 20 novembre 1870, il se conduisit avec autant d'intrépidité que de sang-froid, notamment aux combats de Mamers, de Marchenoir, de Vendôme, de Bonnétable, de Pont-de-Gennes, de Sillé-le-Guillaume et dans la retraite de l'armée jusqu'à Laval. Il fut alors nommé général de division à titre auxiliaire le 16 janvier 1871. Après la signature de la paix, il déposa son commandement et reçut, le 16 octobre 1871, le grade de contre-amiral, en récompense de ses brillants services pendant la guerre.

Nommé dans le Tarn, lors des élections complémentaires du 2 juillet 1871, député à l'Assemblée nationale, Jaurès, qui appartenait à l'opinion républicaine modérée, alla siéger au centre gauche, auquel il s'est associé pour appuyer de ses votes la politique de Thiers. Il devint sénateur en 1876, Commandeur de la Légion d'honneur le 5 septembre 1877, vice-amiral le 31 octobre 1878, ambassadeur de France à Madrid de décembre 1878 à février 1882, puis à Saint-Pétersbourg jusqu'en 1883.

De novembre 1883 à 1884, il commande en chef l'escadre d'évolutions sur le Richelieu. Il est élevé à la dignité de la Grand-croix de la Légion d'honneur le 14 janvier 1887. Le 22 février 1889, il est nommé ministre de la marine dans le Gouvernement Pierre Tirard et meurt subitement à ce poste moins d'un mois après, le 13 mars 1889.

Sa statue se trouve, place du Jourdain, à Graulhet, où il est inhumé.

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Revue du Tarn, 1998

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Larousse, Grand Dictionnaire Universel du XIXe siècle
  • Larousse encyclopédique en couleurs, France Loisirs, 1978

Articles connexes[modifier | modifier le code]