Joseph Pulitzer

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Dans le nom hongrois Politzer József, le nom de famille précède le prénom, mais cet article utilise l’ordre habituel en français József Politzer, où le prénom précède le nom.
Joseph Pulitzer
Image illustrative de l'article Joseph Pulitzer
Joseph Pulitzer

Nom de naissance József Politzer
Naissance 10 avril 1847
Makó,
Drapeau de l'Autriche Empire d'Autriche
Décès 29 octobre 1911 (à 64 ans)
Charleston, Caroline du Sud, Drapeau des États-Unis États-Unis
Profession Journaliste
Médias
Média principal Presse écrite
Pays États-Unis
Presse écrite New York World
Fonction Fondateur

Joseph Pulitzer, né József Politzer le 10 avril 1847 à Makó en Hongrie et décédé le 29 octobre 1911 à Charleston en Caroline du Sud, est un homme de presse (journaliste) américain d'origine hongroise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père était un puissant marchand de semences magyar juif, sa mère était une catholique romaine d'origine allemande.

Joseph Pulitzer devient actionnaire depuis 1879 du Saint-Louis Post-Dispatch, résultat de la fusion de deux des quotidiens de la ville, après avoir acquis des parts d'un autre journal en 1872 et les avoir revendues en 1873. Il devient le concurrent direct de Edward Willis Scripps (1854 – 1926) lorsque celui-ci lance dans sa ville en 1880 le Saint-Louis Chronicle[1]. Il fonde ensuite la Pulitzer Publishing Association, avec qui il rejoint l'Associated Press en 1893 et obtient que le journal de Scripps soit tenu à l'écart par l'Associated Press, en faisant jouer ses alliés de la Pulitzer Publishing Association[2]. Dans la foulée, l'Associated Press obtient en 1897 la liquidation de la United Press (association)[3], ce qui oblige Edward Willis Scripps (1854 – 1926) à fonder sa propre agence télégraphique, mais sur la côte pacifique.

Cette exclusion du Saint-Louis Chronicle joue un rôle capital dans l'histoire de l'Associated Press, en lançant une série de contentieux devant les tribunaux qui se soldent par l'Arrêt Inter Ocean Publishing contre Associated Press, pris par la cour suprême de l'Illinois, une jurisprudence interdisant à une agence de presse de faire le tri entre ses adhérents[4].

Il rachète entre temps le New York World, fortement déficitaire, au multimillionnaire Jay Gould en 1883, ce qui fera de lui le concurrent direct de William Randolph Hearst. Lorsque ce dernier rachète en 1895 le quotidien rival "New York Journal" des mains de son frère Albert Pulitzer, une guerre commerciale les oppose. Il utilisera ce journal afin de recuperer, à travers tous les Etats-Unis, les fonds permettant de construire la base de la statue de la liberte.

En 1904, il crée le prix Pulitzer, un très prestigieux prix littéraire, attribué annuellement depuis 1917 (récompensant des œuvres dans les domaines du journalisme, de la littérature et de la musique classique, parmi des personnalités uniquement américaines).

« Il n’est pas un crime, pas un truc, pas un sale coup, pas une escroquerie, pas un vice qui ne perdure sans le secret qui l’entoure. Exposez ces faits au grand jour, décrivez-les, attaquez-les, ridiculisez-les dans la presse et tôt ou tard l’opinion publique les chassera. La publicité n’est peut-être pas la seule chose nécessaire mais c’est une chose sans laquelle toutes les autres démarches resteront vaines »

— Joseph Pulitzer

Références[modifier | modifier le code]

  1. "E.W. Scripps and the business of newspapers", par Gerald J. Baldasty, page 21 [1]
  2. "The Nation's Newsbrokers: The rush to institution, from 1865 to 1920", par Richard Allen Schwarzlose, page 197 [2]
  3. "The Nation's Newsbrokers: The rush to institution, from 1865 to 1920", par Richard Allen Schwarzlose, page 184[3]
  4. "The Nation's Newsbrokers: The rush to institution, from 1865 to 1920", par Richard Allen Schwarzlose,[4]

Articles connexes[modifier | modifier le code]