Caudebec-en-Caux
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| Caudebec-en-Caux | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Haute-Normandie |
| Département | Seine-Maritime |
| Arrondissement | Rouen |
| Canton | Caudebec-en-Caux |
| Code Insee abr. | 76164 |
| Code postal | 76490 |
| Maire Mandat en cours |
Bastien Coriton 2008-2014 |
| Intercommunalité | Caux-Vallée de Seine |
| Site internet | www.caudebec-en-caux.com |
| Démographie | |
| Population | 2 342 hab. (1999) |
| Densité | 475 hab./km² |
| Géographie | |
| Coordonnées géographiques |
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| Altitudes | mini. 1 m — maxi. 116 m |
| Superficie | 4,93 km² |
Caudebec-en-Caux est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie.
La commune est classée « trois fleurs »
au Concours des villes et villages fleuris.
Caudebec-en-Caux est considérée comme la « Perle du Val de Seine » dans son écrin de verdure.
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Situation
Chef-lieu de canton, Caudebec-en-Caux est un bourg situé sur la rive droite de la Seine, entre Le Havre et Rouen. La commune fait partie du Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande et est traversée par la rivière Sainte-Gertrude.
[modifier] Communes limitrophes
[modifier] Voies de communication et transports
Caudebec-en-Caux est relié à Rouen et au Havre par la route départementale 982 (ancienne route nationale 182).
Le pont le plus proche permettant de traverser la Seine est le pont de Brotonne.
[modifier] Le mascaret
Situé à plus de 40 km de l'embouchure de la Seine, Caudebec-en-Caux était réputé, jusque vers 1960, pour son mascaret qu'on nomme localement « la barre », terme dialectal (Cf. la chapelle de Barre-y-va sur les coteaux de Caudebec et la marée du Mont-Saint-Michel ). Dans certaines conditions de marées, de vent et de débit de la Seine, celui-ci pouvait prendre la forme d'une vague de plus de 2 mètres de haut qui remontait le fleuve à vive allure. Il n'était pas rare que des spectateurs imprudents, voulant l'observer au bord des quais, soient emportés par les eaux. Mais depuis les aménagements du port du Havre et l'endiguement des rives du fleuve, ce phénomène spectaculaire a quasiment disparu.
[modifier] Toponymie
C'est probablement l'ancienne Loium de l'Itinéraire d'Antonin. La forme Logium est également attestée au VIIe siècle dans un document où l'on mentionne l'abbaye féminine au centre du bourg actuel[1].
Le nom Caudebec (Caldebec v. 1025) vient du norrois kaldr bekkr signifiant littéralement « froid ruisseau », peut-être ancien nom de « la Gertrude ».
Homonymie avec Caudebec-les-Elbeuf (Caldebec 962-996) et avec Caldbeck (Angleterre, Cumberland, Caldebeck 1060 )[2].
[modifier] Blason
[modifier] Histoire
- Antiquité
Au Calidu ou Caledon, à l'ouest de Caudebec et en partie sur la commune voisine de Saint-Arnoult se trouve un promontoire boisé sur lequel on a reconnu dès le XIXe siècle un oppidum celtique d'une superficie de 26 ha environ. Deux entrées semblent avoir existé : l'une à l'ouest et l'autre à l'est. En 1985, on a découvert la voie antique recouverte d'un empierrement de silex grossier et irrégulier, bordée de chaque côté par un fossé. Elle est moins large et moins bien construite que la voie romaine contigüe. On a trouvé des monnaies gauloises de différentes provenances et des bijoux en bronze. On a également prospecté à la base des anciens remparts en 1984, il semble qu'il s'agisse d'un murus gallicus à armature en bois tel qu'en décrit Jules César. Cependant, le bâti le plus important date de l'époque gallo-romaine. Il reste difficile de dire s'il s'agit d'une extension de la ville de Loium ou du camp celtique lui-même. L'abbé Cochet a signalé qu'un ensemble de haches, de monnaies gauloises du musée des antiquités de Rouen provenait de cet oppidum. Ces numéraires figurent une tête tournée vers la gauche accompagné de la légende kal, kala, kaacou, kaltau, kaldv, kaledu, caledu. On a trouvé également une monnaie portant encore une inscription celtique « caledv senodon », avec au revers un cheval au galop. L'occupation du site est attestée au Haut Empire, car on y a ramassé des tegulae, de la céramique sigillée, des meules en poudingue et des monnaies romaines. Il est bien possible que Caledu soit une variante de *Caleto- pour *Caletoduno- (> dunum ) : « l'oppidum des Calètes » (cf. Pays de Caux) et senodon pour *senoduno- « vieil oppidum ». Dans ce cas, Caudebec aurait pu être l'oppidum principal des calètes avant son remplacement par la cité gallo-romaine de Lillebonne (Juliobona)[3].
L'usine Latham y construit des hydravions.
Le 9 juin 1940, on annonce l'arrivée imminente de l'armée allemande. Les Caudebecquais et tous les habitants des environs, veulent prendre le bac pour pouvoir traverser la Seine. Les voitures commencent à s'entasser dans les petites rues étroites de la ville. Les Allemands, qui veulent couler le bac, bombardent la Seine. Le bac est manqué, mais une bombe explose sur les hauteurs de Caudebec. Le feu se répand très vite à cause des files de voitures. Pendant trois jours la ville brûle. Elle est détruite à 80%. Dès le début du mois de juillet, les Caudebecquais rentrent chez eux. Et un long travail de déblaiement et de reconstruction se met en place. Des baraquements en préfabriqués sont installés un peu partout en ville pour permettre aux habitants de continuer à vivre sur Caudebec. La reconstruction, supervisée par Othello Zavaroni, se poursuit jusqu'en 1960, soit environ 11 ans après les premières démarches.
[modifier] Administration
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 2008 | Bastien Coriton | DVG | ||
| mars 1983 | mars 2008 | Alain Goupy | DVD | |
| mars 1977 | mars 1983 | Maurice Lepetit | PCF | |
| octobre 1973 | mars 1977 | Pierre Le Fevre | ||
| juillet 1935 | octobre 1973 | Maurice Collet | DVD | |
| novembre 1931 | juillet 1935 | Georges Rondel | ||
| décembre 1919 | novembre 1931 | Charles Leroux | ||
| mai 1904 | décembre 1919 | Victor Aristide Cauchois | ||
| juin 1892 | mai 1904 | Eustache De Chandoisel de Caumont | DVD | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
Graphique de l'évolution de la population 1794-1999
[modifier] Activités économiques
- Tourisme
- Construction aéronautique (REVIMA)
[modifier] Lieux et monuments
[modifier] Moyen Âge et Renaissance
Église Notre-Dame : (XVe et XVIe siècles). Le roi Henri IV aurait dit qu'elle était l'une des plus belles églises de France : « C'est la plus belle chapelle de mon royaume ». En effet, ce manifeste du style gothique flamboyant et des débuts de la Renaissance ne comporte pas de transept, au même titre que Saint-Maclou de Rouen contemporaine de cette église et qui justifie peut-être ce qualificatif royal de « chapelle».
Extérieur :
- Sur tout le pourtour de la balustrade du toit est inscrit un passage du Magnificat, en lettres gothiques sculptées.
- Son portail ouest est finement sculpté et décoré de tout un peuple de sculptures (333 à l'origine) représentant des saints, mais aussi des personnages de la vie quotidienne de l'époque, dont un joueur de loure qui constitue une des rares représentations de cet instrument de musique disparu. Malheureusement tout a été mutilé par les calvinistes pendant les guerres de religion et les incendies allumés par les bombardements de juin 1940, en brûlant les maisons alentours (sauf au nord-ouest), l'ont encore endommagé davantage. Cependant, les petits personnages du côté sud de cette façade ouest ont été restitués selon leur ordonnance et leur aspect d'origine.
- La tour clocher n'est pas centrale comme à Saint-Maclou, mais située contre le collatéral sud de l'édifice et s'élève jusqu'à 54 m du sol. La finesse du décor de sa flèche ajourée a été imitée dans la région (à Norville par exemple) et doit en partie sa renommée à ses trois couronnes fleurdelysées, la « tiare » de Caudebec[5]. Elle porte encore les traces d'un bombardement allié en 1944.
Intérieur :
- Les vitraux du XVe siècle de toute beauté marquent le visiteur. Au dessus du portail du bas-côté nord, on remarque les quatre vitraux de facture anglaise datant du début de la construction de l'église (probablement les plus anciens), offerts par Foulques Eyton, capitaine de la garnison britannique pendant la guerre de Cent Ans. L'un d'entre eux représente saint Georges, saint patron de l'Angleterre, terrassant le dragon. Il a son pendant dans la chapelle qui jouxte ce portail à droite, en saint Michel, saint patron de la Normandie, puis du royaume de France, qui lui-aussi terrasse un dragon. La plupart des vitraux de cette époque, surtout dans les chapelles du collatéral nord représente des saints en pied, patrons des métiers, offerts par les corporations, nombreuses dans cette cité très industrieuse à l'époque.
- Les vitraux du XVIe siècle sont encore plus célèbres. Ils ornent quatre baies dans les deux dernières travées gothico-renaissances de la façade ouest. Deux autres vitraux renaissances ornent également les fenêtres basses de la façade ouest. Ils proviennent peut-être des ateliers rouennais d'Arnoult de Nimègue (Arnold van Nijmegen), maître-verrier néerlandais qui a également réalisé les vitraux de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen[6]. Ils représentent majoritairement des scènes de l'Ancien Testament où de la vie du Christ : Jésus et la samaritaine au puits de Jacob, Moïse et la traversée de la mer Rouge par les hébreux, la Cène, les rois mages, la vie de saint Jean-Baptiste et un arbre de Jessé.
- La clef de voûte de la chapelle de la Vierge, mesurant 4,5 m et pesant 7 tonnes.
- L'orgue Renaissance de 45 jeux répartis sur 4 claviers.
- Les fonts baptismaux en bois sculpté font également la renommée de l'édifice[7].
Tours de Harfleur et des Fascines (fortifications médiévales).
Maison dite « des templiers » (XIIe et XIIIe siècles), peut-être parce qu'elle a servi de temple protestant au moment de la Réforme. Elle a échappé à la destruction totale en 1940, probablement à cause de sa structure en pierre, puis elle a été sauvée par une association. C'est l'une des rares maisons normandes d'époque médiévale aussi ancienne. Elle abrite un petit musée d'histoire et d'archéologie locale qui raconte entre autres, l'histoire de l'expédition du Latham 47 et qui présente également une épée viking draguée en Seine.
Ancienne prison du XIVe siècle
Inscription sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques le 16 octobre 1934.
[modifier] Autres
- Hôtel du Bailli, Cette grande bâtisse, en brique, de plan rectangulaire et toiture à croupe, possède deux façades identiques de neuf travées à percements réguliers. La pierre calcaire est utilisée pour encadrer les baies rectangulaires sous arc déprimé, pour les claveaux sculptés et les soubassements, et pour souligner les différents niveaux. Les trois travées centrales constituent le corps principal, accosté de pilastres en brique et surmonté d'un fronton percé d'un oculus[8].
Inscription sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques le 28 février 1996. - Château de Caumont (actuel Hôtel de ville), fin XVIIIe siècle / début du XIXe siècle. Appartenant aux Busquet de Caumont, puis jusqu'en 1921 à la famille Chandoisel, et ensuite aux consorts de Carrière de Béarn, avant de devenir propriété de la Société Immobilière et Commerciale du Château de Caudebec en Caux qui l'exploite comme hôtel. Rachetée en 1936 par la société des Émissions de Radio-Normandie, elle devient studio d'enregistrement avant d'être réquisitionnée en 1941 par la municipalité qui l'érige en mairie. En raison de l'échec des transactions engagés, la Radio y reprend ses droits en 1946, mais la commune l'achète enfin en 1953. La brique prédomine dans ce bâtiment à deux étages carrées surmontés d'un comble et d'une toiture à croupe, mais la pierre calcaire est omniprésente : soubassements, chaînes d'angle à bossage, encadrement des baies, corniches soulignant les niveaux et travée centrale. La façade s'ordonne suivant cinq travées régulières. La travée centrale est accostée de deux pilastres cannelés ornés d'un modillon à volute, sa partie supérieure s'ouvrant sur la haute baie en plein cintre à claveau sculpté de feuillages et d'une tête de chérubin, surmontée d'un fronton mouluré et brisé portant un aigle de profil et des instruments de musiques (trompettes, flûtes et hautbois) sur un fond de nuages. Les baies du rez-de-chaussée disposée disposent d'une imposte moulurée, sous un arc en plein cintre à claveau passant sculpté en voute[8].
Inscription sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques le 28 février 1996. - Quais
- Musée de la marine de Seine, sur l'histoire de la navigation fluviale.
- "Les Capucins", ancien monastère de l'ordre des Capucins - Propriété privée - XVIIe siècle : En 1630, Louis XIII concède aux capucins une « carrière délaissée pleine de vidange où il ne croissait rien », hors de la ville au pied du mont Calidu. La chapelle Saint-Louis, fondée par le duc de Longueville, est consacrée en 1668 par l'évêque de Finibor (Irlande). Le couvent est désaffecté à la Révolution mais les bâtiments sont conservés. Lamy, propriétaire dans la première moitié du XIXe siècle, y reconstitue une cellule de capucin avec tout son mobilier. La chapelle est détruite en 1861, le cloître signalé en partie détruit en 1881. Les bâtiments sont transformés en château de style néorenaissance.
- Maisons à colombages, 12, 12bis et 14 Grande Rue
Inscription sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques le 9 décembre 1940. - Hospice Saint-Julien (maison de retraite Maurice Collet), façades et toitures du bâtiment de 1725 et du bâtiment dit Henry IV, escalier et pièce lambrissée de ce dernier, et la chapelle
Inscription sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques le 16 juillet 1996.
[modifier] À l'extérieur de la ville
- Château d'Ételan
- Le château d'Ételan est un château du XVe siècle (1494) de styles gothique flamboyant et renaissance, situé à Saint-Maurice-d'Ételan sur la rive droite de la Seine, dominant la dernière boucle du fleuve et bénéficiant d'un environnement exceptionnel.
- Pont de Brotonne
- Monument du Latham 47
- Abbaye de Saint-Wandrille
[modifier] Personnalités liées à la commune
[modifier] Natifs de Caudebec-en-Caux
- Thomas Basin (° 1412 - † Utrecht, 1491), chroniqueur
- Camille Ladvocat (° 1791 - † Paris, 1854), libraire-éditeur
- Émile Bréchot (° 1886 - † 1971), peintre
- Jean-Léon Le Prévost
[modifier] Autres
- François Duprat (1940-1978), homme politique et professeur à Caudebec-en-Caux
[modifier] Bibliographie
- Anatole Saulnier, Essai historique et artistique sur Caudebec et ses environs, réimpr. de l'éd. de 1841, éd. de Fontenelle, 1991 (ISBN 2-85019-014-4)
[modifier] Voir aussi
[modifier] Notes et références
- ↑ Jacques Le Maho, 1993, 1995, 1996.
- ↑ François de Beaurepaire, Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, édition Picard, 1979.
- ↑ Isabelle Rogeret, Carte archéologique de la Gaule : la Seine-Maritime, Diffusion Fondation Maison des Sciences de l'Homme, 1998.
- ↑ Caudebec-en-Caux sur le site de l'Insee
- ↑ Henry Decaëns, Caudebec en Caux : église Notre-Dame, héliogravure Lescuyer, Lyon.
- ↑ Vitraux ornant jadis les baies de l'église Saint-Vincent de Rouen, détruite pendant la Seconde Guerre mondiale.
- ↑ Guides bleus, Normandie, Hachette, 1994
- ↑ a b Caudebec-en-Caux, Regards sur le XXe siècle, public média, 2000.

