Baie de Tokyo

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Baie de Tokyo
Image satellite de la baie de Tokyo.
Image satellite de la baie de Tokyo.
Géographie humaine
Pays côtiers Drapeau du Japon Japon
Ponts Tokyo Wan Aqua-Line
Tunnels Tokyo Wan Aqua-Line
Géographie physique
Type Baie
Localisation Océan Pacifique
Coordonnées 35° 30′ N 139° 51′ E / 35.5, 139.8535° 30′ Nord 139° 51′ Est / 35.5, 139.85  
Superficie 1 320 km2

Géolocalisation sur la carte : Japon

(Voir situation sur carte : Japon)
Baie de Tokyo

La baie de Tokyo (東京湾, Tokyo-wan?) est une anse naturelle le long de la côte est de l'île d'Honshū, au Japon, au sud de la plaine de Kantō.

Géographie[modifier | modifier le code]

La baie de Tokyo est encadrée par la péninsule de Miura à l'ouest et la péninsule de Bōsō à l'est. Plusieurs rivières s'y jettent dont la Sumida qui irrigue Tokyo. À l'entrée de la baie s'élève à l'ouest le mont Fuji.

Autour de la baie de Tokyo se concentrent les villes de Yokohama et Kawasaki (préfecture de Kanagawa), Tokyo, et Chiba (de la préfecture éponyme). On y trouve également l'aéroport international de Tokyo-Haneda. Les préfectures de Kanagawa et Chiba sont reliés par un tunnel sous-marin appelée Tokyo Wan Aqua-Line.

Au sens strict, la baie de Tokyo ne comprend que la partie nord de la zone, au-dessus d'une ligne imaginaire reliant le cap Kannon (観音崎, Kannon-zaki?) à l'ouest au cap Futtsu (富津岬, Futtsu-misaki?) à l'est. La partie sud est appelée chenal d'Uraga (浦賀水道, Uraga-suidō?) et relie la baie à la mer ouverte de Sagami à l'ouest.

Iles artificielles[modifier | modifier le code]

Tokyo a ceci de particulier qu'elle s'étend sur de nombreuses terrains, îles ou presqu'îles artificielles (polders ou terre-pleins), dont Tsukiji, Odaiba (reliée par le Rainbow Bridge), Toyosu ou Urayasu. Les premiers polders attestés remontent au Moyen Âge et sont actuellement à plusieurs kilomètres du rivage. Ce port fut un emplacement stratégique pour les Japonais et la marine de guerre nippone durant la deuxième guerre mondiale.

Les derniers polders sont pour la plupart des feuillets de détritus et de terre superposés depuis le fond de la baie et délimités par un mur de béton.

Il était prévu que l'une de ces décharges soit transformée en parc pour les Jeux olympiques d'été de 2016 pour lesquels Tokyo fut candidate (la ville sélectionnée étant finalement Rio de Janeiro au Brésil). Ce parc de 88 ha, conçu par Tadao Ando et baptisé Umi no mori (海の森?, littéralement « forêt de la mer »), aurait accueilli des épreuves olympiques de VTT et d'équitation[1]. Les arbres du parc (hêtres, lauriers) en partie financés par le don des citoyens (500 000 donations de 1 000 yens attendues), pourraient permettre de refroidir les vents du large et d'abaisser la température de Tokyo[1].

Suite au séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku, de nombreuses terre-pleins subissent le phénomène de liquéfaction du sol, de l'arrondissement de Kōtō à Tokyo à celui de Mihama (en) à Chiba, notamment à Urayasu[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Patrice Novotny, « Une forêt sur une décharge au milieu de la baie de Tokyo », sur Aujourd'hui le Japon, AFP,‎ 3 juin 2009 (consulté le 3 juin 2009)
  2. (en) Liquefaction seen over wide areas along Tokyo Bay, Yomiuri Shinbun/Asia News Network sur AsiaOne News, le 25 mars 2011