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Colisée

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Colisée
Vue extérieure de nuit
Vue extérieure de nuit

Lieu de construction Velia
Date de construction de 70 ap. J.-C. à 80 ap. J.-C.
Ordonné par Vespasien
Type de bâtiment Amphithéâtre romain
Dimensions externes Longueur:187,75 m Largeur:155,60 m Hauteur:50,75 m
Dimensions de l'arène 86 m 54 m 4,5 m
Le plan de Rome ci-dessous est intemporel.
Planrome2b.png
Colisée

Localisation du Colisée dans la Rome Antique (en rouge)

Coordonnées 41° 53′ 26″ N 12° 29′ 33″ E / 41.8905, 12.492641° 53′ 26″ Nord 12° 29′ 33″ Est / 41.8905, 12.4926  

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
Colisée

Géolocalisation sur la carte : Rome

(Voir situation sur carte : Rome)
Colisée
Liste des monuments de la Rome antique

Le Colisée, à l'origine amphithéâtre Flavien (Colosseo en italien), est un immense amphithéâtre ovoïde situé dans le centre de la ville de Rome, entre l'Esquilin et le Cælius, le plus grand jamais construit dans l'empire romain. Il est l'une des plus grandes œuvres de l'architecture et de l'ingénierie romaines.

Sa construction, juste à l'est du Forum Romain, a commencé entre 70 et 72 ap. J.-C., sous l'empereur Vespasien, et s'est achevée en 80 sous Titus. D'autres modifications ont ensuite été apportées au cours du règne de Domitien (81-96)[1]. Le nom d'amphithéâtre Flavien dérive du nom de famille (gens Flavii) des deux empereurs Vespasien et Titus.

Pouvant accueillir entre 50 000 et 75 000 spectateurs[2], le Colisée a été utilisé pour les venationes (combats d'animaux sauvages), les munera (combats de gladiateurs) et autres spectacles publics, tels que des exécutions de condamnés à mort, des reconstitutions de batailles célèbres et des drames basés sur la mythologie romaine. Il est resté en service pendant près de 500 ans, les derniers jeux se prolongeant jusqu'au VIe siècle. Pour l'inauguration du Colisée, en 80 ap. J.-C., Titus donne une Naumachie dans le Colisée transformé en bassin reconstituant la bataille navale de Corinthe contre Corcyre. Le bâtiment a finalement cessé d'être utilisé au cours du haut Moyen Âge. Il a plus tard été réutilisé pour des usages variés tels que des habitations, des ateliers d'artisans, le siège d'un ordre religieux, une forteresse, une carrière et un sanctuaire catholique chrétien.

Le Colisée est actuellement en état de ruine, en raison des dommages causés par les tremblements de terre et la récupération des pierres, mais il continue à donner la mesure de l'ancienne puissance de la Rome Impériale. Aujourd'hui, il est l'un des symboles de la Rome moderne, une de ses attractions touristiques les plus populaires, et a encore des liens étroits avec l'Église catholique romaine : chaque Vendredi saint, le pape mène une procession aux flambeaux sur un chemin de croix aboutissant à l'amphithéâtre. Le Colisée est représenté sur la pièce de monnaie italienne de 5 centimes d'euro.

Le nom du Colisée

Vue panoramique

Le nom latin initial du Colisée était amphitheatrum Flavium (en français « amphithéâtre Flavien »). Le monument a été construit par les empereurs de la dynastie Flavienne pour offrir aux citoyens des spectacles, d'où son nom d'origine[3]. Ce nom est encore fréquemment utilisé dans les ouvrages spécialisés, mais il est peu connu du grand public. Dans l'Antiquité, les Romains ont parfois évoqué le Colisée sous le nom d'Amphitheatrum Caesareum, dans un contexte poétique[4],[5].

Le nom de Colosseum (du bas-latin colossus qui vient lui-même du grec κολοσσός, « colosse, grande statue[6] ») est probablement[7] dérivé de celui d'une statue colossale de Néron érigée à proximité[1] et initialement ornant l'entrée de la Domus aurea[8]. Cette statue a ensuite été remodelée par les successeurs de Néron en une figure d'Hélios (Sol ou Apollon), dieu du soleil, par l'ajout de la couronne solaire. La tête de Néron a été remplacée à plusieurs reprises par celles de divers empereurs. En dépit de ses liens païens, la statue est restée debout une bonne partie de l'époque médiévale, et était créditée de pouvoirs magiques. Elle fut finalement considérée comme un symbole iconique de la permanence de Rome[9].

Au VIIIe siècle, Bède le Vénérable (ca. 672-735) écrivit une célèbre épigramme célébrant la signification symbolique de la statue : Quandiu stabit coliseus, stabit et Roma ; quando cadet coliseus, cadet et Roma ; quando cadet Roma, cadet et mundus ("Tant que durera le Colosse, Rome durera ; quand le Colosse tombera, Rome tombera ; quand Rome tombera, le monde tombera")[10]. Ceci est souvent mal traduit, en se référant au Colisée plutôt qu'au colosse (comme, par exemple, dans le fameux poème de Byron Childe Harold's Pilgrimage) : à l'époque de Bède, le nom masculin coliseus était appliqué à la statue plutôt qu'à ce qui était encore connu sous le nom d'amphithéâtre Flavien.

Le colosse de Néron a fini par tomber, probablement jeté bas en vue de la réutilisation de ses éléments de bronze. Le nom de Colosseum (nom neutre) a été utilisé vers l'an 1000, pour désigner l'amphithéâtre. La statue elle-même a été en grande partie oubliée, et seule sa base survécut, entre le Colisée et le Temple de Vénus et de Rome tout proche[11].

Le nom a été corrompu en Coliseum au cours du Moyen Âge. En Italie, l'amphithéâtre est toujours connu sous le nom de il Colosseo, et d'autres langues romanes en sont venues à utiliser des formes similaires, telles que le Colisée en français, el Coliseo en espagnol, o Coliseu en portugais ou Colosseumul en roumain.

Histoire

Antiquité

Carte du centre de Rome durant l'Empire romain : le Colisée est dans le coin supérieur droit
Représentation historique au Colisée de Rome.

Après le grand incendie de Rome en 64 ap. J.-C, Néron se fit construire un somptueux palais. S'étant saisi de terrains au fond d'une vallée basse au fond de laquelle courait un ruisseau canalisé, entre le Cælius, l'Esquilin et le Palatin, il fit édifier la magnifique domus aurea. Devant des pavillons, jardins, et portiques, il créa un lac artificiel et fit placer le Colosse de Néron non loin de l'entrée du domaine. L'aqueduc préexistant de l'Aqua Claudia fut prolongé pour l'approvisionnement en eau de cette zone[11].

À sa mort en 68, Néron fit l'objet d'une damnatio memoriae. La zone fut transformée par Vespasien et ses successeurs. La statue colossale fut conservée, mais on démolit une grande partie de la Domus Aurea dont les vestiges servirent de fondations aux thermes de Trajan. Le lac fut comblé et le terrain réutilisé pour la construction du nouvel amphithéâtre Flavien qui était destiné à remplacer l'amphithéâtre de Statilius Taurus totalement ravagé lors du grand incendie de Rome[12]. La construction du Colisée commença autour de 70-72 (le début et la durée des travaux de construction reste incertains mais selon le plupart des historiens, ils durèrent environ dix ans, avec deux années supplémentaires pour la finition[13]) sous le règne de l'empereur Vespasien dont la décision peut être vue comme un geste populiste de retour au domaine public d'un quartier annexé par Néron pour son propre usage[14].

Sesterce montrant les statues et les boucliers ornant la façade.

Selon une inscription sur un bloc de marbre trouvé sur le site, « l'empereur Vespasien a ordonné que l'on édifie ce nouvel amphithéâtre sur sa propre part de butin[15] », il y a lieu de penser que cela se réfère à la grande quantité de trésors saisis par les Romains à la suite de leur victoire dans la Première Guerre judéo-romaine de 70, notamment le sac de Jérusalem et le pillage de son temple[16]. Il est possible que les milliers de prisonniers juifs emmenés à Rome à la suite de cette campagne militaire aient été employés à la construction du monument, notamment pour les travaux les moins qualifiés (ouvriers posant le béton plutôt que maçons spécialisés dans le travail du travertin)[17]. Le Colisée peut donc être interprété comme un grand monument triomphal construit dans la tradition romaine de célébration des grandes victoires, ce qui expliquerait la présence d'un arc de triomphe ornant l'entrée principale du Colisée et l'ajout par Domitien de boucliers de bronze sur l'attique[11].

Contrairement à beaucoup d'autres amphithéâtres situés à la périphérie des villes, le Colisée fut construit littéralement et symboliquement au cœur de Rome. Des écoles de gladiateurs et d'autres bâtiments annexes furent construits à proximité. À la mort de Vespasien, en 79, le troisième étage du Colisée était achevé. Le dernier niveau fut inauguré par son fils Titus, en 80. Dion Cassius rapporte que 9 000 bêtes sauvages furent tuées lors des jeux inauguraux. Le bâtiment fut ensuite rénové par Domitien, fils cadet de Vespasien, empereur nouvellement désigné, qui ajouta l'hypogée , réseau de souterrains utilisés pour abriter les animaux et les gladiateurs. Il adjoignit également une galerie tout au sommet du Colisée, destinée à accroître encore le nombre de places.

Lors de l'inauguration, près de 9 000 animaux sauvages furent mis à mort. Sous le règne de Trajan, en 107, 11 000 animaux et 10 000 hommes auraient été impliqués durant 123 jours de fête. Côté technique, 2 000 marins étaient employés pour manœuvrer au-dessus du Colisée l'immense velarium qui donnait de l'ombre aux 55 000 spectateurs. Ceux-ci pouvaient alors admirer à la belle saison, et environ six fois par an, le combat des gladiateurs dont l'âge dépassait rarement 22 ans.

En 217, le Colisée fut gravement endommagé par un incendie majeur (causé par la foudre, selon Dion Cassius[18]) qui détruisit les étages supérieurs des gradins construits en bois. Il ne fut entièrement réparé que vers 240 et subit d'autres réparations en 250 ou 252, puis en 320. Une inscription enregistre la restauration de diverses parties du Colisée sous Théodose II et Valentinien III (règne : 425-450), peut-être pour réparer les dommages causés par un tremblement de terre majeur, en 443 ; d'autres travaux furent entrepris en 484 et en 508.

L'arène continua d'être utilisée pour des concours jusqu'au VIe siècle au moins, avec les derniers combats de gladiateurs vers 435. Les chasses aux animaux sauvages se poursuivirent au moins jusqu'en 523[11].

Époque médiévale

Carte médiévale montrant le Colisée enserré dans les quartiers d'habitations.

Le Colisée a connu bien des changements au cours du Moyen Âge. Une petite église fut construite à l'intérieur de la structure, à la fin du VIe siècle, et l'arène devint un cimetière.

Les nombreux espaces voûtés, sous les gradins, furent utilisés comme habitations ou comme ateliers, et on relève encore des locataires au XIIe siècle, époque où les Frangipani fortifièrent l'édifice, apparemment pour en faire une forteresse.

Le Colisée eut à souffrir de plusieurs tremblements de terre dont ceux de 443, 508, 801, 847 et surtout celui de 1349 qui provoqua l'effondrement de tout un pan du mur extérieur du côté sud[19]. Avec l'autorisation du pape, une grande partie des pierres fut alors récupérée pour la construction des palais, églises, hôpitaux et autres bâtiments. Ainsi toute la façade du palais de Venise et de la basilique Saint-Pierre sont issues du recyclage des blocs de travertin du Colisée[20]. Les placages de marbre alimentèrent les fours à chaux[11]. Les agrafes de fer ou de bronze scellées au plomb servant à assujettir les pierres furent systématiquement pillées en creusant au burin entre les joints, laissant les innombrables cicatrices (trous) aujourd'hui visibles sur tous les murs intérieurs et extérieurs, et affaiblissant encore l'édifice qui souffrit des tremblements de terre de 1703 et 1812[21].

Un ordre religieux s'installa dans les ruines au milieu du XIVe siècle, pour s'y maintenir jusqu'à la fin du XIXe siècle[22].

Époque moderne

Le Colisée, la Meta Sudans et l'arc de Constantin, vus par Bernardo Bellotto, vers 1742.

Au cours des XVIe et XVIIe siècles, les fonctionnaires de l'Église cherchèrent à donner un rôle productif au grand monument à l'abandon. Sixte Quint (1585-1590) envisagea de transformer l'édifice en filature de laine où l'on emploierait les prostituées, mais cette proposition ne fut pas suivie d'effet par suite de son décès[23]. En 1671, le cardinal Altieri autorisa son utilisation pour des courses de taureaux, ce qui provoqua un tollé.

Intérieur du Colisée, Rome. Thomas Cole, 1832. Le chemin de croix autour de l'arène et la végétation couronnant les murs ont été supprimés à la fin du XIXe siècle.

Au début du XVIIIe siècle un moine Carme le père Angiolo Paoli, intervint auprès du pape Clément XI pour préserver ce lieu qui « avait été imprégné du sang des martyrs » et avait été laissé à l'abandon. Le Pape approuva le projet du moine. Le Carme, avec l'aide de quelques volontaires, se transforma en maçon et fit fermer les arcs avec des murs épais, et les portes avec de grosses traverses en fer. À l'intérieur, il érigea trois grosses croix de bois[24].

En 1749, Benoît XIV décida que la politique officielle de l'Église serait de faire du Colisée le lieu sacré où les premiers chrétiens ont été martyrisés. Il interdit l'utilisation du Colisée comme carrière, et consacra l'édifice à la Passion du Christ et fit installer un chemin de croix, le déclarant sanctifié par le sang des martyrs chrétiens qui y périrent. Plus tard furent entrepris divers projets de restauration et de stabilisation : la façade fut renforcée par des étais de brique en 1807 et 1827. Suite à l'occupation de Rome, Napoléon III employa 1 800 hommes à la restauration et aux fouilles du monument de 1811 à 1814[25]. L'intérieur fut restauré en 1831, 1846 et 1930. Avant le nettoyage et les restaurations effectuées au XIXe siècle par des archéologues et ingénieurs, les voyageurs avaient une vision romantique du site, les arcs et les ruines devenues un jardin rempli de fleurs et de verdure leur rappelant la splendeur passée de Rome[26].

L'arène fut partiellement fouillée en 1810-1814 et en 1874, puis totalement déblayée dans les années 1930[11]. En 1995, débuta un chantier de restauration, le plus important depuis 1836, dont l'objectif était de diminuer le nombre de fragments du monument se détachant et d'ouvrir 85 % du monument au public (contre 15 % en 1995)[27]. Les restaurations se poursuivent encore actuellement.

Architecture

Extérieur

Vue extérieure de la façade construite en grands blocs de travertin blanc, les pierres à gauche étant noircies par la pollution et la brèche à droite étant étayée par des contreforts en brique au début du XIXe siècle.
L'extérieur du Colisée, montrant la partie intacte du mur extérieur (à gauche) et la paroi intérieure presque intacte (à droite).

Contrairement aux amphithéâtres antérieurs construits entre deux collines, le Colisée est une structure autonome entièrement construite. Il est de plan ovoïde (courbe polycentrique très proche d'une ellipse)[28], orienté OSO-ENE, de 189 m de long et 156 m de largeur, avec une superficie de 2,4 ha. La hauteur de la paroi extérieure est de 48 m. Le périmètre d'origine mesure 545 m. L'arène centrale est un ovale de 86 m de long et 54 m de largeur, entouré par un mur de 4,5 m de hauteur, qui s'élève jusqu'au niveau des premiers gradins[29].

Près de 100 000 m3 de travertin (dont 45 000 pour la paroi extérieure en opus quadratum), montés sans mortier, mais solidarisés par 300 t d'agrafes de fer, ont été utilisés[11]. Cette roche, issue d'une carrière près de Tibur, fut transportée au Colisée par une route spécialement aménagée à cet effet. Une quantité similaire de blocs de tuf, de briques et de béton en opus caementicium ont également été employés afin d'adapter la résistance des matériaux aux charges et poussées selon structures (principaux piliers en travertin, murs radiaux en travertin et tuf, voûtes en briques de béton[30]. Cependant, l'ensemble de la structure a subi d'importants dommages au cours des siècles, avec de larges segments effondrés à la suite de tremblements de terre. Le côté nord du mur d'enceinte est toujours debout ; les rampes de brique à chaque extrémité ont été ajoutées au XIXe siècle pour consolider le mur. Le reste de l'actuel extérieur du Colisée est en fait le mur intérieur d'origine.

Le bâtiment repose sur une base de deux marches. La partie survivante de la paroi extérieure de la façade monumentale se compose de trois niveaux d'arcades superposés, surmontés d'une plate-forme sur laquelle se dresse un attique de grande hauteur, percé de fenêtres à intervalles réguliers. Seulement 31 arcs de l'anneau extérieur, numérotés de XXIII à LIV, sont restés intacts. Les arcades sont encadrées de demi-colonnes de style dorico-toscan (style spécifiquement romain), ionique et corinthien, tandis que l'attique est orné de pilastres composites[31], les style de ces trois niveaux devenant l'archétype des amphithéâtres romains postérieurs[32]. Les arcs au rez-de chaussée font 7.05 m de hauteur pour 4.20 m de largeur. Les arcs aux premier et deuxième étages, qui ne font que 6.45 m de hauteur, étaient ornés de 160 statues en bronze doré hautes de cinq mètres probablement en l'honneur des divinités et des autres personnages de la mythologie classique, tandis que 40 boucliers en bronze ajoutés par Titus rythmaient l'attique et symbolisaient les conquêtes militaires romaines avec le bouclier pris à l'ennemi. Il est possible que les boucliers soient un rappel de ce décor déjà employé dans la basilique Æmilia[33].

La construction est favorisée par la répétition d'un motif architectural, le fornix (travée formée d'une arcade et de deux piliers, répétée 80 fois pour constituer le périmètre) rappelant la prostitution qui se déroulait sous ces arcades[34].

Deux cent quarante mâts étaient dressés en encorbellement autour du sommet de l'attique. Ils soutenaient un vaste auvent rétractable, connu sous le nom de velum ou velarium, qui abritait les spectateurs du soleil. C'était une immense toile soutenue par un anneau de cordes en filet, avec un trou au centre[1]. Il couvrait deux tiers de l'arène, en pente vers le centre pour capter le vent et en diriger une brise vers les spectateurs. Des marins, spécialement enrôlés au siège de la marine à Misène et basés à la proche caserne du Castra Misenatium, étaient chargés de la manœuvre du velarium[35]. À noter que les places les plus hautes, où prenaient place les plus pauvres, n'étaient pas protégées du soleil[36].

Le Colisée était entouré d'une place de 17,5 m de large pavée de travertin et délimité par les bornes fixées[37] dans le sol dont la fonction est discutée (ancrage des cordes de rappel du velarium, portes pour filtrer et réguler les accès au monument)[38]. Les jours de spectacle, cette place regorgeait de colporteurs et de pickpockets[39]. L'énorme capacité du Colisée rendait indispensable un dispositif d'accès et d'évacuation rapide, pour lequel les architectes mirent au point des solutions similaires à celles que nous connaissons dans nos stades modernes. Quatre-vingts entrées s'ouvraient sur l'extérieur au rez-de-chaussée, dont soixante-seize, numérotées (de même que chaque escalier) étaient destinées aux spectateurs ordinaires[1]. Des grilles sous chaque arc (il ne reste plus que leurs gonds dans le mur) permettaient de réguler le flot de spectateurs. La porte principale nord-ouest (appelée « porta triumphalis » ou « porte de la vie ») était l'entrée principale réservée à la parade inaugurale des gladiateurs et à la sortie des combattants vainqueurs, la porte sud-est (la « porta libitinensis » ou « porte de la mort »)[40] pour emmener les mortellement blessés au spoliarium alors que les deux autres entrées axiales étaient destinées à l'élite (porte sud-ouest empruntée par l'empereur et ses proches, par les sénateurs et les vestales ; porte nord-est par les magistrats et riches patriciens)[41]. Les quatre entrées axiales étaient richement décorées de peintures et de reliefs en stuc, dont des fragments nous sont parvenus. Le « passage de Commode » (passage secret du nom de l’empereur qui, selon les sources historiques, y subit un attentat)[42] qui reliait la loge impériale méridionale à l'extérieur (probablement un palais) est le témoin de ce riche décor. Bon nombre des entrées originales extérieures ont disparu avec l'effondrement du mur extérieur, mais les entrées XXIII à LIV survivent encore. Tout l'édifice était probablement peint[11].

Les spectateurs recevaient des billets sous forme de fragments de poterie numérotés (jeton d'entrée, ou tessera, distribué gratuitement la veille[43]) qui leur donnaient les instructions nécessaires de section et de rangée de sièges. Ils accédaient à leurs places par des vomitoria qui s'ouvraient sur les gradins, le public étant installé en une heure de temps. Dès la fin des jeux ou en cas d'urgence, l'évacuation ne prenait que quelques minutes[44].

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Cavea

Vue intérieure : le parquet au fond est une reconstitution partielle de la plate-forme en bois de l'arène par la SSBAR en 2001. Les quelques gradins situés à gauche de la « porta libitinensis » sont une reconstitution dans les années 1930[46].
Système complexe d'escaliers, d'après le Lexikon der gesamten Technik (1904) d'Otto Lueger.
Vue latérale des gradins du Colisée sumontant les quatre corridors plus le corridor de service adjacent à l'arène.

L'ensemble des gradins forme la cavea.

Les spectateurs étaient assis dans un arrangement hiérarchisé qui reflète la nature rigide et stratifiée de la société romaine. Des inscriptions gravées sur les gradins indiquent à quelle catégorie de personnes ils étaient destinés, par exemple equitibus romanis (c'est-à-dire « pour les chevaliers romains »), ou encore pædagogis puerorum (« pour les maîtres d'école »).

Des loges spéciales étaient réservées respectivement au sud et nord à l'empereur et aux Vestales, offrant les meilleures vues sur l'arène. Une large plate-forme ou podium, au même niveau, accueillait les spectateurs de classe sénatoriale, autorisés à apporter leur propre chaise. Les noms de certains sénateurs du Ve siècle sont encore gravés dans la pierre.

Le niveau situé juste au-dessus de celui des sénateurs, connu sous le nom de primum mænianum, était occupé par la classe des chevaliers (ordre équestre : equites, noblesse non sénatoriale). Le niveau suivant, le mænianum secundum, était à l'origine réservé aux simples citoyens romains (les plébéiens) et était divisé en deux sections. La partie inférieure (l'immum) était destinée aux citoyens riches, alors que la partie supérieure (le summum) était dévolue à la classe moyenne. Des secteurs spécifiques étaient attribués à d'autres groupes sociaux : par exemple, les garçons avec leurs tuteurs, les soldats en permission, les dignitaires étrangers, les scribes, les hérauts, les prêtres et ainsi de suite. Certaines zones étaient réservées à des groupes spécifiques. Les sièges de pierre, — et plus tard de marbre — étaient rendus plus confortables par les coussins que chacun apportait pour son propre usage[47].

Un dernier niveau, le mænianum secundum in ligneis, ("2e étage en bois") fut ajouté au sommet de l'édifice sous le règne de Domitien. Il consistait en une galerie destinée aux pauvres, aux esclaves et aux femmes, avec des places debout ou aménagées succinctement sur des tribunes de bois en pente très raide. Certains groupes étaient totalement exclus du Colisée, notamment les fossoyeurs, les acteurs et les anciens gladiateurs[11].

Chaque niveau, divisé en sections (mæniana) par des passages en courbe et des murets (praecinctiones ou baltei), était subdivisé en cunei, ou portions, et par les allées et les marches des vomitoria. Chaque rangée (gradus) avait ses sièges numérotés, permettant de désigner précisément chaque siège par son gradus, son cuneus et son numéro propre[48].

Arène et hypogée

L'arène du Colisée, montrant l'hypogée.

L'arène mesure 83 × 48 m (280 × 163 pieds romains)[11]. Elle est composée d'un plancher de bois recouvert de sable (le mot latin arena ou harena signifie "sable") qui évitait aux combattants de glisser, absorbait facilement le sang répandu et pouvait être rapidement remplacé[49]. La mise en eau . L'arène couvre une vaste structure souterraine appelée « hypogée » (nom masculin d'origine grecque, littéralement "le sous-sol": hupo (sous) et (la terre)). Il reste peu actuellement de l'arène originale, mais l’hypogée est encore bien visible : à la suite des fouilles entreprises en 1803, les souterrains sont envahis par les eaux d'égouts et de pluie, et il a fallu attendre les années 1880 pour que des pompes performantes puissent évacuer ces eaux et permettre la reprise des fouilles. Les souterrains sont édifiés quelques années après l’inauguration de l’amphithéâtre, à l’époque de Domitien (81-96 après J.-C.)[50].

L'hypogée était divisés en 15 couloirs réalisés en brique et blocs de tuf, bâtis parallèlement à une galerie centrale qui suivait le grand axe de l’ellipse (est-ouest). Il était constitué d'un réseau à deux niveaux souterrains de tunnels et de cages situés sous l'arène, où gladiateurs et animaux se tenaient prêts avant le spectacle. Quatre-vingts puits verticaux fournissaient un accès instantané à l'arène pour les animaux en cage et les accessoires de scène ; des plates-formes à charnières de plus grandes dimensions, appelées hegmata, permettaient l'accès des éléphants et autres grands animaux. L'hypogée a été restructuré à maintes reprises au cours des cinq siècles de fonctionnement du Colisée, et l'on peut distinguer au moins douze différentes phases de construction[11].

L'hypogée était relié par des tunnels souterrains à un certain nombre de points en dehors du Colisée. Les animaux et leurs dresseurs pouvaient rejoindre par un tunnel les écuries situées à proximité, de même que les gladiateurs pouvaient rallier sans peine à partir du couloir central leur caserne du Ludus Magnus, toujours visible, juste à l'est du Colisée. Des tunnels spéciaux étaient réservés à l'empereur et aux Vestales, afin qu'ils puissent rejoindre leurs loges sans avoir à se mêler à la foule[11].

Des quantités de machines de toutes sortes étaient entreposées dans l'hypogée. 28 ascenseurs[51], cabestans (des socles en pierre dans laquelle était attelée la pièce en bronze de ces treuils sont encore visibles au sol)[52] et poulies hissaient et descendaient décors et accessoires, ainsi que les animaux en cage jusqu'à la surface de l'arène où ils étaient libérés[53]. Il existe des preuves de l'existence de grands mécanismes hydrauliques permettant d'inonder rapidement l'arène, vraisemblablement par le biais d'une connexion à un aqueduc situé à proximité[11].

Installations annexes

Le Colisée attira dans son orbite toutes sortes d'activités annexes dans le voisinage : en plus de l'amphithéâtre lui-même, de nombreux autres bâtiments implantés à proximité étaient liés aux jeux. Immédiatement à l'est se trouvent les importants vestiges du Ludus Magnus, une école d'entraînement des gladiateurs, reliée au Colisée par un passage souterrain. Le Ludus Magnus avait sa propre arène, qui était elle-même une attraction populaire pour les spectateurs romains. D'autres écoles d'entraînement s'étaient installées dans la même zone, le Ludus Matutinus ("école du matin"), où étaient formés les chasseurs d'animaux, en plus des écoles des Daces et des Gaulois.

À proximité également se tenait l'Armamentarium, comprenant une armurerie pour stocker les armes, le Summum Choragium, où les machines étaient entreposées, le Sanitarium, où l'on soignait les gladiateurs blessés, et le Spoliarium, où les corps des gladiateurs morts étaient dépouillés de leurs armes et évacués.

Sur le périmètre du Colisée, à une distance de 18 m du périmètre, était disposée toute une série de grosses bornes de pierre, dont cinq subsistent du côté est. Diverses explications de leur présence ont été avancées : elles pourraient avoir marqué une frontière religieuse, ou bien une limite extérieure pour le contrôle des billets, ou encore des points d'ancrage pour le velarium[11].

Juste à côté du Colisée se dressait la Meta Sudans, et plus tard vint l'Arc de Constantin.

Les Jeux au Colisée

Pollice verso (« Bas les pouces ! ») par Jean-Léon Gérôme, 1872.
Scène de damnatio ad bestias.

Le Colisée a été utilisé pour accueillir des combats de gladiateurs et d'autres jeux très variés. Le matin, après un tour initial sur l’arène de tous les participants pour se présenter au public (la pompa gladiatoria), avait lieu un type de spectacle très populaire : la chasse aux animaux sauvages, ou venatio, qui faisait appel à une grande variété de bêtes sauvages, principalement importées d'Afrique, telles que rhinocéros, hippopotames, éléphants, girafes, lions, panthères, crocodiles, gnous et autruches. Des batailles et des chasses étaient souvent mises en scène parmi des décors comprenant des arbres et des bâtiments. Pendant l’après-midi se déroulaient les spectacles appelés munera qui ont toujours été donnés par des individus (appelés munerarii ou editores) plutôt que par l'État. Ils avaient une forte connotation religieuse, mais démontraient aussi la puissance et le prestige de la famille, auprès de la population qui les appréciait immensément[54]. Ces fêtes prenaient parfois une ampleur exceptionnelle : il est rapporté que Trajan, en 107, a fêté ses victoires sur les Daces par des jeux impliquant 11 000 animaux et 10 000 gladiateurs, durant 123 jours.

Les écrivains anciens rapportent que le Colisée a vu se dérouler, dès les premiers jours, des naumachies, plus communément appelées navalia proelia (reconstitutions et mise-en-scène de combats navals avec de vrais morts).

Il est consigné dans les comptes des jeux inauguraux offerts en 80 par Titus que l'arène remplie d'eau a alors accueilli des courses de chevaux et de taureaux spécialement entraînés à nager. Il est également fait état de la reconstitution d'une très fameuse bataille navale entre les Grecs de Corfou et de Corinthe.

Cela a fait l'objet d'un débat entre les historiens, bien que l'approvisionnement en eau n'eût pas été un problème, de savoir comment on avait pu rendre l'arène suffisamment étanche et trouver assez d'espace pour y faire évoluer des navires de guerre. On peut penser que ces grands spectacles navals avaient lieu dans le volume vide occupé par la suite par l'hypogée, tel que nous le voyons encore aujourd'hui[11].

Des sylvae ou recréations champêtres ont également eu leur place dans les Jeux de l'amphithéâtre. Des peintres, techniciens et architectes s'appliquaient à reconstituer toute une forêt, avec de vrais arbres et arbustes plantés dans le sable de l'arène. Cette forêt apparaissait progressivement peuplée d'animaux introduits tour à tour pour le plus grand plaisir de la foule. Ces scènes pouvaient simplement montrer à la population urbaine les scènes de la nature sauvage, ou bien devenir la toile de fond de chasses ou de scènes illustrant des épisodes de la mythologie.

Pendant l'intervalle du déjeuner, sur l'arène on exécutait des condamnations à mort. Lors de l'exposition aux bêtes, la damnatio ad bestias, le condamné était généralement lié à un poteau et poussé vers les bêtes. Occasionnellement, les décors ont pu être utilisés pour des exécutions dans lesquelles le héros de l'histoire - joué par un malheureux condamné - était tué de la façon dont le relataient les récits mythologiques -, dévoré par des fauves ou d'une autre façon[55]. Cette partie du spectacle était la moins prisée, de nombreux spectateurs en profitant pour s'alimenter ou se rafraîchir à la cinquantaine de fontaines disposées dans le Colisée[56].

Aujourd'hui

Maquette du Colisée au Musée de la Civilisation romaine.
La médaille olympique des JO de 1928 à 2000 représente le Colisée comme symbole du classicisme au lieu du Parthénon, motif modifié lors des JO d'Athènes en 2004.

Le Colisée aujourd'hui est une attraction touristique majeure de Rome, avec des milliers de touristes chaque année qui paient leur billet pour voir seulement l'arène de l'intérieur, bien que l'entrée pour les citoyens de l'UE soit partiellement subventionnée et que les moins de 18 ans, ainsi que les plus de 65 ans ressortissants de l'UE soient admis gratuitement[57]. En 2001, un musée consacré à Éros est situé à l'étage supérieur du bâtiment. Une partie du plancher de l'arène est reconstituée la même année.

Le Colisée a également été le site de cérémonies catholiques depuis le XXe siècle. Par exemple, le pape Jean-Paul II y a inauguré une nouvelle forme de processions du chemin de croix qui ont lieu chaque Vendredi saint[58],[59].

Variations de température et d'humidité, secousses telluriques, trombes d'eau, pollution urbaine rongeant la pierre, surfréquentation... le Colisée est un géant malade. Chaque année, 500 000 euros lui sont alloués par l'État italien pour parer au plus urgent. Ce qui ne suffit pas pour des travaux plus ambitieux. Avec près de 5 millions de visiteurs par an (ce qui en fait le monument le plus visité d'Italie) et seulement 35 % du monument accessible au public en 2010, le Colisée poursuit ses restaurations pour éviter l'engorgement. En 2010, il ouvre ainsi une partie de l'hypogée à des visites guidées[60]. Face à la réduction du budget du ministère des Biens culturels, le site a dû se tourner vers le mécénat privé pour boucler le budget : en 2011, un accord signé avec Diego Della Valle, le PDG de la marque de chaussures Tod's, permet à ce groupe de se prévaloir d'être « le sponsor unique du Colisée » en finançant entièrement les travaux (nettoyage de la pierre noircie par la pollution, colmatage des fissures et brèches, remplacement des barrières métalliques obturant les arches du rez-de-chaussée, restauration de l'hypogée, mise en place d'un nouveau système d'illumination et construction d'un centre de services touristiques), soit 25 millions d'euros dont un tiers peut être déduit fiscalement[61]. En échange, l'association « Amici del Colosseo » créée par le sponsor a le droit exclusif d'utiliser l'image du monument pour ses publicités[62]. Le Colisée reste ouvert au public pendant ces travaux, prévus de 2013 à 2016, les échafaudages ne couvrant qu'un tiers du monument à la fois. Le nombre de visiteurs du Colisée est passé en une dizaine d'années d'un million par an à environ six millions en 2013, entre autres grâce au succès du film Gladiator de Ridley Scott en 2000[63].

Notes et références

  1. a, b, c et d M. Leland Roth, Understanding Architecture: Its Elements, History and Meaning, Westview Press, 1993 ISBN 0-06-430158-3
  2. Description of the Colosseum
  3. / Colosseum.html Willy Logan, La dynastie Flavienne
  4. J. C. Edmondson, Steve Mason, J. B. Rives Flavius Josèphe et la Rome des Flaviens, Oxford University Press, 2005, 114 p.
  5. Le Colisée, Histoire 1
  6. Définitions lexicographiques et étymologiques de « Colosse » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
  7. (en) Katherine E. Welch, The Roman Amphitheatre: From Its Origins to the Colosseum, Cambridge University Press,‎ 2007, p. 316
  8. Catherine Salles, Et Rome brûla, Larousse, Paris, 2009
  9. Colosse de Néron, statue pourvue des attributs de la Fortune, tenant un gouvernail et appuyée sur la Meta Sudans.
  10. Le Colisée, Encyclopédie Catholique
  11. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o Amanda Claridge, Rome: An Oxford Archaeological Guide, Oxford University Press, 1998, p. 276–282 ISBN 0-19-288003-9
  12. Dion Cassius, Histoire romaine, LXII, 18
  13. (it) Giuseppe Lugli, L'anfiteatro Flavio, Bardi editore,‎ ]971, p. 11
  14. (en) Leland M. Roth, Understanding Architecture : Its Elements, History and Meaning, 1993,‎ boulder, p. 227–8
  15. Bloc de marbre qui faisait probablement partie d'une architrave, il est découvert en 1813 dans le sous-sol du Colisée. On peut y lire l'inscription latine « Salv[is dd.]nn. (= dominis nostris duobus) Theodosio et Placido V[alentiniano Augg.(= Augustis duobus)] / Rufi.[us] Caecina Felix Lampadius v(ir) c(larissimus) [et inl(ustris) praef(ectus) urbi] / har.[e]nam amphiteatri a novo una cum po[dio et pulpito (?) et portis] / p[ost]icis sed et reparatis spectaculi gradibus [ex sumptu suo restituit(?)] », faisant référence au préfet de la ville, Rufius Caecina Felix Lampadius, qui a restauré l'édifice sous les règnes de Théodose II et Valentinien III en 443 ou 444. Trois lignes parallèles de trous, qui servaient à insérer des lettres métalliques, indiquent une inscription plus ancienne, reconstruite par l'épigraphiste Géza Alföldy en : « Imp. T. Caes. Vespasianus Aug. Amphitheatrum Novum Ex Manubis Fieri Iussit ». Cf Photo du bloc de marbre et la reconstruction de l'inscription
  16. (de) Géza Alföldy, « Eine Bauinschrift aus dem Colosseum », Zeitschrift für Papyrologie und Epigraphik, no 109,‎ 1995, p. 195–226
  17. (en) Bernard R. Youngman, Lands and Peoples of the Living, Random House Value Publishing,‎ 1989, p. 374
  18. Dion Cassius LXXVIII, 25
  19. (en) Thomas Homer-Dixon, The Upside of Down : Catastrophe, Creativity, and the Renewal of Civilization, Island Press,‎ 2010 ([102 lire en ligne])
  20. (en) Keith Hopkins, Mary Beard, The Colosseum, Profile Books,‎ 2011, p. 161
  21. Pierre Grimal, À la recherche de l'Italie antique, p. 52-58
  22. Norbert Brockman, Encyclopedia of Sacred Places, ABC-CLIO, 2011, p. 108
  23. art. Rome, Encyclopædia Britannica, 2006.
  24. Bienheureux Angiolo Paoli (1642-1720)
  25. (en) Desmond Gregory, Napoleon's Italy, Fairleigh Dickinson Univ Press,‎ 2001, p. 203
  26. (en) Augustus J. C. Hare, Walks In Rome, Strahan,‎ 1872, p. 206
  27. (it) Frondose arcate: il Colosseo prima dell'archeologia, Mondadori Electa,‎ 2000, 115 p.
  28. (it) C. Trevisan, « Sullo schema geometrico costruttivo degli anfiteatri romani: gli esempi del Colosseo e dell’arena di Verona », Disegnare idee immagini, no 18-19,‎ 2000, p. 117–132
  29. (en) Filippo Coarelli, Ada Gabucci, The Colosseum, J. Paul Getty Museum,‎ 2001, p. 99
  30. (en) Filippo Coarelli, Ada Gabucci, The Colosseum, J. Paul Getty Museum,‎ 2001, p. 106
  31. Archibald Ian Richmond, Donald Emrys Strong, Janet DeLaine, Le Colisée, The Oxford Companion to Classical Civilization, Oxford University Press, 1998
  32. (en) Thomas Thiis-Evensen, Archetypes in architecture, Oxford University Press,‎ 1989, p. 208
  33. (en) Katherine E. Welch, The Roman Amphitheatre: From Its Origins to the Colosseum, Cambridge University Press,‎ 2007, p. 319
  34. (en) Jennifer Larson, Greek and Roman Sexualities: A Sourcebook, Bloomsbury Academic,‎ 2012, p. 17
  35. Charles T. Downey, The Colosseum was a skydome ?
  36. Claire Bommelaer, « Les dessous du Colisée », Le Figaro, vendredi 11 juillet 2014, page 33.
  37. Cinq de ces bornes restent visibles dans la partie Est, du côté de la colline de l'Oppius.
  38. (en) Peter Connolly, Colosseum: Rome's Arena of Death, BBC Books,‎ 2003, p. 49
  39. (en) David L. Bomgardner, The Story of the Roman Amphitheatre, Routledge,‎ 2013, p. 6
  40. Ces deux dénominations de porta triumphalis et porta libitinensis apparaissant dans les guides touristiques modernes mais n'existant pas dans les sources antiques.
  41. (en) Katherine E. Welch, The Roman Amphitheatre: From Its Origins to the Colosseum, Cambridge University Press,‎ 2007, p. 41
  42. Cette galerie n'a jamais été entièrement excavée, car le risque serait l'effondrement d'une route très fréquentée.
  43. Exemple de tessera : CVN III GRAD IV LOC VII qui correspond au secteur (cuneus) numéro 3, gradin 4, siège (locus) 7.
  44. Philippe Lefrançois, À Rome sur l'aile du temps : La Rome antique, Éditions Bellenand,‎ 1953, p. 131
  45. Selon Sophie Madeleine, ingénieur de Recherche au CIREVE (Centre Interdisciplinaire de Réalité Virtuelle) de l'Université de Caen Basse-Normandie, les cordages pesant trente tonnes donnaient une tension telle que cette force devait être compensée par des cordes de rappel fixées à des bornes, toujours visibles devant les arcades extérieures, et percées de trous d’ancrage pour fixer les treuils. Restitution virtuelle de l'animation du velum
  46. Cette reconstitution avec quelques sièges provenant de fouilles archéologiques ne semble pas correcte, car les sénateurs plaçaient leurs chaises sur une plate-forme appelée podium (environ 3 mètres de haut au-dessus de l'arène) qui n'était pas constituée de gradins mais de trois marches basses. Source : (en) Filippo Coarelli, Ada Gabucci, The Colosseum, J. Paul Getty Museum,‎ 2001, p. 113
  47. (it) Sofia Pescarin, Roma. Guida ai siti arhceologici della città eterna, White Star,‎ 1999, p. 129
  48. Samuel Ball Platner, complété et révisé par Thomas Ashby, A Topographical Dictionary of Ancient Rome, Oxford University Press, 1929.
  49. (en) Paul den Arend, Complete Guide to Classical Rome, Lulu Press,‎ 2015, p. 14
  50. (en) Heinz-Jürgen Beste, « The construction and phases of development of the wooden arena flooring of the Colosseum », Journal of Roman Archeology, vol. 13, no 1,‎ 2000, p. 79-92
  51. (de) Heinz-Jürgen Beste, « Neue Forschungsergebnisse zu einem Aufzugssystem im Untergeschoß des Kolosseums », Mitteilungen des Deutschen Archäologischen Instituts, Römische Abteilung, no 109,‎ 2002, p. 249-276
  52. Reconstitution d'un ascenseur, d'une rampe et de cabestans en bois
  53. (en) Heinz-Jürgen Beste, « Foundations and wall structures in the basement of the Colosseum in Rome », in Proceedings of the First International Congress on Construction History, 2003
  54. (en) Glen Warren Bowersock, Peter Brown, Oleg Grabar, Late Antiquity: A Guide to the Postclassical World, Harvard University Press,‎ 1999, p. 293
  55. Ad Bestias
  56. (en) Keith Hopkins, Mary Beard, The Colosseum, Profile Books,‎ 2011, p. 128
  57. The Colosseum.net : The resourceful site on the Colosseum
  58. Joseph M. Champlin, The Stations of the Cross With Pope John Paul II Liguori Publications, 1994, ISBN 0-89243-679-4
  59. Vatican Description of the Stations of the Cross at the Colosseum
  60. (en) « Colosseum's dungeons opening to visitors », sur nbcnews.com,‎
  61. Richard Heuzé, « Un sponsor de luxe pour le Colisée », sur lefigaro.fr,‎
  62. (it) Ornella Cutajar, Alessandro Massari, Codice dei contratti pubblici commentato con la giurisprudenza. Annotato con il regolamento e la prassi, Maggioli Editore,‎ 2012, p. 1550
  63. Richard Heuzé, « Diego Della Valle, mécène patriote », in Le Figaro, encart Culture, samedi 28 / dimanche 29 décembre 2013, page 36.

Annexes

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Bibliographie

  • Pierre Grimal, À la recherche de l'Italie antique, Hachette, 1961
  • Giuseppe Lugli, L'amphithéâtre Flavien, le Colisée, Rome, Bardi, 1971
  • Filippo Coarelli, Guide archéologique de Rome, Hachette, 1998 (ISBN 2012354289)
  • (en) Keith Hopkins, Mary Beard, The Colosseum, Profile Books,‎ 2011, 224 p. (lire en ligne)

Articles connexes

Liens externes